ISBN : 207040210X
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
"Que reste-t-il des émotions, des rêves, des désirs quand on disparaît ? L'homme d'Aden, l'empoisonneur de Harrar sont-ils les mêmes que l'adolescent furieux qui poussa une nuit la porte du café de la rue Madame, son regard sombre passant sur un enfant de neuf ans qui é... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 26 octobre 2011

    lecassin
    Voilà un livre qui me fut offert pour mes quarante ans...
    Et bien qu'il s'agisse de deux quarantaines bien différentes (la mienne et celle des passagers de l'Ava) ce texte restera pour moi un des textes majeurs de la littérature contemporaine.
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Citations et extraits

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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    En revenant vers le Diamant, vers la fin de l'après-midi, j'ai vu pour la première fois celle que j'ai appelée ensuite Suryavati, force du soleil. Est-ce vraiment son nom ? Ou est-ce le nom que je lui ai trouvé, à cause de la reine du Cachemire, à qui fut racontée l'histoire de Urvashi et Pururavas, dans le livre de Somedeva, traduit par Trelawney, que je lisais à Londres, l'été qui a précédé notre départ ? Elle avançait le long du rivage, un peu penchée en avant, comme si elle cherchait quelque chose, et de là où j'étais, sur l'embarcadère, en face de l'îlot Gabriel, j'avais l'impression qu'elle marchait sur l'eau. Je voyais sa silhouette mince, sa longue robe verte traversée par la lumière. Elle avançait lentement, avec précaution. J'ai compris qu'elle marchait sur l'arc des récifs qui unit Plate à Gabriel à marée basse. Elle tâtait du bout du pied, comme en équilibre au sommet d'un mur invisible. Devant elle, il y avait la profondeur sombre du lagon, er de l'autre côté, la mer ouverte qui déferlait, jetant des nuages d'embruns dans le ciel.
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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    Alors Giribala a montré à Ananta comment on danse avec les mains, le signe du Seigneur Krishna, les deux mains en face de la bouche, les doigts dréssés, comme celui qui joue de la flûte. Elle lui a montré tous les gestes qu'elle savait, le signe de l'oiseau Garuda, mains ouvertes comme des ailes, le signe de la roue, les deux paumes tournant l'une contre l'autre,le signe d'alapallava, la fleur de lotus, main ouverte devant la poitrine, le signe du bonheur, la main devant le front, l'amour et le coeur palpitant de l'oiseau, les deux mains ouvertes, attachées par les pouces, doigts qui tremblent.
    L'enfant était émerveillée. Pour la première fois, elle a dansé devant sa mère, encore maladroite sur ses petites jambes, drapée dans un long tissu, ses poignets alourdis des bracelets de cuivre. Ce jour-là, Lil a donné à Ananta son bracelet de cinq perles de verre, portant la médaille de Yelamma la déesse de la danse, qu'elle avait reçu quand elle avait six ans. Pour sa mère et pour Lil, Ananta a dansé longtemps, martelant de ses pieds nus la terre sèche, dans l'odeur enivrante de la fumée de santal, et Giribala en la voyant pouvait oublier la peur, la guerre, la poitrine ensanglantée de l'ayah où elle avait trouvé l'enfant, et sa fuite à travers les champs jusqu'au fleuve où elle avait inventé le nom d'Ananta.
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Vidéo de J.M.G Le Clézio

La grande librairie 10/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Marie Gustave Le Clézio parle de son nouveau livre "Histoire du pied et autres fantaisies"








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