> Isabelle Perrin (Traducteur)

ISBN : 2021027686
Éditeur : Editions du Seuil (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.33/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres

Printemps 2009. Sur l’île d’Antigua. Un oligarque russe, menacé par des rivaux avec l’appui duKremlin, décide de livrer sa connaissance intime des circuits internationaux du recyclage del’argent mafieux en échange de la... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 08 avril 2012

    le_Bison
    Une nana, bien roulée, cheveux mouillés, bikini jaune, qui sort de l'eau turquoise sur une plage de sable fin, un soleil bronzé, et James Bond, sourire espiègle, biceps saillant, qui la mate à l'ombre d'un cocotier un verre de Martini-Vodka à la main. Voilà ma conception de l'espionnage. Peu importe la plage d'ailleurs, l'île m'apporte exotisme et femmes dénudées. Cela me convient…
    D'ailleurs peu importe la femme, même… du moment qu'elle soit bien roulé, qu'elle soit en bikini, qu'elle m'accompagne d'un cocktail exotique avant de se retrouver dans ma chambre. Elle peut être russe et blonde, rousse et anglaise ou brune et caribéenne, le principal étant que dans tout roman d'espionnage, elle alimente les fantasmes des espions et de moi-même sur une île sauvage où les pulsions sexuelles font battre mon cœur au rythme d'une Austin Martin à plein régime sur l'autoroute d'une corniche escarpée.
    D'ailleurs peu importe l'île, aussi… Les Caraïbes ou les Canaris. Direction Antigua. le soleil, les nanas, les cocktails… Et sur cette île, il y a un gros ours, genre montagne russe, crane luisant, ventre imposant, carrure à la ex-soviétique élevé au caviar et à la viande de bison. Un ours avec sa femme, ses marmots et ses gardes du corps patibulaires, un court de tennis, Gail et Perry jeune couple anglais (magnifique Gail, pas espionne mais prête à entretenir mes lamentables fantasmes libidineux, sa silhouette, son galbe, ses jambes fines et sa petite jupette blanche qui s'envole à chaque service). le tennis, ce n'est pas vraiment ma passion, ni même ma tasse de Darjeeling (à part pour admirer je jeu de jambes des sœurs Williams ou la nymphette russe Anna Kournikova). Passons donc, j'assisterai quand même à la finale de Roland-Garros où le maître esthète Federer était encore tout puissant sur la fine poussière de terre battue.
    Au fait, ce russe est le grand manitou du blanchiment d'argent, le Number 1 de l'écoulement de l'argent sale à travers toute la planète. C'est ça la mondialisation de l'économie. D'ailleurs, j'y apprendrai pas mal sur le sujet, sans y percevoir l'aspect insipide et soporifique des sciences économiques. Un sujet très intéressant, aussi vaste que les caves de l'île de Skye. Toujours est-il que ce russe a chaud aux fesses (sans aucune connotation avec un quelconque jeu sexuel) et que fermement décidé à passer la main – avant l'arme à gauche – se ‘rend' aux services secrets britanniques – de vrais gentlemen avec le sens abouti du fair-play à la mode anglaise – par l'intermédiaire des jeunes espions ‘novices' Gail et Perry.
    Les espions de John le Carré n'ont rien à voir avec l'esprit ‘joli cœur' version cinématographique de sieur Ian Fleming. Ici, ils ont une conscience. Ils sont paranos. Ils connaissent la vie, les rouages de la politique, les déflagrations budgétaires, les fulminations administratives. Leur grand écran est celui de la vie, du concret, de la réalité. Il n'y a que dans un film où le ‘héros' au charme certain préfère un Vesper « shaken, not stirred » à un single malt de l'île de Skye.
    Avec cette chronique, je ne serai peut-être pas nominé pour le Prix Pulitzer, mais je tiens quand même à mon discours de remerciement en bon et due forme.
    1. Je tiens à remercier Gail qui a ensoleillé malgré son teint anglais cette lecture. Sans Gail, la vie serait plus fade et c'est un sacré bout de femme. Si Perry pas l'épouser moi lui saute dessus (enfin sur Gail, pas Perry).
    2. Je tiens, secondement, à remercier les éditions Points – par l'intermédiaire de Babelio – qui m'ont filé ce livre en échange d'une petite contribution littéraire à haute teneur intellectuelle sur ce bouquin.
    Je ne suis pas forcément le meilleur public pour les romans d'espionnage (James Bond pour moi se limite presqu'aux bikinis des James Bond Girls – je suis très ‘fashion'). En plus, dans un temps aussi lointain que la présence d'un Tyrannosorus Rex sur ma platine CD, j'avais déjà feuilleté un roman de John le Carré – « Notre Jeu » – roman d'espionnage du maitre qui ne m'avait guère convaincu et dont les souvenirs semblent irrémédiablement noyé dans ma bouteille de Speyside – à l'époque, je n'avais pas de single malt de l'île de Skye. Donc lorsque les éditions Points – par l'intermédiaire de Babelio – me proposèrent ce deal, je me suis posé cette question : est-ce que le traitre serait à mon goût ? D'un autre côté, j'ai si bien apprécié les transpositions cinématographiques de certains de ses romans – pour les citer : « Le tailleur de Panama » avec l'ex-James Bond Pierce Brosnan et « La Constante du Jardinier » avec Ralph Fiennes – que l'envie me titillait l'esprit (à défaut d'être titillé ailleurs par des corps moulés et mouillés émergeant de l'eau) de me plonger dans une nouvelle lecture de John le Carré.
    3. [...]

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2600
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    • Livres 2.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 17 mai 2012

    NOIRdePOLARS
    Et l'émotion, bordel !
    - « Mon cher éditeur, satisfecit vous me donnerez, n'est-il pas ? J'ai calibré ça à 125.000 signes, comme convenu !
    - Ca parle de quoi, cette fois ?
    - Un anglais moyen, prof grande école, qui vit avec une avocate du privé…
    - Bien, ça, le mélange de genres.
    - N'est-il pas ? Ils décident de partir en vacances…
    - Pas en Grèce, j'espère !
    - Non, non, rassurez-vous. Dans les Caraïbes. Un peu chez nous, quoi. Alors là, ils rencontrent un colosse bizarre et mort de trouille qu'est dans la mafia… Mais là j'innove, car le type est russe. C'est de la mafia russe.
    - Ok. Vous avez mis de l'espionnage, j'espère ?
    - Ah rassurez-vous, cher éditeur, j'ai concocté le mélange adapté ! Une histoire d'espionnage, évidemment, mais avec du fric en jeu et du fric russe. Un zeste d'enquête, pas trop compliquée l'enquête pour que le lecteur lambda ne s'y perde pas, mais de la complexité financière pour qu'il respecte le travail fourni quand même. Sans oublier les problèmes de couple des deux tourtereaux de l'aventure. Chacun devrait pouvoir y trouver son compte.
    Cher John le Carré, rassurez-vous dito, chacun y trouvera son compte. Vous savez que vous écrivez bien ? Je l'atteste en français : Isabelle Perrin, votre traductrice, a fait un travail plus qu'honnête. Langue claire, fluide, rien à dire de ce côté-là. Ca se laisse boire comme l'assurait feu mon grand-père en avalant un Beaujolais. Certes, il devenait nettement plus lyrique en dégustant un Châteauneuf du Pape, mais il ne méprisait pas le Beaujolais : il le tenait à la place qui est la sienne, voilà tout.
    C'est le second ouvrage né de votre plume que j'absorbe. Enfin, plus exactement, celui-ci est le premier, car je n'ai pas eu le courage de terminer votre ‘maison Russie ‘. Comme le Beaujolais se laisse boire, votre bouquin se laisse lire, ce n'est pas mauvais, ça coule. Mais ça ne transcende pas, ça non. L'émotion ? Absente. L'humour ? A la british peut-être, mais d'un genre qui ne ferait pas fureur pour emballer une nana, en Gaule en tous cas. Mystère ? Là, je reconnais, le mystère est bien là, et correctement construit.
    Mais l'important, le plus important ma bonne Dame, c'est que ça se vendra certainement. C'est fait pour ça. Surtout. Osons même l'exactement ! Bling bling, c'est démodé, alors Cling cling, chez l'éditeur. Un polar à notre goût. Un qui rapporte. Pendant ce temps là, y'a sans doute un Proust qui se flingue, mais c'est pas grave.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Skorpionnan, le 12 avril 2012

    Skorpionnan
    Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat et j'en remercie le site Babelio et les éditions Points
    Lecture

    Perry est un jeune universitaire anglais, professeur de littérature. Grand, dégingandé, il cache sous des airs très « british » un sportif de haut niveau. Sa compagne, Gaïl, est avocate et une très belle femme, de celles sur le passage desquelles les hommes se retournent.
    Perry ne sait plus trop quelle orientation donner à son avenir : devenir professeur, écrire, ou opter pour un changement plus radical. Pour faire le point et se changer les idées, Gaïl et lui prennent une semaine de vacances aux Caraïbes. Ils y rencontrent un oligarque russe, force de la nature, chef de famille attendri et membre éminent de la mafia des « Vors ». S'ils s'affrontent sur le court de tennis, Perry et ce Dima sympathisent. Dima demande alors à Perry de devenir sa carte d'accès aux services secrets britanniques : confidences contre sécurité.
    Mais Perry, s'il est solide, est aussi idéaliste et rêveur. La réalité des services de renseignements n'est pas celle qu'il croit, surtout lorsque les hommes de l'ombre sont en fait ceux que l'on voit souvent sous les projecteurs. Idéalisme et vertu peuvent-ils affronter corruption et pouvoir ?
    Avis
    Sans dévoiler le contenu du livre, John le Carré a articulé ce roman en trois parties.
    La première partie, la rencontre, n'est pas vécue directement par le lecteur comme témoin. Mais elle est le résultat de l'histoire que raconte Perry qui la tient lui-même de Dima. Pendant un bon tiers du livre, on écoute donc une histoire à plusieurs relais. Cela permet à l'auteur de développer de façon intéressante la psychologie des trois protagonistes : Dima la source, immergé dans la mafia russe ; Gaïl et Perry , les relais et enfin les personnes qui reçoivent les confidences.
    Outre le fait que j'aie eu du mal à adhérer à cette soudaine et improbable amitié passionnelle entre Perry et Dima, et bien que tout cela soit développé intelligemment, les différentes narrations, les perceptions particulières de chacun ajoutent une certaine distance avec le lecteur. Comme si chacun rajoutait un filtre et que ce qui arrivait au bout de ces couches successives n'était qu'un pâle reflet de la réalité. On retrouve pourtant ici une partie de huis-clos chère à l'auteur. Des bureaux que l'on imagine lambrissés, des hommes en costumes sombres, une vraie ambiance d'espionnage. Mais le manque de pression ou d'antagonismes et l'absence de réel enjeu rendent cela vain.
    Dans la seconde partie, le récit se trouve confronté à la réalité. Ce que l'on gagne en vivacité, on le perd malheureusement en lisibilité. Surgissent un grand nombre de personnages, tous plus corrompus les uns que les autres, que l'on peine à identifier par leurs noms, noms de code, fonctions, histoires, rôle public ou rôle de l'ombre. La plus grande hâte est alors que ce défilé cesse un peu pour que l'on puisse essayer de faire le tri et deviner quelles sont les figures majeures.
    Dans la troisième et dernière partie, la réalité prend le dessus. On ne vit alors plus l'histoire par procuration et l'on se retrouve de fait beaucoup plus concerné. Même si John le Carré n'est pas un auteur de romans d'action, il sait enchaîner les évènements pour qu'ils soient à la fois crédibles et inéluctables.
    La chute est assez raide.
    On retrouve dans ce livre ce qui fait la grande qualité des romans de cet auteur : une psychologie poussée des personnages, un savant machiavélisme, ainsi que certains de ses thèmes de prédilection : l'idéalisme du paladin, la noirceur et la paranoïa des professionnels, la nécessite et l'inutilité relative de la bonne volonté. Mais contrairement à d'autres romans, il manque ici de la maestria et de l'élan dynamique. le style de l'auteur est solide, on a pourtant l'impression que John le Carré fait du John le Carré… Pour tout dire, ce roman ronronne un peu et il ne m'a jamais emporté tout comme il ne m'a jamais lassé.
    Le personnage de Perry est trop lisse. Il en devient énervant dans sa bonne volonté, sa perfection candide. J'ai regretté que, bien que j'y aie cru un instant, Gaïl, sa compagne, ne prenne le dessus et ne devienne le personnage principal. Elle est bien plus vivante et intéressante.
    Conclusion :
    Un roman bien écrit, plutôt agréable. Mais il laisse une impression de dispensable, manquant de force, il peine à marquer.
    Ma note : 13/20.
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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 27 mai 2012

    BMR
    D'habitude on n'est pas trop fan des espions de John le Carré, un auteur prolixe qu'on trouve souvent un peu loin de ses personnages.
    Mais celui-ci, Un traître à notre goût, nous était gentiment proposé par Babelio, alors ...
    ... alors, ce fut finalement une bonne surprise et on a effectivement trouvé cet espion à notre goût.
    On accompagne un gentil couple d'anglais, bcbg c'est rien de le dire, Mr est sportif (tennis, alpinisme) et intello (prof d'université), Mme est jolie (forcément) et intelligente (avocate), bref aucun réalisme mais on ne peut pas s'empêcher de les trouver à notre goût.
    Mr et Mme passent de charmantes vacances à Antigua (aux Antilles hein, pas aux Canaries !).
    Ils y rencontrent un gros mafioso russe qui les prend en amitié et joue au tennis avec Mr Bond tandis que Mme Bond s'apitoie sur les gentilles petites filles du vilain qui est venu sur l'île accompagné de toute une smala. La vie des mafieux russes a l'air bien compliquée et l'on comprend vite que l'affreux repenti (y'a sans doute des encore plus vilains derrière) cherche à passer à l'ouest moyennant quelques infos croustillantes sur les compromissions des puissances occidentales dans l'industrie du blanchiment d'argent sale, industrie dans laquelle les russes ont désormais damé le pion aux ringards parrains de Sicile.
    Voilà, vous savez tout ou presque.
    L'intérêt du bouquin n'est pas dans cette histoire qui nous vaut quand même quelques petites parenthèses bien sympas comme celle sur le goulag comme usine à fabriquer de la mafia (ah s'ils avaient su ...) ou sur quelques rouages du blanchiment ou encore sur les fausses pudeur d'une City londonienne qui ne se montre pas très regardante en ces temps de crise et qui se moque bien de savoir d'où viennent ces liquidités providentielles.
    À l'heure où la machine à laver du Vatican déborde, on comprend qu'il faut se montrer accommodant avec ce nouvel ami venu de l'est. Surtout s'il détient quelques numéros de comptes en Suisse capables de faire tomber quelques personnalités occidentales.
    Alors Mr et Mme Bond se retrouvent malgré eux embarqués dans une histoire qui les dépasse.
    Finies les vacances à La Barbade. Les voici chaperonnés par une équipe du Secret Service de Sa Majesté, guidés pas à pas pour finaliser la transaction avec l'affreux mafieux repenti qui détient des infos qui nous intéressent et surtout qu'on préfère avoir nous, plutôt que d'autres.
    Le livre est une succession de dialogues savoureusement agencés, judicieusement construits, entre Mr/Mme et le vilain, entre Mr/Mme et les agents de Sa Majesté ou entre Mr et Mme tout simplement. Par touches successives on découvre tout cela, la grande histoire et le passé du parrain moscovite et de sa famille, les petites histoires et les dessous des agents du Secret Service chargés de débriefer Mr et Mme ou encore d'habiliter, comme on dit, le candidat transfuge.
    Et malgré le manque d'émotion qui caractérise ici comme ailleurs, le Carré (ou le milieu qu'il dépeint ?) le livre se dévore avec intérêt et le suspense sera conservé jusqu'aux dernières pages ...

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-le-carre-105807047.html
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 25 octobre 2011

    litolff
    Un gros maffieux russe blanchisseur d'argent sale sentant l'horizon s'obscurcir veut couvrir ses arrières et se rapatrier, lui et sa famille, à Londres, capitale du fair-play, du tennis et des bonnes écoles pour un zek élevé dans les geoles de la Kolyma et éduqué sur le tas de fumier, drogue, armes et argent sale, consécutif à la chute du mur de Berlin et du régime soviétique : voilà pour le prologue. Pour ce faire, il a jeté son dévolu sur un jeune couple d'anglais plus-que-parfaits qui, il l'espère, lui permettront d'échapper à une mort certaine et violente en persuadant les services secrets britanniques qu'il a beaucoup à offrir, i.e. les noms de la haute finance britannique et européenne corrompus jusqu'à la moëlle.
    Autant le dire tout de suite, quand on lit John le Carré, il vaut mieux ne pas être distrait et ne pas faire autre chose en même temps, c'est encore plus vrai pour celui-ci à tel point qu'il faudrait que je le relise entièrement pour être sure de ne pas être passé à coté de quelque chose ...
    Une construction un peu dérangeante, un vocabulaire truculent et une intrigue passionnante... juste une petite angoisse à là la fin : est ce que ça fonctionne VRAIMENT comme ça ????
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Que me reste-t-il de cette lecture? Un fracas d'impressions floues et nébuleuses, la possibilité d'entre apercevoir les coulisses de Roland Garros (mais l'envers du décor ne vaut certainement pas l'endroit), de croiser des hommes puissants mais criminels, de ressentir la détresse de deux gamines orphelines...
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  • Lexpress , le 14 juin 2011
    En grand écrivain, [John le Carré] tient en haleine son lecteur par son humour corrosif et la pertinence de son regard.
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 27 mai 2012

    [...] Si on regarde les choses en face, qu'est-ce qu'il y a de mal à transformer de l'argent sale en argent propre, en fin de compte ? Oui, l'économie parallèle, ça existe, et dans des proportions énormes. Nous le savons tous. Nous ne sommes pas nés d'hier. L'économie de certains pays est plus sale que propre, nous le savons aussi. En Turquie, par exemple. En Colombie. Et oui d'accord, en Russie aussi. Alors, cet argent, vous préférez le voir où ? Sale là-bas ou propre à Londres, entre les mains d'hommes civilisés, disponible pour des buts légitimes et le bien public ?
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  • Par BMR, le 27 mai 2012

    [...] Moi, je me retrouve avec pour ami et protégé un criminel endurci et impénitent, assassin de son propre aveu et numéro un du blanchiment d'argent.
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  • Par NOIRdePOLARS, le 16 mai 2012

    Dimitri Vladimirovitch Krasnov, l'homme qu'on appelle Dima, (...) est prêt pour négocier (...) un arrangement profitable pour les deux parties avec les autorités de la Grande Bretagne concernant l'autorisation de résidence permanente pour toute la famille en échange certaines informations très importantes, très urgentes, très cruciales pour la Grande Bretagne de Sa Majesté la Reine.
    (p93)
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  • Par le_Bison, le 07 avril 2012

    - Et l’argent sale qui coule à flots, l’exploitation de la souffrance, on connait aussi. Des milliards, ne serait-ce qu’en Colombie. Vous avez vu ça de près. Votre coco, là, il devait sacrément brasser, dit-il avant d’enchaîner sans attendre de réponse : Au Congo, des milliards. En Afghanistan, des milliards. Un huitième de l’économie mondiale, c’est de l’argent aussi sale que votre calcif.
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  • Par accrobiblio, le 07 avril 2012

    Dima se tenait au centre du court, face à eux, les bras grands ouverts en un geste de bienvenue. Il portait un ras-du-cou bleu duveteux à manches longues et un bermuda noir qui lui descendait au mollet. Une visière faisait saillie tel un bec d'oiseau vert sur son crâne chauve déjà luisant sous le soleil matinal. Dans le même style que la Rolex incrustée de diamants, une chaîne en or avec une breloque d'apparence vaguement religieuse ornait son énorme cou : encore quelque chose qui brillait, qui déconcentrait.

    Deux petites filles tristounettes d'environ 5 et 7 ans, portant chapeau de soleil et robe sombre, serrées l'une contre l'autre ...

    Deux adolescents blonds, couverts de taches de rousseur, en tenue de tennis ...

    Et tous d'un sinistre ! Comme si on les avait tirés du lit à coups de pied dans le derrière pour les traîner là en guise de punition.

    Quant aux adultes, ils semblaient tellement hors normes, tellement grand, tellement différents, qu'ils auraient pu sortir tout droit de La Famille Addams.

    Et assise bien sagement à l'écart (à l'écart comme un fait exprès, aurait-on pu croire), il y avait une jeune beauté de 15 ou 16 ans avec des cheveux de jais jusqu'aux épaules, un chemisier et une jupe bleu marine d'écolière au-dessous du genou. Elle n'avais l'air liée à personne.
    La belle Natasha, fille de Dima mais pas de Tamara.

    Elle s'est retournée discrètement et son regard était tombé sur une femme fantomatique drapée de noir de la tête aux pieds. Quelques mèches blanches parsemaient ses cheveux, noirs eux aussi et serrés en chignon. Sa bouche aux commissures tombantes semblait n'avoir jamais souri.
    Et sur la poitrine, cette croix orthodoxe en or avec la barre ne plus, là, mais alors taille XXL !
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