ISBN : 2070420116
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
C'est l'histoire d'une femme qui aime les hommes. Tous les hommes. Alors elle décide de coucher les hommes de sa vie sur papier et de leur dédier son livre. Ce serait un livre sur tous les hommes d'une femme, du premier au dernier - père, grand-p... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par ph_hugot, le 28 mai 2012

    ph_hugot
    Même s'il a maintenant plus de 10 ans, j'aimerais revenir sur un roman qui avait fait sensation et qui a marqué un grand nombre de lectrices, et même de lecteurs, même si ceux ci ont eu un plus de mal à supporter ce miroir violent à l'encontre de la gent masculine.
    Ce roman, c'est Dans ses bras là, de Camille Laurens, multirécompensé, et notamment lauréat des prix Fémina et du prix Renaudot des lycéens.
    Si Camille laurens, dijonnaise d'origine, a écrit des premiers romans de fiction à partir de 1991 ( Index) , ceux ci sont passés inaperçus, et elle prend alors un virage stylistique détonnant en 2000 en se tournant, avec la réusite que l'on sait, à l'autofiction, genre qui, à l'époque, en était à ses prémisses, dont Christine Angot en était la chef de file .
    Dans ces bras là est donc un roman très largement autobiographique, dans lequel elle évoque ses relations avec les hommes: du père à l'inconnu en passant par l'amant et même le lecteur à qui elle s'adresse. le récit est en fait constitué de chapitres courts, à la forme variée ( énumérations, monologues intérieurs) qui alterne entre le "je" et le "elle". Ce style peut un peu dérouter au début, mais on s'y fait bien vite, avec facilité, et surtout avec un vrai plaisir de lecteur.
    Laurens entrecoupe également le fil de son récit avec la chronique de ses entretiens avec un psychaitre, un inconnu qu'elle croise dans la rue et qui lui a tapé dans l'oeil. Ces entretiens sont relalaurensctés dans des chapitres intitulé "Seule avec lui" qui donne un vrai rythme au roman.
    Dans ces bras là est donc une oeuvre qui met l'ironie au centre en jouant des clichés sur les homme. L'écrivaine passe du rire aux larmes avec facilité et fluidité, passe d'un homme toujours aimé à un autre oublié.
    Ce récit, d'une extrême justesse, n'oublie jamais l'humour, la sensibilité, la rigueur, l'intelligence, ainsi qu'une écriture d'une grande beauté, pourvue à fois d'une grande souplesse et d'une douce ironie.
    Le (faux) roman joue ainsi de diverses ruptures de ton qui parviennent à tenir le lecteur en haleine, et forment ainsi un zapping de personnages qui permet au lecteur d'être pris dans la toile de la romancière.
    Bref, Dans ces bras là est un grand livre, hélas pas forcément suivi d'effets, les ouvrages écrits ensuite par Camille Laurens, que j'ai eu l'occasion de lire par la suite étant hélas plutot anodins.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/05/28/24309486.html
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    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 17 février 2011

    ay_guadalquivir
    Avant de rencontrer Camille Laurens pour le LIvre Inter, j'ai ressenti le besoin de lire quelque chose d'elle. C'est dans cette circonstance que Dans ces bras-là est venu à moi. J'en attendais sans doute de connaître un peu son auteur, une erreur souvent répétée. J'y ai trouvé tout de même quelque chose. Des dialogues intimes, d'incessantes variations sur le thème obsédant de l'homme.
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    • Livres 2.00/5
    Par coquecigrue, le 22 mai 2011

    coquecigrue
    "Dans ces bras-là" m'a donné l'impression d'une vivisection de l'homme, un peu fatigante par moments.
    J'ai lu ce livre il y a quelques années. Il ne me reste pas de souvenir de l'écriture de Camille Laurens mais de son obsession, de sa recherche fiévreuse de ce qui pourrait constituer l'essence de l'homme. Dans chaque rencontre, elle le décortique, creuse plus profond, plus large, dans l'espoir de trouver ce noyau singulier. Dans quel but ? Afin de pouvoir, à partir de là, se définir comme une femme ? commencer une vraie relation avec lui, une relation pleine, entière, sereine ?
    Dans ces "valets sur les dames, les trèfles sur les coeurs", il est sûrement question de l'impossible relation entre l'homme et la femme, sans que moi-même je me sente très proche des constats d'échec ou des déceptions peintes par Camille Laurens. Ce n'est ni un livre inoubliable, ni universel.
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  • Par lilicrapota, le 19 octobre 2011

    lilicrapota
    spécial. une femme raconte tous les hommes qu'elle a eu dans sa vie, de son père à son mari en passant par son médecin, oncle, instit etc... ça ne m'a pas passionné mais il a quand même fallu que j'aille au bout : certaines réflexions sont...à l'inverse de ce qu'on pense, c'est vraiment particulier.
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    • Livres 3.00/5
    Par cathgalloy, le 14 octobre 2011

    cathgalloy
    une belle variation sur "belle du seigneur" notamment ou comment jouer avec les archétypes
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 22 février 2012

    [ Incipit ]

    C’était lui. Aux battements de mon cœur je ne pouvais pas me tromper. Je sais que c’est difficile à croire, cette soudaine certitude, mais voilà.

    Je me levai, laissant le verre plein sur la table, je payai et je le suivis. Il marchait vite, aussi vite que moi, j’aimais la façon dont il était vêtu, ses hanches étroites, ses belles épaules, je ne voulais pas le perdre. À deux ou trois rues de là, il entra sous un porche, il disparut. Le temps que j’arrive et pousse à mon tour la lourde porte, il avait déjà pénétré dans l’un des appartements, mais lequel ? On n’entendait rien dans la cage d’escalier, l’ascenseur était resté au rez-de-chaussée. Comment savoir ?

    Je montai sans faire de bruit, un tapis couvrait les marches. C’était un immeuble bourgeois de trois étages, avec deux portes à chaque palier. La plupart s’ornaient d’une plaque en cuivre, certaines étaient silencieuses, d’autres laissaient passer le bruit d’une voix, la sonnerie d’un téléphone. Craignant d’être surprise immobile sur le paillasson, à regarder, à écouter, je redescendis.

    Les boîtes à lettres fournissaient peu d’informations : des noms, parfois même pas. C’était des boîtes anciennes, avec une fente par laquelle on peut glisser la main. Dehors, les plaques brillantes où je voyais le reflet déformé de mon visage donnaient plus de détails, mais sans faciliter vraiment les recherches : tous les occupants exerçaient une profession médicale, un seul était avocat à la Cour.

    Comment savoir qui il était, qui était cet homme ? Certes il pouvait être avocat, il en avait bien l’allure, encore que je n’eusse pour ma part rencontré qu’un seul avocat dans ma vie, quelques semaines plus tôt, qui ressemblait à un trafiquant d’armes – disons plutôt qu’il en était l’image idéale, celle que dessineraient spontanément la veuve et l’orphelin.

    Mais il pouvait tout aussi bien être médecin. Il y en avait là plusieurs, je les passai en revue. Les noms soudain n’étaient plus arbitraires, prenaient valeur de signe, et je tentais d’y lire un sens comme en un visage inconnu.

    Dans cet immeuble IIIe République, par quelque mystérieuse correspondance entre les lieux et les êtres, tous portaient des prénoms d’autrefois, des noms désuets : Raymond Lecointre, Raoul Dulac, Paulette Mézières, Armand Dhomb – mais non, non, j’avais mal lu : pas Armand, Amand, Amand Dhombre, pédiatre, ancien externe de la faculté de Paris. Amand, oui, je n’invente pas, ça existe, c’est dans les dictionnaires de prénoms, c’est le masculin d’Amandine, du latin amandus, « choisi pour l’amour », le plus célèbre des Amand fut un moine qui se consacra à l’évangélisation de la Gaule dans les années 680, ainsi que me l’apprit l’ouvrage de référence consulté le même soir. « Choisi pour l’amour », ça pouvait être lui, ça pouvait parfaitement : il y a de ces coïncidences qui, dans un roman, paraîtraient pénibles mais qui, dans la vie, répondent à une nécessité dont personne ne s’étonne.
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  • Par Marmibulle, le 23 novembre 2010

    Je ne pouvais ni renoncer ni entreprendre, seulement attendre. Mais attendre quelqu'un, n'est ce pas un moyen d'être avec lui ?
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  • Par Sandy80, le 12 août 2010

    Les hommes libres peuvent partir, et quelquefois ils restent. Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller.
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Vidéo de Camille Laurens

Solo de danse contemporaine sur un texte de Camille Laurens (Passer-Tissé par mille). Musique : Vivaldi








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