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ISBN : 2362800067
Éditeur : Thierry Marchaisse Editions (2011)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Réfugiée en Angleterre, lors de la seconde guerre mondiale, Katherine Lind y survit solitaire, confrontée à la vie étriquée d’une bibliothèque de province.
L’exil l’a coupée de tout. Ne subsiste, au milieu d’un hiver impitoyable, que le souvenir d’un mois d’été ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par mollymoon, le 10 février 2015

    mollymoon
    La fille de ce roman c'est Katherine Lind. Agée d'une vingtaine d'années, elle a quitté son pays et sa famille pour trouver refuge en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale. Bien que l'auteur ne mentionne jamais sa nationalité, on peut penser qu'elle est allemande et peut-être juive. Après avoir passé une année en foyer à Londres, la voilà installée en province avec un emploi et un logement. Son logement est un grenier et son travail ne la passionne pas. Ses collègues sont hostiles, son chef est un homme odieux et elle n'a pas d'amis. La jeune fille vit dans une solitude insondable et s'est décidée, après deux ans passés en Angleterre, de reprendre contact avec la famille qui l'a reçu lors d'un séjour linguistique alors qu'elle était adolescente. En attendant une réponse, elle se souvient de de ces trois semaines de vacances à la campagne et surtout de Robin, le fils de la famille dont elle était vaguement amoureuse.
    La construction de récit est originale: l'action se déroule sur une seule journée, un glacial samedi d'hiver, et l'épisode estival est inséré en son centre.
    Le roman commence bien, l'atmosphère froide et glauque de la ville est bien rendue, et s'accorde parfaitement à la vie pitoyable de Katherine qui parait plutôt sympathique. Tout se gâte quand l'auteur aborde le chapitre de l'été. La jeune fille se montre alors singulièrement compliquée, échafaudant en permanence des théories fumeuses pour essayer de comprendre le comportement des autres à son égard. Jamais satisfaite, elle ne semble pas capable de profiter de l'instant présent et à force de chercher midi à quatorze heures, elle finit par devenir franchement pénible.
    Philip Larkin a vingt-cinq ans en 1947, au moment de la publication d’Une fille en hiver. Les tourments intérieurs, proches de la masturbation intellectuelle, qu'il prête à son héroïne semblent plus correspondre à ceux d'un jeune homme de son âge qu'à fille de seize ans.
    Je n'ai absolument pas apprécié ce roman que j'ai trouvé sinistre et déprimant sans y trouver la moindre trace de poésie. C''est dommage car j'attendais beaucoup de cette lecture...
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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 16 novembre 2014

    Missbouquin
    Ce roman fait partie de ceux qui me regardent (si si j'ai parfois l'impression que c'est le cas) du haut de mon étagère des services presse, me donnant mauvaise conscience de ne pas les avoir lus avant. Voici donc 2 ans qu'il me fait les yeux noirs, jusqu'à ce que finalement je cède en cette fin d'année 2014 …
    Et pourtant je l'avais demandé à l'époque parce que l'histoire me semblait intéressante, mettant en scène une bibliothécaire (!). de plus, Philip Larkin est un des grands poètes anglais du XXe siècle (connu et reconnu après sa mort seulement, grâce à son éditeur) et j'étais curieuse de découvrir sa prose, puisque ce texte est son deuxième et dernier roman. Et pour ces deux aspects, je n'ai pas été déçue.
    Jeune femme un peu mystérieuse, Katherine Lind est une Allemande réfugiée en Angleterre, en pleine Seconde guerre mondiale. Elle y survit, solitaire, avec pour seul horizon quotidien son travail dans une bibliothèque sombre et poussiéreuse de province. Alors certes les bibliothèques et les bibliothécaires ne sont pas à l'honneur dans ce roman, mais Philip Larkin a été bibliothécaire longtemps donc je suppose qu'il retrace fidèlement l'univers des bibliothèques qu'il a connues …
    Car tout au long d'un hiver impitoyable, Katherine s'y ennuie, s'y gèle, soumise à un chef stupide et tyrannique, à des collègues délatrices, avec lesquelles aucune amitié ne peut se nouer. Seule, elle repense alors à son correspondant anglais, avec qui elle avait entretenu une longue correspondance lorsqu'elle était au collège, et à qui elle avait rendu visite durant un long été. Se remémorant cet été, elle tente de dissocier les souvenirs et de discipliner sa mémoire qui lui tend un miroir déformé des événements. Pourtant, elle garde une bonne image de la famille qui l'a accueillie, en particulier de Robin, son correspondant, qui lui demande, dix ans plus tard, de se revoir, à quelques jours du Débarquement …
    Au cœur du monde terne, froid, qu'est celui de Katherine, la poésie de Philip Larkin explose, sous la forme d'une petite musique envoûtante, pour rendre ce récit introspectif très touchant. A travers des instants choisis, des émotions et des pensées qui ont touché la jeune Katherine, personnage timide, l'auteur déroule son texte, lentement, se rapprochant ainsi de certains romans anglais, où l'action est nulle mais laisse le lecteur savourer tranquillement les mots, choisis et raffinés. Une lenteur – presque une langueur – nécessaire pour l'analyse des personnages, des caractères, des mobiles de chaque acte.
    Un beau roman donc, abouti, plein d'une poésie languissante qui est le support parfait de la vie de Katherine, rêvant du paradis perdu …

    Lien : http://missbouquinaix.com/2014/11/12/une-fille-en-hiver-philip-larki..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lilidoic, le 12 mars 2013

    Lilidoic
    Une fille en hiver raconte l'histoire de Katherine Lind, réfugiée en Angleterre pendant la seconde guerre mondiale. Katherine travaille dans une bibliothèque où les personnel n'est pas très plaisant, où le moindre de ses gestes est épié et jugé et où son directeur temporaire est un odieux personnage, jugeant, critiquant tout et particulièrement injuste. le récit est construit en trois partie.
    La première est consacrée à la vie de Katherine dans une petite ville de province. Sa vie est morne, elle n'a aucun contact amical, malgré ses efforts pour être aimable et serviable. On ressent particulièrement sa vie froide partagée entre sa petite chambre glacée, la bibliothèque où l'atmosphère est inamicale et ses déambulations dans les rues toutes aussi frigorifiques. Les personnages qu'elle rencontre sont également distants et rudes. Par contraste, on aborde la deuxième partie du récit par le souvenir d'un été en Angleterre, à la campagne, dans une maison cossue au sein de la famille Fennel. Katherine est, à cette époque, plus joyeuse et insouciante, plus "réveillée" et observe les moeurs d'une famille anglaise. Il y a Robin, un jeune homme de 16 ans qui se veut très sérieux, poli et a des objectifs assez clairs pour sa vie, Jane, la soeur, plus agée qui est très blasée et ne veut rien faire et les parents, totalement absents en tant qu'hôtes. Mais là encore, un ressenti assez froid s'installe, distillé par les attentes relativement fantasmagorique de la jeune Katherine envers Robin, le fils de la famille qui seront quasiment vaines. de cet épisode estival, une impression de torpeur froide et distante en ressort.
    La troisième partie est de nouveau consacrée à la vie actuelle de Katherine, qui attend avec impatience et crainte des nouvelles de Robin, qui au final, a bien changé et dont les perspectives de vie ont bien évoluées. Katherine pourraient peut-être se réveiller un peu de sa torpeur hivernale.
    Une fille en hiver est donc vraiment un récit introspectif qui nous invite dans les pensées de Katherine. J'ai parfois eut envie de secouer Katherine, de la voir plus éveillée. J'ai même eu un peu de mal à la comprendre ou même ) m'attacher à elle. Cependant, la langue de Philip Larkin est belle (même si ce n 'est pas la version anglaise). Ce livre m'a plu, comme une parenthèse en suspens. le récit, lent, et l'ambiance, froide, m'ont un peu conduite dans une torpeur certaine, comme une invitation à hiberner.


    Lien : http://lisouworld.blogspot.fr/2013/03/une-fille-en-hiver-de-philip-l..
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    • Livres 5.00/5
    Par lael, le 27 février 2013

    lael
    A l'image de sa couverture élégante et sobre, Une fille en hiver est le récit introspectif de Miss Katherine Lind. Réfugiée en Angleterre, pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle y subsiste grâce à un travail de bibliothécaire. Solitaire, elle se remémore les instants passés aux côtés de Robin et de Jade Fennel lors d'un séjour linguistique et amical passé chez eux, il y a de cela six ans. Dans une famille conservatrice anglaise, Robin est un garçon au caractère tempéré et calme, tandis que Jade la soeur ne se retient pas de ses humeurs fluctuantes. Les parents Fennel, amicaux, bienveillants, hospitaliers sont plutôt discrets laissant à la jeune étrangère tout le loisir de découvrir l'Angleterre en compagnie de jeunes gens. Mais très vite, Katherine se retrouve coincée entre Robin et Jade, qui se disputent la vedette et ne manquent pas une occasion de décontenancer la jeune femme.
    J'ai aimé la grande délicatesse et la sensibilité de la plume poétique de Philip Larkin, saisissant des instants, des souvenirs, des fragrances, des émotions et des pensées. Une fille en hiver ne manquera pas de nous rappeler les romans intimistes anglais où l'action est nulle mais laisse place au velouté des moments partagés. J'ai aimé la narration, lente, précieuse qui met en contraste les froides journées d'exil, aux côtés d'un patron odieux comme pour rappeler la tristesse et la solitude et le séjour merveilleux de son enfance. La première partie met en scène les longues errances de Katherine dans les rues glacées de Londres. Nous sommes naturellement en hiver. La seconde partie contraste complètement puisque le récit des journées et des visites ensoleillées lors de son séjour dans la famille Fennel se passe en été. Par contraste, tout y est plus insouciant, excitant, plein de joie contenue... Pourtant ce séjour marqué par la formidable retenue du jeune Robin semble contrariée Katherine qui aurait souhaité plus. La dernière partie du livre est un retour en hiver, où les doutes assaillent l'esprit déjà tourmenté de Katherine. Les illusions s'envolent. Même lorsque Robin, à la veille de partir pour le débarquement, la surprend chez elle et lui demande un moment d'intimité...
    Roman d'impressions, roman d'introspection, roman de sentiments, Une fille en hiver est plaisant à lire pour ces moments de lecture, entre langueur et sensibilité, tissé de mots raffinés, porté par une héroïne attachante. Les dialogues retenus, les actes manqués, les regards discrets, l'ambiance langoureuse, tout semble se passer comme dans un poème de Keats où la profondeur de l'âme est essentielle. de la belle littérature.


    Lien : http://souslefeuillage.blogspot.fr/2013/02/une-fille-en-hiver.html
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    • Livres 4.00/5
    Par clairpickworth, le 26 mars 2013

    clairpickworth
    Une belle histoire, pleine de contrastes, un langage sublime - chapeau bas aux traductuers de la jolie prose de Philip Larkin!
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Citations et extraits

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  • Par Lilidoic, le 12 mars 2013

    Quand elle se leva et jeta un coup d'oeil autour de la pièce pour voir si elle n'avait rien oublié, elle fut heureuse de sentir qu'elle en était pratiquement retirée, qu'elle la laisserait exactement telle qu'elle l'avait trouvée, que son passage dans cette maison ne laisserait aucune trace derrière elle, comme tous ceux qui avaient dormi dans cette chambre d'ami

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  • Par Lilidoic, le 12 mars 2013

    D'après ce qu'on lui avait dit, elle avait été invitée en partie par politesse, et en partie pour divertir le prétendu ennui de Jane: Robin avait joué l'hôte avec une retenue tout anglaise et s'était arrangé pour obtenir quelques cours de langue gratuits par la bande

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Vidéo de Philip Larkin

Poème de Philip Larkin lu par lui-même
They fuck you up, your mum and dad. They may not mean to, but they do. They fill you with the faults they had And add some extra, just for you ... Ils te niquent, tes père et mère. Ils le cherchent pas, mais c’est comme ça. Ils te remplissent de leurs travers Et rajoutent même un p’tit chouïa – rien que pour toi. .. La Vie avec un trou dedans (trad. G. Le Gaufey), ed. Thierry Marchaisse








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