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ISBN : 2205055895
Éditeur : Dargaud (2004)


Note moyenne : 4.41/5 (sur 491 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Qui sont les quantités négligeables? Certaines photos de Marco, tentatives dérisoires pour dire le monde... Certains hommes, cassés après des années de travail sur les chantiers… Certaines vies banales qui basculent dans des choix discutables...
Manu Larcenet ne ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Verdorie, le 27 septembre 2013

    Verdorie
    Je viens de refermer l'album et je reste un peu sans mots... Mais non sans émotions... Je crois bien que c'est la première fois, en lisant une bande dessinée (!) que les larmes me sont venues...
    Partager ainsi la vie de Marco ; son amour grandissant pour sa copine, la complicité presque enfantine avec son frère, ses déboires de photographe sachant rester lui-même au milieu des snobs de la même profession, la camaraderie avec ses anciens potes devenus dockers, son désarroi devant son père atteint de la maladie d'Alzheimer...ressentir intensément la tendresse que ses vieux parents savent toujours se manifester...pour finir, avec Marco et comme lui, en larmes, dans les gros bras de Bastounet...
    Et en même temps...on rit, on sourit...on vit !
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 26 janvier 2013

    lehane-fan
    Au programme de ce second volet , de l'émotion , du rire et des larmes...La patte Larcenet a de nouveau frappé , fort et juste , me confortant , si besoin était , dans l'idée que cette série s'avère décidément incontournable !
    L'on retrouve notre super-héros préféré , SM soit SuperMarco – merci de ranger sur le champ menottes et cravache – dans son combat le plus épique : l'existence !
    Points forts : une ironie à toute épreuve .
    Points faibles : un quotidien qui le bouffe . Ce dérangeant et persistant sentiment journalier de passer à coté de la vie , qui plus est la sienne...
    Toujours aussi touchant et précis dans l'émotion , Larcenet dissèque avec une maîtrise prodigieuse les états d'âme de ce petit bonhomme en quête d'équilibre .
    Toujours sur le fil du rasoir , Marco , en plus de ses régulières crises d'angoisse qu'il calme à coups de médocs , voire de bédos , doit désormais composer avec l'inéluctable , la maladie de son paternel . Ajouter à cela une nouvelle vie de couple à faire ronronner et une expo photo à préparer , la plénitude ne risque pas de venir le visiter de sitôt !
    Des rapports fraternels toujours aussi cocasses . Des situations délicates habilement contrebalancées par un second degré des plus agréables . La sauce prend , une nouvelle fois ! La boulimie guette...
    Larcenet ou l'art de vous balancer un couplet profond d'une justesse dévastatrice en l'enrobant de légèreté et de douceur...Fort , très fort...
    Le Combat Ordinaire , Les Quantités Négligeables : plaisir incommensurable !
    http://www.youtube.com/watch?v=x8l43czQAy4
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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 26 mars 2013

    Chrisdu26
    […] Quoi qu'il nous arrive, je ne veux jamais renoncer à ta beauté […]
    Voici la phrase qui m'a convertie à la bande dessinée. Une douzaine de mots qui ont eu l'effet d'un électrochoc et m'ont laissé sur le carreau.
    Il y a trois mois à peine je ne jurai que par un roman, un bon pavé Zolien pour m'embarquer dans un monde d'évasion et voilà que ces soixante quatre pages de Larcenet, pardon, du très grand Larcenet, m'ont suffi pour me proclamer définitivement bédéphile.
    Cet album est tout simplement splendide ! Que dire de plus que les autres critiques n'ont pas dit ? Qu'il est troublant et profond ? Que les larmes me sont montées aux yeux et qu'en refermant ce livre, je suis restée là quelques minutes à me demander qui suis-je réellement ?
    Sous ses allures de dessins enfantins, cette histoire est touchante, drôle, nous bouleverse et nous laisse coi, car en chacun de nous sommeille un «Marco», une personne qui découvre peu à peu ses erreurs et va comprendre que finalement la vérité, les gens vrais, le bonheur ne sont pas forcément là où il le croit.
    Cette bande dessinée nous parle de la mort, du deuil, de nos angoisses, de la médiocrité, d'un cargo qui sombre et qui sombre encore. Mais elle parle aussi d'amour, du lien, du divin et nous apprend qu'au bout du chemin, si l'on regarde bien nous pouvons voir une petite lueur qui scintille.
    Il suffit d'ouvrir grand ses yeux, son coeur, et se laisser porter.
    Alors je ne vous raconterai pas l'histoire, je ne vous dirai qu'un seul mot, plutôt deux :
    LISEZ-LE !
    Mille Mercis pour ce conseil de lecture et de m'avoir présenté Marco et surtout Larcenet. :D


    Lien : http://marque-pages-buvard-post-it.blogspot.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 06 juillet 2014

    jeranjou
    Négligeable : Une quantité si peu importante que l'on n'en tient pas compte…
    Province natale, maison familiale : Un père ouvrier, retraité de l'atelier 22 d'un chantier naval et nouvellement atteint de la maladie d'Alzheimer… une quantité devenue négligeable qui a peur d'oublier les siens… et pardessus tout son fils Marco.
    Chantier naval, atelier 22 : Une poignée d'ouvriers tiennent la pause pour une fois, peut-être pour la dernière fois… des quantités négligeables qui sont vouées à disparaître un jour ou l'autre dans notre beau pays désindustrialisé.
    Paris capitale, exposition photo : Les clichés de Marco étalés un à un sur la table immortalisent ces gueules cassées de l'atelier 22, ces quantités désormais négligeables au regard des photos des victimes de guerres du bout du monde que parcourait jadis Marco au cœur des combats extraordinaires.
    Eh Marco, réveille –toi, « on dirait que tu veux absolument rendre ton travail ordinaire » !
    ♫ je me connais je lâcherai pas l'affaire
    Je vais piquet de grève comme on pique une colère
    Plus têtu que tous les Vieil homme et la mer
    Pour que continue le combat ordinaire ♪ (1)
    Whaouh ! Quel album ! Ce tome deux où l'on retrouve avec grand plaisir le jeune photographe Marco et son Emilie jolie vétérinaire surpasse largement toutes mes attentes…
    Parfois marrant, tellement touchant, enfantin par moments, souvent émouvant… bref toujours gagnant pour un album loin d'être ordinaire assurément…
    Je ne peux que vous conseiller de faire le plein de super albums du combat ordinaire, ce second opus de la série se classant très largement dans le top de mes bandes-dessinées. Après Blast, encore chapeau, Monsieur Manu Larcenet !
    (1) Paroles des Fatals Picards : le combat ordinaire fan de l'auteur je suppose.
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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 11 février 2013

    manU17
    Quel bonheur de retrouver Marco dans ce deuxième tome !
    Quoi ? Vous ne connaissez pas le Combat ordinaire de Manu Larcenet, cette excellente bande dessinée drôle et intelligente ? Son dessin sensible et expressif sous un abord un peu naïf mais qui se révèle à vous et vous touche davantage à chaque page ? Vous ne pourrez plus dire que vous n'en aviez jamais entendu parler…
    Le Combat ordinaire continue, celui que nous menons tous à notre échelle pour affronter le quotidien. Toutes ces petites choses qui peuvent nous sembler banales mais qui nous compliquent l'existence. Entre l'acceptation de la maladie de son père, sa relation nouvelle avec Emilie et son job de photographe qui le ramène à « l'Atelier 22 » dans lequel travaillait son père, ce ne sont pas les sujets d'inquiétudes qui manquent.
    L'exposition qu'il prépare autour des portraits de ces ouvriers, qu'il connait depuis toujours, est au centre de ce tome. Un hommage aux vrais gens, ces « petites gens », ces « quantités négligeables » qui ne sont pas que la « France d'en bas » comme dirait un ancien ministre que je ne nommerai pas. Un thème pas très glamour qui suscite l'étonnement voire les moqueries autour de lui et qui apporte un côté politique à ce tome. En effet, Marco est sidéré de découvrir que des personnes qu'il adore puissent en arriver à voter pour un parti extrémiste, un sujet délicat mais brillamment traité sans lourdeurs ni outrances.
    La relation fraternelle privilégiée qui l'unit à Georges est toujours un régal de drôlerie. On ne peut pas s'empêcher de rire avec eux de leurs blagues potaches et de s'émouvoir de leurs discussions l'instant d'après. Et la réflexion sur le pardon, l'oubli, se poursuit à petits pas…
    C'est juste, c'est vrai, du concentré d'authenticité et d'intelligence à chaque page ! Qui ose encore dire que la bande dessinée est réservée aux enfants ? Lisez le Combat ordinaire et vous ne verrez plus jamais la bande dessinée de la même manière.


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/02/le-combat-or..
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Citations et extraits

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  • Par lunch, le 17 septembre 2011

    J'ai souvent confondu l'artiste et son œuvre...
    Ce n'est que grâce à la psychanalyse, par étapes successives, que j'ai vaguement pu dissocier les deux : on peut être un grand artiste et un sale con...
    On peut faire des choses très belles en étant soi-même assez moche. On peut saisir toute la beauté du monde sur du papier mais n'en jamais faire partie...
    C'est étrange : Comment peut-on être à ce point dépassé par ce qu'on fait ?
    Mais si l'œuvre est meilleure que l'artiste, pourquoi ne l'améliore-t-elle pas ?
    La main frôle le divin quand les pieds pataugent dans la médiocrité...
    Que l'on préfère l'un ou l'autre, le messager et le message ne se fondent peut-être jamais...
    Mon boucher est un bonhomme abominable, mais son jambon sec est un pur moment de bonheur... L'art et la charcuterie...
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  • Par manU17, le 11 février 2013

    (Échange entre un ouvrier de l'atelier 22 et Marco)

    - Et pourquoi c'est nous que tu viens prendre en photo fils ?

    - Je ne sais pas... Peut-être parce que, des fois, vous me manquez... Et puis, dans les grandes villes, on oublie vite... Les gens croient que leurs bureaux, leurs immeubles, leurs voitures se construisent tout seuls...

    - Dépêche-toi de photographier, Marco... Le chantier, les machines, nous autres... Parce que ça va tout disparaître...
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  • Par lehane-fan, le 09 janvier 2013

    Le subit anéantissement de mes émotions semble être mon système personnel de protection . Je suis alors capable de continuer . Une part de moi s'occupe des autres , des relations sociales , de l'intendance , en somme...tandis que l'autre habite mon lopin d'enfer soigneusement privé , à l'abri des regards .

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  • Par lehane-fan, le 11 janvier 2013

    - Dis donc , t'as pas l'air de rayonner de bonheur !
    - Tu parles ! Je viens de livrer un scénario à infogames et ils me l'ont refusé : " Trop adulte "...Tout ça parce que j'ai fait une scène où un orque mange un pingouin !
    ...
    - Et c'était pour quel jeu ?
    - Rikiki le petit pingouin .
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  • Par marina53, le 26 novembre 2012

    On a tous des manières différentes de réagir au deuil, à la douleur, au manque.
    Certains parlent, argumentent, échafaudent des théories, longuement, comme pour combler le vide...
    D'autres, au contraire, se taisent avec l'application de l'enfant concentré sur un problème mathématique.

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