Autant j'aime
Margaux Motin et Pénélope Bagieux (hormis Ma Vie est tout à fait fascinante), autant j'appréciai autrefois
Diglee (à cette époque fort lointaine où son blog n'était pas qu'un hommage à Lady Gaga), autant Laurel je ne suis jamais allée sur son blog. On m'en avait parlé en bien, donc hop, j'ai acheté Un crayon dans le cœur. Je pensais qu'on allait tourner dans le même registre que les dessinatrices citées plus haut. Que nenni!
Laurel a un coup de crayon sympatoche, enfantin, féminin. Tout pour rendre Un Crayon dans le cœur agréable. Sauf que.
Sauf que l'auto dérision est pour ainsi dire inexistante. La plupart du temps elle se pose en pauvre petite chose victime. Victime des hommes, victime de la société, on va pleurer? Non.
Sauf que les gags sont prévisibles. Même si elle les a vraiment vécu c'est du déjà vu et ça agace.
Sauf que Laurel raconte quasi exclusivement ses histoires de cœur qui ne sont pas vraiment intéressantes ou drôles. Des sortes de petites anecdotes qui devraient restés dans le domaine privé. Quitte à passer pour une vilaine coincée je trouve que le bécotage en public est un manque de respect pour les gens autour. Et là c'est un peu comme si Laurel et son copain s'était assis en face de moi dans le métro.Un aperçu du voyeurisme auquel Laurel nous invite : "Dis quand j'aurai mis un bébé là dedans ... je pourrai goûter ton lait?".
Un Crayon dans le cœur est plus à voir comme un journal intime illustré qui devrai rester intime. Je pense relire du Laurel, j'aime son trait, mais une vrai histoire, pas un condensé de notes de blog comme celui là, surement pas.
Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.com/2011/07/dis-qua..