ISBN : 2330001347
Éditeur : Actes Sud (2011)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 119 notes) Ajouter à mes livres

Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enth... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 26 avril 2012

    mariech
    Dans ce petit roman , nous sommes dans une enquête de Martin Molin , l'adjoint du commissaire Patrick H .
    Les cinquante premières pages sont assez plaisantes puis on s'enfonce dans du déjà lu , c'est presque incroyable , tellement c'est peu original , on se croirait effectivement dans un mauvais Agatha Christie .
    C'est dommage car j'avais beaucoup aimé ' L'Enfant allemand' , mais ici quelle déception .
    Je l'ai lu en entier mais sans plaisir , par contre le format du livre est très tentant , c'est une bonne idée de la collection actes Suds .
    Comme quoi , dès qu'un écrivain a du succès , il pense avoir le droit d'écrire n'importe quoi , oui à l'engouement pour les polars nordiques mais pas à n'importe quel prix .
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Bibliolibra, le 03 février 2012

    Bibliolibra
    Après plusieurs semaines d'intenses et pures révisions qui m'ont amenées à mettre mes lectures entre parenthèses, c'est avec Cyanure que je commence donc cette année 2012. Quel bonheur de pouvoir enfin retrouver mon univers littéraire et mes copains les livres qui commençaient à s'ennuyer et surtout à s'entasser sur mon pauvre bureau... Bref, trêve de bavardage! Voici ma critique de Cyanure, roman de Camilla Läckberk.
    Cyanure, Cyanure... Que dire de toi? Tu fais parti de ces romans que je classe dans ma liste «romans à lire car à la mode» et même s'il est vrai que ta couverture et ton format me plaisaient bien, j'étais loin d'être attirée par ton intrigue. Enfin, si un peu tout de même mais pas au point de te mettre dans mon chariot ou de te classer parmi ma liste des «romans incontournables car ils en valent le coup».
    Quoi qu'il en soit, dès que je t'ai vu arriver à la bibliothèque, tu respirais si bien le neuf et le «lisez-moi» que je t'ai emporté vite fait bien fait.
    Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, Sherlock Holmes, Les Dix petits nègres, Hercule poirot.... Pas mal de références à certains «grands classiques» du policier. C'est bien. Mais ça ne suffit pas. Ton histoire ne contient aucune originalité et je vais sûrement t'avoir oublié d'ici un an ou deux. Mise à part ta couverture.
    Donc aucune originalité, les thèmes exploités ont déjà été repris mille et une fois (à la rigueur cela ne m'aurait pas dérangé si les thèmes avaient été exploités autrement), et personnellement je n'ai aucunement été surprise par le dénouement de ton intrigue. Les seules choses qui m'ont surprise: ton enquêteur que j'ai trouvé relativement... idiot (excuse-moi Martin, mais tu manques beaucoup d'esprit et de bon sens!!) ainsi que quelques petits incohérences au niveau du récit. Niveau écriture je peux pas dire que je me sois réellement extasié... Très simple, même trop simple... Et relativement fade!
    En clair, je ne pense pas avoir perdu mon temps en te lisant mais un brin de personnalité dans l'écriture comme dans l'intrigue n'aurait pas été de refus!
    Roman classé!
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Syl, le 21 mai 2012

    Syl
    Pointe de Valo, juste avant Noël,
    L'île se distingue avec plus de netteté à son approche. Décembre est glacial. Sur le pont du bateau, Martin Molin reconnaît les impressions de sa jeunesse lorsqu'il venait sur l'île pour les vacances. Jeune policier et ami de l'inspecteur Patrik Hedström, il a été invité par sa petite amie Lisette qui tient à le présenter à sa famille. Dans une immense maison louée, tous sont réunis pour célébrer Noël.
    Réceptionné par Borje, le propriétaire de la maison qui pour l'occasion est reconverti en homme à tout faire, Martin est émerveillé par les travaux de rénovation. La vielle bâtisse hébergeait autrefois des colonies d'enfants. Ses dortoirs se sont métamorphosés en salons, bibliothèque et autres petits coins douillets...
    L'introduction au sein de la famille Liljecrona se fait de façon cordiale tout en conservant une distance légitime pour cette première rencontre et une pointe de snobisme. Lisette amène Martin devant
    Harald, son père
    Britten, sa mère
    Gustav, son oncle
    Vivi, sa tante
    Bernard, son cousin
    Miranda, sa cousine
    Mattias, son frère
    et Ruben, son grand-père.
    Ce dernier est un milliardaire qui a eu une enfance miséreuse et qui a sué pour bâtir son empire, faisant l'admiration de la Suède. Fatigué, il a transmis les commandes de ses entreprises à ses fils et aspire à les voir gérer le patrimoine avec autant d'efficacité et de force que lui.
    Lors du repas, l'ambiance est plombée par les questions inquisitrices du grand-père. Tous passent aux rayons scrutateurs de ses yeux et sous les coups des paroles assassines. Il y a celui qui n'atteint pas le chiffre d'affaire escompté, celle qui végète dans sa huitième année d'études, une autre qui va faire faillite, les actions en bourse qui stagnent...
    Martin est le témoin d'un conseil de classe où le patriarche sermonne les enfants pour leurs mauvais résultats. Au début, tous avaient la prunelle pimpante de l'héritier, des manières doucereuses envers grand-papa, l'affection sur le bout des lèvres, mais quand la sentence tombe, les visages se figent. L'intention qui statufie l'assemblée va au-delà de toute imagination...
    "J'ai l'intention de vous déshériter, sachez-le ! Tous ! le testament est rédigé et signé, la signature est authentifiée, vous n'obtiendrez que ce que la loi m'oblige à vous donner. Un certain nombre d'organisations de bienfaisance triées sur le volet vont pouvoir remercier leur bonne étoile le jour où je casserai ma pipe, car c'est elles qui vont hériter du reste !"
    Pour saluer sa tirade, Ruben lève son verre d'eau et boit d'un trait son contenu. C'est alors que sous les yeux encore vitreux de sa descendance, son corps décharné est pris de soubresauts et s'effondre quelques secondes après, mort.
    Martin, aux premières loges, donne un verdict immédiatement. Ruben est mort par empoisonnement ; arsenic, odeur d'amandes amères.
    En pleine tempête, sans aucun moyen de communication avec le continent, le huis clos va livrer quelques secrets et rendre une justice bien funeste.
    Martin doit mener son enquête sans son mentor et ami Patrik, et récolter les témoignages qui sont de lourds contentieux et non l'expression d'un deuil éploré.
    Il est un petit livre qui, par son épaisseur, ressemble à une nouvelle pouvant se lire entre deux préparatifs de Noël. Sa brièveté, sa concision, est agréable en ce sens.
    En commençant ce roman, j'avais en mémoire les billets chroniqués sur les blogs et je partais avec un a priori et une conclusion surprenante. J'aurais pu me gâcher la lecture, mais le résultat a été l'inverse. Sans attendre une intrigue palpitante, avertie, je me suis laissée bercer par l'ambiance toute simple, presque naïve, et j'ai bien aimé ce moment, visualisant les acteurs de ce drame comme je le fais pour les livres d'Agatha Christie, tout en atténuant la ressemblance ; le contraire aurait été néfaste au roman.
    L'auteur décrit ses personnages avec des mots froids : imposteur, jaloux, joueur, incapables, névrosé... Il nous est donc impossible d'avoir de l'empathie pour eux, nous éloigne de toute compassion et nous permet alors de soupçonner tous les membres de cette famille désunie. En ce qui concerne Martin, il a l'ignorance et la simplicité de l'apprenti, un jeune homme un peu pataud qui trouve en cette implication, la compétence, la maturité, qui lui manque.
    En conclusion, entre Sherlok Holmes et Hercule Poirot, mon coeur balance. Ce livre rend un petit hommage à nos deux célèbres et irremplaçables détectives. Un lieu isolé, une belle maison, une riche famille, une nuit de tonnerre et d'éclairs, poison, détonation, les protagonistes rassemblés, un secret, de la fourberie, de la folie, de la cupidité... Tous les composants pour une heure de lecture plaisante.
    Ce livre est aussi une parenthèse aux autres romans de l'auteur que je me suis empressée de noter et qui j'espère sauront me séduire.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Aela, le 19 décembre 2011

    Aela
    Un "polar" bref mais au rythme bien enlevé... et très incisif.
    L'action se passe quelques jours avant Noël et le jeune Martin Molin, officier de police, accompagne son amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka, le lieu habituel où se situent les intrigues policières des romans de la célèbre auteure suédoise Camilla Läckberg.
    Très vite, il va regretter d'avoir accompagné sa petite amie!!!
    La famille de Lisette ne lui plaît pas du tout et l'atmosphère devient vite très pesante et chargée de conflits familiaux plus ou moins latents.. Dans cette famille de riches industriels, la lutte est dure pour accaparer le plus possible les richesses et les postes de responsabilité dans l'entreprise créée par le patriarche Ruben..
    Au cours du repas, le grand-père Ruben meurt dans des circonstances très douteuses.
    Très vite, Martin Molin soupçonne un empoisonnement..
    Il va falloir tirer l'affaire au clair, ce qui ne va guère être facile compte tenu du manque d'expérience de Martin et des circonstances particulières: l'île est complètement coupée du reste du monde suite à une tempête : pas de réseau, plus de contacts.. voilà un huis-clos bien oppressant..
    Un très bon "polar" comme je les aime: du suspens, de l'atmosphère: mi Simenon, mi Mauriac.. des personnages bien campés même si pas toujours sympathiques..
    A recommander pour ces jours qui précèdent Noël..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Aurelivre, le 25 novembre 2011

    Aurelivre
    Fan de C. Lackberg, je me suis jetée sur celui-ci comme sur tous les autres !
    J'ai été ravie de trouver un livre différent des anciens : cela nous montre déjà de Lackberg est capable de faire autre chose. de plus, je commençais à me dire que dans la ville de Fjällbacka il se passait un petit peu trop de choses…
    Avec ce petit livre de 150 pages Lackberg s'essaye au policier classique du type Agata Christie (notamment les 10 petits nègres) : Durant une réunion de famille, le grand père est empoisonné. Les personnages sont enfermés sur l'île, bloqués par le mauvais temps. Invité sur l'île par sa petite amie, un policier (Martin Molin pour ceux qui ont lu les autres Lackberg) va mener l'enquête.
    Ce livre ne manque pas de rebondissement, les histoires de familles et les rivalités refont surface.
    ==> le narrateur change régulièrement et tous les personnages y passent. C'est bien écrit, facile à lire et surtout sans « remplissage » inutile !!! Chaque phrase est importante et on n'a pas envie de sauter des passages pour aller plus vite (l'intérêt aussi de faire un livre court).
    ==> J'ai deux points négatifs à ajouter : le premier est que, même si l'histoire est très bien racontée, elle n'est pas époustouflante (du moins on se doute que la fin va être de cet ordre-là si on a déjà lu des romans de ce genre). le deuxième point négatif est le prix : 16.80€ pour un livre de 155 pages en petit format (correspond a peu près à un poche)… Ca fait environ 0.10€ la page ! Alors profitez bien de chaque mot ! Il n'empêche que le format est sympa et sort de l'ordinaire avec sa couverture en dur.
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 06 décembre 2011
    Dans une atmosphère à la Festen, le célèbre film danois de Thomas Vinterberg, Camilla Läckberg s'offre un intermède au suspense digne des romans d'Agatha Christie. L'occasion de prouver qu'elle sait varier ses intrigues sans cesser de captiver ses lecteurs.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 06 décembre 2011
    Le truc n'a pas grand intérêt. Le seul, en fait, et il n'est pas négligeable, c'est qu'il met en lumière les carences stylistiques d'un auteur capable d'écrire: "Une vague de soulagement parcourut le vi-sage de Miranda."
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Bibliolibra, le 03 février 2012

    "Des centaines de petites perles s'étaient répandues sur le sol de la salle à manger. Kerstin l'avait consolée et lui avait dit qu'elle les retrouverait certainement toutes en balayant. Elle n'aurait qu'à les donner à un bijoutier qui les enfilerait de nouveau. C'était sûrement vrai. Mais ce ne serait plus pareil. Ce qui était détruit ne pouvait jamais redevenir comme avant. Un objet neuf restait un objet neuf."
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  • Par Aela, le 19 décembre 2011

    Martin se demanda quelle serait la réaction de Harald et de Britten s'ils apprenaient que Bernard avait cherché à désigner leur fils comme assassin.
    Il n'avait cependant pas l'intention de les informer.
    Il lorgna vers Lisette qui s'entêtait à regarder son assiette.
    Elle ne lui avait pas adressé la parole depuis qu'elle était revenue, ce qui confirma le fait qu'ils avaient dépassé le stade où les choses pouvaient encore s'arranger.
    Ce dont il n'avait aucune envie.
    Une fois qu'ils auraient quitté l'île, ils se contenterait parfaitement de ne plus la revoir.
    En attendant, leur relation serait forcément quelque peu glaciale.
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    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Aela, le 19 décembre 2011

    Soudain elle s'en voulut de ne pas avoir su tenir sa langue. En fait elle aimait bien Matte. Et il n'était pas dérangé à ce point-là. Bon sang, une personne sur deux dans son entourage avait déjà fait une dépression.
    S'empiffrer de Prozac et autres pilules roses était presque légitime, et définitivement pas quelque chose que l'on gardait secret. Au contraire.
    Il ne fallait pas s'étonner non plus que Matte s'en soit pris à Bernard. Elle adorait son frère, mais il pouvait être assez provocateur.
    Il avait le don étrange de deviner quels étaient les points faibles des gens, et il en usait avec une sorte de jouissance malsaine.
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  • Par sandy73, le 12 mai 2012

    Sa seules consolation avait été de savoir qu'un jour elle hériterait de l'argent de grand-père Ruben. De savoir qu'elle leur ferait un doigt d'honneur à tous et vivrait une vie de patachon sur la Côte d'Azur pour jouir de chaque jour comme s'il était le dernier. Qu'elle laisserait tomber ses foutues études et ne ferait que... vivre !
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  • Par morin, le 10 décembre 2011

    Tous ceux qui se tenaient dans l'ouverture de la porte firent un pas en arrière. Harald et Britten restèrent où ils étaient. Britten poussait à présent de longs gémissements qui étaient presque plus déchirants que ses cris.
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