ISBN : 2709637952
Éditeur : J.-C. Lattès (2011)


Note moyenne : 3.28/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Un photographe, Antonio, retourne à Lisbonne après dix ans d’absence. Il y retrouve le correspondant de son journal, Vincent, le narrateur de ce récit, afin de suivre le procès d’un tueur en série.
Enfant, Antonio a rencontré en une fillette, Canard, l’amour myt... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par yv1, le 14 septembre 2011

    yv1
    Que dire de ce roman, sinon qu'il est tour à tour agaçant, long, captivant, passionnant ? Je suis passé par tous les stades m'amenant à ces adjectifs lors de ma lecture.
    D'abord agaçant et long, parce qu'on ne sait pas où Vincent veut aller ; on ne comprend pas sa démarche de quitter si tardivement une femme qui l'a fait souffrir, qui l'a fait languir, cruellement, sadiquement. C'est un homme qui ne peut se résoudre à agir. Il subit constamment. Il ne peut pas quitter cette femme, mais néanmoins, dès qu'il en rencontre une autre il tombe sous son charme et se croit amoureux. Mais dès qu'Irène ne montre ne serait-ce que le bout de son nez, il redevient l'homme soumis, malheureux. Il fréquente alors les autres femmes plus pour rendre jalouse celle qui lui est inaccessible que par vrai amour. Il en devient énervant de soumission, de non prise en mains de sa vie. On ne voit pas comment avec un tel manque de personnalité et d'affirmation de soi, cet homme pourrait s'en sortir. Vous pourrez me dire que ce n'est pas parce que le héros n'est pas dynamique ou attirant que le livre ne l'est pas non plus. Alors là, je dis : "Eh bien oui, vous avez mille fois raison, mais je ne peux m'empêcher de m'auto-titiller -c'est une image, bien entendu, rien de grivois dans mes propos. Non mais qu'allez-vous chercher là ?- et je plaide donc coupable : oui, je suis fautif d'avoir du mal à lire les aventures ou mésaventures de gens mous !
    Ensuite, captivant et passionnant parce que Hervé le Tellier nous balade dans Lisbonne, et dissèque les sentiments amoureux. "En virtuose des jeux de l'amour et du hasard, Hervé le Tellier veut croire qu'il n'est de destin qui se laisse dompter." (4ème de couverture) Ce Vincent sait agir dès lors qu'il ne le fait pas directement pour lui mais pour un autre ; dès qu'il peut et doit le faire pour sa propre personne, il est totalement timoré ou à contretemps.
    Un roman qui me laisse un goût d'amertume pour n'y avoir pas totalement adhéré. Cependant, force m'est d'admettre que l'auteur sait retenir son lecteur par des petites intrigues -amoureuses-, par une écriture à la fois érudite et très accessible. Comme les passages relatifs au roman qu'essaye -encore un essai, une vélléité- d'entreprendre Vincent sur Evariste Galois et Pescheux d'Herbinville, son assassin -en duel- putatif. Ou encore les savoureux paragraphes dans lesquels Hervé le Tellier cite l'écrivain portugais Jaime Montestrela : Vincent s'essaye à traduire les Contos Aquosos de cet auteur en français. de petites histoires surréalistes, difficilement traduisibles ou adaptables qui émaillent le texte du roman. Elles sont philosophiques, drôles, sombres, décalées, parlent d'amour, de religion
    Que dire de ce roman, sinon qu'il est tour à tour agaçant, long, captivant, passionnant ? Je suis passé par tous les stades m'amenant à ces adjectifs lors de ma lecture.
    D'abord agaçant et long, parce qu'on ne sait pas où Vincent veut aller ; on ne comprend pas sa démarche de quitter si tardivement une femme qui l'a fait souffrir, qui l'a fait languir, cruellement, sadiquement. C'est un homme qui ne peut se résoudre à agir. Il subit constamment. Il ne peut pas quitter cette femme, mais néanmoins, dès qu'il en rencontre une autre il tombe sous son charme et se croit amoureux. Mais dès qu'Irène ne montre ne serait-ce que le bout de son nez, il redevient l'homme soumis, malheureux. Il fréquente alors les autres femmes plus pour rendre jalouse celle qui lui est inaccessible que par vrai amour. Il en devient énervant de soumission, de non prise en mains de sa vie. On ne voit pas comment avec un tel manque de personnalité et d'affirmation de soi, cet homme pourrait s'en sortir. Vous pourrez me dire que ce n'est pas parce que le héros n'est pas dynamique ou attirant que le livre ne l'est pas non plus. Alors là, je dis : "Eh bien oui, vous avez mille fois raison, mais je ne peux m'empêcher de m'auto-titiller -c'est une image, bien entendu, rien de grivois dans mes propos. Non mais qu'allez-vous chercher là ?- et je plaide donc coupable : oui, je suis fautif d'avoir du mal à lire les aventures ou mésaventures de gens mous !
    Ensuite, captivant et passionnant parce que Hervé le Tellier nous balade dans Lisbonne, et dissèque les sentiments amoureux. "En virtuose des jeux de l'amour et du hasard, Hervé le Tellier veut croire qu'il n'est de destin qui se laisse dompter." (4ème de couverture) Ce Vincent sait agir dès lors qu'il ne le fait pas directement pour lui mais pour un autre ; dès qu'il peut et doit le faire pour sa propre personne, il est totalement timoré ou à contretemps.
    Un roman qui me laisse un goût d'amertume pour n'y avoir pas totalement adhéré. Cependant, force m'est d'admettre que l'auteur sait retenir son lecteur par des petites intrigues -amoureuses-, par une écriture à la fois érudite et très accessible. Comme les passages relatifs au roman qu'essaye -encore un essai, une vélléité- d'entreprendre Vincent sur Evariste Galois et Pescheux d'Herbinville, son assassin -en duel- putatif. Ou encore les savoureux paragraphes dans lesquels Hervé le Tellier cite l'écrivain portugais Jaime Montestrela : Vincent s'essaye à traduire les Contos Aquosos de cet auteur en français. de petites histoires surréalistes, difficilement traduisibles ou adaptables qui émaillent le texte du roman. Elles sont philosophiques, drôles, sombres, décalées, parlent d'amour, de religion

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    • Livres 3.00/5
    Par XL, le 24 septembre 2011

    XL
    Lisbonne, durant le mois de septembre 1985, celui de la mort d'Italo Calvino et du tremblement de terre à Mexico (de magnitude 8,2)Vincent Balmer, un ancien reporter de guerre d'une quarantaine d'années, et Antonio Flores, un photographe de dix ans son cadet, se sont connus à Paris. Relations de travail plutôt qu'amis, ils ont collaboré à un ouvrage dont l'un a écrit les textes accompagnant les images de l'autre et ils ont de l'estime pour leur travail respectif.
    Fuyant une histoire d'amour à sens unique, Vincent s'est installé à Lisbonne depuis quelques mois comme correspondant de presse. D'origine portugaise, Antonio, qui a vécu son adolescence dans la capitale portugaise, n'y est pas revenu depuis dix ans. Ils se retrouvent pour couvrir le procès à sensation d'un tueur en série, un jugement en assises qui tarde à débuter.

    Au cours de la première soirée, Antonio confie à Vincent le souvenir de « Canard », une jeune fille qu'il a aimée à quinze ans et dont il a été séparé. S'étant connus enfants sur le trajet de la ligne de tramway Eléctrico W, ils étaient vite devenus indispensables l'un à l'autre.
    Aux dernières nouvelles, Canard était enceinte… Vincent, amoureux éconduit et insatisfait, écrivain et traducteur velléitaire, incapable de finir une histoire et sans doute désireux de prendre une revanche sur la médiocrité de son existence, entreprend d'accomplir le destin inachevé d'Antonio.
    En même temps qu'il reconstitue et raconte l'histoire de Canard, il se révèle au lecteur : gentil mais inconsistant, souvent démuni et maladroit, compliqué, alors qu'Antonio, plus combattif, plus séduisant, apparaît comme son contrepoint. Pourtant, la fin les renvoie un peu dos à dos : secret pour dissimulation, malhonnêteté pour hypocrisie, l'attitude de l'un comme de l'autre ne me paraît pas mieux défendable.
    Durant les neuf jours de leur cohabitation, Vincent le narrateur, a pris des notes dans un petit cahier : leurs rencontres avec une série de personnages secondaires qui se révèlent des archétypes féminins, leurs promenades dans Lisbonne, ses ruelles, ses maisons, ses vieux docks, de petits détails qui donnent du crédit à l'histoire.
    Après les avoir laissées dormir pendant plus de vingt ans, il les livre en un roman à peine retouché : neuf chapitres au long desquels des intrigues s'ébauchent, se nouent, se déroulent. La confidence d'Antonio est le point de départ d'un enchaînement d'errements et de tergiversations, d'initiatives malvenues, d'événements qu'il se croit capable de maîtriser, de décalages successifs et inattendus. Un bref épilogue achève de lever le voile, refermant les portes sur toutes les histoires entr'ouvertes.
    Un rythme lent qui confère au récit nonchalance et sérénité, une construction romanesque sophistiquée, un livre sur les affinités et les sentiments tout en nuances, des histoires multiples qui se chevauchent et s'imbriquent en un univers humain complexe, un travail sur la mémoire et la mise en abîme, j'ai reposé le roman avec l'envie de recommencer la lecture du début, pour en goûter toute la richesse. Mieux encore, le narrateur qui tout en partageant des réflexions sur l'écriture - l'écrivain s'écrivant en train d'écrire – glisse dans le cours du récit, ses traductions d'un auteur portugais méconnu qu'il veut révéler et des pistes de recherche sur la biographie qu'il projette d'écrire, m'a donné le goût de lire les contes, tour à tour fantastiques ou absurdes, de Jaime Montestrela.
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    • Livres 5.00/5
    Par tilly, le 30 août 2011

    tilly
    l y a un narrateur. Vincent Balmer a quarante ans en septembre 1985. Il est le correspondant français à Lisbonne d'un journal dont la rédaction parisienne lui adjoint un jeune reporter photographe portugais pour couvrir un procès d'assises retentissant. Durant neuf journées bien remplies, Balmer va prendre méticuleusement des notes sur ses pérégrinations avec António Florès dans la capitale lusitanienne, sur leurs rencontres, et sur ce qu'il adviendra jour après jour d'une relation qui n'est peut-être pas si fortuite que ça. Vingt-six ans plus tard (aujourd'hui donc), Balmer reprend ses notes (un journal écrit au passé auquel il dit ne rien changer ou presque) pour en faire un roman qui portera le nom d'une ligne de tramway aujourd'hui abandonnée à Lisbonne : l'Eléctrico W.
    « Tous les mauvais romans se ressemblent, mais chaque bon roman l'est à sa façon. » (Epilogue, page 286)
    Hélas, j'ai pas lu tous les livres... alors je serais peu crédible si j'assurais que celui-ci ne ressemble à aucun autre ! Je vais simplement tenter d'exprimer le charme (au sens magicien du terme) qui naît des décalages successifs et inattendus d'une histoire très sage au départ. La sérénité et la cohérence de la narration masquent longtemps la fragilité de Balmer, qui va se révéler peu à peu.
    Au début, on pourrait croire qu'António et "Canard" seront les héros principaux du roman de Vincent, tellement l'histoire de leurs amours enfantines contrariées est prégnante, triste et émouvante. Mais elle n'est en fait que le point de départ d'un enchaînement d'événements que Balmer se croit capable de maîtriser. Insatisfait et malheureux, jaloux du secret d'enfance que son jeune confrère lui a révélé, et qui rend António attirant et le fait exister, Vincent va vouloir mettre en scène sa revanche sur une vie médiocre. Il veut prendre la place de d... du destin. J'ai hésité souvent entre la compassion et l'agacement devant les initiatives dramatico-comiques que le narrateur accumule. le plaindre ou se moquer de lui ? Trop cassé ou trop con ? Naïf ou prétentieux ? A la toute fin, un court paragraphe règle la question, lapidaire dans sa forme et profondément humain dans son sens. le genre de révélation qui donne envie de recommencer la lecture d'un roman depuis le début, sur le champ, pour le lire autrement. Ce que j'ai fait.
    Jour après jour, c'est à dire chapitre après chapitre - il y en a neuf, plus un prologue et un épilogue - la situation se ramifie, les personnages secondaires entrent dans la ronde, leurs histoires s'imbriquent. Au fil des rencontres, les confidences d'un personnage puis d'un autre font surgir les souvenirs du narrateur qui les note sur son cahier à petits carreaux, pour ne rien oublier, pour rester vivant. Il y a des promenades magnifiquement évocatrices dans Lisbonne, des digressions - très belles - sur la photographie, l'écriture contrainte, le journalisme de guerre, le suicide, Romain Gary, Italo Calvino, Evariste Galois, Jaime Montestrela.
    Je n'avais encore rien lu d'autre d'Hervé le Tellier. Déjà, la lecture de la liste de ses nombreux ouvrages m'avait réjoui : Sonates de bar, Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable, Joconde jusqu'à 100, Guerre et Plaies, etc. Et Pouy puis, il y a aussi : La Disparition de Perek, roman noir dans la série le Poulpe dirigée par Jean-Bernard Pouy. Rien de très hilarant en soi, sauf qu'Hervé le Tellier est un des membres à vie de l'Ouvroir de Littérature Potentiel, et que Georges Perec, l'Oulipo,... Alors là je me mets témérairement en danger en avançant que ce titre Eléctrico W m'a fait penser, justement à W ou le souvenir d'enfance.... Et des souvenirs d'enfance, dans ce roman... Alors le titre peut-être...
    Qui irait recompter le nombre de mots dans un roman ? Personne, sinon l'imprimeur ! Mais je suis intimement persuadée que Vincent/Hervé dit vrai quand il se vante d'avoir retravaillé son tapuscrit pour qu'il fasse exactement 52 122 mots, parce que 52 122 est… un nombre premier !
    J'aime penser qu'il y a plein d'autres petits ou grands mystères, mathématiques ou pas, cachés dans Eléctrico W. Vrais mystères ou fausses mystifications ? Peu importe, j'en suis friande, ils ont fait les délices de ma lecture. Il y a par exemple le nom donné par Vincent Balmer à un personnage qu'il invente (un personnage de roman qui en crée un autre…) : Lena Palmer. Palmer-Balmer, on voit bien d'où vient son inspiration. Il reconnait lui-même que cela sonne comme le nom d'une héroïne de série télé américaine. Seulement on est en 1985, et Laura Palmer n'apparaîtra dans les petites lucarnes de nos livingrooms qu'en 1990 ! Merci, Hervé le Tellier, pour cet hommage subliminal et anachronique à Twin Peaks et à David Lynch que vous aimez sans doute autant que moi, c'est-à-dire beaucoup !
    Une dernière observation sur la structure mathématique plus ou moins cachée d'Eléctrico W. On pourrait, comme on fait pour un programme logiciel, dessiner l'organigramme du roman d'Hervé le Tellier. Une première case, tout en haut, avec deux personnages seulement (le prologue), puis une branche, de nouvelles cases (nouvelles histoires, nouveaux personnages), et ainsi de suite, d'autres branches, jusqu'au bas de l'arbre programmatique, où toutes les cases sont alignées, toutes les histoires ouvertes. L'épilogue est là pour fermer, une à une, les parenthèses qui ont été ouvertes, les crochets à l'extérieur des parenthèses, les accolades au plus haut niveau. Prologue, épilogue, la boucle est bouclée, toutes les belles histoires ont une fin.

    Lien : http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2011/08/lu-..
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    • Livres 3.00/5
    Par brusc, le 07 octobre 2011

    brusc
    La première fois que j'ai lu Hervé le Tellier, ce fut une franche partie de plaisir. Avec en mains les Joconde jusqu'à 100, ou sur votre indulgence… je me tortillais littéralement de rire sur la banquette du métro, alors que précisément ce jour-là (cela se lit très vite) toutes les tuiles du monde s'étaient abattues sur moi. La force de cette expérience, son caractère exceptionnel et paradoxal m'ont fait me jeter sur son avant-dernier roman paru en 2009, d'autant que son titre "Assez parlé d'amour" me garantissait de jouir encore de l'humour et de la finesse de ce membre éminent de l'Oulipo. Patatra, la déception fut à la mesure de l'enthousiasme précédent. Non pas parce que ce livre n'est pas drôle - Hervé le Tellier a le droit d'écrire autre chose que des oulipettes à la Joconde et on n'est pas obligé de rire tout le temps même intelligemment... - mais plutôt que ces deux histoires d'amour croisées sont d'un profond ennui. Hervé le Tellier devait d'ailleurs s'en douter car il commence son livre par cette drôle de phrase : ''La planète connut cette année-là son automne le plus chaud depuis cinq siècles. Mais de la clémence providentielle du climat qui joua peut-être son rôle, il ne sera plus question. Ce récit couvre l'espace de trois mois et même un peu plus. Que celle - ou celui - qui ne veut pas - ou plus - entendre parler d'amour repose ce livre.'' Je n'ai pas reposé le livre tout de suite - je ne réponds pas si facilement aux injonctions - mais n'ai pu, malgré toute ma bonne volonté et l'élégance de l'écriture, m'intéresser aux ces pauvres personnages ridicules et caricaturaux, si étroitement localisés dans l'espace, le social, le psychologique. Avec le temps, j'avais évidemment un peu oublié toute cette histoire, avais mis un peu au placard son auteur… Mais lorsque j'ai vu sur les tables de ma librairie le cru 2011 de HLT, je me suis dit qu'il était trop bête de rester sur cette impression désagréable, que l'auteur devait avoir une nouvelle chance de me séduire. Et voilà, pari réussi. Electrico W - les titres des livres de HLT sont à eux-seuls des romans-, a tenu toutes ses promesses. Les ambiances, les lieux, les personnages (les femmes malgré tout me semblent encore un peu stéréotypées...) avaient quelque chose cette fois-ci à me raconter de l'amour, sûrement, de la ville de Lisbonne, c'est sûr, des hommes, peut-être, de l'Histoire, des souvenirs et ce qu' ils nous obligent à vivre. Allez-y, c'est un bon livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 09 septembre 2011

    Melisende
    J'ai reçu Eléctrico W en juin dernier, afin de le lire et le chroniquer pour la rentrée littéraire organisée par Libfly et le Furet du Nord. Quatrième et dernier titre reçu, j'ai fait mon possible pour le lire et le chroniquer le plus rapidement (même si ce n'était pas une « obligation » car il ne faisait pas partie du « contrat » de départ), mais les contraintes de mon emploi du temps m'en ont empêchée. Je l'ai pourtant lu assez rapidement (fin juin il me semble), mais je n'ai pas pu en parler directement, puis j'ai laissé traîner… et aujourd'hui, plus de deux mois après ma lecture, je n'ai plus beaucoup de souvenirs mais je m'en veux de ne rien avoir rédigé, alors je me motive !
    Même si les souvenirs sont rares, je me rappelle avoir apprécié ce titre. Je suis sortie de ma lecture assez mélancolique mais agréablement surprise par l'histoire et la plume offertes par Hervé le Tellier, auteur qui m'était complètement inconnu jusque là !
    Vincent accueille un de ses collègues journalistes parisiens - Antonio - à Lisbonne afin de suivre le procès d'un tueur en série présumé.. Antonio lui raconte son passé au Portugal - son pays d'origine - et ce qu'il a vécu alors qu'il n'était qu'un jeune garçon. C'est dans cette ville qu'il a fait la rencontre de celle que tout le monde surnommait Canard. Mais alors que leur histoire d'amour battait son plein, ils ont été séparés, à jamais…
    Vincent décide alors, touché par le récit de ce grand amour - et pour une autre raison moins avouable - de réunir les deux amoureux. Sans qu'Antonio s'en aperçoive, il part à la recherche de Canard…
    J'ai été surprise de découvrir qu'alors que c'était Vincent le narrateur, on en apprend finalement plus sur l'histoire d'Antonio (ou alors la vie de ce personnage m'a plus intéressée et donc marquée) ; même si, on le comprend vite, cette histoire de grand amour le renvoie à sa propre vie, à sa propre histoire d'amour… Car Vincent a vécu quelque chose de très particulier avec une femme, et cette femme est également liée à Antonio. Leur destin s'entremêlent sans cesse…
    Il s'agit plus d'un journal que d'un roman, le narrateur revenant sur neuf jours de sa vie. Chaque jour correspond à un chapitre baptisé du nom d'un des personnages ; les quelques pages se consacrent alors à la figure qui leur a donné leur titre. J'ai aimé cette narration à la première personne, très sincère, parfois drôle, souvent touchante. Un livre qui se lit très vite et qui m'a donné envie de tenter un autre titre d'Hervé le Tellier, si j'en ai un jour l'occasion.
    Je n'ai plus beaucoup de souvenirs de cette lecture, mais je garde une impression très mélancolique. L'histoire ne se termine pas « bien », ce n'est pas forcément bon pour le moral, mais j'ai trouvé ce roman très « vrai ». Ces personnages ont vu leur destin glissé entre leurs doigts, n'ont pas su saisir leur chance lorsqu'elle se présentait… J'imagine que la « vraie » vie ressemble à ça, plutôt qu'à un des contes de fées que je lis habituellement…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/electrico-w-de-herve-le-te..
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 13 septembre 2011
    Le roman d’Hervé Le Tellier serait alors à lire comme un conte, une tentative de faire le pont entre le fantasme et le vécu, vers un décryptage plus vrai de la quête humaine.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Eipoca, le 04 août 2011

    Ma grand-tante était morte, quelques jours plus tôt. Tante Odile. Je marchais dans la rue ensoleillée, la rue Lecourbe où je vivais avec mes parents dans un petit deux-pièces, au 19, et j'ai pensé à tante Odile, toujours parfumée à la violette, à cette dame rougeaude et un peu forte que je ne reverrais plus. Une idée m'a foudroyé, pétrifié au milieu du trottoir, mon cartable d'écolier à la main: tante Odile appartenait au passé? Je n'avais que neuf ans et j'avais pourtant un passé, et j'existais désormais parce que j'en avais conscience.
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  • Par tilly, le 30 août 2011

    António n'avait pas plus voulu retourner vers Canard qu'Ulysse vers Pénélope. Qu'était-ce que l'Odyssée, sinon la chronique d'un aventurier qui a aimé Circé la magicienne, la nymphe Calypso, à qui l'on a promis la main de Nausicaa et qui ne cesse, trompant les apparences, de différer son retour ? Un homme qui, la nuit où les dieux le déposent de force sur la plage d'Ithaque, est si furieux de son sort qu'il se livre au plus inutile et sanguinaire des massacres, quand prononcer son seul nom d'Ulysse eût suffi pour que les prétendants s'inclinent.
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  • Par yv1, le 14 septembre 2011

    Le peuple de l'archipel d'Adjiji est persuadé que Dieu, qu'ils appellent Niaka, est très méchant et que le diable, qu'ils nomment Puku, est bon. Ils suivent les règles morales édictées par les prophètes de Puku, qui les exhortent à renoncer à Niaka. Cela ne change finalement pas grand-chose. (p.226)
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Vidéo de Hervé  Le Tellier

La grande librairie 03/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Hervé Le Tellier parle de son nouveau livre "Electrico W"








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