ISBN : 220505791X
Éditeur : Dargaud (2006)


Note moyenne : 4.38/5 (sur 196 notes) Ajouter à mes livres
Le Troisième tome de l'une des plus remarquables oeuvres de la bande dessinée contemporaine, Ce qui est précieux voit Marco, confronté au désir de maternité d'Emilie et à la mort de son père. A travers de petites choses, de vieilles photos et des événements sans importa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Vepug, le 08 février 2012

    Vepug
    Comme souvent, pour beaucoup de bandes dessinées, j'hésite à m'y plonger du fait du dessin auquel j'ai du mal à adhérer. La série « le Combat ordinaire » ne fait pas exception. Et comme pour « Aldébaran », je ne regrette pas de l'avoir lu. C'est l'histoire de gens ordinaires qui font face à des problèmes ordinaires : photographe en manque d'inspiration ; difficulté d'avoir des relations stables ; désir d'enfant de l'un mais pas de l'autre, chômage, difficultés des relations parents et grands enfants, fermeture d'usine, alzheimer, racisme, la bêtise des gens… et j'en passe. le nombre de sujet traité et ce de façon très simple est immense.
    J'ai déjà dit que les dessins n'étaient pas trop mon truc, par contre, il faut admettre que ceux-ci sont très expressifs. Les personnages ont du caractère grâce aux traits du dessinateur.
    Prix du meilleur album Angoulême 2004
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 28 juillet 2011

    canel
    - - Attention, spoilers sur les tomes 1 et 2 !
    Moins bouleversant que le précédent, cet album est malgré tout très émouvant. Marco est confronté au problème de la paternité : ses relations avec son père, ce que lui-même et son frère représentaient pour cet homme au lourd passé, mais aussi les propres réticences de ce trentenaire à devenir papa à son tour, tandis que sa compagne lui rappelle fréquemment qu'elle veut un bébé et commence à perdre patience.
    Encore beaucoup de jolies choses dans cet album : de la tendresse, des réflexions sages, subtiles, intenses, sur le deuil et le veuvage, la paternité, la création artistique, la psychiatrie (béquilles chimiques ou psychothérapie), la guerre d'Algérie et ses tabous persistants...
    Et toujours un graphisme doux très plaisant, qui rend les personnages sympathiques, les photos parents-jeunes enfants réalistes et de ce fait particulièrement touchantes.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yvantilleuil, le 14 mars 2011

    yvantilleuil
    Quel plaisir de retrouver l'histoire de Marco, l'histoire de chacun d'entre nous, le combat quotidien contre soi-même, les angoisses et les espérances. Ces petites choses qui tracent notre vie, des choix et des décisions qui influent sur notre quotidien et qui au milieu des surprises que nous réserve la vie, nous balancent d'un sentiment à un autre. Des sentiments que Larcenet aborde de manière tellement intelligente, avec une justesse effrayante et un humour qui sait toujours nous faire sourire au milieu de moments bouleversants.
    Un tome qui boucle la boucle, de la naissance à la mort, de père en fils, de lassitude de la vie à l'envie de procréer, une introspection saisissante sur le début et la fin de la vie. Un Marco balancé entre l'incompréhension du suicide de son père et l'idée de paternité. Un Marco toujours incapable de prendre ses responsabilités, de faire ces choix qui font avancer une vie, poursuivi par l'hérédité, incapable de voir ces petites choses de la vie qui faisaient le quotidien et le carnet intime de son père, s'accrochant aux balises que lui tendent la vie, comme cet éditeur qui souhaite publier ses photos.
    Un Larcenet qui fait tourner la vie de Marco autour de quelques personnages, mais qui parvient tout de même à aller chercher l'infiniment petit au milieu de cet univers restreint ; ces petites choses infiniment précieuses et qui fleurissent notre existence. Un Larcenet qui comme d'habitude et dans toute sa simplicité parvient également à aborder des sujets graves comme la guerre d'Algérie ou la perte d'un père.
    Bref, une splendide tranche de vie, un cocktail d'efficacité et de simplicité, une introspection pleine de finesse, de tendresse et de charme pourvue de scènes hilarantes et qui aborde notre quotidien du début à la fin.
    Ce qui se fait de mieux en BD !
    Retrouvez cet album dans le Top BD de mon blog !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/02/18/manu-larcenet-le-combat-..
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    • Livres 5.00/5
    Par ennapapillon, le 14 novembre 2011

    ennapapillon
    Le père de Marco est mort, il s'est suicidé. Marco et Emilie viennent aider sa mère à vider les affaires de son père, notamment son atelier. L'expo de Marco sur les portraits des hommes du chantier 22 va être publié en livre. Il retourne au chantier naval pour revoir les ouvrier. Emilie veut un bébé mais Marco a trop peur. Il retourne voir le vieil homme rencontré dans le tome 1 pour connaître mieux son père et il apprend aussi des choses sur la guerre d'Algérie.
    Il y a aussi des réflexions sur la photographie et sur ce qui remplit une vie -des grandes déclarations ou des petites choses?
    Les pages en couleurs qui racontent l'histoire sont entrecoupées ici de détails de l'atelier du père de Marco, toujours aux couleurs sépia et le narrateur y évoque la perte de son père, le deuil.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce bel album qui pose des questions sur ce que l'on sait vraiment sur les gens, même proches. Ce qu'ils nous montrent, ce qu'ils pensent, ce qu'ils nous cachent, ce que l'ont voudrait qu'ils pensent ou qu'ils nous disent... J'ai trouvé cet album plus émouvant, plus personnel peut-être.

    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2011/11/14/22545068.html
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    • Livres 3.00/5
    Par MonsieurO, le 12 novembre 2010

    MonsieurO
    Meilleur album par ci, meilleur bidule par là, on pouvait craindre que l'ami Larcenet ne se perde dans d'interminables suites, complaintes dégoulinantes ou scénarios alambiqués. Centré sur la mort du père de Marco, ce nouvel album évite les écueils sus-cités et se recentre sur "ce qui est précieux", loin des instantanés à la Philippe Delerm. Débarassé aussi des tics et rouages, l'aisance facile, celle de l'habitude peut-être surexploitée à la relecture du premier tome. L'évocation des personnages et des sentiments se veut plus fine, et l'album trouve graphiquement sa propre voix, (exception faite de ces incompréhensibles boulevards blancs servant de gouttières entre chaque cases et chaque lignes) dans un style plus réaliste et moins "inspiré" comme on a pu parfois lui reprocher. Manu Larcenet trouve à quelques exceptions près, le temps de son histoire, plus profonde, plus juste entre engueulades, éclats de rires et confessions off, mais toujours entre deux eaux, un sentiment d'incomplétude que le quatrième et dernier tome saura je l'espère dissiper.

    Lien : http://monsieur-o.fr/2006/03/26/ce-qui-est-precieux/
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 09 mai 2009

    De manière rassurante ou au contraire terrifiante, tout ce que je fais porte la trace de mon père. Ce qu'il m'a appris ne se résume pas à ce que je vis… Je suis intimement une part de lui. Il m'arrive de croire, aux rares moments d'euphorie, que je me suis affranchi de lui … Mais ça ne dure jamais bien longtemps … Il n'est pas une heure sans qu'il ne me remonte à la surface, pour le meilleur ou pour le pire. Je n'ai pas la certitude que nous soyons réellement séparés. Je suis en lui, il est en moi. Je suis mort, il est en vie … C'est un mystère. Savoir enfin ce que je suis passe à coup sûr par comprendre qui il était
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  • Par canel, le 28 juillet 2011

    Mon père est mort. Je ne crois pas que je mesure encore bien toute l'étendue du cataclysme. Quand je ne serai plus anesthésié par la brutalité de sa disparition, j'entreverrai alors peut-être toute l'étendue intime du deuil. Pour conjurer la peur, depuis tout môme, j'ai imaginé ce moment sous toutes ses coutures. Je l'ai tellement fantasmé que lorsqu'il est arrivé... j'ai été soulagé. Etrangement, c'est comme si je m'étais dit : "On y est. C'est arrivé. Une horreur de moins à vivre, c'est toujours ça de pris." Mais dans ces innombrables fantasmes morbides, ces mises en scène, dans toute cette préparation rituelle, il y a une chose que je ne pouvais pas savoir... Rien ne prépare à la permanence de l'abomination. (p. 27)
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  • Par Jumax, le 29 mars 2012

    " Quand à moi... Il me faut continuer, je n'ai pas le choix... la vie sans lui, c'est tout de même la vie."
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  • Par bibliophage, le 26 mai 2011

    (4e de couverture)

    C'est l'histoire
    d'un photographe en deuil,
    d'un atelier à ranger,
    d'un livre à finir
    et de Gugusse avec son violon...
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  • Par mandarine43, le 19 avril 2011

    [Quelques planches tome 3 disponibles sur le site de l'éditeur :]

    http://www.dargaud.com/combat-ordinaire/ce-qui-est-precieux,2343.html
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