> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2221100646
Éditeur : Robert Laffont (2006)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
À la naissance de leur fils, Ashoke et Ashima attendent une lettre de la grand-mère qui doit, c'est la coutume en Inde, choisir son prénom. Mais la lettre ne semble jamais arriver jusqu'à Boston. Contraint d'improviser, Ashoke choisit d'appeler son fils Gogol. Grandissa... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par jwpack, le 03 avril 2012

    jwpack
    Qu'est-ce qu'un nom? Imaginez que vous changiez de prénom du jour au lendemain. Est-ce que ça ferait de vous quelqu'un de différent? Combien de temps vos amis prendraient-ils à s'y familiariser ? Ce sont des questions intéressantes à se poser. La société d'aujourd'hui nous identifie-t-elle seulement sur un nom de baptême?
    En fait, il ne s'agit là que d'un vague aspect du roman de Jumpa Lahiri « c34b1e0a2d6460827cfea509c41ba49PGEgaHJlZj0iL2xpdnJlcy9Hb2dvbC1WeWkvMTkyMDE5IiBjbGFzcz0idGl0cmUxIj5WeWk8L2E+ ». Nous suivons Ashima et son mari, Ashoke Ganguli dans leur vie quotidienne, passant par l'arrivée de leurs enfants et se rendant jusqu'à la mort. Ils ne sont pas les personnages principaux, car celui-ci s'appelle Gogol, leur premier fils. Ce nom, il le détestera et en viendra même à le changer officiellement et légalement.
    Lorsque je prends un certain recul pour analyser mon appréciation du livre, je suis perplexe. La raison est tout simplement qu'il ne s'agit pas d'un roman philosophique ni d'un drame extraordinaire et encore moins de fantastique. C'est la vie d'une famille d'immigrés bengalis. C'est tout de même intéressant comme écriture, j'en conviens, mais l'histoire l'est, peut-être, un peu moins.
    Comprenez-moi bien, il y réside des chapitres très prenants et il y en a même un d'entre eux, concernant l'infidélité, qui m'a fait rager. J'assume. Je suis incapable de tolérer toute notion de trahison. Ça me met en colère! Alors, dans ces pages, on repère des émotions, des bouleversements tels la mort, la tristesse, mais aussi des bonheurs et des naissances. Par contre, il ne possède rien d'extrêmement fort ou de jouissif. Je n'ai pas retrouvé cette intensité qui nous laisse un bouquin en tête pendant des années. Sans être fade, c'est un peu ennuyeux, mais ce n'est pas, non plus, endormant.
    L‘histoire se veut un questionnement sur le multiculturalisme américain, des sentiments des gens venus s'installer ici pour une vie meilleure. C'est surtout un roman sur l'identité individuelle, religieuse, amoureuse et même nominale. Étant québécois de souche, je n'ai jamais vécu, pour ma part, ce genre de déracinement. Je me suis alors interrogé sur ce qui se produirait si je me plongeais dans une civilisation totalement différente, quelle émotion aurais-je?
    L‘un des points forts, ce sont les personnages. On s'y attache et tandis qu'on ferme le livre, à la dernière page, nous sommes un peu tristes. Nous le sommes également alors qu'Ashoke Ganguli décède. Nous nous y lions, donc. Nous aurions peut-être apprécié… En fait, je ne sais pas ce qui aurait pu être dit de plus, sincèrement. Ce genre d'histoire est relativement bien dans sa sobriété. Elle n'aurait probablement pas pu être écrite différemment.
    Une note de 6 sur 10. Assez neutre comme résultat, car entre mon besoin d'intensité, d'émotions fortes ou de questionnements et l'attachement aux personnages dans la simplicité et le quotidien, je reste indécis. Il obtient la « note de passage » tout en me laissant un peu froid.

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/09/19/nom-pour-autre-de-jhumpa-lahi..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Nymphette, le 29 septembre 2010

    Nymphette
    Apparemment, c'est une simple histoire de nom, un caprice d'enfant. Lorsqu'il entre à l'école, près de Boston, Gogol refuse d'être appelé autrement que par ce surnom improvisé par son père à sa naissance. Non, il ne sera pas Nikhil, il ne veut pas se présenter sous ce prénom bengali. Bannissant ces deux syllabes qui le rattachent à la terre natale de ses parents, Gogol grandit comme un jeune Américain sous leur regard à la fois déconcerté et fier. Il joue au base-ball, écoute du rock, fréquente de jolies Américaines...
    Certains romans charment dès la première page. Celle-ci lue, vous êtes absorbé et animé d'une soif de continuer de poursuivre les personnages pour savoir ce qui advient. Et il y a ceux, qui comme "c34b1e0a2d6460827cfea509c41ba49PGEgaHJlZj0iL2xpdnJlcy9Hb2dvbC1WeWkvMTkyMDE5IiBjbGFzcz0idGl0cmUxIj5WeWk8L2E+", gagnent à prendre leur temps, laissent juste assez d'envie pour que le lecteur continue, juste assez de piment pour égayer son goût. le style est simple, l'histoire n'a rien de révolutionnaire. Vous avez juste envie de persister encore un petit peu, sur cette ligne fragile entre le roman d'agrément et le roman coup de cœur. Et vous avez raison, car chaque paragraphe, chaque phrase amène à une conclusion où tout prend sens !
    Ce roman est sûrement le meilleur que j'ai lu sur le sujet. "La chambre des parfums" péchait par excès de zèle. "Sept mers et treize rivières" avait quelques longueurs. "Surdouée" ne m'a pas tellement plu. Ici, tout est parfaitement dosé.


    Lien : http://plus.over-blog.com/article-un-nom-pour-un-autre-de-j-lahiri-4..
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2007
    Lecture jeune, n°121 - Boston, fin des années soixante. Ashoke et Ashima Ganguli, un jeune couple d’immigrés indiens, donnent naissance à leur premier enfant. Comme le veut la tradition, la grand-mère d’Ashima choisira son prénom. Mais les jours passent et le courrier n’arrive pas. Sommés par l’administration américaine de lui trouver un prénom, les parents le baptisent Gogol, en hommage à l’auteur russe et en écho à une histoire douloureuse, longtemps tue par Ashoke. Gogol grandit comme un jeune Américain. Peu à peu ce prénom l’embarrasse, tout comme lui pèsent la culture de ses parents, leurs traditions et leurs attentes. Ce très beau roman d’apprentissage dit la difficulté à être et à se construire dans une double culture. Le récit, qui se déroule de 1968 à 2000, nous permet d’accompagner intimement Gogol-Nikhil et d’appréhender les conflits et les doutes qui l’envahissent face à son identité. On est touché par l’évocation des relations entre un fils et ses parents, qu’il ne parvient pas toujours à aimer et comprendre. L’auteur pose en filigrane la question de l’intégration dans une Amérique sûre d’elle. Ce destin trouvera un écho certain auprès de nombreux jeunes lecteurs. Mise en réseau : Sur une thématique proche on pourra voir le film de Ken Loach, Just a kiss, qui met en scène la communauté pakistanaise à Glasgow. ndlr Hélène Sagnet

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