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ISBN : 2070784991
Éditeur : Gallimard (19/05/2016)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste de Stockholm, reçoit un matin un coup de téléphone affolé de Sanna Strandgard, son amie d'enfance à Kiruna en Laponie, lui annonçant la mort de son frère Viktor, retrouvé sauvagement assassiné au coeur de l'église où il officiait.
Viktor Strandgard, c'est un peu le Messie sédois : après un coma prolongé, l'homme avait écrit un livre sur son aller-retour dans le monde des morts et contribué activement à la création d'une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
christinebeausson
20 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Parfois, on a des regrets, mais pourquoi ce livre a t il attendu son tour si longtemps dans mes étagères ?
"Il y eut un soir, il y eut un matin : x... eme jour".
Åsa Larsson nous emmène passer quelques jours en Laponie suédoise. Découverte agréable de ce milieu plutôt hostile qu'elle sait nous montrer presque hospitalier. Je vous assure que l'on a bien envie par moments d'accompagner ses femmes dans leurs intérieurs bien douillets, au coin du feu, à regarder la neige tomber !
L'intrigue nous permet de redécouvrir le monde des sectes, celle ci comme toutes les autres, étant sclérosée et sclérosante pour tous individus pris dans son piège.
Les personnages sont très attachants et nous suivrons avec beaucoup de plaisir leurs parcours dans de prochaines aventures. Les portraits de femmes ne nous dévoilent qu'une partie de leur histoire, de leur fêlure et éveillent notre curiosité. Et malgré les drames décrits, l'humour reste toujours caché derrière une petite phrase.
Un vrai plaisir de lecture, merci Madame !
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inclassable1
29 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Viktor Strandgård est pasteur, mais pas n'importe lequel : après être devenu une star d'une église libre, il finit sauvagement assassiné : énucléé, les intestins qui se promènent, les mains coupées. Il est retrouvé par sa soeur Sanna dans son église à Kiruna, en Laponie (endroit où il fait très très très froid).
Rebecka Martinsson est avocat dans un cabinet d'affaires à Stockholm (endroit où il fait très trés froid), et, alors qu'elle vient de commencer une nouvelle journée de travail vers les 6 du mat, elle entend la nouvelle à la radio.
C'est le point de départ d'un retour dans le passé pour Rebecka qui va devoir aider Sanna (personnage borderline qui s'occupe tant bien que mal de ses deux enfants, et avec qui elle avait coupé les ponts), à prouver qu'elle est innocente bien que l'arme du crime ait été retrouvée chez elle.
Sous couvert de cette enquête, Asa Larsson (qui écrivait là son premier roman) nous livre un portrait très peu flatteur des Eglises libres de Suède ; fric, baise, pouvoir, corruption.
Parallèlement à l'enquête policière qui est menée par l'inspectrice Anna-Maria Mella, enceinte jusqu'aux yeux mais qui vient donner un coup de main à son collègue Sven-Erik Stålnacke, sous les ordres du procureur von Post (horrible personnage qui ne pense qu'à trouver un coupable, n'importe lequel, je note à ce sujet que dans les polars suédois, les procureurs ont souvent des noms à particule et sont souvent des crétins finis), bref, Rebecka replonge dans son passé qui l'a fait quitter Kiruna au moment de ses études.
C'est la découverte de ce passé, plutôt très rude, au sein d'une communauté religieuse (n'allons pas parler de secte) qui fait en partie le grand intérêt de ce roman : comment de jeunes gens plutôt innocents et crédules peuvent être, au nom de la foi, être malmenés et pervertis.
C'est aussi un roman où les hommes en prennent plein la figure, et on peut soupçonner l'auteure (qui exerçait le même métier que son héroïne, avocate fiscaliste) d'avoir voulu régler quelques comptes, on sent le vécu.
L'intrigue est plutôt bien menée (même si l'enquête policière parait un poil bâclée), les personnages principaux pleins de complexité, un humour léger n'est jamais bien loin (je pense notamment à l'origine du nom de Sivving qui est assez marrante où bien aux relations de Rebecka avec son Boss).
C'est un beau portrait, complexe, d'une femme qui a souffert, qui souffre encore, et qui a beaucoup de cran.

Ce livre nous interroge aussi sur le déracinement, l'héroïne éprouvant beaucoup de nostalgie à l'évocation de son enfance à Kiruna.
Le Sang versé publié en 2014 en France que j'ai lu mais pas chroniqué se révèle du même tonneau, mais le personnage de Rebecka se trouble, devient moins lisse, plus réel, et je vous recommande de lire les deux.
A noter à propos la ville de Kiruna : outre qu'il y fait très trés très froid, c'est une ville qui a été construite autour d'une mine (exploitée depuis 1899) d'abord à ciel ouvert puis souterraine ; régulièrement, les autorités et les propriétaires publics de la mine sont contraints de déplacer des quartiers entiers de Kiruna menacés par des éboulements en raison de la progression souterraine de la mine.
Ce point n'est pas abordé par l'auteur.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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LUKE59
18 février 2012
★★★★★
★★★★★
Un meurtre atroce commis sur un membre d' une " Eglise de la Force originelle" fleurant la secte à plein nez, le retour d' un passé douloureux, des secrets de famille bien glauques...Le sujet n' est certes pas des plus originaux, , cependant, tous ces ingrédients sont parfaitement assemblés par l' auteure pour réaliser un très honnête premier roman baigné par le froid polaire et la pénombre de l 'hiver arctique en Laponie.La psychologie des personnages est bien rendue avec cet hyperréalisme souvent amusant propre à bon nombre d' auteurs scandinaves , ce qui donne des phrases du genre: "Elle renifla ses chaussettes de la veille et décida de les remettre un jour de plus".A noter que cet ouvrage a reçu à sa sortie en 2003 le prix du meilleur premier roman attribué par l' association suédoise des auteurs de polars.Pour finir , j' ai remarqué l' existence d' un overblog consacré aux auteurs scandinaves de romans policiers justement intitulé : Horreur boréale.
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Didier_Tr
09 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Premier épisode des aventures de Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste, qui va se trouver plongée dans le meurtre d'un pasteur.
Mais pourquoi donc écrire une histoire policière avec une avocate fiscaliste ? C'est en fait très simple : c'est la profession initiale de l'auteure, tout s'explique.
La série comporte à ce jour (2016) 5 ouvrages, mais leur traduction semble lente, car ils paraissent avec plus de 10 ans de décalage, et seuls les 3 premiers sont pour l'instant traduits en français.
C'est une excellente série, avec des personnages très étudiés, teintés de féminisme de bon aloi.
C'est également très noir, j'avoue sauter parfois quelques paragraphes voire quelques pages quand cela me semble trop noir.
Lire plutôt les livres dans l'ordre chronologique.
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soleil
26 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Viktor est mort. Non seulement il officiait dans une église avec d'autres pasteurs mais de plus, son passé a fait de lui une star locale qui rapportait de l'argent à l'Eglise.
Sanna, sa soeur, fait appel à son amie Rebecka pour que cette dernière lui vienne en aide. Et de l'aide, Sanna va en avoir bien besoin puisque la police la suspecte ; en effet elle est la première personne à avoir découvert le corps.
La tache ne va pas être une mince affaire pour Rebecka en raison de la personnalité de Sanna, des autres pasteurs qui n'ont visiblement pas envie que l'affaire fasse grand bruit et sont bien avares de renseignements. Bon nombre d'obstacles vont se trouver en travers de la route de Rebecka.
--------------------------------
Repéré sur un blog, j'ai beaucoup aimé ce roman. Au début, je ne lui trouvais rien de transcendant, l'affaire se déroulant piano, puis les 60 dernières pages m'ont réveillée, ont su attiser ma curiosité. L'ambiance nordique, des personnages noirs, m'ont fait dire à plusieurs reprises "oh là làààà", inquiète mais curieuse de ce qui allait arriver.
Une très bonne pioche
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives19 mai 2015
Une image tirée d'un livre de contes, songea Rebecka. La jolie chienne noire constellée de flocons jusqu'à la queue. Avec sa grande pelisse grise descendant jusqu'aux genoux et un bonnet en peau de mouton recouvrant sa toison blonde, Sanna incarnait la fée de la forêt.
Elle avait un véritable don pour amadouer les animaux. D'une certaine façon, elles se ressemblaient, la chienne et elle. Le petit animal avait été négligé et maltraité pendant des années. Cela paraissait ne pas avoir laissé de traces mais seulement la place à une intense joie de vivre. Cette insouciance se communiquait par exemple en fourrant sa truffe dans la neige fraîche, ou en aboyant après un écureuil apeuré et réfugié sur le tronc d'un pin. Sanna, qui avait trouvé quelques heures plus tôt son frère mort et dépecé sur le sol d'une église, jouait maintenant avec son toutou dans la neige.
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PhookaPhooka22 mars 2011
Le substitut serrait les dents à sen faire péter la mâchoire. Il n'avait jamais supporté cette naine de policière. On aurait dit quelle tenait en laisse ses collègues masculins. Vu son apparence, il n'arrivait pas à comprendre comment elle faisait. Haute comme trois pommes et un beignet, maximum 1,50 m, son long visage chevalin semblait constituer la moitié de sa personne. Avec son gros ventre , elle était maintenant bonne à montrer dans les foires. Un vrai mètre cube, aussi large que haut : résultat de générations d'endogamie dans les villages isolés de Laponie.
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LUKE59LUKE5918 février 2012
Les faibles sont souvent attirés par les Eglises. Tout comme ceux désirant exercer un pouvoir sur eux.(p289)
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LUKE59LUKE5918 février 2012
Le texte informait le lecteur sur les sujets abordés au cours des séminaires.Pêle-mêle : " Tu as la force d' exiger d' être exaucé", "Dieu a vaincu ta maladie" et "Libère les dons spirituels tombés du ciel".../...Tout cela pour la modique somme de quatre mille deux cent couronnes , gîte et couvert en sus.(p 152)
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christinebeaussonchristinebeausson17 juin 2014
Une fois mortes, on sera si fatiguées qu'on ne souhaitera pas de vie dans l'au delà, dit Maria en posant l'un des gobelets sur le bureau de Rebecka.
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