ISBN : 201321250X
Éditeur : Hachette Jeunesse (2006)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Périgord, 1815. Jacquou a huit ans lorsque son père est condamné aux galères et meurt au bagne quelques mois plus tard. Le jeune garçon jure de se venger de l'arrogant comte de Nansac, responsable de l'arrestation de son père. Quinze ans plus tard, révolté par la misère... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 14 avril 2012

    BVIALLET
    Martissou, pauvre métayer périgourdin du comte de Nansac, vit dans une petite ferme avec sa femme et son tout jeune fils Jacquou. Pour survivre, il braconne un peu dans les forêts du comte, ce que lui reproche ce dernier, nobliau de très fraîche date, vu que son grand-père n'était qu'un misérable porteur d'eau de la ville de Périgueux et que son père a réussi à s'enrichir en trafiquant au moment de la Révolution et de l'Empire. le livre débute en 1815. Martissou abat le régisseur de Nansac parce qu'il venait de lui tuer sa chienne. Il écope de 20 années de bagnes sur les pontons malsains de Rochefort. Jacquou et sa mère en sont réduits à se cacher dans une cabane au fond des bois. Très vite, l'enfant se retrouve orphelin : le père ne survit pas au bagne et la mère meurt de chagrin. Il est recueilli par le bon curé Bonal qui l'élève comme un fils et lui apprend à lire et à écrire. le brave homme sera chassé de sa cure et renvoyé à la vie civile car sa trop grande charité évangélique fait du tort au reste du clergé local. A la mort de son bienfaiteur, plus rien n'empêchera Jacquou d'assouvir sa vengeance…
    Publié en 1899, le chef d'œuvre d'Eugène le Roy est un magnifique témoignage sur la dure réalité de la vie paysanne en Périgord au début du XIXème siècle. On y fait la découverte d'une misère noire, de la rapacité des possédants, des passions exacerbées et du désespoir qui amènent à ces révoltes récurrentes de Croquants, Jacques et autres…
    Livre de facture très classique dont le style est très proche de celui des plus grands (Stendhal, Balzac ou Hugo), la langue magnifique nourrie d'un vocabulaire si riche qu'il fait mesurer l'appauvrissement actuel et truffée de patois. (L'éditeur a eu l'intelligence de mettre un petit glossaire à la fin.
    Ce livre est édité en Folio-Junior alors qu'il n'a plus grand-chose qui puisse intéresser la jeunesse actuelle : longueur (360 pages bien denses), style qui n'a rien de moderne et surtout une moralité terrienne pleine de roboratif bon sens qui peut même passer maintenant pour carrément réactionnaire pour ne pas dire plus…

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 19 février 2012

    akialam
    Parfois, je puise dans les classiques mes nourritures littéraires. Aujourd'hui, il s'agit de Jacquou le Croquant. Ayant vu le film de Laurent Boutonnat il y a quelques années et l'ayant fort apprécié, je m'étais dit (comme toujours) qu'il faudrait que je lise l'ouvrage. C'est chose faite aujourd'hui !
    Ce livre dresse, à travers l'histoire de Jacques Ferral, dit "Jacquou le Croquant", un portrait humaniste de la campagne périgourdine du 19e siècle. Ecrasés par des hommes que l'opportunisme et le manque de scrupules ont fait nobles, asservis par l'église, dont les envoyés sont vénaux et égoïstes, les paysans du Périgord apparaissent comme des êtres misérables, luttant pour leur survie avec toutes les peines du monde. Cette lutte, forcément inégale lorsqu'ils se dressent contre des oppresseurs puissants, est vouée à l'échec.
    Heureusement, il existe des nobles et des curés qui échappent à la règle, et c'est auprès d'eux que Jacquou grandit, ajoutant à sa condition paysanne une éducation rare dans ce milieu pour l'époque. Bien décidé à se venger du Comte de Nansac qui est la cause de tous ses malheurs, doté d'une capacité de réflexion développée par son éducation et animé d'une soif de justice qui entraîne ses compagnons d'infortune, Jacquou va devenir le symbole de cette lutte contre l'oppression.
    Le livre que j'ai eu entre les mains est assurément une version commentée pour les scolaires. L'avantage est d'avoir plus d'informations sur certains termes de patois utilisés dans le livre. L'inconvénient c'est d'en avoir trop, et surtout, souvent les mêmes qui se répètent sans fin. Pour le reste, une fois passées les premières pages et habituée au langage rural, je me suis laissée emporter sans déplaisir dans cette histoire. j'ai suivi avec intérêt et indignation l'enfance terrible du héros, la misère de sa famille, et la dignité infinie avec laquelle sa mère ne cesse de se battre. On s'attache aux personnages, et cette histoire se déroulant au 19e, fait paradoxalement écho à d'autres histoires, actuelles et tout aussi révoltantes.

    Lien : http://akialam.over-blog.com/article-jacquou-le-croquant-99642046.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Aela, le 26 janvier 2011

    Aela
    Une version abrégée du célèbre roman de Eugène le Roy.
    Une belle peinture de la France rurale du 19 ème siècle et de la dure condition paysanne dans le Périgord.
    Un jeune garçon dont le père meurt au bagne, décide de se venger du comte de Nansac, responsable de l'arrestaton de son père.
    Il va rassembler les paysans pour se libérer du joug de la noblesse locale.
    Un beau roman bien enlevé pour les jeunes et les moins jeunes..
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Citations et extraits

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  • Par meyeleb, le 27 août 2011

    Et puis j’aimais ma forêt, malgré sa mauvaise renommée. J’aimais ces immenses massifs de bois qui suivaient les mouvements du terrain, recouvrant le pays d’un manteau vert en été, et, à l’automne se colorant de teintes variées selon les espèces : jaunes, vert-pâle, rousses, feuille-morte, sur lesquelles piquait le rouge vif des cerisiers sauvages, et ressortait le vert sombre de quelques bouquets de pins épars. J’aimais aussi ces combes herbeuses fouillées par le groin des sangliers ; ces plateaux pierreux, parsemés de bruyères roses, de genêts et d’ajoncs aux fleurs d’or ; ces vastes étendues de hautes brandes où se flâtraient les bêtes chassées ; ces petites clairières sur une butte, où, dans le sol ingrat, foisonnaient la lavande, le thym, l’immortelle, le serpolet, la marjolaine, dont le parfum me montait aux narines, lorsque j’y passais mon fusil sur l’épaule, un peu mal accoutré sans doute, mais libre et fier comme un sauvage que j’étais.
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  • Par templiers, le 02 mars 2009

    * « Mon existence n'a point été sans peine, mais elle s'est écoulée du moins sans regrets et surtout sans remords, ce qui n'est pas peu de chose. »
    * « L’égoïsme m’indigne, la méchanceté m’exaspère, l’injustice me révolte, la misère me saigne le cœur. »
    * « Mes bonshommes sont des personnages, non d'imagination, mais d'observation. »
    Eugène Le Roy
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  • Par BVIALLET, le 14 avril 2012

    Liberté et pain cuit sont les premiers des biens. Manger le pain pétri par sa ménagère et fait avec le blé qu’on a semé ; goûter le fruit de l’arbre qu’on a greffé, boire le vin de la vigne qu’on a plantée ; vivre au milieu de la Nature qui nous rappelle sans cesse au calme et à la modération des désirs, loin des villes où ce qu’on appelle le bonheur est artificiel- le sage n’en demande pas plus.
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