ISBN : 2847421114
Éditeur : Le Passage (2008)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Au panthéon des fumeurs cultes, vous avez connu Serge Gainsbourg, Winston Churchill, Humphrey Bogart, Georges Simenon... Jamais vous n'oublierez Fabrice Valantine. Chasseur de têtes, accro à ses deux paquets de blondes quotidiens, Fabrice Valantine se rend un beau jour ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog

    La petite cinquantaine dynamique, Fabrice Valantine est chasseur de tête, mais surtout accro à la clope. Sa journée ne saurait se dérouler correctement sans ses deux paquets de blondes.
    Sur l'insistance de sa femme, rédactrice d'un magazine d'art, il consulte un hypnotiseur censé le débarrasser à tout jamais de son addiction.
    Contre toute attente, la thérapie est un succès. du jour au lendemain, Fabrice se retrouve non-fumeur presque malgré lui.
    Mais, après quelques jours de sevrage, il craque et décide de s'en griller une petite. Il réalise alors qu'il ne ressent plus rien : le plaisir associé à la cigarette, depuis sa toute première taffe, a complètement disparu.
    Une nuit, Valantine se fait agresser par un marginal sur le quai du métro. Au cours de la bagarre, il projette son assaillant sur les voies au moment même où la rame entre en gare. Après s'être enfui, il reprend ses esprits, allume machinalement une cigarette… et retrouve le plaisir voluptueux de la nicotine.
    Pour éprouver encore cette jouissive sensation, il lui faudra tuer à nouveau, cette fois-ci de sang froid.
    La cigarette, la nicotine, la dépendance et le plaisir qu'elles procurent sont de chaque page de Fume et tue. A tel point que je me suis pris plusieurs fois à renifler les pages, persuadé qu'elles exhalaient le vieux cendrier (véridique !).
    Peut-être est-ce cela, ajouté au fait que je n'ai jamais fumé et suis donc totalement étranger à cette dépendance, qui fait que j'ai peiné à entrer dans le récit. Non pas que ce soit mal écrit, loin de là ; le style d'Antoine Laurain est enlevé, bourré d'humour et cynique à souhait. Les pages se tournent sans difficulté, mais j'ai eu du mal à m'intéresser aux affres du narrateur. J'étais voué à rester définitivement un fumeur passif.
    Heureusement pour moi, je me suis délecté des coups de griffes que l'auteur distribue généreusement par le truchement de son narrateur : la stigmatisation croissante des fumeurs par les non-fumeurs (et pire encore, par les ex-fumeurs) depuis l'entrée en vigueur des lois anti-tabac ; la sale manie des pouvoirs publics de décider à votre place ce qui est bon ou pas pour vous et la valse des avertissements en tout genre qui déresponsabilisent plutôt qu'ils protègent (A consommer avec modération ; Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ; La consommation d'alcool pendant la grossesse peut occasionner…, sans parler de la paranoïa hygiéniste) ; le monde hostile de l'entreprise (la soirée incentive à la piscine de Pontoise est une scène d'anthologie), une certaine prétention du milieu de l'art contemporain….
    Dans le même temps, prêt à tout pour une nouvelle bouffée de plaisir, l'assassin malgré-lui va se muer en un serial killer retors et ingénieux. Les cadavres vont s'entasser mais Fume et tue se terminera sans que j'aie eu ma dose, l'issue trop convenue me laissant en état de manque : le roman qui s'annonçait subversif ne tient finalement pas sa promesse.
    C'est donc un roman qui se lit sans réel déplaisir mais auquel il manque un petit quelque chose pour être mémorable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 26 février 2010

    Zazette97
    "Fume et tue" est le second roman de l'écrivain français Antoine Laurain, paru en 2008.
    Fabrice Valantine a 50 ans. Il est marié à Sidonie, à son boulot mais surtout à la cigarette dont il consomme allègrement 2 paquets par jour.
    Pour faire plaisir (ou faire taire c'est selon) à sa femme, il accepte de se rendre chez un hypnotiseur qui le fera renoncer à la cigarette. Et ça marche, enfin...le plaisir de fumer disparaît mais reste néanmoins l'envie... Perturbé par ce "changement de vie", Fabrice se demande comment retrouver ce plaisir qui lui manque tant.
    Une nuit, dans le métro, un homme tente de s'en prendre à lui. Fabrice se défend et envoie l'agresseur sous les rails du métro. Pris de panique, il court jusque chez lui et allume une cigarette. le plaisir de fumer lui revient instantanément mais disparaît à nouveau peu de temps après.
    Lui faudra-t-il dès lors éliminer systématiquement une vie pour prendre plaisir à s'en griller une?
    Bon sang, je tuerais pour une cigarette! Non pas moi (enfin si parfois, pfiou c'est compliqué...), Fabrice Valantine.
    Voilà un homme que l'on sait, dès l'ouverture de ce roman, condamné à la prison.
    Le décor est planté et passé ces premières phrases (extrait que j'aurais d'ailleurs bien imaginé en quatrième de couverture), corrigez-moi si je me trompe, on a forcément envie d'en savoir plus !
    Le récit narré à la première personne nous emmène dans le passé de Fabrice Valantine. Un passé rempli de souvenirs tabagiques au point que l'on ne peut s'empêcher de se dire que toute la vie de cet homme tourne autour de la cancerette.
    Elément systématiquement associé à des rencontres agréables et des moments clés de la vie de Fabrice Valantine (rencontre avec sa femme et son patron, découverte du sexe, souvenir du père,...), la cigarette est la vraie vedette de ce roman.
    La nicotine est présente à chaque ligne. Elle se devine dans les moindres mots et même dans le nom de famille du personnage. Ses effets sont développés, poétisés, encensés. Ses détracteurs et leurs prêchis-prêchas sont rabroués. Ah ils ne comprennent donc rien !
    Je me suis tellement retrouvée dans tout le roman. Dans cet adieu nécessaire qui n'est jamais assez long. Dans ce changement de vie radical. Devoir casser les habitudes, rompre les associations, compenser sans y arriver, combler l'absence. Lutter contre ces petites cellules de mon cerveau qui me disaient "au secouuuuuuurs, donne nous à manger !"
    Me réveiller toutes les nuits. Chercher quelque chose sans savoir quoi. Pleurer et pester tant tout cela me paraissait ridicule. Et puis cette impression que la vie manquait subitement de saveur alors même que mes papilles retrouvaient le vrai goût des choses. le goût amer qui avait disparu et qui pourtant subsistait sous une autre forme.
    Renoncer à la cigarette équivaut à lutter contre soi-même. C'est très dur et je suis d'autant plus contente d'y être arrivée et de pouvoir répondre à qui me demande une cigarette : "non désolée, j'ai arrêté" :)
    Enfin bref. Revenons-en au roman. Et les meurtres dans tout ça? Je dirais qu'ils ont résonné en moi tels des exemples de la mauvaise foi du personnage. Des prétextes au maintien de sa dépendance façon " Vous voyez ce que ça donne quand j'essaie d'arrêter de fumer? Je pète un sérieux câble et je tue des gens. En fait, je n'aurais jamais du essayer d'arrêter. Maintenant c'est pire."
    Oui, malgré les meurtres, on rit. On rit parce que le lien de causalité entre cigarette et meurtre est présenté de façon assez cocasse et apparaît comme une dérive des plus extrêmes mais aussi parce que l'air de rien on s'attache à ce personnage intelligent, drôle et cynique à qui l'on souhaite de retrouver la paix intérieure.
    Les fumeurs (et de manière plus générale, "les accros", que ce soit de chocolat, de café, de vin, de coca, de rognures d'ongles et j'en passe) rient parce qu'ils se retrouvent dans les réflexions de Fabrice Valantine sur la dépendance.
    Les anciens fumeurs dont je fais partie (et qui ne deviendront jamais des non-fumeurs tant, apparemment, l'envie de fumer reste toute la vie :/) se souviendront avec nostalgie de leur ancienne compagne disparue, regretteront parfois (oui enfin sans doute pas les files chez le libraire ou les sprints nocturnes pour trouver un night-shop encore ouvert) mais ne replongeront pas pour autant (yes we can!)
    Quant à ceux qui ne sont accros à rien (ça existe?), passez votre chemin et vous irez au ciel bande de...je plaisante hein!
    Une douce drogue qui a su me rendre accro durant quelques heures. Un précis d'humour noir qui a su me faire rire. Un nième aurevoir qui me laissera un souvenir ému.
    Une vraie pépite en somme et qui mérite les avis dithyrambiques dont elle a fait l'objet !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/02/fume-et-tue-antoine-laurai..
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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 21 janvier 2010

    liliba
    Malgré les avis fort enthousiastes lus un peu partout, j'avais un peu peur en ouvrant ce roman de tomber sur une longue litanie des méfaits du tabac, une morale sur ce que, nous, abominables fumeurs puants, faisons subir à nous même et à notre entourage... Mais au bout de quelques pages, je jubilais déjà et j'ai dévoré ce roman d'une traite, en ne me laissant qu'à peine le temps... de griller une cigarette.
    Fumeuse, j'étais, puis ex-fumeuse et à ce jour fumeuse à nouveau, ayant décidé une fois pour toute de privilégier l'esthétique de mon postérieur à la santé de mes poumons... (résolution post 40 ans !). Je connais donc parfaitement ces affres de l'ancien fumeur qui a pris sa résolution, un peu à contre-coeur, et qui a décidé de ne plus toucher une cigarette. Je connais les idées fixes, cet état d'obnibulation totale quand on ne pense qu'à une chose, sentir sur ses lèvres le poids tout léger de la cigarette qu'on vient d'y poser, se brûler parfois un peu l'index et le majeur parce qu'on a fumé trop loin, jusqu'au filtre, entendre le craquement du briquet ou de l'allumette, aspirer la première bouffée, forte, chaude, qui brûle même un peu la lèvre, et sentir dans la trachée l'avancée de la fumée salvatrice, bourrée de cette fichue nicotine qui nous manque tant, mais qui nous donne le sentiment, l'illusion d'un bien-être...
    Je connais aussi les nuits de cauchemars dues au Champix, ce médicament soit disant miracle qui est censé aider le fumeur à se passer de sa dose. Je n'ai pas pris ces cachets très longtemps, tant les effets secondaires étaient impressionnants sur moi : tremblements, crises d'angoisse, nuits d'horreur dans lesquels j'assassinais tout le monde autour de moi et me réveillais en nage et en hurlant, persuadée que j'allais me noyer dans un bain de sang, boutons aussi beaux et purulents que la plus acnéique des ados, et j'en passe...
    Mais je connais également le plaisir que procure cette fameuse clope. La première bouffée de la première cigarette de la journée, celle qui va avec le café, celle qu'on allume quand on téléphone à une amie à qui l'on raconte sa vie, celle d'après l'amour... Et les gestes, ces gestes devenus mécaniques et auxquels on ne pense plus, mais qui font partie intégrante du rituel lié à la consommation de tabac. S'assurer qu'on a bien son paquet et son briquet quand on sort (ne pas avoir de feu : l'horreur !), avoir un ou deux paquets d'avance à la maison (traverser tout Paris la nuit pour acheter un paquet de clopes, je l'ai fait !), tenir sa cigarette de telle ou telle manière qui nous donnera une contenance, une assurance que nous sommes persuadés de ne pas avoir sinon, jeter les mégots à travers la fenêtre de la voiture d'une pitchenette, ou écraser le mégot du bout du pied dans une rotation rapide et discrète...
    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par myloubook, le 01 octobre 2008

    myloubook
    Un roman bien sympathique ! Car n'est pas tueur efficace qui veut et notre héros du jour Valentine m'a séduite avec son approche légèrement compulsive mais diablement efficace, sans parler de son sens de là-propos ironique et plein d'humour (faire périr dans une explosion un brûleur de pigeons, une des hypothèses envisagées par exemple).
    "Fume et tue". Un titre également bien choisi compte tenu du sujet : soudain privé du plaisir que lui procurait la cigarette, Valentine découvre par le plus grand des hasards un remède à ce mal en la montée d'adrénaline provoquée par un meurtre tout à fait accidentel (et que nous, pauvres lecteurs compatissants, fumeurs et non-fumeurs, trouvons finalement tout à fait naturel et excusable).
    Récit à la première personne d'un homme emprisonné pour avoir commis quatre crimes, ce roman revient sur l'enfance du narrateur, ses premiers contacts avec le tabac, sa première cigarette et la place indétrônable que celle-ci occupe dans sa vie, aux côtés d'une épouse non fumeuse écrivant dans une revue consacrée à l'art moderne. Celui-ci apparaît en toile de fond, via les photos d'Andy Warhol ou de Francis Bacon. Ou bien encore lorsque Valentine se souvient du jour où il avait pris pour un cendrier une œuvre contenant les cendres de la sœur de l'artiste.
    "Fume et tue" est un roman agréable, à ne pas prendre pour un polar (le titre est peut-être trompeur sur ce point). L'écriture est fluide, le personnage principal attachant, les autres apportent un peu de piment. L'histoire, qui pourrait sembler fumeuse (en oubliant le mauvais jeux de mots parfaitement involontaire), paraît assez crédible. Ce n'est sans doute pas un livre dont je me souviendrai bien longtemps mais c'est un bon divertissement et, après tout, cest ce qui importe.

    Lien : http://www.myloubook.com
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  • Par thaisg, le 22 décembre 2008

    thaisg
    Tout un programme pour ce livre ! Vous vous souvenez de ma rencontre avec l'auteur ? Souvent cité en tête des choix pour l'attribution du prix Landerneau (récapitulation chez Oiselle), j'ai sauté le pas et comme beaucoup je n'ai pas été déçue.


    Dès le départ, on ne peut qu'avoir de l'empathie pour ce personnage Valantine. Il nous conte ses déboires sentimentaux et professionnels avec beaucoup d'ironie et de distance ; Il nous donne sa vision sur l'art contemporain, c'est à dire une énigme (sentiment que je partage), il décortique la posture du fumeur comme celle du criminel. Il met en évidence ce que représente pour lui la dictature de la bien-pensance, de l'opinion ou du bien-être (ne pas fumer, ne pas boire..) entraves de la liberté.
    Beaucoup de réflexions donc, servies par des actions originales pour répondre à cette lancinante question : comment préserver sa vie, ses intérêts et son plaisir de fumer ?
    Antoine Laurain va ainsi nous concocter des petits meurtres originaux dont on savoure la finesse pour aboutir à une fin, à la fois simple et inattendue.
    La suite...

    Lien : http://arcetciel.canalblog.com/archives/2008/10/14/10936400.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 26 février 2010

    Cette idée de ne plus jamais refumer de ma vie m'attristait, je dois en convenir, et c'est empli d'une douce nostalgie que je répondis :
    - J'ai tout de même l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même.
    - La plus dangereuse, Fabrice, me répliqua ma femme avec gravité.
    Pouvait-elle comprendre que mes paquets m'avaient accompagné toute ma vie, que mes cigarettes étaient mes amies fidèles, toujours à portée de main quand j'avais besoin d'un réconfort. Je venais de divorcer de cette compagne, sans accord mutuel. J'aurais souhaité une sorte de compassion, une minute de silence. p.104
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  • Par Zazette97, le 26 février 2010

    Si je devais me pencher sur ma vie, au risque d'en éprouver un certain vertige, je dirais qu'avant les événements qui la bouleversèrent j'étais un homme sans histoires, presque banal.
    J'avais une femme, une fille, un métier dans lequel j'étais connu et reconnu et un casier judiciaire aussi vierge qu'une feuille de Canson achetée chez un marchand de couleur. Quelque temps plus tard, on tenta de m'évincer de mon poste, ma femme me quitta, et j'avais quatre meurtres à mon actif. Ce parcours atypique, s'il me fallait le résumer en une formule accessible au plus grand nombre, je dirais que tout cela est "une histoire de cigarettes. p.11
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  • Par liliba, le 21 janvier 2010

    Le plaisir de boire un bon vin, le plaisir de faire l’amour, le plaisir de fumer bien sûr, mais aussi le plaisir de se baigner sous le soleil dans une jolie piscine, le plaisir d’un bon repas dans un bon restaurant, le plaisir d’un beau paysage, le plaisir d’aimer tout simplement."
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La chronique de Gérard Collard - Le chapeau de Mitterrand
Le chapeau de Mitterrand de Antoine Laurain aux éditions Regardez l'avis de Gérard Collard... La présentation du livre "Le chapeau de Mitterrand" par l'éditeur : Un soir à Paris, Daniel Mercier, comptable, dîne en solitaire dans une brasserie, quand un illustre convive s'installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que notre Français moyen décide de s'approprier en souvenir. Il ignore que son existence va en être bouleversée. Tel un talisman, ce célèbre feutre noir ne tarde pas à transformer le destin du petit employé au sein de son entreprise. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux objet qui poursuit sur d'autres têtes son voyage atypique au sein de la société française des années 1980. Cette fable pleine d'esprit et de malice possède comme le fameux chapeau un charme mystérieux - celui de ressusciter une époque et, surtout, de mettre au jour à travers une galerie de personnages notre rêve commun : voir s'accomplir par magie nos désirs les plus secrets. Vous pouvez commander "Le chapeau de Mitterrand" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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