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ISBN : 2755505885
Éditeur : 1001 Nuits (2011)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Les uns ne jurent que par elle quand les autres s’offensent que le mot soit prononcé. Que recouvre l’idée de décroissance, qui ne semble pas être la même pour les uns et les autres ? Surtout, elle charrie son lot de cont... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par bina, le 03 septembre 2012

    bina
    Gandhi a dit : ‘'Vivre plus simplement pour que tous puissent simplement vivre''. Cette Citation résume le feuille de route des ‘'objecteurs de croissance''.
    La décroissance est une notion souvent critiquée, essentiellement parce qu'elle est mal comprise et assimilée, à cause de son préfixe négatif, à la croissance négative ou à la croissance zéro. Il n'en est rien, et Serge Latouche est le fervent défenseur de cette idée qu'il devient urgent de mettre en œuvre dans les pays occidentaux, afin de donner l'exemple aux pays en développement.
    Ce petit livre analyse donc le ‘'contresens et les controverses sur la décroissance'' (c'est le sous-titre d'une livre) pour remettre les pendules à l'heure sur le sujet.
    Croissance négative, techno phobie, incompatibilité avec la démocratie, appel à la dictature, aux communautarismes, volonté d'éliminer le trop plein de population…
    Que d'idées erronées, montrant l'incompréhension du concept de décroissance.
    La décroissance est en fait la volonté de rupture avec la société de croissance à tout prix, avec le consumérisme excessif qui caractérise la société occidentale aujourd'hui. Il s'git de donner aux hommes un nouveau projet de société.
    Cette notion s'est développée en réponse à la faillite de la quête du bonheur promit par une société de croissance.
    Comment sortir du cercle infernal de la création illimitée de besoins et de produits, et de la frustration que cela engendre ?
    Les partisans de la décroissance vont donc chercher à lutter contre la croissance à tout prix, celle-ci se faisant au détriment de la nature et de l'avenir de l'environnement mondial, qui est limité. Les ressources de la planète ne sont pas extensibles, nous n'avons pas plusieurs planète à notre disposition !
    Mais ATTENTION : la décroissance n'est pas un retour à l'âge de pierre, le progrès est là, accepter, et les sciences doivent être utilisée pour le bien de tous, et non dans un but lucratif. Il doit servir le ‘'mieux-vivre'' des hommes au lieu de renforcer le capitalisme : encourager la chimie verte au lieu des molécules toxiques, accroitre l'éco-conception des produits, leur durée de vie…
    En conclusion, la décroissance est une critique radicale du libéralisme et de la société de consommation.
    Il y a un espoir, dans certains pays d'Amérique du Sud, Equateur et Bolivie, l'avenir de cette notion semble avoir des bases solides. Ces deux pays placent la nature comme un droit à respecter, qu'on ne peut pas aliéner, et inscrivent dans leur constitution non pas le PIB par habitant mais la recherche du ‘'bien-vivre''
    Tout n'est pas perdu !
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 25 mai 2012

    BVIALLET
    Derrière ce titre en forme d'oxymore qui fait penser à la pauvreté radieuse ou à la frugalité enrichissante, se cache le développement du concept de « décroissance » qu'il ne faut pas confondre avec le « développement durable » dont les médias nous rebattent les oreilles et qui n'est qu'une imposture dans la mesure où il ne permet pas de quitter la croissance. En effet, la décroissance n'est pas la négation de la croissance ni la croissance négative, mais une sortie véritable et librement assumée de la société de consommation. Un système qui ne consomme pas les ressources plus vite qu'elles ne se renouvellent et ne rejette pas les déchets plus vite qu'ils ne sont recyclés. En gros moins de travail, mais une vie sociale plus riche et plus conviviale.
    Sans ce livre, Latouche tord le coup à bon nombre d'idées reçues et de controverses amenées par ce concept relativement nouveau (quoique Ivan Illich et quelques autres dans la lignée de Gandhi l'aient déjà largement présenté dans les années 1970 de l'autre siècle sans obtenir un grand écho). Ainsi la décroissance permettrait de revenir ou de se rapprocher très largement du plein emploi ne serait-ce que par la relocalisation de l'ensemble des productions vitales et par les gisements d'emploi fournis par les énergies alternatives et le bio. Ainsi 20% d'électricité solaire et éolienne pourrait-il créer 240 000 emplois et 100% d'agriculture biologique en créerait 1 million ! Ce programme s'articule sur quatre axes principaux : 1/ Rejet des techniques polluante et abandon du modèle thermo-industriel.
    2/Relocalisation
    3/Création d'emplois à teneur écologique
    4/Changement des modes de vie et suppression des besoins inutiles (publicité, tourisme, déplacements inutiles etc...)
    Et peut se résumer en 8 termes, les 8 R : Réévaluer- reconceptualiser – Restructurer – Relocaliser – Redistribuer – Réduire – Réutiliser – Recycler. Tout un programme pour lequel Serge Latouche ne cache pas les difficultés à être mis en pratique. Un livre passionnant pour qui s'intéresse à ces sujets.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Critiques presse (1)


  • NonFiction , le 19 septembre 2011
    Dans cet ouvrage, Serge Latouche propose un projet alternatif à notre société de consommation autour de la notion de décroissance. Il nous invite à une réflexion utile et nécessaire sur l’avenir de notre système capitaliste.
    Lire la critique sur le site : NonFiction

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Serge Latouche - Bon pour la casse, les déraisons de l'obsolescence programmée .
Serge Latouche vous présentent son ouvrage "Bon pour la casse, les déraisons de l'obsolescence programmée" aux éditions les Liens qui libèrent. http://www.mollat.com/livres/latouche-serge-bon-pour-casse-les-deraisons-obsolescence-programmee-9791020900142.html Notes de Musique : 03 Glass_ String Quartet #5 - 3








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