> Yannick Corboz (Illustrateur)

ISBN : 235067052X
Éditeur : Balivernes Editions (2010)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Un visage, un adolescent sur une photo de classe de seconde. Il est mort, tué à la suite d’une blague qui a mal tourné. Quelques années après, une élève part à la rencontre de quelques-uns de ses anciens camarades. Le lecteur découvre peu à peu l’enchaînement des événem... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 07 octobre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Lors de la dernière Masse Critique de Babelio, j'ai, comme à mon habitude, tenté ma chance. Et ce résumé, court mais précis, a tout de suite attiré mon œil. Par chance, j'ai été sélectionnée pour le lire. Quelle surprise en ouvrant ma boîte aux lettres de voir qu'il s'agissait d'un livre pour enfants ! Mais cela ne m'a pas rebutée, bien au contraire. Il est toujours intéressant de découvrir d'autres genres, d'autres horizons.
    On pourrait croire que l'histoire est sans surprise. le titre et la quatrième de couverture disent déjà tout. Enfin c'est ce que l'on croit avant de l'ouvrir. La forme de ce livre est très intéressante, sous forme de petits interrogatoires. Une des élèves de cette classe de seconde est devenue journaliste et elle va se lancer dans cette histoire, tenter de lever le voile sur ce drame.
    Elle va donc interroger les élèves de cette terrible classe et également un de leurs anciens professeurs. Chacun, à son tour, parlera de Jonas. Ce qu'il pensait de lui, ce qu'il a ressenti. Leurs personnalités d'adolescents ressortent au grand jour. La fille jolie et sa copine, celles qui pensent que le monde leur appartient. Celle qui sort avec le caïd, parce que ça fait « bien ». le timide, l'exclu, l'intello…
    Personne n'a oublié mais personne ne veut vraiment en parler. Au fond, malgré ce drame, l'histoire est banale. C'est malheureusement une succession d'évènements qui mènent au meurtre de Jonas. Non pas que je dédramatise ce genre d'évènements. Mais nous avons tous connu celui qui joue au violent pour se faire respecter, celle qui se croit au-dessus de tout le monde parce qu'elle est jolie et celui qui subit les brimades juste parce qu'il a décidé d'être différent, de sortir un peu de cette « norme ».
    Ce roman, c'est une histoire qui tourne mal. Un drame qui aurait pu être évité.
    L'auteur réussit en peu de pages, à nous faire ressentir l'incompréhension, le mal-être. Parce qu'il est impossible de ressentir autre chose après un tel fait. Il y a parfois du bon dans le mauvais mais ici, non. Un adolescent est mort, un autre est en prison. C'est le genre d'évènements qui laissent sans voix, avec simplement l'espoir que cela ne se reproduise jamais.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 25 octobre 2011

    claracambry
    2005, Jonas, quinze ans, en classe de seconde est tué par un autre garçon de sa classe. Dix ans plus tard, certains des élèves reviennent sur les événements.
    Quinze ans, l'âge où il est encore permis de rêver son avenir. Mais c'est également un âge où certains jouent les caïds, où les filles peuvent se montrer pimbêches et où les clans sont déjà formés. Une période où la bêtise associée une blague méchante à la base virent au drame. La mort de Jonas. A travers treize témoignages de ces adolescents devenus adultes, chacun revient sur cette classe de seconde. Des témoignages où les mots à demi-avoués sur cette honte d'avoir pu participer d'une façon ou d'une autre à la mort de Jonas côtoient la honte ou une forme d'impassibilité. On devine les timides qui cachent leurs émotions, les poids des remords ou de la culpabilité. Des vies marquées à tout jamais et celle de Jonas supprimée.
    Ce petit livre à l'effet d'un boomerang ! Ce qui fait partie de la vie d'une classe de seconde y est exprimé à travers ces portraits ciselés : les bandes, la frime, la provocation ou la domination… Un récit polyphonique impeccable que l'on aimerait voir entre toutes les mains jeunes ou moins jeunes. Fifille number two l'a lu et a aimé. Court et efficace !


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/10/catherine-leblanc-ce-crime.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par hylyirio, le 28 septembre 2011

    hylyirio

    Au départ, j'ai cru que cela allait retracer l'enquête autour de la mort d'un ancien camarade de classe, mais finalement pas du tout… ce qui fut surprenant.
    Tour à tour, on va avoir la version de chaque personne présente sur la photo de classe, dix ans après les faits… on va découvrir la manière dont i la vécu la situation à l'époque, et en quelle mesure cela a influencé leur vie, également, dix ans après.
    Et c'est là que l'on se rend compte à quel point les années d'adolescence peuvent être cruelles, pour les uns et les autres, pour chacun dans une mesure différente.
    Et je dois reconnaître que ce livre m'a beaucoup touchée… car outre la vision de chacun sur le « meurtre » de Jonas, on y découvre des sujets sous jacents tels que l'exclusion, la méchanceté gratuite des ados, la violence à l'école, les relations amoureuses difficiles, les difficultés d'intégration dans une classe d'ados quand « on ne rentre pas dans le moule », les discriminations physiques, raciales, ou intellectuelles…
    Le style de l'auteur est tel un cours d'eau.. limpide, il coule tout seul, sans remous, une force tranquille mais pourtant derrière ces mots simples et choisis avec soin se cache un tel constat sur la société actuelle…
    http://hylyirio.wordpress.com/2011/09/28/ce-crime-de-catherine-leblanc/

    Lien : http://hylyirio.wordpress.com/2011/09/28/ce-crime-de-catherine-lebla..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par hylyirio, le 28 septembre 2011

    « J’ai vraiment pensé au suicide, cette année là. Je ne pouvais en parler à personne. Je ne voulais pas que mes parents aient la honte.
    Alors la méchanceté , la bêtise, je sais ce que c’est.
    Ça peut tuer.

    Encore aujourd’hui, quand je repense à la cinquième, j’en ai mal au ventre, j’ai envie de vomir. » page 37
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    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 07 octobre 2011

    Et puis Jonas, qui semblait se cogner partout mais qui avançait quand même.
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