ISBN : 2205052918
Éditeur : Dargaud (2002)


Note moyenne : 3.32/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Ceux qui pensaient que l'on connaissait tout de la vie formidable de Sigmund Freud se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au complexe d'Œdipe. Qui savait que l'éminent inventeur de la psychanalyse avait traversé l'Atlantique pour évangélise... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par csapin, le 30 avril 2012

    csapin
    Quand on a lu de Larcenet la série le retour à la terre et plus encore celle intitulée le combat ordinaire, l'on peut légitimement supposer de l'intérêt de l'auteur pour les sciences de l'esprit. Quand à cela s'ajoute la faculté de l'écrivain-dessinateur, que dis-je, le talent de ne rien prendre au sérieux car tout est grave, l'on en arrive tout naturellement à cette aventure rocambolesque du Dr Freud.
    L'un est peut-être arrivé, d'un point de vue de la création, avant les autres mais qu'importe. Je ne me situe pas en historienne de la bande dessinée pas plus qu'en biographe de Larcenet mais du point de vue du fil de mes lectures au gré de mes découvertes.
    Naturel donc de se pencher sur la vie de l'éminence, version délirante d'un patient qu'elle aurait à n'en pas douter adorer psychanaliser. Résumé.
    Las des "vieilles peaux viennoises hystériques", le pionnier de la psychanalyse décide de partir à la conquête de l'Amérique, "un continent Presque neuf à psychanalyser", qu'il ambitionne de sortir de la barbarie. Accompagné de son fidèle second Igor, tel Watson pour Holmes ou Panza pour Quichotte, ils découvrent le pays des garçons vachers : un wild wild west remplis de bourreaux dangereux et de victimes résignées, où les chiens parlent et sont à la recherche du chaman qui pourra les doter d'une âme...
    Cette étonnante approche au soixante-douzième degré, potentiellement critique de l'analyse ou encore du système américain, est avant tout follement drôle, franchement divertissante et bigrement pertinente. Comme à son habitude, Larcenet parvient à combiner les high level graphique et rédactionnel. Respect.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2009/05/26/charlotte-sapin-le-..
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    • Livres 2.00/5
    Par colimasson, le 07 octobre 2011

    colimasson

    Convient absolument aux non-initiés de Freud, à ceux qui ne veulent pas le connaître ou à ceux qui ne peuvent pas le blairer. Cette aventure, qui se situe dans le désert Américain, certainement dans les années 1920, nous embarque avec Sigmund Freud et un de ses acolytes, Igor, compagnon de voyage peu conciliant, dans la quête d'une nouvelle terre à soumettre au joug tout-puissant de la psychanalyse. Pour cela, encore faudrait-il qu'ils croisent âme qui vive… Or, dans ce désert, très peu d'humains, si ce ne sont de pauvres indigènes qui détruisent, du haut de toute leur solitude, le complexe d'Œdipe (et qui semblent très bien s'en tirer), des chamans carburants aux substances hallucinogènes, et des chiens errants dont un, à la recherche d'une âme pour peupler sa conscience, subira l'application des premières thèses psychanalytiques de Freud.

    Voici donc le joyeux fourbi dans lequel nous plonge Manu Larcenet. Je parle de fourbi car cette aventure est avant toute chose une soupe dans laquelle marinent cinq ou six personnages tous plus excentriques les uns que les autres, et qui semblent se battre, tout au long de l'histoire, pour remporter la palme du burlesque. Cette volonté de Larcenet apparaît si clairement qu'il serait difficile de passer outre… Notre pauvre Freud est représenté comme un tyran totalitaire qui carbure à coups de « Nous progressons » et les blagues potaches s'enchaînent à son sujet. de quoi faire sourire, bien sûr, mais ce n'est jamais très profond et cela devient vite lassant. Autant aller se poser au comptoir d'un bistrot pour entendre les mêmes trouvailles de bas étage. Au moins, la boisson aiderait à tuer le temps.

    Pour ce qui est du dessin, on retrouve le style propre au Manu Larcenet du Combat ordinaire… On aime ou on n'aime pas. Dans mon cas… La vision de petits personnages ronds et bouboules n'a fait que confirmer mon impression de lire un gros cahier de blagues. Ca ne m'a donc pas aidé à apprécier cet album…
    A réserver aux vrais ennemis de Freud, à ceux qui se repaissent de toutes les formes d'insanités proférées à son égard, même les moins drôles.
    Pas qu'il soit ici question d'un débat idéologique, mais autrement, le risque de s'ennuyer est vraiment immense…


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-une-aventure-rocambolesque-d..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 04 février 2011

    Hindy
    Une excellente BD pour les grands, méchamment drôle !
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    • Livres 4.00/5
    Par gizzmoo, le 01 février 2011

    gizzmoo
    C'est vraiment drôle et corrosif ! Assez jubilatoire même !
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par cc, le 13 janvier 2011

    cc
    j'aime l'humour grinçant et décalé de Larcenet...
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 07 octobre 2011

    - Bien. Allons-y… Parlez-moi de votre mère.
    - Ma mère ? Je ne l’ai pas connue… Elle a été violée puis assassinée par des rebelles apaches alors que je n’avais que sept mois.
    - Ah ah ! Vous avez été élevé par votre père ! Nous progressons !
    - Non, non… Mon père, il est mort avant ma naissance, pendant la guerre d’Indépendance. Il a été exécuté par les soldats américains, avec mes oncles Herman, Firmin et Vaso…
    - N…nous progressons… Donc, alors, vous reproduisez le schéma que vous avez connu pendant votre petite enfance !! C’est pour ça que vous n’avez pas de famille…
    - Non, non… Ma femme, elle a été enlevée par des bandits avec mes deux filles pour être revendues dans les bordels de la frontière… Alors, quand mon fils Federico a tenté de s’interposer, ils l’ont pendu avec ses intestins… Puis ils ont brûlé ma ferme… après m’avoir torturé.
    - Nous progressons…
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  • Par colimasson, le 07 octobre 2011

    Le prévenu s’est rendu coupable d’avoir bafoué la science en échafaudant une théorie qui ne se base sur aucun calcul ni mesure, aucune expérience chimique, physique ni biologique. Une science où on ne peut rien mettre en équation est un simulacre vulgaire. En conséquence, je demande la peine de mère.
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  • Par colimasson, le 07 octobre 2011

    Votre Honneur, le prévenu s’est rendu coupable du péché d’orgueil : il a voulu mettre au grand jour ce qui doit assurément rester dans les ténèbres, à savoir : la conscience humaine. Cela équivaut à marcher sur les plates-bandes de Dieu. Et c’est mal ! Je demande la peine de mère.
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  • Par colimasson, le 07 octobre 2011

    - Ah ah ! Joue pas à ça avec moi, garçon… Ca fait presque 5 ans que je suis ici… J’ai passé l’âge de ces conneries !
    - 5 ans ! Mais ça fait 35 ans humains, ça ?!!
    - Ouaip. Mais si tu veux un bon conseil, il vaut mieux compter en temps de chien, c’est moins déprimant.
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  • Par colimasson, le 07 octobre 2011

    Ces longs mois à vomir tripes et boyaux n’étaient donc pas une torture traditionnelle infligée par le patronat aux salariés ? Monsieur me voit rassuré…
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