Babayaga n'a qu'une seule dent. Et c'est probablement cela qui l'a rendue si méchante. Car de la méchanceté, elle en a à revendre, cette terrible Babayaga !
Les illustrations de Rébecca Dautremer sont magnifiques. Il faut dire que l'illustratrice est une valeur sûre et qu'elle a su faire sa marque au fil des ans au point qu'il arrive qu'on retienne plus souvent son nom que ceux des auteurs avec lesquels elle collabore. Et peut-être sera-ce le cas de Taï-Marc le Thanh, son mari, à qui elle a demandé d'écrire ce conte à partir la légende russe de Babayaga. Le résultat n'est pas un mauvais livre. Au contraire. Il est correctement écrit. Formidablement illustré. Mais je ne suis pas certaine d'avoir envie d'offrir un livre qui raconte l'appétit incommensurable d'une ogresse mangeuse d'enfants préparés à toutes les sauces : tartes aux mouflets, rôtis de mêmes aux citrons confits, boudins de mioches aux olives, etc. Pas sûre du tout. À moins que vous ne teniez absolument à ce que votre neveu, l'as des coups pendables, fasse des cauchemars. À vous de voir.
Je suis encore sous le charme des illustrations de Rebecca Dautremer. Quant au personnage de Baba-Yaga, il me fascine depuis longtemps et la narration de Taï-Marc LeThan est pleine d'humour et de clin d'oeil. J'aime beaucoup cette distanciation du regard d'adulte sur les ogres et autres dévoreurs d'enfants. Maintenant je ne sais pas trop ce qu'en pensent les enfants eux-mêmes...
Le livre figure dans la collection "Petits Bonheurs" chez Gautier-Languereau et il me ravit. Un vrai bonheur!
Une très jolie version de ce conte traditionnel qui fait penser à Kirikou car elle explique pourquoi Babayaga "est si méchante".
J'ai aimé les traits d'humour qui sont à la portée des jeunes lecteurs ("Cacayaga").
Et surtout : les illustrations sont magiques !
Rebecca Dautremer est graphiste, illustratrice dalbums de jeunesse et professeur. Ce documentaire nous plonge dans lunivers féerique, onirique et poétique de lartiste. Nous suivons pas à pas son travail de création, de lémergence dun thème en passant par lécriture du texte et enfin le plaisir visuel du dessin à laquarelle. Lillustratrice qui aime piquer la curiosité des enfants par ses dessins, les titille en prenant à contre-pied lhistoire et en proposant sciemment des illustrations qui ne «collent» pas au texte. Ce documentaire est agrémenté de lectures dalbums écrits par Taï-Marc Le Thanh dont celui de la terrible ogresse « Babayaga ». Ces lectures sont accompagnées dune bande-son musicale illustrant le texte.