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ISBN : 2266161113
Éditeur : Pocket (2006)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 161 notes)
Résumé :
30 millions de lecteurs. 28 éditions internationales. Un grand film en préparation. O Jérusalem Mai 1948. Les Anglais quittent la Palestine. La Ville sainte est à feu et à sang. Le conflit israélo-arabe commence et ne s'éteindra plus. Un formidable récit historique débordant d'aventures, de drames, d'amour, d'héroïsme et de secrets révélés. Un livre clé.
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
nilebeh
nilebeh10 février 2015
  • Livres 4.00/5
Ô Jérusalem, Lapierre et Collins

Imposant ouvrage rédigé par deux journalistes qui retracent le conflit israélo-palestinien depuis la date du « Partage » opéré par les Nations-Unies le 29 novembre 1947 à Flushing Meadows, New-YorK .

Les hostilités commencent avant même la signature du Partage de la Palestine en novembre 1947. A partir de là, les deux camps s'équipent d'armes. Deux émissaires, l'un juif, l'autre arabe, manquent se croiser dans les bureaux d'un vendeur d'armes de guerre à Prague.
Les préparatifs sont restitués, scrupuleusement : mission de Golda Meïr aux USA, qui revient avec 50 millions de dollars, là où ses chefs ne pouvaient prétendre qu'à une maigre participation des juifs américains. Achat de surplus militaires aux Pays-Bas, affrètement de bateaux pour rapporter toutes ces armes jusqu'en Palestine. Un vrai effort de solidarité de la communauté juive pour s'armer. Jusqu'aux avions qu'on construit, petits, apparemment pas pour la guerre, avec des infrastructures qui ne laissent pas supposer qu'ils s'agit d'armes de guerre. Aux USA, on achète en pièces détachées toutes l'artillerie lourde, les tanks, et les machines susceptibles fabriquer des armes lourdes voyageront sous la forme de 75000 pièces détachées sous le nom de « machines textiles », à remonter arrivées à destination.
D'autres armes lourdes seront acheminées dissimulées sous des kilos d'oignons ! Un navire, le Borea, chargé au maximum d'armes bien cachées, sera immobilisé en Méditerranée jusqu'à la date fatidique de la création de l'État d'Israël, finalement les Anglais l'arraisonneront et la cargaison n'atteindra pas les côtes israéliennes.
Du côté arabe, les préparatifs sont moins organisés, moins concrets pour ce qui touche au matériel. Ce sont les hommes qui s'organisent et se regroupent. le Grand Mufti à Jérusalem, Abdel Kader, tous les chefs arabes participent à un degré ou un autre et la guérilla est vive dans Jérusalem avec pour slogan : il faut rejeter les Juifs à la mer ! le roi de Jordanie forme secrètement le projet d'annexer la Palestine arabe à son propre pays.
L'ère des attentats commence : l'hôtel Sémiramis au Caire, attaqué par les juifs, où mourront de nombreux arabes, touristes pour la plupart ; attentats arabes avec des camions piégés, dans le centre même de Jérusalem.
L'enjeu, c'est Jérusalem ! Les Juifs rejettent l'idée de partage de la ville sainte, les Arabes aussi. Les Anglais l'occupent, avec une position fluctuante, soutenant les Arabes, ne s'opposant pas finalement aux juifs. Ils iront même jusqu'à faciliter la mise sous contrôle de la ville sainte en informant précisément les juifs du moment de leur départ. Quartier par quartier, les juifs vont reconquérir Jérusalem, semant la peur chez les arabes et les poussant à l'exil, vers le Liban, vers Amman et Damas.
Les Arabes veulent « étrangler » la ville, l'affamer, pousser les juifs à la quitter. le bus n°2 qui la dessert depuis les colonies juives extérieures est un danger à lui tout seul. Malgré le blindage des bus, les juifs sont attaqués, mitraillés sur le chemin. Il faut dire que le bus est alourdi et pèse, avec le blindage, près de sept tonnes. Autant dire que chaque voyage est un coup de poker avec la mort.
Des personnages historiques (Ben Gourion, qui se choisit ce pseudo signifiant « fils du lion » ; Golda Meïr, côté israélien, l'ex-SS Faw el Koutoub, le roi Abdullah de Jordanie, côté arabe) côtoient les habitants les plus modestes dans cet ouvrage. Chacun y est traité, dans sa réalité et son destin, avec la même attention. Et on vit avec eux ce que furent ces années de violence et de peur.
Des événements forts marquent le cheminement des Juifs vers la création de leur État : le 9 avril 1948, l'effroyable massacre du petit village arabe de Deir Yassin par les extrémistes juifs (Irgoun et groupe Stern), sorte d'Ouradour sur Glane palestinien qui enflammera la haine et le désir de vengeance des Arabes. le siège de Jérusalem qui verra ses habitants affamés, massacrés par les Arabes et enfin, par vote au Conseil juif, par une seule voix de majorité, la création de l'État d'Israël le vendredi 14 mai 1948. Sur neuf membres du Conseil, quatre voulaient décider une trêve avec les Arabes et reporter la création de l'État.
Il est tout de même à noter que les auteurs marquent bien la différence à leurs yeux entre les juifs, ingénieux, créatifs (créer des grenades à partir de boîtes de cigarettes vides), organisés, courageux, dotés de vrais chefs de guerre et le côté arabe, où on voit des hordes sans discipline, sans entraînement militaire, sans chefs mais supérieures en nombres.
Pour conclure, une étude nourrie, détaillée, illustrée de nombreux faits anecdotiques en apparence mais qui tissent l'invraisemblable gâchis que le monde va voir vivre sous ses yeux durant des décennies et qui perdure encore. Une analyse qui ne prend pas parti, qui dissèque et restitue avec un souci d'exactitude.
Sous nos yeux des destins se nouent et s'achèvent, des êtres humains prennent vie grâce à une enquête serrée des deux auteurs et nous les voyons vivre, lutter, s'en sortir ou mourir. Avec empathie, avec consternation et sans juger non plus car tel n'est pas notre rôle.

Ô Jérusalem, Lapierre et Collins

Imposant ouvrage rédigé par deux journalistes qui retracent le conflit israélo-palestinien depuis la date du « Partage » opéré par les Nations-Unies le 29 novembre 1947 à Flushing Meadows, New-YorK .

Les hostilités commencent avant même la signature du Partage de la Palestine en novembre 1947. A partir de là, les deux camps s'équipent d'armes. Deux émissaires, l'un juif, l'autre arabe, manquent se croiser dans les bureaux d'un vendeur d'armes de guerre à Prague.
Les préparatifs sont restitués, scrupuleusement : mission de Golda Meïr aux USA, qui revient avec 50 millions de dollars, là où ses chefs ne pouvaient prétendre qu'à une maigre participation des juifs américains. Achat de surplus militaires aux Pays-Bas, affrètement de bateaux pour rapporter toutes ces armes jusqu'en Palestine. Un vrai effort de solidarité de la communauté juive pour s'armer. Jusqu'aux avions qu'on construit, petits, apparemment pas pour la guerre, avec des infrastructures qui ne laissent pas supposer qu'ils s'agit d'armes de guerre. Aux USA, on achète en pièces détachées toutes l'artillerie lourde, les tanks, et les machines susceptibles fabriquer des armes lourdes voyageront sous la forme de 75000 pièces détachées sous le nom de « machines textiles », à remonter arrivées à destination.
D'autres armes lourdes seront acheminées dissimulées sous des kilos d'oignons ! Un navire, le Borea, chargé au maximum d'armes bien cachées, sera immobilisé en Méditerranée jusqu'à la date fatidique de la création de l'État d'Israël, finalement les Anglais l'arraisonneront et la cargaison n'atteindra pas les côtes israéliennes.
Du côté arabe, les préparatifs sont moins organisés, moins concrets pour ce qui touche au matériel. Ce sont les hommes qui s'organisent et se regroupent. le Grand Mufti à Jérusalem, Abdel Kader, tous les chefs arabes participent à un degré ou un autre et la guérilla est vive dans Jérusalem avec pour slogan : il faut rejeter les Juifs à la mer ! le roi de Jordanie forme secrètement le projet d'annexer la Palestine arabe à son propre pays.
L'ère des attentats commence : l'hôtel Sémiramis au Caire, attaqué par les juifs, où mourront de nombreux arabes, touristes pour la plupart ; attentats arabes avec des camions piégés, dans le centre même de Jérusalem.
L'enjeu, c'est Jérusalem ! Les Juifs rejettent l'idée de partage de la ville sainte, les Arabes aussi. Les Anglais l'occupent, avec une position fluctuante, soutenant les Arabes, ne s'opposant pas finalement aux juifs. Ils iront même jusqu'à faciliter la mise sous contrôle de la ville sainte en informant précisément les juifs du moment de leur départ. Quartier par quartier, les juifs vont reconquérir Jérusalem, semant la peur chez les arabes et les poussant à l'exil, vers le Liban, vers Amman et Damas.
Les Arabes veulent « étrangler » la ville, l'affamer, pousser les juifs à la quitter. le bus n°2 qui la dessert depuis les colonies juives extérieures est un danger à lui tout seul. Malgré le blindage des bus, les juifs sont attaqués, mitraillés sur le chemin. Il faut dire que le bus est alourdi et pèse, avec le blindage, près de sept tonnes. Autant dire que chaque voyage est un coup de poker avec la mort.
Des personnages historiques (Ben Gourion, qui se choisit ce pseudo signifiant « fils du lion » ; Golda Meïr, côté israélien, l'ex-SS Faw el Koutoub, le roi Abdullah de Jordanie, côté arabe) côtoient les habitants les plus modestes dans cet ouvrage. Chacun y est traité, dans sa réalité et son destin, avec la même attention. Et on vit avec eux ce que furent ces années de violence et de peur.
Des événements forts marquent le cheminement des Juifs vers la création de leur État : le 9 avril 1948, l'effroyable massacre du petit village arabe de Deir Yassin par les extrémistes juifs (Irgoun et groupe Stern), sorte d'Ouradour sur Glane palestinien qui enflammera la haine et le désir de vengeance des Arabes. le siège de Jérusalem qui verra ses habitants affamés, massacrés par les Arabes et enfin, par vote au Conseil juif, par une seule voix de majorité, la création de l'État d'Israël le vendredi 14 mai 1948. Sur neuf membres du Conseil, quatre voulaient décider une trêve avec les Arabes et reporter la création de l'État.
Il est tout de même à noter que les auteurs marquent bien la différence à leurs yeux entre les juifs, ingénieux, créatifs (créer des grenades à partir de boîtes de cigarettes vides), organisés, courageux, dotés de vrais chefs de guerre et le côté arabe, où on voit des hordes sans discipline, sans entraînement militaire, sans chefs mais supérieures en nombres.
Pour conclure, une étude nourrie, détaillée, illustrée de nombreux faits anecdotiques en apparence mais qui tissent l'invraisemblable gâchis que le monde va voir vivre sous ses yeux durant des décennies et qui perdure encore. Une analyse qui ne prend pas parti, qui dissèque et restitue avec un souci d'exactitude.
Sous nos yeux des destins se nouent et s'achèvent, des êtres humains prennent vie grâce à une enquête serrée des deux auteurs et nous les voyons vivre, lutter, s'en sortir ou mourir. Avec empathie, avec consternation et sans juger non plus car tel n'est pas notre rôle.





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Tostaky61
Tostaky6115 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
Ce livre m'a aidé à comprendre le conflit Israélo-palestinien. Si les événements récent vous interpellent, ce livre retrace la genèse de cette guerre fratricide pour un territoire.
Et nous, si nous devions nous battre chaque jour pour Avoir, Conserver ou Reconquérir notre maison, que ferions nous ?...
Cela dure depuis 1947 ....Et c'est pas fini!!!
Commenter  J’apprécie          200
Accalia
Accalia27 avril 2015
  • Livres 3.00/5
J'avais ce livre dans ma PAL depuis un long moment…je pense que cela se compte en années! Je ne sais pas trop pourquoi j'ai eu envie de l'en sortir début mars, mais je ne l'ai pas regretté!
Tout d'abord, il faut savoir que c'est un sacré pavé! Il fait plus de 900 pages, ce n'est pas rien!
Ayant lu « La Cité de la joie » de l'auteur Dominique Lapierre, je m'attendais à un texte plus romancé. Or là, c'est vraiment un documentaire, même si cela est écrit sous la forme d'un récit (ils donnent un air de récit grâce à plusieurs personnes qu'on voit réapparaître régulièrement au fil du récit) . Une fois cette surprise passée, je me suis plongée dedans.
J'ai fait une pause mi-mars dans ma lecture, mais en gros, j'ai été plutôt captivée. Bien évidemment, il faut un certain temps pour le lire, mais je ne me suis pas du tout ennuyée, ni lassée, au contraire, je l'ai trouvé absolument passionnant!
Je crois que je ne me rendais absolument pas compte de ce qui s'était passé et de comment le conflit israélo-arabe a pris de l'ampleur. Je ne connaissais vaguement que les grandes lignes,maintenant, on ne peut pas dire que je maîtrise le sujet, mais je comprends bien mieux ce qui s'est passé et pourquoi le conflit est toujours aussi vif aujourd'hui.
Ce récit couvre donc le temps d'une année, du 29 novembre 1947, à l'annonce du Partage de la Palestine au 17 juillet 1948 à l'annonce du second « Cessez-le-feu » qui divisera Jérusalem en deux durant 19 ans, avant que les juifs ne finissent par occuper presque toute la vieille ville.
J'aurais voulu savoir ce qui se passait après, mais ce récit ayant été écrit en 1971, on n'aurait pas pu aller vraiment plus loin…
Ce documentaire est sensé être impartial. J'ai trouvé que les auteurs en effet avaient fait de grands efforts pour rester neutre dans le conflit, mais j'ai parfois eu l'impression qu'ils penchaient plutôt du côté des juifs…
Après cet ouvrage est un récit assez fidèle de la manière dont les juifs se sont rendus maître de Jérusalem et donc d'Israël, il est -je pense- normal qu'on ait l'impression qu'il ne parle que des victoires des juifs, vu qu'au final, ce sont eux qui ont gagné cette guerre. On peut avoir alors l'impression d'un certain favoritisme et pourtant les auteurs ne font que relater les faits. Et si les parties sur la guerre juive sont plus longues, c'est peut-être aussi parce que les auteurs ont eu plus facilement accès aux témoignages et aux documents sur ce côté du conflit que de l'autre.
Ils n'ont en tout cas rien caché des atrocités qui ont été commises des deux côtés, aussi bien du côté arabe que du côté juif. Et il s'est vraiment passé des choses terribles, abominables même, tandis que les Nations Unies se contentaient de « discutailler » de détails et de prendre des pincettes pour tout…Ce documentaire est parfois assez violent.
Je pense que le pire pour moi reste quand même l'indifférence des anglais sur place face à tous ses événements. Les juifs et les arabes sont en guerre, on peut comprendre leurs batailles, mais que les anglais refusent d'intervenir alors qu'ils ont tous les pouvoirs et que leurs rôles est de maintenir un semblant de paix, cela me rendait hors de moi!
En tout cas, j'ai trouvé des réponses à mes questions : Comment les juifs ont fait pour renverser la situation, alors qu'ils étaient entourés de pays arabes qui entraient en guerre contre eux, qu'ils étaient très clairement en sous-nombre et sous-armé pour gagner? Pourquoi les arabes n'ont pas réussi à s'organiser en une seule et unique armée? Pourquoi les Nations Unies ont mis autant de temps à réagir?
Je n'ai qu'un seul regret : je trouve que ce livre n'a pas du tout assez parlé des autres communautés de la Ville Sainte. Il n'y avait pas que les arabes et les juifs dans cette ville, mais aussi tous les chrétiens (catholiques, orthodoxes et protestants), ainsi que le quartier arménien de la vieille ville. J'aurais voulu savoir comment eux avaient vécu ce conflit. Mais les auteurs en parlent à peine. Dommage.
———————————————–
Un documentaire sur le début du conflit israélo-arabe, plutôt neutre, absolument passionnant, une bonne manière de se plonger dans cette partie terrible de l'Histoire d'Israël. Je le conseille aux personnes qui veulent en savoir plus et qui préfère tout de même un récit à un documentaire pur et dur. Ce fut en tout cas une lecture que j'ai apprécié.
Lien : https://writeifyouplease.wor..
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Ludivine
Ludivine13 janvier 2008
  • Livres 3.00/5
Un livre qui permet de mieux comprendre la genèse du conflit israélo-palestinien.
Ce livre commence avec la décision de l'ONU de partager, avec un souci d'égalité (qui ne peut pas être), la Palestine en un état juif et un état arabe, afin que le peuple juif ait un pays à lui (on sort des horreurs de la Shoah et les pays membre de l'ONU culpabilisent). Mais les arabes ne sont pas d'accord avec cette décision de donner une partie de leur terre leur pays a des étrangers.
A partir des témoignages des principaux protagonistes, et des archives Dominique Lapierre et Larry Collins nous raconte et nous font comprendre la complexité de ce conflit.
Comment des arabes et des juifs, parfois amis, se sont retrouvés a se déchirer pour le droit de vivre sur la même terre.
Avec au coeur de ce conflit, Jérusalem, la ville de toutes les religions, de tous les peuples.
J'ai apprécié la neutralité et l'objectivité des auteurs, ils nous donnent les clefs pour comprendre le conflit, nous faire notre propre opinion.
C'est un livre passionnant et malheureusement toujours d'actualité, certains passages sont difficiles a lire.
Il est vrai, ce qu'il m'a le plus interressé est l'histoire de ces hommes, voir comment un même évenement été vécu et analysé par les "deux camps".
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gavarneur
gavarneur29 août 2015
  • Livres 3.00/5
Je suis partiellement d'accord avec la critique de HT qui dit que propos des auteurs est partial.
Oui le point de vue est surtout celui des juifs, mais il me semble que c'est essentiellement celui des chefs militaires ; on n'a une vision de la vie et des sentiments des populations juives et arabes qu'à travers des anecdotes - mais c'est sans doute faute de témoignages.
La lumière pointée sur les motivations complexes des britanniques, du président des Etats-Unis, des gouvernants et des diverses factions politiques et militaires m'a été très instructive. Donc le traitement de la grande histoire par la petite (nombreuses anecdotes morcelant les chapitres) m'a perturbé mais ne m'a pas empêché d'apprécier cet enrichissement de ma compréhension de la Palestine et Israël. Mon point de vue sur Truman, Ben Gourion et Golda Meir, par exemple, en a été changé.
Et au premier degré, bien que l'histoire générale soit bien connue, j'ai apprécié la façon dont le récit est mené, introduisant presque un suspense, même s'il est surtout question de logistique et beaucoup de combat.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho01 mai 2015
.../...
Au poste de commandement, Élisa contacta Jérusalem par radio.
- Les Arabes sont dans le kibboutz. Adieu !
En lisant ces mots, David Shaltiel, le Juif qui avait tant réclamé l'évacuation de Kfar Etzion, sentit ses yeux se voiler de larmes. La jeune polonaise ajouta encore quelques mots.
- Les Arabes sont tout autour, disait-elle. Il y en a des milliers. Ils noircissent les collines.
.../...
Mais un bruissement de feuilles apprit à Edelstein qu'ils avaient été découvert, et il eut soudain devant lui, le visage édenté et ridé d'un vieil Arabe. Portant la main à la poitrine en signe d'amitié, celui-ci les rassura.
- N'ayez aucune crainte murmura-t-il.
Au même instant, un groupe d’irréguliers débouchèrent de la feuillée et se ruèrent sur Edelstein et Isaac Ben Sira. Mais le vieil Arabe s'interposa et leur fit un rempart de son corps.
- Vous avez assez tué ! cria-t-il.
- Silence hurla un des irréguliers, ou on va te tuer aussi.
- N'approchez pas répliqua le vieil homme en entourant les deux Juifs de ses bras. Ils sont sous ma protection.
Deux légionnaires surgirent alors et mirent fin à la discussion. Ils les emmenèrent.
.../...
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gavarneurgavarneur29 août 2015
Riad Solh explosa. Ils devaient reprendre le combat, gronda-t-il. Ils s'étaient tous mis d'accord sur ce point. Leurs peuples le voulaient. La fierté, l'honneur et la dignité des Arabes le commandaient.
-Et si nous manquons de grenades, déclara l'homme d'Etat libanais, nous cueillerons les oranges et nous les jetterons sur les Juifs pour nous battre et sauver notre honneur.
Un silence embarrassé suivit ce discours, Abdullah soupira.
-Je vous remercie Riad bey, dit-il enfin, pour la noblesse de vos sentiments et la haute expression de votre patriotisme. Je dois cependant vous rappeler une chose que vous semblez avoir oubliée. Nous sommes maintenant au mois de juillet. Il n'y aura pas d'oranges sur les arbres de Palestine avant le mois de septembre.
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GrouchoGroucho02 mai 2015
.../...
Ce n'est qu'au début de 1949 que les Nations unies obtiendraient que l’Égypte, le Liban, la Jordanie, et la Syrie signent un armistice avec Israël. Si ces accords consacraient l'arrêt des hostilités, ils ne mirent pas fin à l'état de guerre. Les États arabes proclamèrent avec persistance et résolution leur volonté de supprimer un État qu'ils refusaient à accepter et à reconnaître.
Ainsi se termina cependant, le conflit que les Israéliens appelèrent leur guerre d'Indépendance. La jeune nation avait payé cher sa survie. Environ six mille de ses membres étaient tombés au cours des combats. Proportionnellement, cela représentait plus de perte que n'en avait subi la France durant toute la Seconde guerre mondiale. Les Israéliens se retrouvaient maîtres d'un territoire de mille trois cent kilomètres carrés et de cent douze villages initialement attribués à l’État arabe par le plan de partage de la Palestine.
Les Arabes ne conservaient que trois cent kilomètres carrés et quatorze localités appartenant à l’État juif.
.../...
Les États arabes ne montrèrent de leur côté aucune hâte à venir en aide à leurs frères exilés. Bien que riches et peu peuplés, la Syrie et l'Irak leur fermèrent leurs portes. Pour ne pas modifier son délicat équilibre confessionnel, le Liban n'en accepta qu'un nombre limité. Égypte les parqua dans l'étroite bande de Gaza. Seule la Jordanie, le plus pauvre de tous les États arabes, fit un réel effort pour les accueillir.
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gavarneurgavarneur29 août 2015
Le président Truman avait ainsi averti son représentant aux Nations Unies, l'ambassadeur Hershel Johnson, qu'il avait "le plus grand intérêt à faire en sorte que le Partage soit voté s'il ne voulait pas supporter personnellement les conséquences d'un échec". De la même manière, le financier Bernard Baruch, conseiller du président, n'avait pas hésité à menacer Alexandre Parodi, le délégué de la France à l'O.N.U., d'une interruption possible de l'aide américaine en cas d'opposition de son pays.
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gavarneurgavarneur29 août 2015
Aucun leader arabe n'accablait plus volontiers les Juifs d'injures que Nouri Saïd, tout en avertissant secrètement ses amis du Foreign Office qu'il serait prêt à s'accommoder de leur Etat si cette concession pouvait lui valoir le soutien britannique pour l'annexion de la Syrie, accomplissement final de son rêve d'un "croissant arabe fertile" allant de la Méditerranée au Golfe Persique.
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