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ISBN : 2205055895
Éditeur : Dargaud (2004)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 739 notes)
Résumé :
Qui sont les quantités négligeables? Certaines photos de Marco, tentatives dérisoires pour dire le monde... Certains hommes, cassés après des années de travail sur les chantiers… Certaines vies banales qui basculent dans des choix discutables...
Manu Larcenet ne juge jamais et soulève des interrogations sur la condition humaine avec une intense pudeur. Comme à la lecture du premier tome, on referme le livre bouleversé, la larme à l’oeil avec cette sensation u... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
27 septembre 2013
  • 5/ 5
Je viens de refermer l'album et je reste un peu sans mots... Mais non sans émotions... Je crois bien que c'est la première fois, en lisant une bande dessinée (!) que les larmes me sont venues...
Partager ainsi la vie de Marco ; son amour grandissant pour sa copine, la complicité presque enfantine avec son frère, ses déboires de photographe sachant rester lui-même au milieu des snobs de la même profession, la camaraderie avec ses anciens potes devenus dockers, son désarroi devant son père atteint de la maladie d'Alzheimer...ressentir intensément la tendresse que ses vieux parents savent toujours se manifester...pour finir, avec Marco et comme lui, en larmes, dans les gros bras de Bastounet...
Et en même temps...on rit, on sourit...on vit !
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lehane-fan
26 janvier 2013
  • 5/ 5
Au programme de ce second volet , de l'émotion , du rire et des larmes...La patte Larcenet a de nouveau frappé , fort et juste , me confortant , si besoin était , dans l'idée que cette série s'avère décidément incontournable !
L'on retrouve notre super-héros préféré , SM soit SuperMarco – merci de ranger sur le champ menottes et cravache – dans son combat le plus épique : l'existence !
Points forts : une ironie à toute épreuve .
Points faibles : un quotidien qui le bouffe . Ce dérangeant et persistant sentiment journalier de passer à coté de la vie , qui plus est la sienne...
Toujours aussi touchant et précis dans l'émotion , Larcenet dissèque avec une maîtrise prodigieuse les états d'âme de ce petit bonhomme en quête d'équilibre .
Toujours sur le fil du rasoir , Marco , en plus de ses régulières crises d'angoisse qu'il calme à coups de médocs , voire de bédos , doit désormais composer avec l'inéluctable , la maladie de son paternel . Ajouter à cela une nouvelle vie de couple à faire ronronner et une expo photo à préparer , la plénitude ne risque pas de venir le visiter de sitôt !
Des rapports fraternels toujours aussi cocasses . Des situations délicates habilement contrebalancées par un second degré des plus agréables . La sauce prend , une nouvelle fois ! La boulimie guette...
Larcenet ou l'art de vous balancer un couplet profond d'une justesse dévastatrice en l'enrobant de légèreté et de douceur...Fort , très fort...
Le Combat Ordinaire , Les Quantités Négligeables : plaisir incommensurable !
http://www.youtube.com/watch?v=x8l43czQAy4
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Coriolis
06 décembre 2014
  • 5/ 5
de joies éphémères en déconvenues, Marco, un trentenaire désabusé, poursuit son apprentissage de la vie. Chaque jour qui passe le rend un peu plus vieux, un peu plus adulte. S'il était réfractaire à la vie de couple, il consent désormais à laisser une petite place à l'amour dans sa vie. Lui qui ne trouvait plus aucunes finalités dans sa carrière, reprend son activité de photographe et semble guéri de ses tourments existentiels, du moins en partie. Marco semble en effet aller mieux. Cependant s'il est moins torturé par ses angoisses intérieures, le destin va se charger de lui rappeler qu'il donne aussi vite qu'il reprend. Il se frotte aux aspérités de l'existence et s'égratigne quitte à rouvrir certaines plaies cicatrisées. La douleur de ses contemporains et plus particulièrement des anciens collègues de son père le renvoie à ses propres souffrances. La douleur d'exister, de ne plus trouver la motivation nécessaire à mettre un pied devant l'autre et de se faire vieux avant d'avoir vécu.Et puis, il y a la mort : imprévisible, cruelle et intraitable qui incite à se taire pour conserver sa peine en son sein car c'est tout ce qu'il reste : la peine et les souvenirs, vestiges désolants du passé. Marco qui commençait à laisser ses racines se déployer et s'enfoncer dans la terre parvenait enfin à se tenir droit. Se tenir droit, pouvoir être debout comme ces autres à qui tout semble réussir. Comme ces autres qui ne semblent pas souffrir et exhibent un bonheur arrogant : amour, amis, carrière, enfant, maison...Tout cela semble si lointain à Marco...Va t'il se remettre ? Est-ce qu'on se remet de la mort d'ailleurs ou est ce qu'on pose un cache sur notre souffrance pour faire « comme si »... Un rideau qui dissimulerait aux regards indiscrets le mal qui ronge et voile de noir nos joies et nos rires.
Manu Larcenet maîtrise une nouvelle fois l'art de rendre visible l'impalpable, de mettre en mots et en images nos émotions les plus intimes et de dire l'indicible. Ce deuxième tome de la série le Combat ordinaire est incontestablement à la hauteur du premier opus : magistral, bouleversant et d'une humanité édifiante. L'auteur réussit à aborder certains thèmes de société avec justesse et sans complaisance comme la menace du chômage, les difficultés du monde ouvrier ou la recrudescence du racisme. du grand art sans fioritures, sans histoires abracadabrantes ou d'orgie d'effets de styles...Mais une grande authenticité et beaucoup de simplicité qui vont droit au coeur juste après que l'oeil se soit posé sur la page.
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jeranjou
06 juillet 2014
  • 5/ 5
Négligeable : Une quantité si peu importante que l'on n'en tient pas compte…
Province natale, maison familiale : Un père ouvrier, retraité de l'atelier 22 d'un chantier naval et nouvellement atteint de la maladie d'Alzheimer… une quantité devenue négligeable qui a peur d'oublier les siens… et pardessus tout son fils Marco.
Chantier naval, atelier 22 : Une poignée d'ouvriers tiennent la pause pour une fois, peut-être pour la dernière fois… des quantités négligeables qui sont vouées à disparaître un jour ou l'autre dans notre beau pays désindustrialisé.
Paris capitale, exposition photo : Les clichés de Marco étalés un à un sur la table immortalisent ces gueules cassées de l'atelier 22, ces quantités désormais négligeables au regard des photos des victimes de guerres du bout du monde que parcourait jadis Marco au coeur des combats extraordinaires.
Eh Marco, réveille –toi, « on dirait que tu veux absolument rendre ton travail ordinaire » !
♫ je me connais je lâcherai pas l'affaire
Je vais piquet de grève comme on pique une colère
Plus têtu que tous les Vieil homme et la mer
Pour que continue le combat ordinaire ♪ (1)
Whaouh ! Quel album ! Ce tome deux où l'on retrouve avec grand plaisir le jeune photographe Marco et son Emilie jolie vétérinaire surpasse largement toutes mes attentes…
Parfois marrant, tellement touchant, enfantin par moments, souvent émouvant… bref toujours gagnant pour un album loin d'être ordinaire assurément…
Je ne peux que vous conseiller de faire le plein de super albums du combat ordinaire, ce second opus de la série se classant très largement dans le top de mes bandes-dessinées. Après Blast, encore chapeau, Monsieur Manu Larcenet !
(1) Paroles des Fatals Picards : le combat ordinaire fan de l'auteur je suppose.
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Chrisdu26
26 mars 2013
  • 5/ 5
[…] Quoi qu'il nous arrive, je ne veux jamais renoncer à ta beauté […]
Voici la phrase qui m'a convertie à la bande dessinée. Une douzaine de mots qui ont eu l'effet d'un électrochoc et m'ont laissé sur le carreau.
Il y a trois mois à peine je ne jurai que par un roman, un bon pavé Zolien pour m'embarquer dans un monde d'évasion et voilà que ces soixante quatre pages de Larcenet, pardon, du très grand Larcenet, m'ont suffi pour me proclamer définitivement bédéphile.
Cet album est tout simplement splendide ! Que dire de plus que les autres critiques n'ont pas dit ? Qu'il est troublant et profond ? Que les larmes me sont montées aux yeux et qu'en refermant ce livre, je suis restée là quelques minutes à me demander qui suis-je réellement ?
Sous ses allures de dessins enfantins, cette histoire est touchante, drôle, nous bouleverse et nous laisse coi, car en chacun de nous sommeille un «Marco», une personne qui découvre peu à peu ses erreurs et va comprendre que finalement la vérité, les gens vrais, le bonheur ne sont pas forcément là où il le croit.
Cette bande dessinée nous parle de la mort, du deuil, de nos angoisses, de la médiocrité, d'un cargo qui sombre et qui sombre encore. Mais elle parle aussi d'amour, du lien, du divin et nous apprend qu'au bout du chemin, si l'on regarde bien nous pouvons voir une petite lueur qui scintille.
Il suffit d'ouvrir grand ses yeux, son coeur, et se laisser porter.
Alors je ne vous raconterai pas l'histoire, je ne vous dirai qu'un seul mot, plutôt deux :
LISEZ-LE !
Mille Mercis pour ce conseil de lecture et de m'avoir présenté Marco et surtout Larcenet. :D

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
lunchlunch17 septembre 2011
J'ai souvent confondu l'artiste et son œuvre...
Ce n'est que grâce à la psychanalyse, par étapes successives, que j'ai vaguement pu dissocier les deux : on peut être un grand artiste et un sale con...
On peut faire des choses très belles en étant soi-même assez moche. On peut saisir toute la beauté du monde sur du papier mais n'en jamais faire partie...
C'est étrange : Comment peut-on être à ce point dépassé par ce qu'on fait ?
Mais si l'œuvre est meilleure que l'artiste, pourquoi ne l'améliore-t-elle pas ?
La main frôle le divin quand les pieds pataugent dans la médiocrité...
Que l'on préfère l'un ou l'autre, le messager et le message ne se fondent peut-être jamais...
Mon boucher est un bonhomme abominable, mais son jambon sec est un pur moment de bonheur... L'art et la charcuterie...
+ Lire la suite
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manU17manU1711 février 2013
(Échange entre un ouvrier de l'atelier 22 et Marco)

- Et pourquoi c'est nous que tu viens prendre en photo fils ?

- Je ne sais pas... Peut-être parce que, des fois, vous me manquez... Et puis, dans les grandes villes, on oublie vite... Les gens croient que leurs bureaux, leurs immeubles, leurs voitures se construisent tout seuls...

- Dépêche-toi de photographier, Marco... Le chantier, les machines, nous autres... Parce que ça va tout disparaître...
+ Lire la suite
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lehane-fanlehane-fan09 janvier 2013
Le subit anéantissement de mes émotions semble être mon système personnel de protection . Je suis alors capable de continuer . Une part de moi s'occupe des autres , des relations sociales , de l'intendance , en somme...tandis que l'autre habite mon lopin d'enfer soigneusement privé , à l'abri des regards .
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lehane-fanlehane-fan11 janvier 2013
- Dis donc , t'as pas l'air de rayonner de bonheur !
- Tu parles ! Je viens de livrer un scénario à infogames et ils me l'ont refusé : " Trop adulte "...Tout ça parce que j'ai fait une scène où un orque mange un pingouin !
...
- Et c'était pour quel jeu ?
- Rikiki le petit pingouin .
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marina53marina5326 novembre 2012
On a tous des manières différentes de réagir au deuil, à la douleur, au manque.
Certains parlent, argumentent, échafaudent des théories, longuement, comme pour combler le vide...
D'autres, au contraire, se taisent avec l'application de l'enfant concentré sur un problème mathématique.
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