ISBN : 275780619X
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
C'est une myriade d'îles, objet de rêves et de conquêtes, qui sont aujourd'hui tombées dans l'oubli: L'Océanie.
Sous la plume sensuelle de J.M.G. Le Clézio, ce continent bordé d'eau prend la forme d'un mythe, d'un espace sans cesse altéré par l'imaginaire. C'est ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par sylvie, le 19 janvier 2008

    sylvie
    Un livre magnifique. Un pouvoir d'évocation immense. L'auteur nous emporte pour un voyage total.
    Il ressort de cette lecture la sensation d'avoir vu, senti, compris. On se sent bon et intelligent...J.M.G. Le Clézio nous fait voir avec son regard bienveillant, il nous fait comprendre avec son empathie enveloppante. Malgré l'extrême dureté de certains propos, c'est une grande douceur qui se dégage de cette lecture, une porte ouverte vers un avenir meilleur, un espoir confiant et tranquille dans l'humanité. C'est avec l'écoute du coeur de l'auteur que nous découvrons la guide qui nous parle de son île comme elle nous parle d'elle. Femme en souffrance, humiliée, battue, elle a trouvé la force de fuir, de continuer à toujours monter sur la montagne avec une belle énergie qui force le respect, elle lutte pour la condition des femmes de cette île, leur place, qui semble bien difficile à trouver. On apprend dans ce livre qu'un chercheur a qualifié la culture de cette région du monde comme étant une des plus machistes, et J.M.G. Le Clézio ne semble pas le démentir en nous menant à la découverte de cet endroit guidés par cette femme.
    Voyage total, parce que l'auteur nous y parle des hommes et des femmes du passé et du présent, des plantes, des paysages, de la musique, des mythes et des rites, de l'histoire ancienne et contemporaine, tout cela rassemblé dans ce petit objet qu'est son livre, difficile à définir. Il se situe entre le récit de voyage, la poésie, le roman, l'essai ...
    Il m'a semblé pouvoir approcher ce continent invisible avec l'âme et le coeur, y découvrir ce peuple de l'eau et mesurer combien il a souffert des occidentaux venus d'abord les piller pour mieux les exploiter par la suite... Cette réalité violente subie a façonné ces gens et ces paysages, et J.M.G. Le Clézio a su mettre à jour pour nous la force de la vie à l'oeuvre et l'espoir qu'elle génère, tout en nous incitant à la vigilance, et sans doute à l'inquiétude. Il nous propose une compréhension du monde, un regard intelligent sur notre monde, à partir de ce qu'il a découvert sur ce petit bout de terre volcanique qui émerge des eaux infinies.
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/03/raga-approche-du-continent-invisible.html
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 08 mars 2009

    wakinasimba
    Il fallait choisir un livre du Prix Nobel de Littérature 2008.
    En faisant le tour des rayons de ma librairie préférée, je suis tombée sur ce titre.
    Le continent invisible, c'est l'Océanie.
    Le Clézio mèle roman des origines de l'île de Raga au Vanuatu, et récits de sa visite dans l'archipel. Au contact des habitants, il découvre la population mélanésienne si secrète, en protection de toutes les violences qu'elles ont subit et qui restent inconnues de tous.
    J'ai retrouvé l'atmosphère de l'Océanie et sa population aux rites et coutumes si obscurs pour nous, occidentaux.
    Un beau voyage...

    Lien : http://lescouassous.over-blog.com/article-27359393.html
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 11 novembre 2009

    Révolutionnaires, les peuples des îles n’ont pour eux que le pouvoir de l’exemple, leur beauté, leur rêve qui a pris naissance dans la souffrance et l’oubli. Dans l’expérience de la violence, ces peuples ont trouvé le remède de la sagesse, du doute et de l’humour. Leur scepticisme n’est pas feint, il n’a rien à voir avec le cynisme de la modernité. Sur leurs rivages lointains sont venues mourir les vagues de toutes les tempêtes qui ont balayé les continents. Leur innoncence n’est pas une inconscience.
    Le « miroir de la mer » dont parlait Joseph Conrad est la conscience des peuples des îles. Dans ses tumultes comme dans le calme de ses lagons, il ne retient pas l’image individuelle. La mer est ce lieu où tout peut apparaître à chaque instant. De l’horizon tout peut venir. De mortelles menaces, de noirs vaisseaux montés par des mercenaires et des missionnaires, conquérants, fanatiques bienfaiteurs qui veulent plier le monde à leur idée, ou spoliateurs sans scrupules venus, comme naguère, s’emparer des terres, des enfants, ou de leurs images.
    Mais surgissent aussi tous les bruissements du monde, les rêves, les dieux nouveaux, venus danser sur les plages pour plaire aux gens des îles, les chants nouveaux, le musiques nouvelles. Quelques gadgets qui peuvent rendre la vie plus facile. Parfois des médecines, de recettes, une pommade pour cicatriser les plaies, un cachet pour calmer les maux de ventre. Et surtout, la connaissance, par les livres, les journaux, les cassettes vidéo. L’amour de la liberté, l’espace
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  • Par sylvie, le 19 janvier 2008

    Tout chez eux, dans l'art, la musique, l'incantation, et jusqu'à l'invention de leurs langues, montre la volonté de résister, le goût d'apprendre. tout chez eux, dans leur manière d'être comme dans leur manière de comprendre le monde, montre la capacité de se changer, de survivre et de se réinventer.



    Les sociétés des grands socles continentaux, malgré leurs religions "révélées" et le caractère soi-disant universel de leurs démocraties, ont failli à leur tâche et nié les principes mêmes sur lesquels elles s'étaient établies. L'esclavage, la conquête, la colonisation et les guerres à l'échelle mondiale ont mis en évidence cette faillite. Ces évènements ont révélé des plaques tectoniques dont les mouvements ont créé les séismes actuels, et qui servent encore aux théoriciens et aux faux prophètes des "chocs des civilisations" pour justifier les guerres de domination. L'échec de ces grandes sociétés est sans doute la menace la plus grande que connaît le monde aujourd'hui.
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  • Par brigetoun, le 11 novembre 2009

    Maintenant, la mer est calmée. Loin des récifs, la mer respire librement, elle gonfle son souffle, et la pirogue monte et descend sur les vagues dans un balancement puissant et régulier qui apaise les voyageurs. La joue contre les roseaux du plancher, Marantaré écoute la mer, le glissement de l’eau sur la coque, les bulles qui crépitent, le grincement du balancier, le vent dans la voile, et elle rêve
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Videos de J.M.G Le Clézio

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Vidéo de J.M.G Le Clézio

La grande librairie 10/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Marie Gustave Le Clézio parle de son nouveau livre "Histoire du pied et autres fantaisies"











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