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ISBN : 9782709635134
Éditeur : J.-C. Lattès (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C’est l’histoire d’une femme élégante et éduquée de Hong-Kong qui devient folle lors d’un voyage à Cuba. C’est l’histoire des raisons pour lesquelles elle y est allée. C’est l’histoire de l’effet de cette folie sur celui qui la raconte, l’imagine : ses souvenirs, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 3.00/5
    Par angelita.manchado, le 10 mai 2014

    angelita.manchado
    J'ai pour habitude de faire un petit résumé de présentation du livre que j'ai lu. Mais là, cela m'est impossible. Je vais donc prendre le résumé de l'éditeur J'ai Lu, que je remercie vivement pour l'envoi.
    Les îles C'est l'histoire d'une femme élégante et éduquée, avocate à Hong-Kong, et qui devient folle lors d'un voyage à Cuba. C'est l'histoire de l'effet de cette folie sur celui qui la raconte et l'imagine : ses souvenirs, ses amours, ses amis, ses rêveries. C'est l'histoire d'un homme dont le coeur est attaché à ces deux îles où rien n'aurait jamais dû le conduire, sinon l'obscur et capricieux désir de vivre l'instant, de n'en plus sortir, de l'écrire et d'aimer. C'est l'histoire de gens qui vivent à Hong-Kong, à Paris, à Cuba, en Inde. Ils sont seuls et voyagent parce qu'ils sont seuls. Ce sont eux, Les îles. « Lançon se révèle un remarquable styliste, capable de provoquer l'émotion là où on ne l'attend pas. » Baptiste Liger (Lire) – L'Express
    Le lecteur se trouve plongé dans la vie de Philippe, cet éternel voyageur, écrivain avec son mariage, la fin de celui-ci, ses différentes liaisons. Mais est-ce vraiment indispensable de tout raconter ? Est-ce que cela change quelque chose à la finalité de cette autobiographie/biographie ? Je ne le pense pas car cela nous fait perdre un peu notre temps. Il veut s'attacher à ses nombreux personnages, dont certains noms ont été changés, comme ceux de Jad et de Jun, qui sont parties toutes les deux à Cuba, car les personnes ne sont pas au courant de l'écrit. Mais Philippe Lançon, en définitive, ne parle pratiquement que de lui, de ses rencontres qui sont tout de même importantes dans sa vie. Il nous détaille ses personnages, leurs traits de caractère, leurs défauts, leurs faiblesses. Les personnages sont en définitive seuls, sauf peut-être les Cubains.
    Paris, Espagne, Cuba, Hong-Kong, Etats-Unis, il nous emmène assez loin, nous fait voyager en nous donnant ses impressions sur ses voyages, les lectures qui les accompagnent, les gens qu'il rencontre et qui deviennent ses amis, pour ainsi dire. Mais on se rend compte que les amis de voyages, qui nous reçoivent, ne sont pas des amis, même si les liens sont conservés, souvent distendus. Les liens se tissent, se défont et se retissent. En amitié, il faut laisser l'autre libre. Et peu de gens le font.
    Je n'ai pas du tout été sensible à cette histoire racontée par Philippe Lançon. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour la lire. Cela n'enlève rien au style de l'auteur, loin de là, à ses mots. Mais j'ai trouvé le livre trop long, extrêmement long pour arriver à la fin de l'histoire où on en sait, en définitive peu, sur Jad et comment elle a fait pour s'en sortir de cette dépression. Il m'a fallu un peu plus de 150 pages pour m'intéresser réellement à ce qui se passer car la situation semble se décanter. Car était-ce vraiment une dépression pour Ali, un moment de folie qui lui est tombé dessus pendant son voyage à Cuba ? Rien ne le laisse présager dans les mots de l'auteur lorsqu'il raconte le caractère de son amie, qu'il voit lors de ses voyages en Chine. Sauf lorsqu'elle vient à Paris avant de partir où il note un changement dans son attitude. On aurait pu penser que ce serait Ali qui aurait eu ses problèmes psychologiques, elle qui a changé du tout au tout au fil des années.
    On sait que lorsque l'on retranscrit des faits qui nous touchent, quand on échange avec une personne, rien n'est tout à fait réel. Il y a toujours une part qui arrange la personne qui parle, qui écrit. Elle peut enjoliver les faits ou au contraire ne pas dire la vérité car elle a vécu la situation et ce n'est pas avec détachement qu'elle en parle. Les faits sont donc réels mais aussi fictifs, afin que certaines personnes ne puissent pas se reconnaître. Jad, si elle était au courant, ne serait sûrement pas d'accord. On peut la comprendre. Elle est la première concernée et si elle a perdu l'emprise d'elle-même dans cette situation, vu qu'elle ne se rappelle de rien, selon l'auteur, elle trouverait que cela ne lui correspond pas.
    Alors est-ce que Cuba rend dépressif ou soigne ceux qui vivent une dépression. Dans sa description de Cuba, j'ai pu retrouver ce qu'a pu m'en dire ma belle-soeur, Cubaine, ou mon homme lorsqu'il est parti en voyage là-bas. La misère, les habitants, les paysages … une île qui pourrait être paradisiaque grâce à son panorama. Il vaut mieux ne pas tomber malade là-bas.
    Philippe Lançon est un auteur érudit qui lit beaucoup. En effet, il fait référence à grand nombre de ses lectures. La descriptif de tous les paysages passe par ses yeux et je trouver que c'est très bien réussi car très vivant.
    Donc, pas franchement un coup de coeur. Peut-être parce que ce n'est pas trop mon genre de lectures, même si j'aime découvrir de nouveaux auteurs et d'autres univers.

    Lien : http://jelistulisillit.wordpress.com/2014/05/10/les-iles-de-philippe..
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Critiques presse (3)


  • LeSoir , le 19 septembre 2011
    Si Les îles nous raconte une histoire, c'est surtout un roman dans lequel la mélancolie du narrateur incite à une méditation lente. La lenteur convient à sa lecture, puisque celle-ci engage une réflexion sur l'existence, sans esprit de système mais en utilisant au mieux les événements pour rebondir d'une direction vers une autre.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Bibliobs , le 13 septembre 2011
    Les lecteurs de «Libé», qui n'ignorent plus rien de cette passion fixe, retrouveront dans «les Iles» la Lançon touch, cet art du bref, cette façon saisissante de croquer un homme en deux phrases
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 31 août 2011
    Philippe Lançon brosse les portraits d'une avocate internée à La Havane et de son amie. Âpre et émouvant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    La folie ne m’intéresse pas et ne me fascine pas. Je n’ai ni assez de talent ni assez de liberté pour elle. Je manque de violence et d’angoisse pour l’imaginer. La solitude et les souffrances qu’elle engendre, quelles que soient les formes prises, me paraissent dépourvues de charme, de romantisme, de leçons, et même de mystère : chez la plupart de ceux qui la vivent, en parlent, la décrivent, et d’abord en moi. C’est une affaire misérable et sérieuse. Mieux vaut la laisser à des professionnels, qui ne guérissent de rien, et, peut-être, à quelques génies souffrants, des types jaillis sabre en main d’une lampe à huile éclairant de vieilles oubliettes.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Hong-Kong et Cuba sont des îles, les îles se conjuguent à l’imparfait. Entre les deux chapitres qui leur sont consacrés, j’avais écrit au présent un long chapitre parisien : il correspondait au séjour de Jad et Jun chez moi. C’était, en quelque sorte, le corridor entre les deux îles, entre les deux états.

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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Les romans que j’ouvrais en partant vers des lieux inconnus tournaient vite au calvaire, surtout s’ils étaient bons. Je les lisais comme si la vie, les sentiments, les sensations, le voyage, tout dépendait désormais d’eux. Ils fixaient l’emploi du ton. Ce ton était trop violent, trop dense, pour être supportable. Les livres m’écorchaient vif, ils me jetaient dessus comme un sel de tristesse. J’étais enfermé avec eux dans un avion qui m’amenait nulle part, nous n’en sortirions pas vivants ensemble : c’était eux ou moi.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Je n’aime pas ceux qui utilisent la presse comme surface publicitaire, ceux qui s’en servent comme d’un domestique ou d’une arme tactique, ceux qui l’aiment tant qu’elle les flatte, ceux qui la menacent quand elle les dévoile, ceux qui la voudraient meilleure qu’ils ne sont, ceux qui la voudraient parfaite, ceux qui la paient ou qui se la paient. Je n’aime pas ceux qui lui font la morale, ceux qui étalent dedans leur immoralité et s’y barbouillent de contradictions, ceux qui y font carrière.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Quand on voyage seul, il faut des habitudes et il faut qu’elles deviennent des obsessions. Ailleurs doit être organisé comme si l’on devait y passer sa vie entière, dans un abandon complet : lieux, gestes, parcours, commerces, points de repos, de vue et de méditation, tout exige d’être rapidement et instinctivement reconnu, apprivoisé, adopté, répété – comme dans une langue nouvelle où chaque mot doit être appris, si l’on ne veut perdre la sienne.
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