ISBN : 2266023128
Éditeur : Pocket


Note moyenne : 3.57/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Je ne pensais qu'à moi-même et puis, à mesure que j'écrivais, je me suis aperçu que je traçais un portrait de ma Haute-Guinée natale.» Au-delà du récit autobiographique d'un jeune écrivain de vingt-cinq ans, L'enfant noir nous restitue, dans toute sa vérité, la vie quot... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par zembla, le 22 octobre 2010

    zembla
    Ce livre raconte l'enfance d'un petit africain dans les années 1930 dans un village de Haute-Guinée. Son père est le forgeron du village et L'Enfant noir étant le fils aîné c'est a lui que doit revenir la tache de lui succéder . Mais son goût d'apprendre et son désir de voir d'autres horizons vont bousculer cet ordre établi.
    Ce livre est une relecture ou plutot une redécouverte car ce livre je l'ai lu il y de cela plusieurs(dizaines d') années. En effet c'est un livre que j'ai lu en classe de CM1 ou CM2 et le souvenir qui m'en restait était pour le moins flou. Il me restait en fait le souvenir de L'Enfant noir faisant une ballade a vélo avec son amoureuse sur le porte bagage et le plaisir que j'avais eu a sa lecture. Pas grand chose. Jusqu'à ce qu'une émission littéraire (la grande librairie sur France 5 pour ne pas la nommer) vienne rappeler ce livre a mon souvenir.
    Parlons plutôt du livre. D'abord c'est un témoignage sur cette Afrique où se côtoyait la réalité et le merveilleux. Cette Afrique des griots (conteurs), des sortilèges, des incantations, des rites initiatiques, des traditions et des coutumes ancestrales. Mais c'est aussi un livre sur l'enfance avec ses joies, ses amours, ses déchirements et ses injustices. C'est aussi un livre sur le passage de l'enfance a l'âge adulte avec les choix a faire et le déracinement.
    Mais c'est surtout un livre d'Amour :pour ses parents, sa famille, ses ami(e)s.
    Il y a des livres que l'on relit et qui a cette seconde lecture nous déçoivent. "L'Enfant noir" ne fait pas partie de cette catégorie, au contraire car il y a des choses que je n'avais pas du comprendre a ma première lecture.
    Comme il est marqué sur la 4ième de couverture :"Un livre intemporel qui s'est imposé comme un classique de notre temps" et pour une fois ils ne mentent pas.
    Dans ce même registre je conseille le très bon livre "Hamkoullel l'enfant peul" de Amadou Hampaté Bâ qui lui parle de son enfance au Mali.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par cequejelis, le 09 décembre 2011

    cequejelis
    Le style de Camara Laye est clair, fait de phrases courtes, de mots simples, mais aussi de petites surprises de style.

    Camara aime sa mère, son père, sa famille élargie jusqu'aux oncles et cousins, ses voisins, son pays, ses traditions, ses superstitions, Fanta, Marie... et ses copains de Kouroussa. A travers sa vie c'est d'eux qu'il parle, qu'il se parle, nous fesant aimer la Haute-Guinée. Il semble au cours de ce texte se dire à lui-même : Souviens-toi, Camara, souviens-toi, de l'amour de ta mère, de celle de ton père, de celle de Marie et de Fanta, de celle de tes oncles et de ta grand-mère ! Lui aussi fait ici la liste de ses dettes. Je suis heureux de cette lecture.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par latrace, le 19 août 2010

    latrace
    L'Enfant noir grandit dans un village de Haute-Guinée où le merveilleux côtoie quotidiennement la réalité. Son père, forgeron, travaille l'or au rythme de la harpe des griots et des incantations aux génies du feu et du vent. Respectée de tous, sa mère jouit de mystérieux pouvoirs sue les êtres et les choses. Elle sait détourner les sortilèges et tenir à l'écart les crocodiles du fleuve Niger. Aîné de la famille, le petit garçon est destiné à prendre la relevé de son pers à l'atelier et, surtout, à perpétuer l'esprit de la caste au sein du village. Mais son puissant désir d'apprendre l'entrainera inéluctablement vers d'autres horizons, loin des traditions et des coutumes de son peuple...

    Lien : http://latrace.wordpress.com/2010/08/19/camara-laye-lenfant-noir/
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    • Livres 3.00/5
    Par Ccilivre, le 26 août 2011

    Ccilivre
    L'enfant noir, c'est celui qui est né dans un village de Guinée au temps où les Blancs s'installaient, c'est celui adore la vie traditionnelle, qui se passionne pour l'école nouvelle, c'est celui qui glisse inexorablement vers un autre monde. Avec les déchirements que cela engendre et l'exalation que cela procure.
    Fils d'un forgeron très respecté et d'une mère aimante, L'enfant noir évolue dans un quotidien où le merveilleux va de soi, où les affrontements entre camarades sont compensés par les amitiés indéfectibles et les rites d'initiation qui soudent les liens et transforment les êtres. Mais son chemin - son destin - le conduit loin de son village.
    Le petit + : une scène de séparation très émouvante
    Le truc : un roman largement autobiographique

    Lien : http://ccil.over-blog.net/article-l-enfant-noir-de-camara-laye-82469..
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  • Par mortalla, le 05 septembre 2010

    mortalla
    jeune afrique
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Citations et extraits

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  • Par latrace, le 19 août 2010

    A la nuit tombante, mon oncle Lansana rentrait des champs. Il m’accueillait à sa manière, qui était timide. Il parlait peu. A travailler dans les champs à la longueur de la journée, on devient facilement silencieux; on remue toutes sortes de pensées, on en fait le tour et interminablement on recommence, car les pensées ne se laissent jamais tout à fait pénétrer; ce mutisme des choses, des raisons profondes des choses, conduit au silence; mais il suffit que ces choses aient été évoquées et leur impénétrabilité reconnue, il en demeure un reflet dans les yeux: le regard de mon oncle Lansana était singulièrement perçant, lorsqu’il se posait; de fait, il se posait peu: il demeurait tout fixé sur ce rêve intérieur poursuivi sans fin sans les champs.
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  • Par latrace, le 19 août 2010

    En décembre, tout est en fleur et tout sent bon; tout est jeune; le printemps semble s'unir à l'été, et la campagne, longtemps gorgée d'eau, longtemps accablée de nuées maussades, partout prend sa revanche, éclate; jamais le ciel n'est plus clair, plus resplendissant; les oiseaux chantent, ils sont ivres; la joie est partout, partout elle explose et dans chaque coeur retentit.
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  • Par cequejelis, le 09 décembre 2011

    C'est cette année-là, cette première année-là puisque la précédente ne comptait plus, que je nouai amitié avec Marie.
    Quand il m'arrive de penser à cette amitié, et j'y pense souvent, j'y rêve souvent - j'y rêve toujours ! -, il me semble qu'il n'y eu rien, dans le cours de ces années, qui la surpassât, rien, dans ces année d'exil, qui me tint le coeur plus au chaud. Et ce n'était pas, je l'ai dit, que je manquais d'affection ; mes tantes, mes oncles me portèrent alors une antière affection ; mais j'étais dans cet âge où le coeur n'est satisfait qu'il n'ait trouvé un objet à chérir et ou il ne tolère de l'inventer qu'en l'absence de toute contrainte, hormis la sienne, plus puissante, plus impérieuse que toutes. Mais n'est-on pas toujours un peu dans cet âge, n'est-on pas toujours un peu dévoré par cette fringale? Oui, a-t-on jamais le coeur vraiment paisible.

    Press Pocket n° 1249 p. 182
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  • Par Ccilivre, le 26 août 2011

    Mais à quoi pensent-ils dans ton école ? Est-ce qu'ils se figurent que je vais vivre ma vie entière loin de mon fils ? Mourir loin de mon fils ? Ils n'ont donc pas de mère ces gens-là ?
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  • Par Ccilivre, le 26 août 2011

    Et c'était vrai que je rêvais : ma vie n'était pas ici... et elle n'était pas non plus dans la forge paternelle. Mais où était ma vie ? Et je tremblais devant cette vie inconnue.
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Video de Camara Laye

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Vidéo de Camara Laye

Adaptation filmique de L’Enfant noir de Camara Laye en 1954 réalisée par Laurent Chevallier.








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