J'ai terminé le roman de
Selma Lagerlöf ce matin dans les transports. Il fallait que je le finisse, je ne pouvais plus attendre, j'en avais besoin…
Sven Elversson est un jeune homme qui aurait commis, pour survivre, la pire chose au monde : manger de la chair humaine. Lorsqu'il revient dans sa communauté, en Suède, tous semblent le regarder avec dégout. Lui-même semble avoir horreur de lui. Mais afin de se racheter, il décide d'aider les autres, de faire le bien autour de lui, d'être présent pour ceux qui en ont besoin. L'amour pointera son nez, sous les traits de la magnifique Sigrun, qui n'est autre que la femme du pasteur. Nous suivons donc le destin de Sven en Suède dans une fin de XIXe siècle, début du XXe.
Je ressors perplexe de ce roman, certes passionnant mais intriguant. J'ai tout d'abord beaucoup aimé la plume de l'auteur, que je ne connaissais pas. On sent de la délicatesse, de la compassion, de la tendresse, mais aussi de la dureté (par moment) dans son style, mais en même temps, à la lecture parfois, je me sentais perdue. Je n'arrivais pas à savoir où l'auteur voulait en venir avec telle scène, tel personnage. J'avoue avoir été décontenancée à certains instants.
Par contre, le roman de
Selma Lagerlöf m'a énormément fait réfléchir sur le sens de la vie, de la mort. Je me suis aussi interroger afin de me demander ce que je ferai si un jour, un de mes proches ou une connaissance, avait été obligé de manger de la chair humaine. Ce roman nous montre aussi comment le regard des autres et leurs jugements peuvent être destructeurs parfois. J'ai ressenti de la compassion, de l'amitié envers Sven Elversson. Je me suis laissée envahir par les différentes sensations de ce livre, qui même s'il n'est pas un chef d'œuvre, reste intéressant à lire.