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ISBN : 2070318478
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.59/5 (sur 187 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par ladesiderienne, le 09 décembre 2013

    ladesiderienne
    CHALLENGE NOBEL 2013/2014 (6/15)
    Encore une belle rencontre apportée par ce challenge. Encore un livre que, sans cette modeste compétition, je n'aurais jamais lu. L'Afrique, je ne la connais qu'à travers mes voyages littéraires, je n'ai donc pas refusé celui que me proposait Le Clézio à travers "L'Africain" quand je me suis penchée sur la liste des Prix Nobel.
    Pour vivre sereinement, il faut savoir accepter son histoire, et même si cela arrive tardivement, je pense que ce livre a été utile à l'écrivain. Il fallait sans doute qu'il mette des mots pour expliquer les raisons de la relation difficile qu'il entretenait avec son père : j'ai vécu cette lecture comme sa psychanalyse, indispensable pour justifier ce qu'il est à présent.
    J.M.G. Le Clézio nous parle ici de deux rencontres essentielles de sa vie, sa rencontre avec l'Afrique, à l'âge de huit ans, simultanément avec celle de ce père qu'il n'a pour ainsi dire jamais vu, étant élevé par sa mère, et que ce dernier y est médecin de brousse. Une première partie du livre magnifique, je dirais flamboyante, puisqu'il nous décrit sa découverte : la puissance charnelle, la violence réelle de ce pays qu'il va opposer à la violence cachée vécue jusqu'à présent en France sous l'Occupation. Livré à lui-même, épris de liberté, l'auteur va alors comprendre ce qu'est le monde des adultes. Bien sûr, cela ne se passera pas sans heurts puisque ce père inconnu est féru d'une discipline toute militaire.
    La suite est justement consacrée à cet homme et à sa vie qu'il a consacrée à soigner les autres, à sa haine du colonialisme, à ses difficultés d'exercer son métier loin de sa famille qui expliqueraient son caractère plutôt irascible.
    Enfin, dans la dernière partie, l'auteur nous explique que tous ces souvenirs (peut-être embellis par son imagination d'enfant, il le reconnait lui-même) ont fait de lui ce qu'il est à présent et aussi de la perception actuelle de l'Afrique par les autres pays.
    Mon âme de voyageuse a préféré bien sûr la première partie mais le tout reste agréable à lire et les quelques photos sépias disséminées au long des pages apportent à l'histoire un témoignage visuel qui nous fait remonter le temps.
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    • Livres 4.00/5
    Par medsine, le 10 février 2012

    medsine
    L'Africain de J.M.G. Le Clézio est une hagiographie. le livre raconte la vie d'un homme à la fois craint et vénéré par son auteur, son père. Médecin de brousse, citoyen britannique d'origine Mauricienne et de langue française, il s'expatrie par rejet de la société européenne, d'abord en Amérique le long des fleuves avec les indiens puis près de 30 ans en Afrique, dans la brousse loin des colons et de La guerre qui ravage l'Europe.
    La guerre le coupe de sa femme et de ses enfants en bas ages restés en France, si bien que l'auteur ne rencontrera véritablement son père qu'à l'âge de 8 ans quand lui même le rejoindra au Cameroun. Commencement de la vie d'écrivain de le Clézio et de son goût pour le voyage.
    Il y a trois temps dans le récit.
    D'abord les temps heureux. le père et la mère de l'auteur / narrateur vivent dans des contrées reculées. le médecin, seul occidental de ces régions inexplorées (dont les distances ne sont référencées sur aucune cartes sauf celles qu'il trace lui même), est heureux au milieu des populations locales. La vie est rude pour lui et sa femme, mais ils sont exactement là où ils se sentent le mieux.
    Puis La guerre en Europe, la coupure avec la famille, et les guerres tribales alimentées par le cynisme des colons occidentaux qui plongent chaque jour un peu plus cet homme dans le désespoir et le dégout.
    Enfin, le temps du souvenir. Pas de nostalgie, mais des échos qui résonnent parfois chez le narrateur parfois chez le vieil homme de retour en France. La fin du parcours du père, l'éveil de l'enfant.
    L'Africain est un beau livre. Il parle de déracinement plus que de voyage. de perception et de sens plus que de nostalgie. D'identité et de liens du sang qui nous relient avec la terre et l'humanité tout entière.
    10 février 2012
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    • Livres 5.00/5
    Par michelekastner, le 15 juillet 2012

    michelekastner
    J'ai lu presque tous les livres de J.M.G. Le Clézio qui se place en tête de mes auteurs préférés. A chaque lecture, je suis emportée par la magie de son écriture envoûtante, dans un voyage coloré, aux multiples sensations, à la rencontre d'un pays, d'un continent, d'une civilisation.
    Cette fois, il part à la rencontre d'un père qui lui a été si si longtemps étranger. C'est aussi une rencontre avec l'Afrique de l'Ouest, loin du système colonial, au Nigéria et au Cameroun où son père a été nommé médecin militaire sous l'autorité de l'administration britannique. A l'âge de huit ans, en 1948, J.M.G. rejoint son père en Afrique avec sa mère et son frère. Ils ont été séparés par La guerre et il découvre un homme inconnu, meurtri et amer qui, après avoir connu un intense bonheur en compagnie de sa femme et vécu en symbiose avec l'Afrique et ses habitants, s'est retrouvé pris au piège de ce pays et sans nouvelles de sa famille restée en France après la déclaration de la seconde guerre mondiale. Vingt ans plus tard, J.M.G. Le Clézio a refait le voyage sur les traces de ce père autoritaire, inflexible et redoutable en cas de désobéissance, rendu amer par la solitude et les souffrances côtoyées, l'impuissance face aux ravages occasionnés par les guerres tribales et la colonisation. Les souvenirs qui submergent parfois soudainement l'auteur le rattachent indéfectiblement à l'Afrique, mais aussi à la vie de ses parents, celle d'avant sa naissance.
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    • Livres 4.00/5
    Par kllouche, le 14 août 2011

    kllouche
    « J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui L'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. »
    le Jour de mon oral du bac de français, la prof m'a demandé s'il y avait une phrase, un passage qui m'avait particulièrement marquée dans ce roman : je lui ai répondue que non. En fait, tout le roman m'a marqué. Mais comme il fallait choisir, j'ai retenu cette citation et le passage des fourmis. Ce livre est un chef d'œuvre, certes. Mais avec un gros défaut. Il a été classé dans la catégorie des autobiographies alors qu'il s'agit en réalité de la biographie du père de l'auteur. Avec sa mère et son frère, il quitte Nice pour rejoindre son père qui est médecin au Nigeria et qui y est resté pendant tout le temps de La Guerre. Un plaisir de découvrir ce pays d'Afrique et toute cette description que nous apporte l'auteur. C'est aussi l'occasion d'une rencontre avec son père. Et justement : d'accord c'est un bel hommage à son père, mais Le Clézio a prit le parti de raconter avec sa vision de quand il était enfant. Et c'est nuisible à la beauté de l'essence de l'histoire. L'enfant est ridicule mais le père magnifique : ce n'est pas ce que je voulais lire. L'émotion de cet enfant qui découvre son père à l'âge de huit ans dans un autre pays. Un père sévère, autoritaire, qui a beaucoup souffert et qui a vu la souffrance auprès des malades qu'il a soigné. Il y a quelque chose qui me gène dans cette relation. On dirait que petit, il ne l'aimait (ou alors ils ont une manière vraiment spéciale de s'aimer). Et là il lui rend un vibrant hommage ?
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  • Par keisha, le 12 avril 2009

    keisha
    Avec L'Africain, Le Clézio offre un magnifique portrait de son père; celui-ci, de nationalité anglaise, a dû quitter l'ile Maurice et a poursuivi des études médicales à Londres.
    "Par orgueil sans doute, pour fuir la médiocrité de la société anglaise, par goût de l'aventure aussi", il demande son affectation au ministère des Colonies et part à Georgetown, en Guyane.
    Il se marie ensuite avec une cousine germaine demeurant en France, et les époux partent travailler dans ce qui est actuellement l'ouest du Cameroun, dans des conditions très rustiques, très loin de la civilisation occidentale.
    "Le temps de Banso, pour mon père et ma mère, c'est le temps de la jeunesse, de l'aventure. Au long de leurs marches, l'Afrique qu'ils rencontrent n'est pas celle de la colonisation. L'administration anglaise, selon un de ses principes, a laissé en place la structure politique traditionnelle, avec ses rois, ses chefs religieux, ses juges, ses castes et ses privilèges."
    Ils vivent sans confort, le père soigne avec les moyens de l'époque.
    La mère doit revenir accoucher en France, elle y passera l'occupation allemande séparée de son mari (celui-ci se lancera dans une folle équipée pour aller la chercher, échouant en Algérie et devant rebrousser chemin...)
    Le jeune Le Clézio ne connaitra vraiment son père qu'en allant le rejoindre, avec sa mère et son frère, en 1948 à Ogoja, au sud du Nigéria.
    "Sans doute les choses se seraient-elles passées autrement s'il n'y avait pas eu la cassure de La guerre, si mon père, au lieu d'être confronté à des enfants qui lui étaient devenus étrangers, avait appris à vivre dans la même maison qu'un bébé, s'il avait suivi ce lent parcours qui mène de la petite enfance à l'âge de raison. Ce pays d'Afrique où il avait connu le bonheur de partager l'aventure de sa vie avec une femme, à Banso, à Bamenda, ce même pays lui avait volé sa vie de famille et l'amour des siens."
    Au début des années cinquante, la famille rentre en France, où le père vit jusqu'aux années quatre vingts.
    "L'Afrique avait mis en lui une marque qui se confondait avec les traces laissées par l'éducation spartiate de sa famille à Maurice. L'habit à l'occidentale qu'il endossait chaque matin pour aller au marché devait lui peser. Dès qu'il rentrait chez lui, il enfilait une large chemise bleue à la manière des tuniques des haoussas du Cameroun, qu'il gardait jusqu'à l'heure de se coucher. C'est ainsi que je le vois à la fin de sa vie. Non plu l'aventurier ni le militaire inflexible. Mais un vieil homme dépaysé, exilé de sa vie et de sa passion, un survivant."

    Le Clézio sait faire partager son attirance pour l'Afrique de son enfance et surtout le sentiment d'incommunicabilité avec son père. Il réussit cependant à brosser de ce dernier un portrait sensible et plein d'affection. C'est un livre magnifique, nostalgique et émouvant !

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-27839462.html
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Citations et extraits

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  • Par ladesiderienne, le 10 décembre 2013

    Alors mon père découvre, après toutes ces années où il s'est senti proche des Africains, leur parent, leur ami, que le médecin n'est qu'un autre acteur de la puissance coloniale, pas différent du policier, du juge ou du soldat. Comment pouvait-il en être autrement ? L'exercice de la médecine est aussi un pouvoir sur les gens, et la surveillance médicale est également une surveillance politique. L'armée britannique le savait bien : au début du siècle, après des années d'une résistance acharnée, elle avait pu vaincre par la force des armes et de la technique moderne la magie des derniers guerriers ibos, dans le sanctuaire d'Aro Chuku, à moins d'une journée de marche d'Ogoja. Il n'est pas facile de changer des peuples tout entier, lorsque ce changement est fait sous contrainte. Cette leçon, mon père l'a sans doute appris du fait de la solitude et de l'isolement où le plongeait la guerre. Cette certitude a dû l'enfoncer dans l'idée de l'échec, dans son pessimisme. A la fin de sa vie, je me souviens qu'il m'a dit une fois que, si c'était à refaire, il ne serait pas médecin, mais vétérinaire, parce que les animaux étaient les seuls à accepter leur souffrance.
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  • Par ladesiderienne, le 09 décembre 2013

    Je me rappelle seulement cette question : "Est-ce qu'elle est malade ?" Elle me brule encore aujourd'hui étrangement , comme si le temps n'était pas passé. Et non la réponse - sans doute rassurante, peut-être un peu gênée - de ma mère : "Non, elle n'est pas malade, elle est vieille, c'est tout." La vieillesse, sans doute plus choquante pour un enfant sur le corps d'une femme puisque encore, puisque toujours, en France, en Europe, pays des gaines et des jupons, des soutiens-gorge et des combinaisons, les femmes sont ordinairement exemptes de la maladie de l'âge. La brûlure sur mes joues que je ressens encore, qui accompagne la question naïve et la réponse brutale de ma mère, comme un soufflet. Cela est resté en moi sans réponse. La question n'était sans doute pas : Pourquoi cette femme est-elle devenue ainsi, usée et déformée par la vieillesse ?, mais : Pourquoi m'a-t-on menti ? Pourquoi m'a-t-on caché cette vérité ?
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  • Par zorazur, le 21 février 2012

    Lui qui avait rompu avec Maurice et son passé colonial, et se moquait des planteurs et de leurs airs de grandeur, lui qui avait fui le conformisme de la société anglaise, pour laquelle un homme ne valait que par sa carte de visite, lui qui avait parcouru les fleuves sauvages de Guyane, qui avait pansé, soigné, recousu les chercheurs de diamants et les Indiens sous-alimentés ; cet homme ne pouvait pas ne pas vomir le monde colonial et son injustice outrecuidante, ses cocktails parties et ses golfeurs en tenue, sa domesticité, ses maîtresses d'ébène prostituées de quinze ans introduites par la porte de service, et ses épouses officielles pouffant de chaleur et faisant rejaillir leur rancoeur sur leurs serviteurs pour une question de gants, de poussière ou de vaisselle cassée.
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  • Par michelekastner, le 15 juillet 2012

    Tout cela est si loin, si proche. Une simple paroi fine comme un miroir sépare le monde d'aujourd'hui et le monde d'hier. Je ne parle pas de nostalgie. cette peine dérélictueuse ne m'a jamais causé aucun plaisir. je parle de substance, de sensations, de la part la plus logique de ma vie.
    Quelque chose m'a été donné, quelque chose m'a été repris. Ce qui est définitivement absent de mon enfance : avoir eu un père, avoir grandi auprès de lui dans la douceur du foyer familial. Je sais que cela m'a manqué, sans regret, sans illusion extraordinaire. Quand un homme regarde jour après jour changer la lumière sur le visage de la femme qu'il aime, qu'il guette chaque éclat furtif dans le regard de son enfant. Tout cela qu'aucun portrait, aucune photo ne pourra jamais saisir.
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  • Par bohemesvida, le 26 juillet 2014

    Sur la photo apparaît l'étrave de la pirogue en train de descendre le fleuve, je la regarde et je sens le vent , l'odeur de l'eau , j'entends malgré le grondement du moteur le crissement incessant des insectes dans la forêt, je perçois l'inquiétude qui naît à l'approche de la nuit. À l'embouchure du río Demerara, les palans chargent le sucre demerara à bord des cargos rouillés. Et sur une plage, où viennent mourir les vagues du sillage, deux enfants indiens me regardent, un petit garçon de six an environ et sa sœur à peine plus âgée, tous deux ont le ventre distendu par la parasitose, leurs cheveux très noirs coupés "au bol" au ras des sourcils , comme moi à leur âge. De son séjour en Guyane, mon père ne rapportera que le souvenir de ces deux enfants indiens, debout au bord du fleuve, qui l'observent en grimaçant un peu à cause du soleil. Et ces images d'un monde encore sauvage, entraperçu le long des fleuves. Un monde mystérieux et fragile, où règnent les maladies, la peur, la violence des orpailleurs et des chercheurs de trésors , où l'on entend le chant de désespérance du monde amérindien en train de disparaître. S'ils vivent encore, que sont devenus ce garçon et cette fille? Ils doivent être des vieillards, proches du terme de l'existence.

    Plus tard, longtemps après, je suis allé à mon tour au pays des Indiens , sur les fleuves. J'ai connu des enfants semblables. Sans doute le monde a -t-il changé beaucoup, les rivières et les forêts sont moins pures qu'elles n'étaient au temps de la jeunesse de mon père. Pourtant il m'a semblé comprendre le sentiment d'aventure qu'il avait éprouvé en débarquant au port de Georgetown. Moi aussi, j'ai acheté une pirogue, j'ai voyagé debout à la proue, les orteils écartés pour mieux agripper le bord, balançant la longue perche dans mes mains, regardant les cormorans s'envoler devant moi, écoutant le vent souffler dans mes oreilles et les échos du moteur de hors-bord s'enfoncer derrière moi dans l'épaisseur de la forêt. En examinant la photo prise par mon père à l'avant de la pirogue, j'ai reconnue la proue au museau un peu carré, la corde d'amarrage enroulée et, posée en travers de la coque pour servir occasionnellement de banquette, la canalete, la pagaie indienne à lame triangulaire. Et devant moi, au bout de la longue "rue" du fleuve, les deux murailles noires de la forêt qui se referment.

    Quand je suis revenu des terres indiennes, mon père était déjà malade, enfermé dans son silence obstiné. Je me souviens de l'étincelle dans ses yeux quand je lui ai raconté que j'avais parlé de lui aux Indiens, et qu'ils l'invitaient à retourner sur les fleuves, qu'en échange de son savoir et des ses médicaments , ils lui offraient une maison et la nourriture pour le temps qu'il voudrait. Il a eu un léger sourire, il a dit, je crois : " Il y a dix ans, j'y serais allé. " C'était trop tard , le temps ne se remonte pas , même dans les rêves.
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