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ISBN : 220505466X
Éditeur : Dargaud (2004)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Guerre 14-18: les autorités ne comprennent pas pourquoi les soldats désertent le front, et se demandent ce qui peut bien les effrayer à ce point.
Voilà pourquoi ils veulent confier la mission d'aller sur le front dessiner la guerre à un peintre. Ce peintre n'est ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 24 décembre 2014

    marina53
    Que de mauvaises nouvelles pour le Président du conseil! Les Allemands attaquent de toutes parts, mettant à mal les soldats français déjà sur le front. Qui plus est, ça risque de chauffer pour ses fesses! Ne comprenant pas pourquoi ses hommes rechignent tant à aller combattre l'ennemi et par la même occasion défendre l'honneur de sa patrie (et/ou mourir si cela se passait mal), il décide d'envoyer quelqu'un en première ligne. Trop peu pour lui ce genre de mission! Et qui mieux placer pour dépeindre ce qui se passe là-bas qu'un artiste-peintre? En voilà une bonne idée! Ça tombe bien, Vincent van Gogh n'a pas son pareil pour faire de jolis tableaux (de nature morte essentiellement). Mis au pied du mur, Caporal van Gogh n'a pas le choix, c'est cela ou le peloton d'exécution... Ainsi, pinceaux et tubes de peinture dans le sac et flanqué d'un bon à rien de général, le peintre s'en va au front... dans l'espoir d'y revenir vivant...
    Encore une fois, Manu Larcenet met en scène un personnage connu et le plante dans un milieu qui lui est inconnu. Ici, il envoie Vincent van Gogh en première ligne. En pleine guerre mondiale, ce Président du Conseil qui voulait avoir une idée bien nette de ce que vivent les hommes n'a rien eu d'autres comme idées que d'envoyer le peintre, lui suggérant par là-même de mettre un peu moins de jaune dans ses toiles! Qu'à cela ne tienne, il y aura certes moins de cette couleur, néanmoins le génie du peintre ne s'éclipse pas de la sorte. Quels que soient les sujets à peindre... Tout est dans l'absurde et l'originalité mais une certaine noirceur émerge de ces situations de guerre. Les dialogues sont percutants et la mise en page dynamique. Les deux frères Larcenet ont eu le génie de mettre en scène ce génie de la destruction de la nature...
    Une aventure rocambolesque de Vincent van Gogh... en avant!
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    • Livres 5.00/5
    Par Davalian, le 15 septembre 2013

    Davalian
    Pour une première approche dans l'univers des aventures rocambolesque de Vincent van Gogh, ce deuxième opus est une agréable surprise. le style graphique est particulier mais il n'exige pas vraiment de temps d'adaptation. Il mêle une noirceur nécessaire à un talent comique à découvrir. Il n'existe guère de mots pour exprimer l'effet produit par l'insertion des œuvres de van Gogh. Encore faut-il évoquer la finesse et la qualité des reproductions ici offertes.
    Manu Larcenet s'en prend allègrement à l'arrière (ici les généraux et les décideurs politiques) pour rendre hommage aux combattants, tout en laissant la place à un débat sur l'incompréhension des artistes, avec une touche de fantastique. le tout ne déroute à aucun moment et il est impossible de lâcher la BD avant de l'avoir terminée.
    Mais le nec plus ultra demeure le sens de l'humour, les petites phrases bien senties, le comique quasi absurde de certaines situations (le général qui escorte un caporal au front pour se faire régulièrement cogner par celui-ci). le scénario n'est certes pas conventionnel mais il est un bel hommage rendu aux combattants. le registre mémoriel (incompatible avec la distanciation nécessaire à l'esprit critique) est omniprésent et compensé par une ambiance et un humour uniques ! Un univers à découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, le 24 septembre 2014

    moertzombreur
    Une aventure rocambolesque de Vincent van Gogh
    La ligne de front est la parfaite synthèse entre l'humour parodique et potache de ses débuts à Fluide Glacial et ses oeuvres plus personnelles où il se livre beaucoup plus, même s'il s'en sert pour mieux dissimuler ses angoisses. Un général s'interroge depuis son bureau : «Partout, nos soldats renâclent à l'effort, se plaignent, geignent comme des pédérastes". Il décide d'une mission extravagante : envoyer un peintre au front afin de pouvoir se rendre compte de la réalité des combats dans les tranchées, il va choisir Van Gogh. L'humour est ici très noir, et son profond dégoût pour cette guerre transparaît de manière très crue, grâce à un dessin mordant et un texte plein de verve.
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    • Livres 4.00/5
    Par igaluck, le 19 avril 2014

    igaluck
    Un Vincent van Gogh malicieusement réinventé pour une plongée en enfer.
    La culture picturale affleure, les digressions sur l'art, maniées avec un humour délicat et érudit, sont amusantes. On en verra la consécration dans Blast.
    Toute la force de cette bande dessinée tient dans le contraste entre un humour humble et le contexte dramatique. Peur et violence sont traités à bras le corps tandis que les personnages principaux badinent dans leur trouille et que les élites en fauteuil batifolent dans leur cynisme.
    Un onirisme à la Chihiro vient conclure un album dense, intéressant à de multiples niveaux.
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    • Livres 3.00/5
    Par nounours36, le 20 mars 2014

    nounours36
    Première BD de Manu Larcenet dont je tourne les pages. le titre et le sujet avaient piqué ma curiosité. Il s'agit d'une histoire improbable et rocambolesque. Improbable, mais en temps de guerre tout est possible. Il m'avait semblé que Van Gogh était mort en 1890, erreur, il est revenu et est appelé au front. Il a pour mission de dépeindre la guerre des tranchées de 14-18. Evidemment La Ligne de Front est antimilitariste au possible. le haut commandement souhaite que lui soit dépeint la guerre, le caporal Van Gogh est donc envoyé sur le front, accompagné d'un général "issu d'une longue lignée de couard . La guerre est dépeinte dans son horreur, mais dans une seconde partie l'histoire part dans une envolée poétique (??) qui m'a un peu dérangé.
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 24 décembre 2014

    - Il y a quand même quelque chose que je ne saisis pas.... Partout, nos soldats renâclent à l'effort, se plaignent, geignent comme des pédérastes... C'est tout de même fâcheux sachant que nous avons une guerre à gagner...
    - C'est peut-être la perspective d'y mourir qui refroidit nos bougres..
    - Non, cela ne se peut, Morancet. Si l'on n'y risquait pas la mort, le guerre serait somme toute très ennuyeuse...
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  • Par marina53, le 24 décembre 2014

    Le bourgeois n'a d'autre rêve que de posséder alors que l'artiste n'a d'autre possession que ses rêves.

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  • Par EffeLou, le 19 octobre 2014

    " - ... l'exaltation de la confrontation, l'odeur de terre retournée et de poudre, l'imminence de l'ennemi... Peindre la guerre va être passionnant, elle est si jolie.
    - Je sens que ça va cruellement manquer de tournesols."

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  • Par tamara29, le 04 janvier 2015

    - Vous cherchez de la morale ?
    - Non, je cherche un sens...
    - Sur la ligne de front, il n'y a plus rien.

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  • Par Davalian, le 15 septembre 2013

    - Lorsque j'étais encore caporal dans les forces artistiques spéciales, le Président m'avait assigné une mission très délicate... Éradiquer le cubisme.
    - Ah ?! Et pourquoi donc ?
    - Il disait que sa fille de cinq ans était plus habile que Braque.

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