ISBN : 2070737942
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Le 25 janvier à 15 h 30, François Besson, le narrateur, est frappé par une vision qui prend valeur de symbole : au moment où s'élance vers le ciel le hurlement de la sirène, une jeune fille apparaît sur un vélomoteur. Elle disparaît entre les maisons en même temps que c... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 21 août 2010

    chartel
    Troisième roman publié de J.M.G. Le Clézio, Le Déluge peut surprendre par son prologue (que j'ai relu après avoir achevé le livre). Une indécision subsiste quant au narrateur. S'agit-il d'un narrateur double de l'auteur ? un écrivain annonçant le récit du très commun François Besson, celui qui eut une révélation à l'instant où il vit apparaître et disparaître, simultanément avec le son strident d'une sirène, une fille en vélomoteur ? S'agit-il plutôt de François Besson, parlant de lui ou se parlant à lui-même ?
    Les doutes s'accroissent par les diverses digressions du récit et la poésie des images. Tout est donc à découvrir pour le lecteur. J'ai dû m'appliquer à recoller les morceaux, à faire des rapprochements entre certains passages et à construire ma propre interprétation. Un vrai travail intellectuel qui refroidira les lecteurs passifs bouffeurs de soupe. (Attention ! je ne dis pas que je suis intelligent, avec toutes les âneries que je balance. Simplement que j'aime les œuvres qui poussent à réfléchir : la Littérature donc !)
    Mais dès le premier chapitre (que les frileux se rassurent !) tout rentre dans l'ordre : on assiste à la nouvelle vie d'un personnage principal définissable, déambulant dans une ville (Nice ?) après sa fameuse révélation. Mais quelle révélation ? Celle peut-être de l'absurdité de notre existence. Celle d'un monde qui n'a pas de visée particulière et porté à disparaître. Celle du grand déluge destructeur de toute vie qui ne laisse, après son passage, que putréfaction et silence. François Besson l'a-t-il pressenti ? C'est donc le moment pour lui, je cite :"de se pencher sur la balustrade […] et de tout regarder, avidement, comme si on avait dû mourir tout de suite après, ou à la rigueur devenir aveugle."
    Beau spectacle !
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 21 août 2010

    Le vent s’était changé en pierre, et, tout en continuant à souffler, ne bougeait plus. Il était une stèle érigée à la mémoire du mouvement, et sa densité dirigée vers le bas pesait en millions de tonnes.
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  • Par chartel, le 21 août 2010

    Partout où l’on passait, on se heurtait à de l’existence, à des murailles de solidité et de vie qui vous renvoyaient comme un écho la douleur d’être né.
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  • Par chartel, le 21 août 2010

    Ils sont morts, je le sais, ça ne fait pas de doute ; ils sont morts, car tout ce qui m’est extérieur est mort.
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Videos de J.M.G Le Clézio

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Vidéo de J.M.G Le Clézio

La grande librairie 10/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Marie Gustave Le Clézio parle de son nouveau livre "Histoire du pied et autres fantaisies"








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