AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Isabelle Caron (Traducteur)
ISBN : 2714445551
Éditeur : Belfond (2010)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 158 notes)
Résumé :
Un roman d’une ambition totale, porté par une écriture et une construction virtuoses, qui entremêle voix présentes et événements passés pour déployer, à travers l’odyssée d’un homme en quête désespérée d’identité et de sens, l’épopée flamboyante d’une famille sur cinq générations. Une plongée au cœur des grandes heures de l’histoire des États-Unis, mais aussi le portrait d’une société confrontée au chaos et qui ne cesse de se reconstruire. Présentation du livre
>Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
canel
30 juillet 2015
  • 2/ 5
En 1999, Caelum est prof de lettres, Maureen infirmière au lycée de Columbine - ah, l'auteur va sans doute évoquer le célèbre massacre, la quatrième de couverture vous dévoile comment dès les premiers mots, ne comptez pas sur moi pour spoiler. Ils ont la quarantaine, il en est à son troisième mariage, elle à son second, le couple a connu une crise suite à des écarts de madame. Ça semble aller mieux...
Dans ce livre vous trouverez tout, beaucoup de sujets rebattus et traités ici sans grande originalité. En vrac : malaise adolescent, grand huit conjugal, addiction (alcool, médicaments...), maltraitance sur enfants, inceste, secrets de famille, folklore kitsch de la jeunesse américaine (dont le côté hystérique me hérisse toujours le poil), importance de la religion aux Etats-Unis, traumatisme de la guerre (Corée, Irak, Sécession), syndrôme post-traumatique, psychothérapie, univers carcéral, Alzheimer, brouilles familiales, ouragan Katrina, homosexualité, ségrégation raciale, féminisme, mythologie antique, théorie du chaos, lettres et journal intime d'une ancêtre dans des cartons. N'en jetez plus. J'aurais pu trouver ça riche, mais non, l'assemblage m'a paru mal fichu, lourd, désagréable à lire - ah les passages sur le XIXe, quel ennui ! Je me suis perdue dans les générations sur la fin et je ne cherchais pas à creuser tant j'avais hâte d'en finir avec ce pavé de 800 pages.
Alors oui, c'est vrai, comme dans ce livre « La vie est désordonnée, violente, déroutante et pleine d'espoir. » (p. 742). Mais là, trop c'est trop. Enfin je ne sais pas, ça ne m'a pas convaincue. Je suis d'autant plus déçue que 'Le chant de Dolores' de cet auteur m'avait totalement séduite.
Point positif à l'issue de cette lecture : l'envie de voir le film "Bowling for Columbine" (Michael Moore, 2002) parce que le sujet des jeunes adultes rongés par la haine au point de tuer et se suicider est tristement d'actualité et pose forcément beaucoup de questions sur notre société.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          353
Allantvers
29 mai 2016
  • 4/ 5
Est-ce l'application de la théorie du chaos qui fait basculer la vie de Maureen et Caelum, déjà mise à mal par la sourde rage de ce dernier, le jour ou Maureen se retrouve terrée dans un placard au lycée de Columbine en pleine tuerie ? qui ramène Caelum dans la ferme familiale du Connecticut où vont être déterrés tant de secrets ? qui amène Janis et Moze, rescapés de l'ouragan Katrina, dans cette ferme, et envoie Maureen à la prison voisine ?
Un roman difficile à cerner dans son ensemble car Wally Lamb embrasse large, trop large peut-être : la tuerie de Columbine, l'ouragan Katrina, les souffrances post-traumatiques, l'absurdité dévastatrice de la guerre en Irak, les violences sexuelles sur enfants, celles du système carcéral américain, le poids des ancêtres sur le destin des descendants, la portée des mythes fondateurs… n'en jetez plus !
Et pourtant toute cette matière massive et disparate fait sens à la lecture. Bien qu'un peu bavarde et portée sur le pathos, la plume de Wally Lamb est d'une fluidité d'un tel naturel qu'elle nous emmène avec aisance en empathie avec ses personnages empêtrés dans le labyrinthe de leurs vies.
C'est mon deuxième Lamb et ma foi il me plait ce bonhomme, tout en délicatesse et sincérité qui fait qu'on lui pardonne quelques longueurs, pas mal d'atermoiements convenus et un angle d'attaque un peu trop large pour raconter cette histoire, dont il explique lui-même en postface qu'il a eu du mal à accoucher.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
isabroot
12 avril 2016
  • 5/ 5
Puissant. Vaste. Profond. Bouleversant. Chaotique. Magistral.
Voilà les mots qui me viennent pour qualifier ce roman que j'ai adoré. Magnifique et imposant ouvrage comme seuls les Américains savent nous en offrir. Une fresque historico-familiale, un scénario à tiroirs, une écriture minutieuse, une construction parfaite. Une femme, un homme, broyés par la vie et par l'histoire, empêtrés dans leurs contradictions, leurs souffrances et leurs peurs, mais toujours debout. Comment vivre, survivre et garder le cap, comment conserver la foi et l'amour de la vie après un traumatisme et dans le chaos d'une vie malmenée par le destin ? Le héros, Caelum, au prix d'un formidable travail sur lui-même, apprend à combattre une colère sourde qui le hante depuis l'enfance et parvient à émerger d'une fatalité qui semble s'installer, à se dépasser et à devenir un homme différent et apaisé tout en s'ouvrant aux autres. Derrière Caelum défilent toute une génération d'individus et tout un pan de l'histoire des USA dont les errances et les blessures sont à l'image des siennes.
C'est le premier roman que je lis de cet auteur et je découvre, du moins si je m'en tiens aux autres critiques babéliotes, qu'il s'agit du moins bon ? Et bien je m'en réjouis, car cela veut dire qu'il m'en reste deux autres à dévorer et que ce sera encore meilleur !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
Altervorace
06 mai 2012
  • 5/ 5
Le roman de Wally Lamb est profondément américain avec tous les défauts et les qualités inhérents à cette culture finalement assez éloignée de celle de notre vieille France. Tout est démesuré dans le Chagrin et la Grâce : les personnages, les tragédies, l'ampleur de l'histoire. Finalement, le personnage de Caelum nous emmène dans le mélodrame d'une Amérique en prise avec ses contradictions et ses ambivalences. Bien sur, l'auteur en fait parfois un peu trop ; du début à la tragédie presque antique jusqu'à la fin d'un lyrisme affolant. Mais c'est admirablement fait. Sous la plume incisive et précise de Wally Lamb, le mélodrame se fait oeuvre d'art. Et l'écrivain arrive, en 800 pages, à nous embarquer dans la quête mystique de son personnage... de l'histoire des États-Unis avant tout, par le prisme d'un présent où les héros, comme le pays, ont été traumatisé par Columbine. Étrangement, lors de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la littérature russe car j'ai parfois eu l'impression que comme dans Guerre et Paix, c'est plus d'un pays tout entier dont nous parle l'auteur que d'un personnage. L'esclavagisme, la Guerre de Sécession, celle de Corée, Colombine... et un point commun aux tragédies américaines dans leurs effets sur les individus : l'Etat de Stress post-traumatique. L'ESPT est admirablement décrit bien que l'on ne s'éloigne pas une seconde du schéma type - la psychologie des personnages est parfois un peu scolaire. En vrac nous avons donc les thèmes suivants : la violence, le racisme, L Histoire, la guerre, la psychologie, les secrets de familles, les addictions, la prison, le féminisme... Et à force de tragédies Caelum devient un Job des temps modernes, qui tente de ne pas baisser les bras alors que tous les malheurs le frappent. Finalement la Grâce du titre est sans nulle doute la grâce divine, objet véritable de la quête du héros.
Je ne pense pas que l'on doivent aborder le Chagrin et la Grâce comme un roman réaliste ou un thriller psychologique, pour moi c'est une tragédie lyrique moderne, presque une parabole. le genre d'ouvrage qui me rappelle pourquoi, depuis toujours, j'aime la lecture avec passion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
colimasson
31 août 2014
  • 2/ 5
Triste paradoxe : alors que Wally Lamb se targue d'effleurer la grâce dans ce livre, il la transforme en une bouillie peu ragoûtante qui nous fera regretter le plus modeste et pourtant mieux réussi Chant de Dolorès.
Wally Lamb ne cache pas ses difficultés d'écriture et il avoue dans la postface qu'il a eu « un mal fou à écrire cette histoire » parce qu'il se trouvait « en panne d'inspiration ». Mais puisqu'il faut céder à la pression éditoriale…Wally Lamb conclut de manière pataude et achève son laïus ennuyé comme si on l'avait forcé à retrouver les bancs de l'école primaire : « j'espère que le livre met en avant la notion que le pouvoir doit être utilisé d'une façon responsable et miséricordieuse, et que nous sommes tous responsables les uns des autres ».
D'ailleurs, les réflexions ne sont pas d'un niveau supérieur et ses personnages principaux, la quarantaine largement dépassée, s'indignent hypocritement :

« Parce que si un Seigneur miséricordieux doublé d'un Grand Marionnettiste tirait les ficelles, comment se fait-il que ma femme ait dû se recroqueviller dans un placard sombre, entendre la fusillade, et y survivre pour ne plus être que l'ombre amère, égocentrique d'elle-même ? »

Et puis aussi :

« Tu peux peut-être m'expliquer. Pourquoi faut-il que les gens qui n'en peuvent plus s'emparent d'armes à feu et choisissent de finir en beauté ? En détruisant la vie d'autrui en même temps que la leur ? »

Wally Lamb s'essaie à la critique politique mais on sent bien que ce n'est pas son domaine de prédilection. Qui l'a donc forcé à s'engager dans cette impasse littéraire ? Il en résulte un gros papier pataud et inauthentique dans lequel on peinera à retrouver l'âme simple et touchante du Wally Lamb écrivant le Chant de Dolorès.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          242
Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel29 juillet 2015
Pour les jeunes qui ne sont pas sportifs, pour ceux qui aiment la lecture, ceux qui sont gays, ceux qui commencent à être révoltés par les injustices sociales, "afficher sa différence" est à la fois une découverte de soi et de l'autodéfense. Lors des grands rassemblements avant une compétition sportive, ils vous crèvent le coeur. Blottis les uns contre les autres, tout en haut des gradins, dans leurs impers trop grands et leurs vêtements de l'Armée du Salut, ils contemplent d'un air malheureux la consécration des élèves les plus populaires, approuvée par l'institution scolaire. Ils subissent des brimades, ces gosses - surtout ceux qui refusent de raser les murs. On leur fait des croche-pieds dans les couloirs, on les pousse contre les casiers aux vestiaires, on les bombarde de mie de pain au réfectoire. Leurs bourreaux sont pour la plupart extrêmement malins. Un prof accaparé, sortant des bureaux de l'administration ou se hâtant vers le photocopieur entre deux cours lancera peut-être un regard noir ou laissera tomber sèchement un "Ça suffit !", mais il ne s'arrêtera sans doute pas pour autant. Et si une petite brute sans finesse dépasse les bornes et se fait pincer, il y a de fortes probabilités pour que le CPE soit un ex-sportif et un ex-bourreau - quelqu'un qui comprend ce mode de fonctionnement, réprimande la petite brute et la renvoie en cours. Les marginaux savent où se réfugier : à la bibliothèque, au club de théâtre, au cours d'arts plastiques ou dans les ateliers d'écriture.
(p. 51-52)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
canelcanel26 juillet 2015
« Je leur téléphone [à mes parents] trois, quatre fois par semaine, dit Alphonse. Ils sont toujours comme chien et chat, j'en conclus donc qu'ils vont bien. La semaine dernière, c'est maman qui a décroché ; elle était furax contre papa. Elle ne lui adressait plus la parole depuis deux jours parce qu'il avait refusé de regarder ailleurs quand une pub pour Victoria's Secret [lingerie féminine] était passée à la télé. » Il se lança dans une imitation parfaite de sa mère : « Tu sais ce qu'il a eu le culot de me dire, Alfonso ? Que j'étais juste JALOUSE ! Ha ha, quelle rigolade ! Moi, jalouse d'une bande de PUTTANE squelettiques qui se pavanent en sous-vêtements ? »
(p. 181)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
colimassoncolimasson01 septembre 2014
Quelqu’un de notre classe n’arrête pas de cracher dans la fontaine du couloir principal et Mlle Hogan, notre maîtresse, croit que c’est Thomas Birdsey, mais c’est pas lui. C’est moi. La semaine dernière, toute la classe a eu interdiction de boire jusqu’à ce que le coupable se dénonce. Tout le monde est devenu de plus en plus furieux contre Thomas parce qu’il refusait d’avouer. Même moi, j’étais furieux contre lui parce que j’avais soif et que j’avais plus ou moins oublié qui était le vrai coupable. Puis Thomas a fait dans sa culotte, comme quand il était au CP, et l’administration a demandé à sa mère de venir le chercher.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
genougenou12 août 2015
Je n'avais pas de titre pour mon roman, pas la moindre idée de la raison pour laquelle je l'avais écrit ni de la façon dont j'allais le faire publier. Il dormait dans un carton sur mon bureau d'enfant. Une histoire de quatre cent cinquante-sept pages sans titre dont je ne savais que faire. Était-elle bonne ? Quelqu'un que sa femme avait quitté parce qu'il était "trop distant" et "pas très intéressant" pouvait-il écrire un texte qu'on ait envie de lire ? Je demandai à ma Magic 8 ball, une boule magique qui avait réponse à tout et qui prenait la poussière sur l'étagère de ma chambre. Je la secouai et la retournai. La réponse apparut en flottant : C'est plus que douteux
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
litolfflitolff23 juin 2010
Ce week-end là, à Denver, j'entrai dans une librairie. Je voulais fouiner pour le plaisir. Au lieu de ça, je ressortis avec une brassée de livres pour Velvet.

Elle les lut tous : Tolkien, Ursula K. Le Guin, H.G. Wells. Elle rechigna d'abord devant Dickens, mais après avoir dévoré tout le reste, elle s'attaqua à De grandes espérances. "Je croyais que ça serait nul, mais non, me dit-elle à mi-lecture. Ce mec a tout pigé.

- Pigé quoi ?

- Comment les adultes foutent la merde dans la tête des gosses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Wally Lamb (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Wally Lamb
Felix Funicello et le miracle des nichons de Wally Lamb et Catherine Gibert aux éditions Belfond
Après le Chant de Dolorès, La Puissance des vaincus ou encore Nous sommes l'eau, Wally Lamb nous prouve la mesure de son incroyable talent en changeant encore de registre. Aussi hilarante que profonde, la chronique truculente du passage à l'adolescence de Felix Funicello, avec en toile de fond l'Amérique provinciale des années 60, tiraillée entre valeurs désuètes et modernité.
http://www.lagriffenoire.com/51492-divers-litterature-felix-funicello-et-le-miracle-des-nichons.html
Nous sommes l'eau de Wally Lamb aux éditions Livre de Poche
Toute sa vie, Annie Oh a été terrifiée. Terrifiée à l'idée de tomber amoureuse ; de se dévoiler à Orion, son ex-mari psychologue; de ne pas être une bonne mère pour ses trois enfants ; de ne pas savoir soulager les colères de son fils, les angoisses de ses filles ; d'affronter le souvenir des drames qui ont dévasté son enfance. Cette terreur, Annie a tenté de l'évacuer dans ses sculptures, ses tableaux chargés de rage. Alors qu'elle s'apprête à se remarier avec Viveca, une galeriste new-yorkaise qui l?a rendue célèbre, la peur la saisit de nouveau. Comment avouer à celle qu'elle aime les raisons qui l'empêchent de célébrer leurs noces à Three Rivers? Comment lui révéler ce qui s'est passé dans cette ville, un soir de 1963 ? Chaque jour qui sépare Annie et les siens du mariage les rapproche de vérités terribles, indicibles, qu'ils devront faire éclater pour tenter de renaître, enfin.
9782253045335
Le chagrin et la grâce de Wally Lamb aux éditions Livre de Poche
Quand, en avril 1999, l épouse de Caelum, Maureen, échappe de justesse au massacre de Columbine, le couple se réfugie dans la ferme où il a été élevé, à Three Rivers, dans le Connecticut. C'est là que Caelum découvre des archives familiales : les lettres de son aïeule, militante abolitionniste ; les journaux de son arrière-grand-mère, fondatrice de la prison pour femmes du comté ; des coupures de presse sur ces années 1960 qui l ont vu grandir aux côtés d'un père alcoolique traumatisé par la guerre de Corée... Pour tenter de comprendre la colère qui l'habite depuis toujours, Caelum va devoir explorer les recoins les plus obscurs de sa mémoire... Une plongée au c ur de l histoire des Etats-Unis à travers l épopée flamboyante d une famille sur cinq générations. Ambitieuse, foisonnante, cette vaste fresque entraîne le lecteur dans des tourbillons résolument romanesques. Non sans grâce. Sophie Pujas, Transfuge.
9782253157700
La Puissance des vaincus de Wally Lamb aux éditions Livre de Poche
Octobre 1990, Three Rivers (Connecticut). Thomas Birdsey entre dans la bibliothèque municipale et, pour protester contre l'intervention militaire au Koweit, se tranche la main. Il est interné et, pour tenter de le sauver, son jumeau, Dominick, accepte de fouiller dans leur passé d'enfants illégitimes et maltraités, et de relire l'histoire familiale... C'est là, dans les douloureux secrets d'autrefois, qu?il trouvera des réponses à la folie de son frère et exorcisera ses propres démons...
9782253157717
Vous pouvez commander sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : féminismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
964 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
. .