> Carole Cavallera (Traducteur)

ISBN : 2710331187
Éditeur : Le Table Ronde (2009)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Vingt ans après, six anciennes camarades de classe se retrouvent dans la somptueuse villa où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Seule Piera, l'organisatrice de ce week-end " entre filles ", manque à l'appel. Lucia, Amanda, Déda, Maria Luisa, Tatti et G... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 15 juillet 2011

    canel
    A la veille de la quarantaine, sept anciennes camarades de lycée ont rendez-vous pour un week-end dans une vieille demeure toscane au passé inquiétant. Elles ont toutes déjà effectué un séjour en ces lieux vingt ans plus tôt avec quelques professeurs, et certaines ne se sont pas revues depuis.

    Huis clos ? Oui ! La consigne donnée par l'organisatrice du week-end étant "aucun contact avec l'extérieur", la ligne téléphonique est coupée, les portables bannis, et les employés de l'hôtel sont en congé.

    En Toscane ? A part une bouteille d'huile d'olive, des prénoms italiens qu'on risque de mélanger en raison des fins en A, pas grand chose d'exotique, non !

    Girly ? Oui, et non. Ces femmes sont pour la plupart belles, riches, ont une fabuleuse carrière, savent se pomponner, s'habiller, rendre leurs "amies" vertes de jalousie. Mais n'ayez crainte, le côté "bonnes copines fofolles entre elles" ne dure guère... Elles se connaissent depuis l'enfance/l'adolescence, donc c'est plutôt un groupe de filles à tendance "panier de crabes", avec vieilles rancoeurs, jalousies, rivalités bien ancrées dans le passé... Les lecteurs masculins sont donc cordialement invités à ne pas bouder cet ouvrage !

    Flippant ? Oui, l'auteur nous plonge d'emblée dans une atmosphère digne de "Dix petits nègres", on sent une menace via la voix off dans le récit, on attend vite quelque chose qui ressemble à un châtiment. D'ailleurs l'une des femmes est bientôt victime de phénomènes inquiétants (sensation d'être suivie et épiée, disparition d'objets, vision d'ombres derrière sa fenêtre), et le passé sanglant de la bâtisse n'est pas fait pour la rassurer.

    Captivant ? Oui, la curiosité est rapidement aiguisée mais on est d'abord freiné par la multiplicité des personnages, les spécificités de chacune à mémoriser (mieux vaut noter pour s'y retrouver). Ensuite, le récit est plus centré sur l'une d'elles, parfaite garce, tantôt hystérique, tantôt froidement manipulatrice... Et à partir de là, on avance à un rythme frénétique, de plus en plus mal à l'aise, agacé de ne rien deviner, de se faire manipuler.
    En bref : tous les ingrédients d'un thriller efficace et scotchant sont là, on est vraiment oppressé entre ces pages, au milieu d'ombres, de fantômes du passé, de meurtres sordides... La couverture de la collection poche est plus éloquente à ce sujet que celle de l'édition initiale brochée, bien anodine et trompeuse avec son paisible champ vert.
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    • Livres 3.00/5
    Par noryane, le 29 avril 2010

    noryane
    L'histoire : 7 anciennes camarades de e doivent se retrouver pour évoquer le passé , le bon vieux temps, dans la villa somptueuse où elles avaient séjouné l'année de leur bac. Les années passées et chacune a succombé à la curiosité de voir ce que sont devenues les autres. Mais dès leur arrivée, un premier mystère s'installe; où est passée Piera, l'organisatrice de cet étrange we, où tout mode de contact avec l'extérieur a été coupé? Si les filles ne s'affolent pas de suite, la tension monte et les petites mesquineries et phrases acerbes volent souvent au coeur du groupe. Personne ne s'étonne donc de la disparition de Déda...mais deux de plus cela commence à faire; et pour celles qui restent, pourquoi le mini bus du retour ne vient pas le dimanche soir comme convenu...Et si finalement ce n'était pas un we de joyeuses réjouissances mais de macabres retrouvailles..auraient-elles toutes oublié le passé?
    Verdict : Stephie fait voyager ce livre depuis un petit moment et il s'est déjà arrêté chez Gio, Sarah, Solène et Esmeraldae. Hormis le premier avis de Stephie je me suis fait violence pour ne pas lire les autres avis (que je vais aller voir bientôt). Très vite j'ai été prise dans le roman; en effet, chaque personnage parle donc on est vite pris par les différents points de vue de ces femmes qui reviennent sur leur passé avec leurs souvenirs et leur vie présente avec les joies, les déceptions de leur vie à l'aube de leur 40 ans...les petites mesquineries se retrouvent, les anciennes alliances, ce qui se jouait l'année de leur 18 ans, revient sur le tapis et on imagine parfaitement de telles retrouvailles avec des anciennes camarades de e. Mais ce serait trop simple si on devinait...l'énigme est profonde avec la présence de cette autre camarade qui n'est pas là et dont on ne devine pas grand-chose et jusqu'au bout, jusqu'à la dernière page, on ne sait pas, on se trompe surtout et on ne devine pas qui est la meurtrière...Tout est bien ficelé dans ce décor somptueux de la villa en Toscane. Certes je n'ai pas sursauté ou n'ai pas eu peur ou même pas effrayé mais j'ai aimé chercher qui était l'assassin et ne jamais trouver au final. J'ai trouvé la fin un peu dommage (juste la fin de la maison, je n'en dis pas plus).
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    • Livres 2.00/5
    Par caro64, le 30 juillet 2011

    caro64
    Dans Huis clos en Toscane, il n'y a ni voitures ni portables : ce sont les conditions posées pour ces retrouvailles entre anciennes camarades de classe, vingt ans après. Elles se réunissent dans une magnifique villa coupée du monde, avec ses cyprès, sa piscine et ses chambres fraîches, où elles avaient séjourné ensemble l'année de leur bac. Mais certaines amies disparaissent mystérieusement… Ce week-end qui promettait d'être convivial devient de plus en plus angoissant jusqu'à virer au cauchemar.
    Qui dit huis clos dit atmosphère étouffante et paranoïa qui s'intensifie. Malheureusement ce n'est pas le cas ici ; même pas peur ! On ne se sent pas mené en bateau, on suit bêtement le déroulement de l'histoire sans, d'ailleurs, forcément s'attacher et se retrouver dans l'un des personnages. Bien maigre suspense donc pour ce polar tellement aguicheur. On peut également douter de la justesse des réactions décrites. Les personnages ne paraissent pas surpris par les disparitions préférant se rattacher à de simples explications.
    Malgré tout, le roman se lit assez bien et certains passages sont réellement plaisants. Mais j'ai eu l'impression que Diana Lama est passée à côté de son roman, elle n'arrive jamais à happer son lecteur comme elle aimerait le faire. Un peu décevant mais pas mauvais tout de même pour être lu sur une plage cet été !
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 12 septembre 2011

    Lune
    Ce thriller trouve sa force dans un huis-clos entre six femmes. Nous les accompagnons dans cette sombre maison toscane dont la description est complète : odeurs, couleurs, objets, recoins, chambres,etc... nous sont décrits avec force détails qui nous mettent en condition d'étrangeté. le contraste avec l'extérieur lumineux du jardin, du soleil et de la piscine pourrait rassurer mais rien n'est apaisant puisqu'y rôde en permanence un isolement inquiétant.
    Volontairement sans relation extérieure, sans moyen de communication, les héroïnes se retrouvent dans ce lieu vingt ans après y avoir passé un séjour à dix-huit ans en compagnie de professeurs.
    Que sont-elles devenues ? Que vont-elles pouvoir se dire ? Comment se regardent-elles ? le huis-clos (pour moi la meilleure partie du livre et la plus intéressante) est intense d'observations psychologiques et on pénètre dans l'univers de ces femmes : arrivisme, snobisme, jalousie, déception, déchiquetage, dépit,...
    Rien et tout à se dire mais jusqu'à quel point ? Surtout lorsque plane autour d'elles un secret et une main tueuse et vengeresse...
    Point de sueurs si la lecture est rationnelle, l'auteur amène le suspense à son comble en fin de livre mais là... à vous de lire.
    Ce livre fait partie de la sélection 2011 Prix des Lecteurs du « Livre de Poche ».
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    • Livres 3.00/5
    Par Skorpionnan, le 06 septembre 2011

    Skorpionnan
    Ce livre a été lu dans le cadre du jury des lecteurs le livre de Poche Policier 2011, et j'en remercie l'éditeur.
    Mon suivi Jury
    Lecture
    Elles s'appellent, Lucia, Amanda, Éta, Maria Luisa, Giovanna et Tatti. Ce sont sept femmes qui atteignent la quarantaine et se réunissent dans le même gite que celui qui les a accueillies lorsqu'elles ont ensemble fêté leur bac il y a 20 ans.
    Retrouvailles donc, certaines se sont perdues de vue, certaines sont mariées. Juge, avocat, mère au foyer, divorcée, heureuse, célibataire endurcie, elles ont fait leur vie avec plus ou moins de bonheur. Ce week-end loin de tout, sans ordinateur ni téléphone, même portable, sera une occasion de se revoir et peut-être de faire le bilan.
    Lorsque l'organisatrice manque à l'appel, lorsque les invités disparaissent l'une après l'autre, que l'isolement s'avère bien plus complet que prévu, les angoisses montent, la peur s'installe.
    Avis
    L'idée de départ de ce roman est très prometteuse : sept femmes sont enfermés en huis clos dans une maison très isolée et cachant d'anciens mystères. On pense évidemment à un remake des « Dix petits nègres ». Si ce n'est le traitement plus moderne : les protagonistes sont des femmes accomplies et ça saigne et ça hurle dans les recoins sombres.
    Plusieurs éléments m'ont déplu dans ce livre. Les noms des protagonistes semblent extraits d'un catalogue de Minitel rose. On les découvre petit à petit mais succinctement, chacune à part ou dans ses relations avec les autres. le roman est assez court : 220 pages dont 50 pour le final. Les femmes présentes dans la villa Camerelle (j'ai lu Caramelle durant la moitié du livre) se classent en deux catégories : les dragons acariâtres, envieuses, opportunistes et méchantes sous des airs de sociabilité et des dindes stupides, exploitées, bernées et suiveuses de précédentes. Et tout ce petit monde s'envoie des pics, se tire dans les pattes, s'envie et se dénigre allègrement, sans humour, juste une bête méchanceté. Ce sont sensément des amies ; j'espère pour l'auteur qu'elle a des amitiés d'une autre nature. Lorsqu'elles disparaissent les unes après les autres, aucun soupçon n'effleure mêmes les autres.
    Nous avons donc sept femmes qui s'appellent toutes machin-a, soit mauvaises soit stupides, qu'on n'a pas le temps de connaître, qu'on trouve pourtant déjà fort désagréables et dont l'avenir deviné tend vers le hamburger, qui continuent à pérorer inconscientes de l'hécatombe. On n'a même pas la satisfaction de voir des exécutions originales ou surprenantes. Eh bien je l'avoue, je me suis dit « grand bien leur fasse, une connBIPse de moins ».Pas une seule femme normale et aimable dans ce lot, Dieu si pourtant par principe j'adore les femmes mais j'ai avec un peu de honte apprécié de les voir décimer.
    Cela reste encore lisible quoique monotone pendant la majeure partie du livre même si je m'attendais à voir surgir Mlle Rose avec le chandelier dans la bibliothèque. C'est morne malgré un style d'écriture fluide.
    Puis vient la prise de conscience (enfin), et l'affrontement, bien sanglant et inutilement gore. Pour moi pas de mystère sur la coupable, de toute façon je ne me sentais absolument pas concerné. Un final, qui se voulant un joli twist, est tout simplement totalement irréaliste car ignorant totalement les conclusions de l'enquête qui ne manquerait pas de suivre une telle histoire.
    Conclusion :
    Aussi passionnant qu'un compte rendu de partie du Cluedo, vite lu vite oublié.
    Ma note :11/20.

    Lien : http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/303-huis-clos-en-toscane..
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Citations et extraits

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  • Par leolechat, le 19 juillet 2011

    Elle entra dans l'eau d'un mouvement fluide et toujours par pure vacherie envers Maria Luisa, qui la malheureuse, ne savait que barboter comme un chien, enchaîna quatre longueurs sans s'arrêter.
    Tu as raison, elle est bonne dit-elle en revenant vers Maria Luisa qui pataugeait près du bord, l'air maussade, et remuait les jambes dans l'espoir de faire fondre sa cellulite.
    "Mais nage au lieu de te dandiner, si tu veux te débarrasser de ta cellulite !" et Déda allongea dans l'eau ses jambes parfaites. Maria Luisa sourit aigrement. Ce qui est bien dans l'amitié, pensa Déda, c'est de savoir exactement sur quelle touche il faut appuyer selon ce qu'on veut provoquer. C'est pareil avec l'amour, enfin, tant qu'il dure. Luca avait été aussi facile, aussi vulnérable que Maria Luisa, mais c'était fini à présent.
    Elle fit une une cabriole à l'envers et s'ébroua.
    "Je ne comprends pas que tu te mouilles les cheveux à chaque fois que tu te baignes, dit Maria Luisa. Tu dois passer un de ces temps à les sécher !
    - Parce que tu crois que tu es sexy avec tes cuisses de dinde, ta mise en plis et tes trois couches de fond de teint ?"
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  • Par caro64, le 30 juillet 2011

    - Mouais, On dirait ce film... Je ne sais plus le titre... Il ne reste plus personne, je crois, ça ne vous dit rien? demanda Lucia sur un ton un peu trop jovial.
    - Si, c'est un Hitchcock ! répondit Tatti serviable.
    - Pas du tout. Il en existe trois versions, celle de René Clair,celle de George Pollock et celle de Peter Collinson, expliqua Amanda un peu lasse. Les deux premières s'appellent Dix petits Indiens... Tandis que la version de Collinson s'intitule Il ne reste personne. C'est un roman d'Agatha Christie, pour être précise et, si vous voulez le savoir, le titre original est Ten Little Nigers, ce qui, avant même la voque du politiquement correct, avait été mal reçu.
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