> Marc de Gouvenain (Traducteur)
> Lena Grumbach (Traducteur)

ISBN : 2742735305
Éditeur : Actes Sud (2001)


Note moyenne : 4/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Telle est la malédiction qui poursuit Sven Elversson : on croit savoir qu'au cours d'une expédition polaire qui a tourné au désastre, il aurait mangé de la chair humaine. De retour dans son île natale, il est livré à la réprobation publique par le pasteur du village. D... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 11 février 2010

    Ellcrys
    J'ai terminé le roman de Selma Lagerlöf ce matin dans les transports. Il fallait que je le finisse, je ne pouvais plus attendre, j'en avais besoin…
    Sven Elversson est un jeune homme qui aurait commis, pour survivre, la pire chose au monde : manger de la chair humaine. Lorsqu'il revient dans sa communauté, en Suède, tous semblent le regarder avec dégout. Lui-même semble avoir horreur de lui. Mais afin de se racheter, il décide d'aider les autres, de faire le bien autour de lui, d'être présent pour ceux qui en ont besoin. L'amour pointera son nez, sous les traits de la magnifique Sigrun, qui n'est autre que la femme du pasteur. Nous suivons donc le destin de Sven en Suède dans une fin de XIXe siècle, début du XXe.
    Je ressors perplexe de ce roman, certes passionnant mais intriguant. J'ai tout d'abord beaucoup aimé la plume de l'auteur, que je ne connaissais pas. On sent de la délicatesse, de la compassion, de la tendresse, mais aussi de la dureté (par moment) dans son style, mais en même temps, à la lecture parfois, je me sentais perdue. Je n'arrivais pas à savoir où l'auteur voulait en venir avec telle scène, tel personnage. J'avoue avoir été décontenancée à certains instants.
    Par contre, le roman de Selma Lagerlöf m'a énormément fait réfléchir sur le sens de la vie, de la mort. Je me suis aussi interroger afin de me demander ce que je ferai si un jour, un de mes proches ou une connaissance, avait été obligé de manger de la chair humaine. Ce roman nous montre aussi comment le regard des autres et leurs jugements peuvent être destructeurs parfois. J'ai ressenti de la compassion, de l'amitié envers Sven Elversson. Je me suis laissée envahir par les différentes sensations de ce livre, qui même s'il n'est pas un chef d'œuvre, reste intéressant à lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 22 mai 2011

    kathy
    Ce roman qui a pour cadre la Suède du début du XXème siècle a des allures de conte : conte à la fois poétique, merveilleux et mystérieux.
    Les personnages, portés par une morale religieuse fondée sur l'intolérance, le rejet, la punition et l'absence de pardon, nous incitent à réfléchir sur le regard porté sur autrui et les jugements qui en découlent, qui, pafois, peuvent se révéler destructeurs.
    De fait, l'on ressent beaucoup d'émotion et de l'empathie pour l'homme banni, Sven Elversson.

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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 22 mai 2011

    L'espace d'un instant, elle n'eut en pensée que l'idée qu'en ce moment elle découvrait un miracle du Seigneur. Elle faisait véritablement connaissance avec la mer. Jamais auparavant elle n'avait soupçonné ce que pouvait signifier la proximité avec cet élément, en sentir la respiration murmurer à l'oreille, contempler son visage changeant, s'installer paisiblement dans ses bras et se laisser bercer.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par kathy, le 23 mai 2011

    Sven Elversson monta la colline surplombant le port de pêche, et de là il regarda longuement la mer.
    -Si mon malheur pouvait faire que les gens se mettent à penser qu'un être vivant est inattaquable, dit-il, qu'il ne doit pas être dépouillé de sa vie, ni mis hors d'état d'en profiter, alors quelque chose de bon aura quand même germé des semailles amères de mes tourments.
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  • Par kathy, le 23 mai 2011

    La nature de Sigrun, le pasteur le savait, c'était la compassion. Pouvoir faire le bien, se sacrifier pour les autres, soigner les malades, voilà ce qu'avait réclamé sa nature, mais il s'y était opposé. Il avait été incapable de le supporter. En voulant la posséder entièrement, il n'avait pas su partager.
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  • Par kathy, le 22 mai 2011

    Je serais plutôt tenté de penser que ce fils, Sven, est comme ces galets de la côte que les vagues bousculent d'un côté puis de l'autre. Il devient tellement poli et lisse par tous les coups qu'il reçoit qu'il n'aura bientôt plus la moindre aspérité.
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  • Par kathy, le 22 mai 2011

    Qui veut obtenir le pouvoir sur les autres doit toujours être prêt à se sacrifier lui-même. Sinon, ce n'est pas possible.
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