ISBN : 2918767166
Éditeur : Asphalte (2011)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Berazachussetts ? Une ville argentine tout sauf tranquille. Une zombie punk et obèse erre en quête de chair morte et de bière fraîche. Une milice en fauteuils roulants menée par une gamine paralytique détestable fait régner la terreur. Des fils à papa désoeuvrés mettent... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Melopee, le 11 janvier 2012

    Melopee
    J'ai retardé le moment de faire une critique pour ce livre-ci car il m'a laissé complètement perplexe de par l'originalité de son sujet et sa plume extrêmement libérée. Dora, Milka, Beatriz et Susana sont quatre instits à la retraite qui vivent ensemble dans une sorte de banlieue de Buenos Aires fantasmée, Berazachussetts (les lieux imaginaires qui sont le cadre de l'histoire font l'objet d'une postface fort éclairante). Puis un jour surgit une étrange bonne femme, aux nichons proéminents, nommée Trash. Outre son nom bien caractéristique du personnage (elle est punk, obèse et par dessus tout zombie), c'est une femme qui détone et par qui le malheur arrive. Car le groupe, à partir de cette rencontre, bat de l'aile et c'est moins qu'on puisse dire ! Ça s'insulte, ça se sépare et ça ne se rabiboche pas, bien au contraire. C'est l'occasion pour les unes de se venger : Milka en destructrice d'intérieur, ça vaut le détour ! Dora, quant à elle, s'amourache du très puissant Saavedra qui lui fait voir monts et merveilles et n'hésite pas à partir en visite des bas quartiers (comme on visite un musée pardi, c'est tellement amusant de voir la misère humaine). Mais bien évidemment, ces quatre itinéraires qui se dessinent sont intéressants en cela que ces grandes névrosées filent le plus mauvais des cotons. Et c'est dans un univers apocalyptique, où tout semble s'enchainer pour qu'elles trinquent et dégringolent, qu'elles prennent place. de vraies détraquées des temps modernes !
    Quant à moi je vous avoue que j'ai eu beaucoup de mal à suivre la progression des unes et des autres car justement leur monde, complètement déjanté et loufoque, est passé bien à côté de mes idées très terre à terre (j'y suis restée tout à fait opaque). Qui croirait en une armée de fauteuils roulants? Combien sont-ils les gens qui se laisseraient aller à suivre Periquita, une adolescente tout aussi cruelle qu'impotente? Car oui, les personnages annexes, les petits détails qui rendent la narration folle et proche de la science-fiction, il y en a un paquet. C'est ce qui fait le charme du récit, sans doute ! de mon côté j'ai été tout à fait circonspecte par l'univers imaginé par Leandro Avalos Blacha. Non pas qu'il ne soit pas crédible mais, pour ma part, j'ai eu du mal à y adhérer. Néanmoins, le style de l'auteur est bon, le récit est fluide et l'action ne faiblit pas en intensité. Peut-être que je ne sais pas rire des zombies, des paralytiques et des pingouins (oui, oui y en a aussi là-dedans) en tout cas la sauce n'a pas pris !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 02 février 2012

    encoredunoir
    Difficile de résumer l'intrigue de ce roman. On se contentera de dire qu'à Berazachussets, sorte de Buenos Aires fantasmagorique, traînent des zombies amateurs de bière et des Misfits, des jeunes riches désœuvrés qui tournent des snuff-movies, des petites garces paralytiques qui font dans le chantage, des institutrices retraitées nymphomanes, et que, bien entendu, on ne décore pas la ville avec des jardinières mais avec des vitrines réfrigérées abritant des pingouins.
    Il va sans dire que Leandro Ávalos Blacha nous propose là un roman détonnant, complètement loufoque et un rien foutraque. La critique enthousiaste – espérons-le pour l'auteur et son éditeur – aura sans doute tôt fait, c'est à la mode dès qu'un roman sort des sentiers battus et semble de prime abord n'avoir ni queue ni tête, de le comparer à un film de Tarantino ou de Roberto Rodriguez. Ce ne serait pas forcément lui faire honneur.
    Car là où les réalisateurs en questions se contentent de pur entertainment, Blacha, lui, sous cette apparence de délire carnavalesque ou charivaresque où le grotesque est porté à son paroxysme, présente seulement une vision déformée d'une réalité argentine qui n'est pas forcément joyeuse. Corruption économique et morale des élites, creusement des inégalités, ravages causés par la débandade économique du début des années 2000… c'est tout cela qui passe par le prisme déformant de Berazachussetts. Et, là où Blacha est fort, c'est qu'il le fait sans emphase, sans se montrer moralisateur. D'ailleurs, il n'ira jamais chercher quelque motivation que ce soit à ses personnages. Ils agissent. Un point c'est tout. Que leur comportement soit amoral, odieux ou empreint d'une certaine noblesse, nul besoin d'en faire une quelconque analyse. Les actes et le contexte dans lequel ils sont placés parlent pour eux. Et si l'on doit vraiment comparer Blacha à un réalisateur, on le rapprochera plutôt, dans sa forme comme dans sa philosophie, d'un Joe Dante.
    On se perdra parfois dans Berazachussetts et l'on pourra peut-être reprocher à l'auteur de nous engager dans des culs-de-sacs avant de nous propulser dans un autre lieu sans que l'on sache toujours pourquoi et avec un style parfois trop direct, comme si le roman était écrit au fil de la plume. C'est cependant bien peu de choses comparé au plaisir que l'on peut prendre à cette lecture si tant est que l'on accepte de se laisser mener par l'auteur sans chercher une logique sous-jacente. À conseiller aux esprits cartésiens repentis, aux amateurs de pingouins, à ceux qui se méfient du Téléthon, aux punks obèses, aux traumatisés de D&Co et de réunions Tupperware…


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-berazachussetts-de-leandro..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Pepina, le 14 février 2012

    Pepina
    J'ai lu ce livre dans le cadre du MasseCritique dejanvier 2012 et j'ai vraiment bien aimé.
    Avant de parler du livre je voulais dire deux mots sur l'objet en lui même.Je l'ai trouvé agréable à manier. A la fin du livre il y a une liste de chansons que l'on peut écouter sur leur site qui ont été proposées par l'auteur lui-même. j'ai trouvé ça vraiment chouette. En revanche j'ai trouvé que la postface de la traductrice apportait peu.
    Le roman maintenant :D
    J'ai retrouvé dedans quelque chose du réalisme magique en version XXIe siècle et un peu plus trash(encore que...). On démarre direct avec la rencontre de Trash, une zombie, et tout cela ne semble surprendre personne. Je crois qu'il n'y a pas un personnage exemplaire. Ils sont tous tordus, bourrés de défauts, et ne semblent pas concernés par la morale.
    J''ai apprécié c'est le côté ludique de l'écriture. Pour moi c'est un livre qui ne se prend pas au sérieux et qui pourtant est très bien construit et rythmé comme un bon film où les séquences s'enchainent à la perfection, où le temps est un peu distordu, mais si l'on accepte le truc dès le début on se laisse emporter sans difficulté.
    Bref il est fortiche ce Leandro! Je suis contente de ce livre et aussi de la découverte de cette maison d'édition.
    Je le recommande vraiment!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sassenach, le 11 mars 2012

    sassenach
    La ville argentine de Berazachussetts n'est pas la plus tranquille qui soit au monde et pourtant, elle pourrait ressembler à bien d'autres, avec ses quartiers pauvres, ses propriétés de riches, son chômage, sa corruption, son trafic d'influences et ses habitants hauts en couleur. Quand quatre amies retraitées en promenade tombe sur une jeune femme obèse à moitié dénudée dans un parc, elles supposent que celle-ci est la dernière victime d'un gang de violeurs qui sévissent depuis un moment mais en fait, ce n'est pas une victime qu'elles vont aider mais une jeune zombie punk au caractère bien trempé, qui a une petite envie de chair fraiche et de bière …
    J'aime beaucoup les histoires totalement déjantées et pour être déjantée, celle-ci l'est complètement. Mêlant fantastique et bizarreries en tous genres, l'auteur brosse un portrait loufoque et totalement décalé d'une ville sud-américaine mais il ne se contente pas d'amuser les lecteurs : il les interpelle aussi, posant des questions sur l'état de nos sociétés actuelles. D'ailleurs, l'utilisation de noms de lieux dérivés d'endroits existants, dont le titre est un exemple typique, est très bien vu : cela crée une distance tout en reliant l'histoire totalement irréaliste à ce qui existe réellement. Bien sûr, pour apprécier un tant soit peu ce roman, il vaut quand même mieux aimer le bizarre, le décalé, l'humour noir et le fantastique mêlé de rock'n'roll ! On y retrouve des zombies, des retraitées pas si sympathiques que ça, des voisines très curieuses, un ancien maire plein aux as dont les fils ne sont pas très recommandables, des révolutionnaires, des handicapés menés par une jeune fille en fauteuil roulant qui a visiblement un problème psychiatrique en plus d'un handicap physique … bref, la galerie de personnages est riche et variée mais il n'y en a pas vraiment un de sympathique ! Chacun a de vilains travers, amplifiés par l'auteur pour souligner tout ce qu'on peut retrouver dans nos sociétés, à part que là, les défauts sont tous concentrés et poussés à l'extrême ! J'ai trouvé ça assez amusant mais j'avoue que vers la fin, cela avait presque fini par me mettre mal à l'aise car on ne sait plus trop vers qui se tourner pour s'attacher au moins à un personnage. La fin en forme de feu d'artifice géant finit presque par apporter une sorte de soulagement vu que je me posais beaucoup de questions sur la destinée de tout ce petit monde et je ressors de cette lecture plutôt satisfaite de cette découverte originale et pleine de punch !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par FeeParadis, le 13 février 2012

    FeeParadis
    Je remercie encore une fois Babelio pour l'organisation de cette Masse Critique et les éditions Asphaltes pour m'avoir fait parvenir ce livre absolument déjanté, décalé et délicieux.
    Le style BD ou série B permet de montrer, de manière légère et décalée, la réalité urbaine de Buenos Aires. Ségrégation, violence, inégalités sont passées à la moulinette avec un style simple et brillant. Tout est sombre et semble pourri jusqu'à la moelle mais ça passe tout seul.

    Au delà de Buenos Aires, c'est aussi la peinture cynique de l'humain, entre indifférence, égocentrisme, égoïsme et méchanceté, qui plait tant au lecteur. C'est plutôt drôle tant que, pour l'instant, tout va bien. Mais est-ce que ça pouvait vraiment durer ?

    Je recommande ce roman à tous ceux qui aiment le punk et Tarantino ainsi qu'à ceux qui aiment la
    BO du roman du roman. Cette excellente initiative de la maison d'éditions me donne envie de lire les autres livres publiés, dont le choix semble judicieusement correspondre à mes (bons) goûts.

    Lien : http://esterella-au-pays-des-merveilles.over-blog.com/article-ber-99..
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Citations et extraits

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  • Par asphalte, le 06 octobre 2011

    Mais à la vérité, ce n’était pas que la chanson avait déplu à Trash, elle lui avait juste rappelé la voix d’une zombie de ses amies : Fiona… Elle l’avait connue dans les Balkans, en même temps que Nino et François, tous des zombies adorables… Ils s’entendaient merveilleusement bien et avaient même formé un groupe qui jouait des reprises d’Abba version gothique. Les retombées avaient été immédiates. Ils remplissaient les bars, s’amusaient, consommaient toutes sortes de drogues et dévoraient un fan après chaque concert… Trash, cependant, avait décidé d’abandonner le groupe quelques mois auparavant. Sa période de crise avait commencé au moment où elle avait remarqué que, lorsqu’elle était avec d’autres zombies, sa faim de victimes croissait comme par contagion. Ce n’était pas un problème d’éthique, mais de déchéance physique. Peut-être à cause de l’abus d’anxiolytiques et de stupéfiants, quelque chose dans le métabolisme de Trash avait changé : elle ne pouvait plus manger un petit doigt sans prendre dix kilos.
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  • Par AliceW, le 11 mars 2012

    A vrai dire, s'il s'agissait d'une femme de la rue, elle se trouvait en pleine décadence. Elle était terriblement obèse ; ses cheveux étaient courts et d'un fuchsia intense. On l'aurait crue morte sans le mouvement de sa poitrine qui révélait sa respiration. A côté d'elle, les quatre amies se sentaient sveltes et belles. Ce qui les impressionnait le plus, c'était son torse nu, avec deux nichons gros comme des ballons de basket et de nombreux bourrelets de graisse qui retombaient en cascade. En dessous, elle portait des leggins en lycra couleur chair, qui lui donnaient l'air d'un gros insecte, et des rangers noires usées.
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Video de Leandro Avalos Blacha

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Vidéo de  Leandro Avalos Blacha

Interview de Leandro Avalos Blacha à propos de Berazachussetts (son premier roman publié en France) par Alfred Abdaloff pour l'émission sciencefictionnesque Salle 101 (salle101.org) diffusée sur Fréquence Paris Plurielle (rfpp.net).








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