> Marc de Gouvenain (Traducteur)
> Lena Grumbach (Traducteur)

ISBN : 2742741526
Éditeur : Actes Sud (2002)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Au soir de la Saint-Sylvestre, sœur Edit est en train de mourir de la tuberculose. C'est en côtoyant les miséreux qu'elle a contracté le mal qui la ronge. La jeune femme exprime une dernière volonté qu'on aille chercher l'un d'entre eux, David Holm, un ivrogne notoire, ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 01 octobre 2011

    Malaura
    Une vieille légende suédoise raconte que si un homme a le malheur de trépasser le soir de la Saint-Sylvestre, tandis que retentissent les douze coups de minuit, le malchanceux sera condamné à conduire la funeste charrette grinçante et brinquebalante de la mort toute une année durant.
    « Vêtu d'une large houppelande noire et souillée » et tenant à la main « le long manche d'une faux rouillée et émoussée », Le cocher doit accomplir sa besogne, « effectuer la tournée des maisons endeuillées » afin de récolter les âmes des défunts pour le compte de la « sinistre Dame qui a pour nom la Mort ».
    En ce soir de la Saint-Sylvestre, Edit, petite sœur de l'Armée du Salut, git, mourante sur son lit. Elle a contracté la tuberculose en se dévouant corps et âme aux miséreux et il ne lui reste plus que quelques heures à vivre. Elle s'accroche pourtant de toutes ses forces à la vie, car avant de mourir, elle veut pouvoir rencontrer une dernière fois David Holm, un homme malveillant, alcoolique et mauvais, un être qu'elle n'a pas réussi à remettre dans le droit chemin. Malgré toutes ses tentatives de persuasion, sa douceur et sa bonté, le bougre n'a cessé de se dérober.
    Ce soir de la Saint-Sylvestre, alors que les salutistes le cherchent par toute la ville pour le conduire à sœur Edit agonisante, le voilà allongé à demi-mort dans le jardin derrière l'église.
    Et tandis que résonnent les douze coups achevant l'année, il entend les abominables et terrifiants grincements de la charrette de la mort. Elle vient pour lui, lui seul peut l'entendre.
    David Holm comprend qu'il a été choisi pour devenir le nouveau conducteur du funeste chariot et reconnaît en la personne du cocher de l'année écoulée, Georg, un fidèle ami de beuverie, décédé l'année précédente. Celui-ci va lui apprendre les douloureuses tâches qui incombent au cocher de la mort.
    Pendant toute cette longue nuit, David Holm va faire face aux conséquences de son inhumanité, être le témoin impuissant des effets de ses agissements cruels, et comprendre enfin l'impact tragique de toutes les mauvaises actions qu'il a perpétrées autour de lui.
    Mais est-il encore temps d'expier les fautes commises ?
    La romancière suédoise Selma Lagerlöf (1858 – 1940) déploie toutes les richesses d'une imagination exaltée, d'un univers fantastique et spectral, dans ce remarquable et austère conte noir qui s'alimente des légendes suédoises pour aborder le thème de la rédemption et du pardon.
    Dans une ambiance froide et crépusculaire, l'on pénètre dans une Suède du début du siècle accablée par l'alcoolisme et la misère. Ces véritables fléaux combattus par les frères et sœurs de l'Armée du Salut, donnent au roman la connotation un peu surannée d'une œuvre à la morale chrétienne, mais qu'importe…
    Les phrases y sont belles, empreintes d'un doux lyrisme, le style classique y est admirablement maîtrisé et lorsqu'il s'agit de dévoiler les sentiments de douleur, d'amour, de remords ou d'humanisme, l'auteur n'a pas son pareil pour étreindre le cœur des lecteurs avec des envolées exquises de puissance évocatrice.
    Selma Lagerlöf fait briller la lumière de l'amour et de la foi au cœur de la nuit vespérale.
    Le conte noir se transforme alors en une lumineuse allégorie sur la rédemption, la délivrance et le salut des âmes.
    Première femme à avoir reçu le Prix Nobel de Littérature en 1909, la suédoise qui obtint la consécration avec « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » signe avec « Le cocher » un texte humaniste, profond et captivant.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par theo2b, le 15 juin 2011

    theo2b
    J'ai récemment relu Le Cocher, alors que j'avais lu un édition beaucoup plus ancienne (le charretier de la mort) et, à mon avis, beaucoup mieux traduite. J'avais été séduit à l'époque (j'avais 16 ans) par le thème de la rédemption. Je ne sais pas si le fait que je sois adulte influe sur mon jugement, mais j'ai été déçu par cette version où je n'ai pas retrouvé le lyrisme désuet mais plus charmeur de celle de mon adolescence. J'ai eu l'impression que certains passages étaient moins intenses donc plus "lisses". En clair c'est comme si il y manquait quelque chose, et pourtant l'histoire est complète.
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    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 02 janvier 2012

    zorazur
    Un superbe roman que je ne me lasse pas de relire, une histoire d'amour et de rédemption hors du commun. le récit s'approche de la lisière du fantastique et du surnaturel sans y tomber jamais vraiment, on ne sait si cela tient du miracle ou tout simplement de l'amour qui relie les être entre eux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Schneeweiss, le 20 mai 2009

    Schneeweiss
    Une fois la situation posée et les personnages présentés, j'ai eu un peu de mal à accrocher. Mais finalement, je me suis laissée emportée par cette histoire hors du commun...

    Lien : http://lectures-givrees.over-blog.com/article-31413855.html
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Citations et extraits

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  • Par Malaura, le 01 octobre 2011

    C’est l’amour qui le submerge ainsi, l’amour des âmes, celui dont l’amour des hommes sur terre n’est qu’une pâle copie. Un amour qui lentement l’a embrasé, tout comme les flammes d’un feu qu’on vient d’allumer embrasent le bois. On a à peine conscience de son œuvre, pourtant il jette de temps à autre une brève flammèche pour indiquer qu’il est en train de tout enflammer. Et c’est une de ces vives flammèches qui maintenant s’est mise à briller en lui. Et sa lumière est suffisante pour que sa bien-aimée lui apparaisse d’une beauté telle qu’il ne peut que s’écrouler, rester anéanti d’impuissance, conscient de son incapacité à oser, à désirer l’approcher, à supporter l’idée de l’approcher.
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