Cette critique se rapporte aux quatre premiers volumes de la série «
terremer ».
terremer est une bien étrange collection de livres. Dans un monde fait d'une multitude d'îles qui forment un ensemble cohérent tout en conservant leurs particularités, ce cycle de fantasy est centré sur un personnage, Ged, et différentes étapes de sa vie. Les trois premiers livres peuvent être lus indépendamment les uns des autres, tandis que le quatrième est réellement dans la continuité des tomes deux et trois.
Il est étrange de constater qu'il y a bien peu d'action dans ces livres. Il est surtout question de voyages (en bateau, notamment, à bord du Voitloin), de paysages. L'action ne vient souvent que dans les 50, voire les 20, dernières pages, comme si l'auteur se souvenait que c'était le prétexte du livre et qu'il faudrait bien qu'elle en dise un mot…
C'est donc un livre qu'il faut lire plus pour la construction du monde qui est présenté que pour un bon livre de fantasy classique. Il y a bien de la magie, des dragons et tout et tout, mais c'est plus pour les voir évoluer dans de beaux paysages que pour les voir s'affronter ou affronter le mal qu'il faut lire ce livre.
Si chaque livre est construit de la même façon, ce n'est pas pour autant qu'ils sont identiques. C'est comme si chacun avait son propre thème. En simplifiant, on pourrait dire que :
-
Le sorcier de Terremer est sur l'apprentissage et la connaissance de soi, dans le bien et dans le mal.
- Les tombeaux d'Atuan, sous couvert d'une histoire très sombre, est sur la liberté de choisir sa vie (en opposition à la pré-destination).
- L'Ultime rivage regarde la mort de près et le sens que l'on peut donner à notre propre finitude.
-
Tehanu, qui se démarque du reste du cycle, explore la vie simple par rapport à la vie d'aventure et la place de la femme dans la société (avec des thèses qui ne me plaisent pas trop d'ailleurs).
Ce type de livre est une découverte pour moi, pas désagréable, mais je ne suis pas certaine que cela me convertisse tout à fait à ce genre. A lire à petites bouchées, de temps à autre, peut-être…