ISBN : 2803629828
Éditeur : Le Lombard (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
En 1943, Albert a 16 ans. Ulcéré par l'occupation de son pays, il épouse les idéaux communistes.. Trois ans plus tard, la France est libre et il s'engage dans l'armée, pour voyager et sortir de sa misère sociale. Dépêché en Indochine « pour combattre les terroristes du ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par malaurie, le 13 mars 2012

    malaurie
    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
    Article 35, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 1793.
    L'auteur Maximilien le Roy explique comment tout a commencé par un livre : celui d'Albert Clavier intitulé de l'Indochine au Vietnam libre. Après sa lecture Maximilien le Roy est allez rencontrer Albert Clavier et lui a exposé son projet. Faire une biographie de son engagement humain au Vietnam.
    Albert Clavier est un jeune homme de 18 ans en 1945. Issu d'une famille pauvre des abords de Grenoble, il s'engage dans l'armée coloniale au sortir de la Guerre en 1947. Fier des idéaux républicains acquis sur les bancs de la communale et de l'engagement communiste de son frère aîné qui a œuvré pour la Résistance et fut déporté par les Allemands, il reste confiant de la volonté civilisatrice de la France dans les colonies. Ce qu'il va découvrir va le plonger dans une perplexité sans fond. Tiraillé par son amour pour la patrie et sa devise, se sentant trahi par le comportement de ses compagnons d'armes, comprenant que les Vietnamiens combattent un envahisseur et luttent pour leur liberté et leur indépendance, découvrant les atrocités commises par l'armée française, qui lui rappellent celles que commettait la Wehrmacht quelques années auparavant Albert Clavier n'a d'autres choix que de rejoindre le Vietminh et ses combattants parmi lesquels il trouvera amitié et réconfort et surtout la reconnaissance des valeurs républicaines et humanistes qu'il pensait défendre en s'engageant dans l'armée française.
    Cette défection, cette trahison lui vaudra une condamnation à mort et un exil de plus de 21 ans.
    Maximilien le Roy réussit, dans ce portrait à mettre en avant les valeurs défendues par Albert Clavier. Ce livre offre aussi de matière à réfléchir : ce qui est nécessaire et indispensable, surtout lorsque l'on choisit de défendre non pas une cause futile (un drapeau, un pays, une ethnie, une religion…) mais des idées (celles par exemple de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen). Ainsi un soldat peut-il ne faire qu'obéir aveuglément à ces chefs ? le parcours d'Albert Clavier montre que lorsqu'on est un être pensant on peut être amené à s'engager contre l'armée de son propre pays. La défense de ces valeurs (liberté, égalité, fraternité, droit des peuples à disposer d'eux même...) peut transcender l'engagement patriotique. Maximilien le Roy montre dans cet ouvrage un talent de conteur et une belle capacité à s'engager pour des causes difficiles.
    « Chantez, compagnons, Dans la nuit la liberté nous écoute...
    Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? »
    Maurice Druon Joseph Kessel, le chant des partisans, 1943.

    Lien : http://legenepietlargousier.over-blog.com/article-dans-la-nuit-la-li..
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    • Livres 3.00/5
    Par IreneAdler, le 27 mars 2012

    IreneAdler
    Alors qu'il est adolescent et que la France est sous le joug nazi, Albert Clavier s'engage dans le parti communiste. Lorsque le pays est libéré, il intègre l'armée, dans l'espoir de voir du pays et de se sortir de sa misère. Alors qu'il est envoyé en Indochine, il se rend compte que sa vision des choses était faussée et que les Vietnamiens font la même chose que les Français sous l'Occupation : ils résistent. Albert décide alors de déserter en se faisant passer pour mort. Commence alors pour lui une vie selon ses idéaux communistes. Il restera une vingtaine d'année au Viêt-Nam, rencontrera Hô Chi Minh et atteindra un poste élevé dans les médias. Il est rentré en France lorsqu'il voyait que le communisme de sa jeunesse commençait à disparaître. Cette bande dessinée est inspirée d'une histoire vraie, Albert Clavier étant décédé en mars 2011.
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    • Livres 1.00/5
    Par BRoussel, le 04 février 2012

    BRoussel
    Maximilien le Roy raconte les motifs qui incitèrent Albert Clavier, un ancien soldat français, à rejoindre les rangs de l'armée nord-vietnamienne pendant la guerre d'Indochine. Il compare le personnage à un résistant qui choisit de ne plus cautionner l'avilissement d'un peuple par une armée d'occupation semblable à celle de l'Allemagne nazie. Vues de cette façon, les intentions de Maximilien le Roy pourront sembler louables, même si la mise en parallèle avec la Seconde Guerre mondiale est pour le moins obscène. le comble, c'est qu'Albert Clavier fut en outre l'un des responsables d'un camp de concentration où périrent sous la torture plusieurs milliers de prisonniers français et civils vietnamiens hostiles à Hô Chi Minh. L'auteur minimise la gravité de cet aspect que l'on doit considérer évidemment comme un crime contre l'humanité. Il mythifie un individu qui, par lâcheté, s'est compromis dans les contradictions de son idéologie. On ne peut en aucun cas cautionner le révisionnisme et encore moins l'extermination méthodique d'individus, surtout si cela fut perpétué au nom de l'humanisme. L'humanisme, le vrai, sait que dans l'horreur, toutes les idéologies se valent.
    Kamil Plejwaltzsky

    Lien : http://www.zoolemag.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par alouett, le 05 octobre 2011

    alouett
    (...)
    En se basant sur les mémoires écrites de Clavier, Maximilien le Roy réalise une nouvelle fois une œuvre engagée (cf Hosni, Les chemins de Traverse…) qui dénonce cette fois les dérives du dictat français et les comportements colonialistes. Nous découvrons donc la vie de garnison d'un soldat à l'étranger dans un conflit politico-économique sensible. de la France au Vietnam, de Saigon à Hanoï en passant par la jungle tropicale, de l'emprise française à l'arrivée des troupes américaines en passant par le culte de la personnalité d'Hô Chi Minh, cet ouvrage est pour nous l'occasion de revisiter un pan de l'Histoire via la destinée d'un homme. Son combat l'a entrainé dans un long exil de 21 ans, il ne rentrera en France qu'en 1968. En chemin, cet homme a eu le courage de défendre ses convictions au point de mettre sa vie en péril
    (...)

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/10/05/dans-la-nuit-la-liberte-nous-..
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Critiques presse (4)


  • BulledEncre , le 08 février 2012
    i l’on considère qu’être citoyen commence par regarder son passé historique dans les yeux, cet album est un puissant stimulant pour la conscience politique.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • BoDoi , le 19 décembre 2011
    Avec une grande maturité stylistique et narrative – l’auteur n’a que 26 ans, Dans la nuit la liberté nous écoute… retrace le parcours de cet homme de convictions, confronté aux mensonges et exactions commises par son peuple. Plutôt que de s’attarder sur les effets de la guerre, sur son triste spectacle, il choisit de se concentrer sur les relations que noue le narrateur avec les quelques rares soldats dont il se prend d’amitié et la population locale, qu’il finit par intégrer.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • BDGest , le 02 novembre 2011
    Il n’est pas question ici de pardonner ou condamner ce choix. Il est question avant tout de le comprendre, pour l’accepter. Quels sont les possibilités d’un individu face à de tels événements ? Comment rester honnête envers soi-même ? Surtout, quels choix s’offrent à lui, et à quel prix ? Un homme face à son destin. Raconté tout en pudeur. À lire.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • Lexpress , le 28 septembre 2011
    Maximilien Le Roy en fait une adaptation saisissante, sensible, certes engagée, mais surtout didactique. Son trait sobre et puissant, servi par une bichromie à dominante vert kaki, confirme la virtuosité de cet auteur de 26 ans, qui excelle à prendre des chemins de traverse.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 05 octobre 2011

    Je suis certain d’une chose en tout cas : tous les peuples doivent disposer d’eux-mêmes, aucun territoire ne doit être soumis à une puissance étrangère (…). On déserte quand on a quelque chose à se reprocher, pour échapper à la Justice ou pour ne pas se battre, par lâcheté. Mais je ne peux pas me résigner à combattre dans une armée au service d’une doctrine coloniale, qui réprime dans le sang la lutte d’un peuple pour son indépendance et sa liberté. Non, je ne suis pas un traître. Je ne trahis pas ma Patrie… Je l’aime et je reste fidèle à ses idéaux : Liberté – Egalité – Fraternité
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  • Par alouett, le 05 octobre 2011

    Vous savez, les petits esprits calculateurs nous parlent de kilomètres de routes, de canaux ou de ponts… mais construits par qui ? Les indigènes. Pour qui ? Le colonat. Nous, nous avons à répondre, plutôt que par de la comptabilité, par toutes ces vies humaines sacrifiées, à qui on a enseigné l’agenouillement. Ils nous parlent de progrès, nous répondons qu’ils ont piétiné nos traditions, vidé nos sociétés et volé nos terres
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  • Par zevince, le 30 avril 2012

    Le 27 décembre 1950, ce tribunal me condamne officiellement à mort par contumace, à la dégradation militaire et à la confiscation de mes biens, pour désertion à l'ennemi.
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  • Par alouett, le 05 octobre 2011

    Ils mettent vraiment le paquet pour la préparation idéologique et le conditionnement psychologique, ne laissant pas le temps de réfléchir à ceux qui en auraient encore la volonté
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  • Par Gregor, le 13 novembre 2011

    Les populations indigènes nous regardent impassiblement, et non dans la joie avec laquelle on accueille des libérateurs.
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