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ISBN : 9782842631925
Éditeur : Le Dilettante (2010)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 158 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le grain de sable, on croit le connaître, mais il peut prendre bien des aspects. Celui qui vient soudainement gripper la carrière de fonctionnaire diplomatique, benoîte et prévisible, du héros du Front russe, formé à l’exotisme par une lecture méticuleuse de Géo, adopte... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 10 juin 2012

    LiliGalipette
    « Je finis un beau jour par ne plus envisager que l'ailleurs, par en faire un but, mais les discours de mon père sur la prévalence du travail avaient fini par me pénétrer et je n'étais capable d'envisager mes départs qu'à l'aune de ses préconisations. Alors quand la possibilité de voyager a disparu de mon univers professionnel, je me suis retrouvé face à un vide immense. » (p. 16) Après une enfance solitaire et rêveuse, le narrateur ne souhaite que voyager. Réussir le concours d'entrée au ministère des Affaires étrangères lui semble le premier pas vers ses ambitions diplomatiques et géographiques. Hélas, « ayant à tort confondu le Quai d'Orsay avec un quai d'embarquement » (p. 20), le narrateur est relégué au bureau des pays de création/section Europe de l'Est et Sibérie. La faute à un attaché-case encombrant et mal placé qui lui vaut cette douloureuse relégation sur ce que le ministère des Affaires étrangères appelle le « front russe ». Triste affectation pour ce fonctionnaire ambitieux nourri au magazine Géo…
    Je n'en dis pas plus et vous invite à découvrir cet excellent roman dont l'humour acide accompagne à merveille la chronique d'une ambition mouchée. le narrateur, antihéros assumé, est un éternel dernier, un type lésé et un gaffeur récidiviste. Il est pourtant parfaitement lucide et pointe sans aménité les défauts d'une administration sclérosée et figée, totalement inapte à assurer ses missions de service public. le roman de Jean-Claude Lalumière est cynique à juste dose et porté par une plume fine et un rien insolente. Un vrai plaisir !
    Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le fameux attaché-case : « Pour mon départ, ma mère m'offrit un attaché-case en cuir noir des plus rigides, agrémenté d'une armature métallique dorée et doté d'un système de fermeture sécurisé à code chiffré. Sans doute avait-elle entendu parler de la valise diplomatique, et elle me rappelait la mallette du représentant de commerce, celle dont mon père était équipé, un objet parfait pour bloquer la porte des clients récalcitrants ou se prémunir des attaques surprises de chiens méchants, et je me demandais si j'allais pouvoir raisonnablement utiliser cet accessoire. » (p. 21)
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 31 juillet 2013

    canel
    Que de bons moments de sourires et de rires grâce à ce petit ouvrage ! Histoire d'un jeune homme qui a décroché un concours de la fonction publique, au Ministère des Affaires étrangères en l'occurrence. Parfait : il a toujours rêvé de voyages, de contrées exotiques en feuilletant ses magazines Géo ! Il quitte le domicile parental du Limousin pour la capitale...
    Amis qui étiez enfants dans les années 70-80, qui avez occupé votre premier emploi (de fonctionnaire) à Paris, prêts à en découdre, qui avez vécu dans un minuscule appartement, qui avez découvert avec effarement quelques "vieux" collègues indolents (euphémisme) et/ou étranges... vous allez probablement vous reconnaître, et vous régaler.
    Un vrai plaisir, un excellent moment de détente en lisant ce court roman grinçant à l'humour subtil et aux observations fines - pas un énième alignement de poncifs sur les fonctionnaires.
    J'avais beaucoup apprécié également 'La campagne de France', beaucoup de lecteurs ont déploré trop de similitudes entre les deux ouvrages. A part la drôlerie et quelques allusions cyniques aux touristes, j'ai trouvé 'Le Front russe' différent et l'ai découvert avec le même enthousiasme, bien que peu de temps après.
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 11 mars 2012

    le-mange-livres
    Séduite par le titre (ah, les titres ...), j'embarque cet étonnant Front russe qui bien sûr me détourne quelque temps, de manière profitable, de mes copies et de mes objectifs de lecture déraisonnables.
    Le narrateur a rêvé toute son enfance sur les pages de son atlas et les motifs de la tapisserie marron des murs de sa chambre ; les pages de vieux numéros de Géo, mille fois tournées, constituent l'horizon de ses ambitions d'explorateurs, qui le conduisent à passer - et obtenir - le concours des Affaires étrangères.
    "Affectation : bureau des pays en voie de création / section Europe de l'Est et Sibérie. Localisation : immeuble Austerlitz, 6e étage, bureau 623 - 8, avenue de France - Paris XIIIe". - Entre nous, on appelle cette section "Le front russe", ajouta-t-il d'un air comblé. Ce sont les seuls bureaux délocalisés dans le XIIIe arrondissement. Personne ne veut y aller. Je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, le XIIIe c'est plus à l'est que le VIIe, ça rapproche de la Sibérie, c'est plus pratique."
    Las, notre jeune fonctionnaire idéaliste va de désillusion en désillusion, en passant par des aventures toutes plus kafkaïennes ou rocambolesques les unes que les autres.

    "Ce trait d'humour détendit un peu l'atmosphère, et tout le monde rit avec modération à la blague de notre chef. Rire avec modération à la blague du chef est un précepte à garder à l'esprit si l'on veut survivre en milieu administratif. Mais ce rire doit cependant être modéré si l'on ne veut pas passer pour un lèche-bottes auprès de ses collègues. C'est un dosage difficile, un équilibre malaisé lorsqu'on débute, mais bien vite on acquiert ces automatismes".
    Entre chef du personnel haineux, supérieur azimuté, et échanges délirants avec le responsable de la société de nettoyage, la vie de bureau n'a désormais plus de secrets pour lui, et les lointains voyages s'éloignent de plus en plus, le roman tournant à la fable douce-amère.
    "Le pot est au monde du travail ce que la boum était à notre adolescence : une occasion récurrente, régulière, rassurante, d'oublier la tristesse et la monotonie de l'année qui s'écoule avec lenteur jusqu'aux prochaines grandes vacances en y introduisant des moments de communion, d'entrain forcé autour de boissons et de nourritures incertaines."
    Avec son ton caustique, drôle, mais tendre et ironique, et finalement décapant voire désabusé et pathétique ... c'est un chouette petit roman fluide et plaisant, un bon petit moment de lecture.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.com/2012/03/le-front-russe-jean-clad..
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 07 juin 2011

    Seraphita
    C'est l'histoire d'un jeune homme qui nous propose un « voyage dans le temps » motivé par « l'absence de motifs sur les murs de [s]on présent » (p. 15). Il entre au ministère des Affaires étrangères, mû par « l'envie de parcourir de monde » (p. 18) et par une solide ambition. Il déchante très vite. Un objet fatidique – cadeau (empoisonné) de sa mère – l'envoie tout droit sur « Le front russe », au « bureau des pays en voie de création / section Europe de l'Est et Sibérie » (p. 46) situé dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il y découvre un personnel singulier.
    J'ai lu ce roman de Jean-Claude Lalumière dans le cadre du prix Cezam 2011. La lecture du « Front russe » a été un moment de bonheur unique : j'ai beaucoup ri à l'occasion de certains épisodes, appréciant tout particulièrement l'humour grinçant de l'auteur.
    Le narrateur nous convie à un « voyage dans le temps » où alternent des épisodes truculents de son entrée sur le marché du travail au ministère des Affaire étrangères et quelques souvenirs d'enfance au goût particulièrement aigre et amer.
    Du récit de ses souvenirs d'enfance, le lecteur comprend que le narrateur, enfant unique, s'est senti mal aimé par ses parents, rejeté ensuite par ses camarades d'école puis par la gente féminine, en témoignent ses expériences amoureuses catastrophiques. le passage suivant montre comment le jeune homme use de son intellect comme paravent protecteur à ses émois et au langage de son corps dans un moment crucial, celui du premier passage à l'acte érotique :
    « C'est donc dans l'obscurité que je dus retrouver mon chemin, à tâtons, me figurant sans cesse la planche anatomique longuement étudiée la veille. Je palpai délicatement, à la surface d'abord, puis fouillai plus en profondeur, cherchant désespérément un truc qui, au toucher, ressemblât aux détails présentés dans le livre de biologie. Après quelques minutes d'exploration infructueuse de sa géographie intime – rien ne semblait être à sa place là-dedans – Camille, plus aguerrie que je ne l'étais, me demanda si j'avais perdu quelque chose. » (p. 106)
    L'écriture est simple, sobre, tout en étant très soignée et travaillée. L'humour caustique fait mouche et la maladresse naïve du narrateur m'a semblé touchante. Un autre passage est particulièrement drôle, quand le narrateur témoigne de son incapacité à s'adonner aux sports collectifs, préférant se réfugier dans une analyse pointue de la signification des entrelacs de lignes figurant les différents terrains de sport :
    « Je subissais chaque fois cette épreuve difficile avec résignation et j'attendais mon tour en observant l'entrelacs des différents terrains de sport qui se superposaient sur le sol tels les géoglyphes de Nazca, ces figures dans le désert péruvien qui ne prennent sens que vues d'avion. » (p. 47.)
    Un dernier épisode de l'enfance du narrateur m'a semblé particulièrement mémorable : il s'agit des excursions vers les Pyrénées avec ses parents, son père étant au volant, porteur de deux caractéristiques invalidantes pour l'enfant : la fumée de ses Gitanes et son mode de conduite citadin. La conséquence était récurrente : « Mes problèmes gastriques se manifestaient en général après le cinquième lacet » (p. 230). L'épisode est raconté avec un ton qui se veut objectif mais qui laisse filtrer une amertume certaine.
    La vie professionnelle de fonctionnaire qui attend notre narrateur n'est guère plus brillante. Chaque découverte que lui réserve le monde du travail est source d'une réflexion désenchantée, à l'image de celle qui concerne les pots :
    « le pot est au monde du travail ce que la boum était à notre adolescence : une occasion récurrente, régulière, rassurante, d'oublier la tristesse et la monotonie de l'année qui s'écoule avec lenteur jusqu'aux prochaines grandes vacances en y introduisant des moments de communion, d'entrain forcé autour de boissons et de nourritures incertaines. » (p. 189.)
    Les absurdités administratives sont également épinglées, en témoigne un échange de mails kafkaïen autour d'un pigeon mort dont la décomposition inéluctable gâche le travail du narrateur. L'auteur propose par moment une satire savoureuse de l'avarice. le passage suivant laisse la parole à des touristes qui détournent des catastrophes à leur profit :
    « Il me raconta aussi qu'ils avaient pris l'habitude, lui et sa femme, de partir chaque année dans un pays victime d'une catastrophe.
    « Cela permet de bénéficier de prix très bas, précisa-t-il. Nous avons fait New York en 2001, Bali en 2002 et Madrid après les attentats de la gare d'Atocha. Sans oublier la Thaïlande, en 2006, juste après le tsunami. » » (p. 140.)
    Le narrateur se lance alors dans une réflexion désabusée qu'il s'efforce d'étayer par des considérations historiques :
    « Je n'osai rien répondre. J'imaginais l'album des photos de vacances de mon interlocuteur. Lui ou elle souriant au milieu des décombres. le monde était en solde. C'était la loi du marché adaptée à la découverte de la planète. Déjà Christophe Colomb n'avait découvert l'Amérique que parce qu'il cherchait une route plus économique pour atteindre les Indes. » (p. 140.)
    Au final, il apparaît que le narrateur est un véritable looser, qui a subi de nombreuses mésaventures : il souhaitait voyager, accomplir dans le réel des aventures qu'il s'était plu à imaginer durant son enfance en parcourant les rares « Géo » que son oncle Bertrand lui avait donnés. Une ambition ratée ? Ainsi qu'il le souligne, p. 15 :
    « Adulte, je passe le plus clair de mon temps dans un bureau dont les murs sont blancs, d'un blanc qui favorise l'introspection mais qui n'offre guère d'étayage à la construction de mondes imaginaires ou à l'évocation de paysages réels vers lesquels, enfant, je m'évadais volontiers. »
    Un livre qui explore avec brio l'absurdité de la vie, la quête de sens, sous l'angle de l'humour, le plus souvent caustique, qui laisse filtrer, en creux, le tragique de l'existence. le lecteur rit, certes, mais ce rire reste amer et rend encore plus poignants les échecs répétés du narrateur. Une écriture travaillée au plus près, une construction intéressante qui permet de maintenir l'attention et l'intérêt du lecteur, entre souvenirs d'enfance (qui surgissent à la conscience du narrateur de manière insolite) et découverte du monde du travail. Un vrai coup de cœur !
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 08 janvier 2013

    kathy
    « Enfant, je pouvais passer des heures à regarder le papier peint des murs du séjour de la maison de mes parents. Recouverts d'un motif végétal rococo postmoderne, ils produisaient des monstres du meilleur effet sur mon esprit si facilement impressionnable ». Ensuite ce furent les milliers de paysages engrangés au fil des pages des magazines Géo et du vieil atlas, offerts par mon oncle, qui nourrirent mes rêves de voyages.
    Je découvris alors qu'il existait bien des pays dont je n'avais ni lu, ni entendu le nom. Dès lors je voulus découvrir ce vaste monde.
    Si bien qu'à l'issue de ma réussite au concours administratif en tant qu'agent du ministère aux Affaires étrangères, j'envisageais déjà de parcourir le monde…
    Mais c'était sans compter sur l'attaché-case que ma mère m'avait offert avant de partir…. et qui au final, me valut d'atterrir, grâce à la « bienveillance du « dircab », au bureau des pays en voie de création/section Europe de l'Est et Sibérie…
    Adieu veau, vache, cochon, couvée… et tous mes rêves d'expatriation…
    Pourtant, malgré son parcours semé d'embûches, notre antihéros ne va pas se laisser démonter pour autant. C'est ainsi qu'il va tenter désespérément de redonner ses lettres de noblesse à ce service administratif oublié de tous, dans l'espoir inavoué de pouvoir un jour le quitter…
    Jean-Claude Lalumière dans ce roman brosse à grands traits le portrait d'un « petit » fonctionnaire qui a travaillé avec des fonctionnaires/tuteurs qui se sont révélés des entraves. Certes le portrait est caricatural, mais il n'en rend pas moins le roman que plus drôle.
    Au final, un bon moment de détente.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de François Aubel pour le Magazine Littéraire

    Grâce soit rendue à Jean-Claude Lalumière qui balade son premier roman comme un lampion de frairie au milieu des ténèbres de cette rentrée littéraire. Oui, il fau... > lire la suite

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)

Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 05 juillet 2012
    Avec ses formules qui font mouche et ses grands moments de n'importe quoi, Le Front russe est une satire mordante de l'administration et des absurdités du quotidien.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 07 février 2012
    Dès les premières pages, le ton est donné: c'est très drôle, burlesque, et le récit est mené avec intelligence.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par monito, le 05 février 2011

    Un moment jubilatoire que ce très court roman de la collection La Dilettante.

    Notre jeune héros aimerait voyager, aime le rêve et se projette depuis sa plus tendre enfance dans une vie qui serait faite de voyages, de découvertes d’un monde sans doute très vaste pour ce jeune homme de bonne famille provinciale (bordelaise) dont la vie est tout… sauf excitante.

    Fils d’un courtier en assurances, notre héros fait le choix d’embrasser la carrière diplomatique et, après le concours ad hoc, se voit nommé, plein d’espoir, attaché d’administration centrale au quai d’Orsay.

    Dès lors, ce petit ouvrage est un petit bonheur, et il y avait bien longtemps que je n’avais pas éclaté de rire en pleine lecture.

    Heurs et malheurs de notre jeune héros dont le meilleur moment reste sans doute l’évocation d’un pigeon sur une fenêtre qui restera un moment de délire absolu faisant l’objet d’un échange de mails savoureux entre deux fonctionnaires.

    Au-delà de l’humour souvent féroce, ce roman renvoie une image franchement pessimiste de la vie qui, pour ma santé mentale, ne saurait se résumer à une somme d’échecs.

    A part cela… un vrai moment de pure drôlerie cynique !
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  • Par kathy, le 07 janvier 2013

    La fin de notre amour était venue, aussi mystérieuse pour moi que son commencement. Au début de l'histoire, comme l'écrivait Mauriac, incontournable pour les lycéens bordelais, on voit l'amour d'une femme comme un mur derrière lequel on peut s'abriter. Et puis on se rend compte avec le temps que c'est un obstacle à franchir. Il faut être solidement planté sur ses deux jambes pour ce genre d'épreuves. De petits ratés en remarques anodines mais dont les conséquences nous échappent, on glisse vers le désamour, vers les reproches et le ressentiment. Tout coule. L'expérience de l'amour, c'est aussi l'expérience du néant.
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  • Par LiliGalipette, le 10 juin 2012

    « Pour mon départ, ma mère m’offrit un attaché-case en cuir noir des plus rigides, agrémenté d’une armature métallique dorée et doté d’un système de fermeture sécurisé à code chiffré. Sans doute avait-elle entendu parler de la valise diplomatique, et elle me rappelait la mallette du représentant de commerce, celle dont mon père était équipé, un objet parfait pour bloquer la porte des clients récalcitrants ou se prémunir des attaques surprises de chiens méchants, et je me demandais si j’allais pouvoir raisonnablement utiliser cet accessoire. » (p. 21)
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  • Par val-m-les-livres, le 05 février 2011

    Nous gardions tous deux en mémoire , car sans doute avions-nous perdu une partie de nos capacités auditives à l'occasion, le cri de douleur que mon père avait poussé, lorsqu'un soir, il était venu m'embrasser au lit. Je le vois encore, éclairé par la faible lumière de la veilleurse installée sur ma table de nuit, dans son pyjama à rayures bleues et blanches; il sautait sur place en tenant à deux mains son pied meurtri, comme si la manoeuvre avait pu atténuer la souffrance provoquée par la pièce de Lego sur laquelle il venait de marcher.
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  • Par le-mange-livres, le 11 mars 2012

    Ce trait d'humour détendit un peu l'atmosphère, et tout le monde rit avec modération à la blague de notre chef. Rire avec modération à la blague du chef est un précepte à garder à l'esprit si l'on veut survivre en milieu administratif. Mais ce rire doit cependant être modéré si l'on ne veut pas passer pour un lèche-bottes auprès de ses collègues. C'est un dosage difficile, un équilibre malaisé lorsqu'on débute, mais bien vite on acquiert ces automatismes.
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Comme un karatéka belge qui fait du cinéma de Jean-Claude Lalumière .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/comme-un-karateka-belge-qui-fait-du-cinema-de-jean-claude-lalumiere-641.html Un homme a quitté sa famille, son enfance, ses souvenirs de provinciaux pour s'inventer une autre vie, à Paris. Une rencontre inattendue dans un palace va tout bouleverser « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma », le nouveau roman de Jean-Claude Lalumière. Après « Le front russe » et « La campagne de France », retrouvez l'univers plein d'humour, de tendresse et d'absurde de Jean-Claude Lalumière . « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma » de Jean-Claude Lalumière aux éditions le Dilettante. Jean-Claude Lalumière est sur WTC.








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