ISBN : 2740420765
Éditeur : Mango (2006)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Elora reste sans voix. Installée dans le grenier de sa grand-mère, elle tient entre ses mains tremblantes un manuscrit d'où s'échappent des coupures de journaux sur lesquelles le nom de son grand-oncle apparaît. Un titre achève de la glacer d'effroi : " Loïk Gwilherm co... > voir plus
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Pour : La jeune Elna découvre en avril 2160 dans le grenier de sa grand-mère, trois jours après son décès, un manuscrit au titre énigmatique, 49302, que celle-ci dédia à la mémoire de son frère Loïk Gwilherm Seznec. En fait, ce dernier, coïncidence troublante, s’est vu attribuer lors de son arrivée au bagne spatial le même matricule que son ancêtre Guillaume Seznec, envoyé deux siècles plus tôt à Cayenne. Loïk a été condamné aux travaux forcés pour l’assassinat de son ami Gaëc mais il ne cesse de clamer son innocence. Il est emmené en navette spatiale dans une station proche de Syringa, une planète mal connue dont l’atmosphère toxique agit comme une drogue. Les bagnards doivent extraire d’étranges sangsues, fort dangereuses pour la santé humaine. Le directeur du bagne multiplie les humiliations, les brimades et les mauvais traitements. Loïk résiste, tente à la fois de s’évader et de communiquer avec des êtres intelligents à fourrure animale qui peuplent la planète… Il est loin de se douter de ce qu’il va déclencher. Ce récit écrit par Loïk à la première personne et ponctué de lettres adressées à ses proches est évidemment poignant. La trame reprend nombre d’éléments de l’histoire de Guillaume Seznec. Le temps ne semble pas avoir fait progresser une humanité où arbitraire, corruption et violence tiennent la première place. La seule note d’espoir vient des personnages féminins révoltés et déterminés à bouleverser l’ordre établi. Nathalie Le Gendre a écrit une fois de plus un livre fort et fidèle à l’esprit humaniste de la collection : un beau plaidoyer contre l’intolérance et l’injustice. Denis Seznec, petit fils de Guillaume, en a écrit la postface. n Marie-Françoise Brihaye
  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Contre : Ce livre est moins convaincant que les précédents de Nathalie Le Gendre. La construction et les choix narratifs laissent perplexe… J’irai jusqu’à dire que la fin est bâclée : en deux pages, le véritable assassin avoue tout à coup son crime, sans raison, et proclame ainsi ouvertement l’innocence de Loïk dont on ne doutait pas. Nathalie Le Gendre souhaitait dénoncer l’injustice dont a été jadis victime Guillaume Seznec et par là même les erreurs judiciaires qui brisent la vie de bien des innocents. On aurait donc aimé que la procédure judiciaire soit mieux décrite et surtout que l’accent soit mis sur la souffrance et la déshumanisation du héros. Loïk passe de très longs mois au trou — en fait seul dans le vide sidéral —, mais ses sentiments sont alors peu développés. Une bonne cinquantaine de pages supplémentaires aurait peut-être permis à N. Le Gendre de ne pas rester à la surface des choses et des personnages, de les faire vivre de l’intérieur comme elle sait habituellement si bien le faire. n Sandrine Brugot-Maillard






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