Ce livre a été lu dans le cadre du jury des lecteurs le livre de Poche Policier 2011, et j'en remercie l'éditeur.
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Lecture
Elles s'appellent, Lucia, Amanda, Éta, Maria Luisa, Giovanna et Tatti. Ce sont sept femmes qui atteignent la quarantaine et se réunissent dans le même gite que celui qui les a accueillies lorsqu'elles ont ensemble fêté leur bac il y a 20 ans.
Retrouvailles donc, certaines se sont perdues de vue, certaines sont mariées. Juge, avocat, mère au foyer, divorcée, heureuse, célibataire endurcie, elles ont fait leur vie avec plus ou moins de bonheur. Ce week-end loin de tout, sans ordinateur ni téléphone, même portable, sera une occasion de se revoir et peut-être de faire le bilan.
Lorsque l'organisatrice manque à l'appel, lorsque les invités disparaissent l'une après l'autre, que l'isolement s'avère bien plus complet que prévu, les angoisses montent, la peur s'installe.
Avis
L'idée de départ de ce roman est très prometteuse : sept femmes sont enfermés en huis clos dans une maison très isolée et cachant d'anciens mystères. On pense évidemment à un remake des « Dix petits nègres ». Si ce n'est le traitement plus moderne : les protagonistes sont des femmes accomplies et ça saigne et ça hurle dans les recoins sombres.
Plusieurs éléments m'ont déplu dans ce livre. Les noms des protagonistes semblent extraits d'un catalogue de Minitel rose. On les découvre petit à petit mais succinctement, chacune à part ou dans ses relations avec les autres. le roman est assez court : 220 pages dont 50 pour le final. Les femmes présentes dans la villa Camerelle (j'ai lu Caramelle durant la moitié du livre) se classent en deux catégories : les dragons acariâtres, envieuses, opportunistes et méchantes sous des airs de sociabilité et des dindes stupides, exploitées, bernées et suiveuses de précédentes. Et tout ce petit monde s'envoie des pics, se tire dans les pattes, s'envie et se dénigre allègrement, sans humour, juste une bête méchanceté. Ce sont sensément des amies ; j'espère pour l'auteur qu'elle a des amitiés d'une autre nature. Lorsqu'elles disparaissent les unes après les autres, aucun soupçon n'effleure mêmes les autres.
Nous avons donc sept femmes qui s'appellent toutes machin-a, soit mauvaises soit stupides, qu'on n'a pas le temps de connaître, qu'on trouve pourtant déjà fort désagréables et dont l'avenir deviné tend vers le hamburger, qui continuent à pérorer inconscientes de l'hécatombe. On n'a même pas la satisfaction de voir des exécutions originales ou surprenantes. Eh bien je l'avoue, je me suis dit « grand bien leur fasse, une connBIPse de moins ».Pas une seule femme normale et aimable dans ce lot, Dieu si pourtant par principe j'adore les femmes mais j'ai avec un peu de honte apprécié de les voir décimer.
Cela reste encore lisible quoique monotone pendant la majeure partie du livre même si je m'attendais à voir surgir Mlle Rose avec le chandelier dans la bibliothèque. C'est morne malgré un style d'écriture fluide.
Puis vient la prise de conscience (enfin), et l'affrontement, bien sanglant et inutilement gore. Pour moi pas de mystère sur la coupable, de toute façon je ne me sentais absolument pas concerné. Un final, qui se voulant un joli twist, est tout simplement totalement irréaliste car ignorant totalement les conclusions de l'enquête qui ne manquerait pas de suivre une telle histoire.
Conclusion :
Aussi passionnant qu'un compte rendu de partie du Cluedo, vite lu vite oublié.
Ma note :11/20.
Lien : http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/303-huis-clos-en-toscane..