> Lena Grumbach (Traducteur)
> Catherine Marcus (Traducteur)

ISBN : 2742786627
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 209 notes) Ajouter à mes livres
“La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d’oeil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le cas... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 20 janvier 2012

    sandrine57
    Sara, une petite fille de 7 ans à peine, vient d'être retrouvée morte par un pêcheur. Cela aurait pu être une noyade accidentelle mais l'autopsie révèle que ses poumons contenaient de l'eau savonneuse. Elle a donc bel et bien été tuée avant d'être jetée à la mer. C'est Patrick Heldström et son équipe qui sont chargés de l'enquête. Qui a bien pu s'en prendre à une enfant innocente? Après les premières investigations dans la famille et dans le voisinage, les suspects ne manquent pas. Tout le monde semble avoir quelque chose à cacher. Mais l'origine de ce crime ne prendrait-elle pas sa source dans le passé? Qui est donc Agnès, cette jeune fille riche et gâtée, répudiée par son père pour s'être entichée d'un tailleur de pierre dans les années 20...?
    Me revoilà dans la petite ville de Fjällbacka pour suivre, dans ce troisième opus, les aventures de Patrick et Erica, nouvellement parents d'une petite Maja. Si l'enquête tient en haleine et la psychologie des différents suspects particulièrement fouillée, c'est surtout l'histoire d'Agnès qui a suscitée mon intérêt. Les deux récits s'entrecroisent, celui du présent avec l'enquête sur la mort de Sara, et celui du passé avec la vie de la terrible Agnès, une femme mauvaise et manipulatrice. J'avais hâte de terminer les chapitres concernant l'enquête et surtout ceux concernant la vie privée de Patrick et Erica! L'arrivée du bébé dans leur vie bouleverse la jeune maman qui a du mal à gérer l'allaitement et les pleurs de Maja. C'est bien simple, Erica geint, se plaint, se lamente tout au long du roman! Elle est tout simplement exaspérante! Heureusement, il y les chapitres avec Agnès. On suit sa vie tumultueuse dans les années 20, de son mariage forcé avec un humbLe Tailleur de pierre, en passant par son exil en Amérique, jusqu'à son retour en Suède. On se demande ce que cette femme froide et sans scrupules peut bien avoir comme rapport avec les évènements en cours à Fjällbacka. Et ce n'est qu'à la fin du roman qu'on trouve la réponse.
    Roman dense et passionnant, ce troisième volet est à mon avis le meilleur de la série pour l'instant. Au plaisir de retrouver des personnages auxquels on est attaché, s'ajoute l'intérêt pour une enquête très bien menée. Je le conseille même si à mon sens il vaut mieux avoir lu les deux tomes précédents pour s'y retrouver avec la vie des personnages récurrents.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par XoArum, le 20 octobre 2010

    XoArum
    Décidément, Fjällbacka n'est pas une ville très touristique. Après Alex et Jenny c'est Sara, petit fille de 7 ans d'allure adorable qu'on retrouve en pleine mer près du petit port de Suède. Consternation face à cette trouvaille qui a tout l'air d'être une noyade, tristesse quand Sara n'est autre que la petite fille de Charlotte, amie depuis peu d'une Erica déboussolée et déprimée par l'arrivé de Maja, quelques minis kilos mais des litres de pleurs. Seulement quelques jours se passent en profond chagrin et Patrick découvre que Sara n'a non pas de l'eau de mer dans les poumons mais bien de l'eau douce agrémenté de savon et de cendre. Nous voila alors dans l'intrigue, dans l'enquête déshumanisante que Patrick et ses comparses vont devoir élucider.
    Tout l'intérêt de l'énigme se trouve dans les secrets de famille, de couple et de voisinage. Tout l'intérêt encore réside dans les personnages si étranges et caractéristiques de l'univers de Camilla Läckberg. D'un coté, la famille de Charlotte n'a pas les mains propres. Niclas, père de Sara n'est pas qualifié comme un bon père ni comme un bon mari. Lillian, mère désastreuse et étouffante n'en a pas fini de se plaindre de tout ceux qui l'entoure. Stig, beau-père de Charlotte se meure lentement et à petit feu, oublié de tous mais souffrant de tout. De l'autre coté de la rue se trouve Kaj qui mène une lutte sans merci entre voisin avec Lillian en s'accusant de tout et de n'importe quoi, jusqu'à ce que Lillian pousse le bouchon trop loin en l'accusant d'avoir éliminé sa petite fille. Monica, épouse fatiguée de Kaj n'en peut plus de cette querelle et se réfugie dans le trop plein d'amour qu'elle porte à leur fils Morgan, souffrant de sentiments inexistants mais d'un QI trop développé. Tout le monde est coupable, tout le monde à quelque chose à se reprocher.
    En arrière plan se trouve l'histoire d'Agnès, fille écœurante d'un riche suédois qui demande à une compagnie de tailleur de pierre d'élaborer une sculpture. Quand Agnès croise le regard d'Anders, ledit tailleur de pierre en 1923, tout est fini. Pendant 450 pages, tout se met en place et suit le cours d'une histoire vieille de plus de 80 ans en parallèle de celle de Sara.
    C'est dur d'en dire suffisamment pour ne pas en dire trop. Chaque rebondissement est à sa juste place, chaque personnage est englouti dans son propre tourment, tourment qui ressurgit au moment ou la tension est au plus haut.
    Tout ca pour dire que j'en suis quand même assez frustrée de ce troisième tome et que je n'ai pas que du positif à en dire… Déjà, on a l'impression soudaine que Patrick est devenu bête. Dans La Princesse des glaces, il avait réussi un coup de maitre. Dans Le prédicateur, il avait eu des révélations et intuitions digne d'un vrai flic. La… et bien, peut être que c'est fait exprès parce que l'arrivée de Maja ne se fait pas dans la joie mais il est vraiment nul. Il oublie énormément d'indice, il ne va pas jusqu'au bout de ce qu'il pense et surtout il conclue l'affaire d'une manière assez sordide. Pour un vrai flic, résoudre une enquête grâce à une émission de télé réalité n'est pas franchement de la grande classe… Deuxième point et la je ne veux pas m'étendre parce que cela gâcherait tout, mais disons que pour ceux qui l'ont lu, ils sauront forcement de quoi je parle. La motivation du tueur dans Le prédicateur tenait la route. Celle du tueur dans Le Tailleur de pierre est répétitive. Troisième point, il y a énormément de personnage qui ne sert à rien. C'est presque pour mettre du fond que les personnages des parents de Niclas, que celui de Morgan et même ceux d'Anna et Lucas sont présents dans le volume. C'est un aspect qui fait tourner en rond le lecteur et cela devient très fouillis et bordélique. Des questions restent en suspens sur le personnage écœurant qu'est Kaj et celui de sa femme par exemple. Dernier point : celui des dernières lignes du tome. Elles ne sont pas agréables, annoncent forcement un tome suivant mais terminer son roman de cette manière tend plus vers la frustration.
    Toutefois, je vous le recommande parce qu'une fois encore, malgré une suite logique qui se termine sans aucune surprise, c'est un bon roman. Dommage qu'il n'ait pas le même calibre que les précédents. On attend le quatrième prochainement…

    Lien : http://xoarum.jimdo.com/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Sabi, le 19 juin 2010

    Sabi
    Comment expliquer mon ressenti sur ce livre..?
    Je dirais qu'il est plutôt bon puisque je n'ai pas pu m'en décrocher avant de le terminer à l'instant. Il m'a quand même fallu un moment pour me mettre dans l'histoire, plein de personnages qui arrivent, des histoires croisées, des retours en arrière dans les années 1920 etc.
    Du coup, dès qu'on le lâche pendant quelques temps on se demande où on en était et "qui c'est lui dans l'histoire?" heureusement, on arrive à se remettre facilement dedans... !
    En tout cas, une histoire très bien ficelée, l'enquête est excellemment menée et on veut vraiment arriver rapidement à la fin pour tout comprendre!
    N'hésitez pas à lire ce livre si vous en avez l'occasion!
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 26 mai 2011

    canel
    - - - ATTENTION, 3e opus d'une série donc spoilers !!
    Après "La princesse des glaces" et "Le prédicateur", on retrouve avec plaisir Patrik Hedström et sa compagne Erica, désormais parents d'une petite fille de deux mois. Erica est épuisée par les nuits trop courtes, les pleurs de Maja et les tétées fréquentes, Patrik n'est pas mécontent de se changer les idées au commissariat. Rapidement, un drame survient : une petite fille de sept ans est retrouvée assassinée. Il s'agit de Sara, la fille d'un couple ami. Beaucoup de pistes à suivre, de personnages suspects aux comportements étranges : la redoutable grand-mère maternelle de la victime, le voisin perpétuellement en procès avec ladite grand-mère, son fils atteint du syndrôme d'Asperger, le grand-père paternel de Sara obsédé de religion...
    Parallèlement à l'enquête, on suit Agnes à partir de 1924. C'est alors une jeune fille de 19 ans pourrie par son père, riche propriétaire d'une entreprise de taille de pierre. Bien sûr, on devine un lien entre le destin de cette femme capricieuse et manipulatrice et le meurtre de la fillette née près d'un siècle plus tard... Il ne sera dévoilé que quelques dizaines de pages avant la fin.
    Une lecture envoûtante malgré le thème sordide : le meurtre d'une petite fille. Camilla Läckberg a le don de parsemer son récit de petits détails qui font vivre le livre, visualiser scènes et personnages, rendre certains protagonistes attachants. En marge de l'enquête, l'auteur développe des thèmes très intéressants (et sombres) : le deuil d'un enfant, l'incommensurable amour parental, la dépression post-partum, le syndrôme d'Asperger, les violences conjugales, le tact des belle-mères... J'ai savouré ce thriller lentement, l'écriture est dense... Quelques réserves : certains personnages sont particulièrement excessifs, et la fin est vraiment très noire.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 03 novembre 2011

    pyrouette
    Troisième de la série cet opus se suffit à lui-même, pas besoin de lire les précédents. Mon préféré sans aucun doute ! L'auteur a réuni dans cette histoire tous les personnages les plus glauques ou différents de notre société autour d'un meurtre atroce d'une petite fille hyperactive. Nous avons là des problèmes de voisinage, des problèmes de couples, un syndrome d'Asperger, un extrémiste religieux, des problèmes de famille, un syndrome de Guillain-Barré, un pédophile, une victime de pédophilie, une dépression post-natale et un retour dans le passé bien mystérieux jusqu'à l'épilogue, le tout dans le désordre et je pense en oublier ! Les personnages foisonnent, se rencontrent, se croisent, se détestent….s'aiment. Un grand bravo à l'auteur qui déterminée, mène son intrigue parmi une foultitude de personnages ce qui nous donne l'envie de tourner les pages encore et encore.



    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/11/03/22563323.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 03 avril 2010

    La pêche au homard avait connu des jours meilleurs. Autrefois, les pêcheurs professionnels travaillaient dur pour capturer les crustacés noirs. Aujourd’hui, les estivants passaient une semaine de vacances à pêcher pour leur plaisir personnel. Sans rien respecter. Au fil des ans, il avait constaté bien des entorses au règlement. Des gens sortaient discrètement des brosses pour éliminer les œufs bien visibles sur les femelles et ainsi faire croire qu’elles étaient licites. Certains relevaient des casiers qui ne leur appartenaient pas, et on voyait même des plongeurs cueillir les homards directement avec les mains. Il se demandait où cela s’arrêterait, si l’on ne pouvait même plus compter sur un code d’honneur entre pêcheurs. Une fois, dans la nasse qu’il remontait il avait trouvé une bouteille de cognac à la place des crustacés disparus, c’était déjà ça. Ce voleur-là avait malgré tout fait preuve d’une certaine classe, sinon d’humour. Frans Bengtsson trouva deux homards magnifiques dès le premier casier, et il sentit sa mauvaise humeur s’évaporer. Il avait l'œil pour repérer leurs passages et il connaissait quelques véritables mines d’or où les nasses se rem plissaient avec la même abondance d’année en année. Trois paniers plus tard, il avait amassé un tas non négligeable de ces précieuses bêtes. Il ne comprenait pas pourquoi le homard se vendait à des prix aussi éhontés. Certes, ce n’était pas mauvais, mais à choisir il préférait le hareng pour son dîner. C’était bien meilleur et d’un prix plus raisonnable. Mais les revenus qu’il en tirait augmentaient avantageusement sa retraite à cette époque de l’année.

    La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d'œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant.

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  • Par bibliophage, le 21 mars 2011

    Ce n'était pas censé être comme ça. Pas du tout. Elle avait potassé bon nombre de livres sur la naissance d'un bébé et la vie de parent, mais rien ne l'avait préparée à la réalité qu'elle rencontrait. Au contraire, elle avait l'impression que tout ce qu'elle avait lu faisait partie d'un grand complot. Les auteurs parlaient d'hormones du bonheur et ils précisaient qu'on flottait sur un nuage rose quand le bébé était déposé dans vos bras et qu'on ressentait tout naturellement un amour bouleversant pour la petite chose dès le premier regard. Certes, il était dit en passant qu'on serait probablement plus fatiguée qu'on ne l'avait jamais été, mais cela aussi était nimbé d'une auréole romantique et semblait faire partie du merveilleux paquet "maternité".
    "Des conneries !" était l'avis sincère d'Erica au bout de deux mois comme maman. Mensonges, propagande et pures conneries ! Jamais, de toute sa vie, elle ne s'était sentie aussi misérable, fatiguée, en colère, frustrée et à cran que depuis l'arrivée de Maja. [...]
    Ils avaient été si bien à deux mais, frappés par l'égoïsme de l'être humain et par le désir de voir leurs excellents gènes reproduits, ils avaient tout d'un coup modifié leur vie, la réduisant, elle, Erica, à une machine à lait fonctionnant 24heures sur 24.
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  • Par enviedautrechose, le 20 août 2010

    Sa lèvre inférieure tremblait. Elle en avait marre de pleurer. Il lui semblait qu'elle n'avait rien fait d'autre ces derniers mois. Si au moins elle y avait été préparée ! Le contraste était tellement énorme avec le tourbillon de bonheur qui, avait-elle pensé, allait l'emporter quand elle aurait son bébé.
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  • Par pyrouette, le 03 novembre 2011

    Il avait vraiment besoin d’un petit roupillon, ensuite il serait frais et dispo pour s’attaquer au travail. Une sieste, comme en Espagne. Là-bas, ils en avaient compris l’utilité, alors qu’ici en Suède, on devait subir ses huit heures de boulot quotidiennes, dans la bonne humeur et avec une pêche d’enfer permanente.
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  • Par chardonette, le 19 mars 2011

    La lumière forte et impitoyable de la salle d'autopsie accentuait la lividité bleuâtre de l'enfant au point qu'on aurait dit qu'elle était gelée. La table en inox sur laquelle elle reposait semblait réfléchir le froid et Pedersen frissonna dans sa tenue verte de bloc opératoire. Elle était nue et il eut l'impression de la violenter lorsqu'il entailla le corps sans défense. Mais il s'obligea à se débarrasser de ce sentiment. Il savait que la mission qu'il accomplissait était importante, tant pour elle que pour ses parents, même si parfois ils ne le comprenaient pas. Apprendre la cause du décès était nécessaire pour le bon déroulement du travail de deuil. Même s'il semblait n'y avoir aucune anomalie dans ce cas précis, il fallait suivre les règles. Il le savait sur le plan professionnel mais, dans de tels instants, il se demandait en sa qualité de père de deux fils ce qu'il y avait d'humain dans le métier qu'il exerçait.
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Vidéo de Camilla Läckberg

Vidéo en anglais : Camilla Lackberg nous parle de sa relation avec Erica Falck, son héroïne; de son dernier roman : L'enfant Allemand; suivie d'une conversation peu intéressante entre critiques littéraire.








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