ISBN : 2864243512
Éditeur : Editions Métailié (2000)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité. Elle est un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies, une manière propice de prendre de la distance et d'affûter ses sens.

L'auteur a pris la clé des c... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par keisha, le 17 mai 2012

    keisha
    Même si les deux livres font la part belle à des incontournables tels Rousseau, Thoreau, Abbey, pas vraiment de redites (prévoir tout de même un certain laps de temps entre les deux lectures), et le breton, après quelques "généralités" consacre un beau chapitre à Cabeza de Vaca, René Caillé, Richard Burton et Michel Vieuchange, sans oublier la "marche urbaine" et la "spiritualité de la marche". La bibliographie en fin de volume est toujours "pousse au crime", le style dense mais fort lisible.

    Quelques mises en bouche :

    " le silence est saisonnier. Dans nos contrées, il n'est pas le même en janvier dans un champ enveloppé de neige ou en août dans le bruissement de la multitude des insectes, l'explosion des fleurs et des herbes brûlées par le soleil. Dans un même paysage, jamais le silence n'est égal d'un jour à l'autre." (p 55)

    " Margaret Mead déplore avec humour l'invention des bateaux ou des automobiles. Si les hommes n'avaient eu d'autres moyens de se déplacer que leurs jambes, ils ne seraient allées bien loin au cours de leur existence. La vulnérabilité du marcheur est une bonne incitation à la prudence et à l'ouverture à l'autre plutôt qu'à la conquête et au mépris. Une chose est certaine, l'homme qui marche a rarement l'arrogance de l'automobiliste ou de celui qui emprunte le train ou l'avion car il demeure toujours à hauteur d'homme en sentant à chacun de ses pays l'aspérité du monde et la nécessité de se concilier amicalement les passants croisés sur son chemin." (p 62)

    " Chaque espace contient en puissance des révélations multiples, c'est pourquoi aucune exploration n'épuise jamais un paysage ou une ville. On ne se lasse que de vivre." (p 74)
    "Tout parcours hors des sentiers battus est simultanément animalier" (p 85)


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-eloge-de-la-marc..
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Citations et extraits

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  • Par keisha, le 17 mai 2012

    Le silence est saisonnier. Dans nos contrées, il n'est pas le même en janvier dans un champ enveloppé de neige ou en août dans le bruissement de la multitude des insectes, l'explosion des fleurs et des herbes brûlées par le soleil. Dans un même paysage, jamais le silence n'est égal d'un jour à l'autre." (p 55)

    " Margaret Mead déplore avec humour l'invention des bateaux ou des automobiles. Si les hommes n'avaient eu d'autres moyens de se déplacer que leurs jambes, ils ne seraient allées bien loin au cours de leur existence. La vulnérabilité du marcheur est une bonne incitation à la prudence et à l'ouverture à l'autre plutôt qu'à la conquête et au mépris. Une chose est certaine, l'homme qui marche a rarement l'arrogance de l'automobiliste ou de celui qui emprunte le train ou l'avion car il demeure toujours à hauteur d'homme en sentant à chacun de ses pays l'aspérité du monde et la nécessité de se concilier amicalement les passants croisés sur son chemin." (p 62)

    " Chaque espace contient en puissance des révélations multiples, c'est pourquoi aucune exploration n'épuise jamais un paysage ou une ville. On ne se lasse que de vivre." (p 74)
    "Tout parcours hors des sentiers battus est simultanément animalier" (p 85)
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  • Par becdanlo, le 14 mai 2010

    Il faudrait sans doute raconter bien d'autres balades sous le signe liquide à Calcutta, à Bombay ou à Goa dans l'oubli de la mousson mais dans la nécessité d'être trempés à longueur de journée. Un soir à Pokhara, cette année, tandis que j'écrivais ce texte, une pluie diluvienne a soudain inondé les rues, coupant l'électricité et donnant naissance à un orage spectaculaire dont les éclairs illuminaient plusieurs secondes l'obscurité de la ville. Nous dînions à bonne distance de notre petit hôtel, il a fallu marcher de l'eau jusqu'au genoux, tomber dans quelque trous, croiser quelques vaches immobiles et serrées contre les murs des maisons, inventer le chemin dans une nuit d'encre entre deux éclairs, un beau périple avant d'arriver enfin à bon port. Mais tout cela est aujourd'hui familier. Ce sont des moments de complications provisoires qui donnent leur sel à la marche urbaine et laissent des souvenirs impérissables.
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