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ISBN : 9782709635134
Éditeur : J.-C. Lattès (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
C’est l’histoire d’une femme élégante et éduquée de Hong-Kong qui devient folle lors d’un voyage à Cuba. C’est l’histoire des raisons pour lesquelles elle y est allée. C’est l’histoire de l’effet de cette folie sur celui qui la raconte, l’imagine : ses souvenirs, ... > voir plus
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Critiques presse (3)


  • LeSoir , le 19 septembre 2011
    Si Les îles nous raconte une histoire, c'est surtout un roman dans lequel la mélancolie du narrateur incite à une méditation lente. La lenteur convient à sa lecture, puisque celle-ci engage une réflexion sur l'existence, sans esprit de système mais en utilisant au mieux les événements pour rebondir d'une direction vers une autre.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Bibliobs , le 13 septembre 2011
    Les lecteurs de «Libé», qui n'ignorent plus rien de cette passion fixe, retrouveront dans «les Iles» la Lançon touch, cet art du bref, cette façon saisissante de croquer un homme en deux phrases
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 31 août 2011
    Philippe Lançon brosse les portraits d'une avocate internée à La Havane et de son amie. Âpre et émouvant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    La folie ne m’intéresse pas et ne me fascine pas. Je n’ai ni assez de talent ni assez de liberté pour elle. Je manque de violence et d’angoisse pour l’imaginer. La solitude et les souffrances qu’elle engendre, quelles que soient les formes prises, me paraissent dépourvues de charme, de romantisme, de leçons, et même de mystère : chez la plupart de ceux qui la vivent, en parlent, la décrivent, et d’abord en moi. C’est une affaire misérable et sérieuse. Mieux vaut la laisser à des professionnels, qui ne guérissent de rien, et, peut-être, à quelques génies souffrants, des types jaillis sabre en main d’une lampe à huile éclairant de vieilles oubliettes.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Hong-Kong et Cuba sont des îles, les îles se conjuguent à l’imparfait. Entre les deux chapitres qui leur sont consacrés, j’avais écrit au présent un long chapitre parisien : il correspondait au séjour de Jad et Jun chez moi. C’était, en quelque sorte, le corridor entre les deux îles, entre les deux états.

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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Les romans que j’ouvrais en partant vers des lieux inconnus tournaient vite au calvaire, surtout s’ils étaient bons. Je les lisais comme si la vie, les sentiments, les sensations, le voyage, tout dépendait désormais d’eux. Ils fixaient l’emploi du ton. Ce ton était trop violent, trop dense, pour être supportable. Les livres m’écorchaient vif, ils me jetaient dessus comme un sel de tristesse. J’étais enfermé avec eux dans un avion qui m’amenait nulle part, nous n’en sortirions pas vivants ensemble : c’était eux ou moi.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Je n’aime pas ceux qui utilisent la presse comme surface publicitaire, ceux qui s’en servent comme d’un domestique ou d’une arme tactique, ceux qui l’aiment tant qu’elle les flatte, ceux qui la menacent quand elle les dévoile, ceux qui la voudraient meilleure qu’ils ne sont, ceux qui la voudraient parfaite, ceux qui la paient ou qui se la paient. Je n’aime pas ceux qui lui font la morale, ceux qui étalent dedans leur immoralité et s’y barbouillent de contradictions, ceux qui y font carrière.
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  • Par rkhettaoui, le 10 avril 2013

    Quand on voyage seul, il faut des habitudes et il faut qu’elles deviennent des obsessions. Ailleurs doit être organisé comme si l’on devait y passer sa vie entière, dans un abandon complet : lieux, gestes, parcours, commerces, points de repos, de vue et de méditation, tout exige d’être rapidement et instinctivement reconnu, apprivoisé, adopté, répété – comme dans une langue nouvelle où chaque mot doit être appris, si l’on ne veut perdre la sienne.
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