ISBN : 2253004731
Éditeur : Le Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Trente écueils menaçants cernent l'île de Sarek en Bretagne. Les habitants superstitieux l'appellent l'île aux trente cercueils. Une légende les hante : trente victimes doivent mourir dont quatre femmes en croix. Véronique d'Hergemont, venue chercher son fils après quat... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bibalice, le 25 mai 2012

    Bibalice
    Peu habitué des aventures d'Arsène Lupin (personnage qui m'indiffère totalement), j'ai lu ce roman sur les promesses du titre et de l'énigme. Jugez donc :
    Une prophétie macabre qui entoure une île bretonne isolée, "30 morts pour remplir 30 cercueils", des vieilles dames crucifiées, un trésor enfoui dans les profondeurs de l'île ( O John Locke, wherefore art thou John Locke ?), un amour impossible entre un fou psychopathe et une belle ingénue, il n'en fallait pas beaucoup plus pour me séduire et me décider de lire, en un souffle, ce roman de Maurice Leblanc.
    «Dans l'île Sark, en l'an quatorze et trois,
    Il y aura naufrages, deuils et crimes,
    Flèches, poison, gémissements, effrois
    Chambres de mort, quatre femmes en croix,
    Pour les trente cercueils trente victimes. (..)»
    Voici le début de la prophétie qui terrorise depuis des siècles les habitants de l'île. Ils se savent condamnés à vivre un jour les terribles évènements décrits dans ces vers. Et l'effroi se propage quand peu à peu le massacre commence et que la prophétie funeste semble se réaliser enfin...
    Tout commence ailleurs, pourtant, à des milliers de kilomètres de l'île même, quand une jeune et jolie femme, nommée Véronique d'Hergemont, découvre, sur les images d'un film qu'elle regarde au cinéma, sa signature exacte inscrite sur la porte d'une cabane. Elle a tout perdu pourtant, et personne ne connaît cette signature. Personne sinon son père, décédé dans un naufrage en compagnie de son fils, ainsi que Vorski, son mari, un psychopathe croyant être une sorte d'élu des Dieux (j'ai imaginé ce personnage sous les traits de Klaus Kinski. Ce rôle a été écrit pour lui). Lui aussi est mort. Et l'humanité se porte mieux depuis.
    Véronique part à la recherche de cette cabane portant sa signature. Vous aurez compris que ses recherches vont l'emmener sur l'île mystérieuse. Ceux qu'elle croyait morts vont possiblement revenir à la vie. Et à peu près tous les autres vont mourir dans d'atroces souffrances...
    De souffrances, de tortures physiques ou psychologiques et des meurtres violents, il n'y a quasiment que cela dans ce roman. Au point que presque tout le monde est exterminé au coup de sifflet final. Tout le monde ? non, car Arsène Lupin saura faire triompher la vérité dans un final grandiloquent (de piètre qualité) et de remettre un peu d'ordre et de logique dans l'île.
    Si l'énigme est passionnante et s'il est impossible de lâcher le roman jusqu'au dénouement final, teinté de fantastique, la résolution de l'énigme en décevra je pense plus d'un. La faute à Arsène, bien sûr. Qui débarque un beau matin et qui résout tout en trente secondes.
    Les scénaristes du film TV adapté du roman il y a quelques années ont eu la judicieuse idée de le virer intégralement de l'histoire. Je ne sais qui a pris sa place dans la version filmée mais il n'apparaît en tout cas dans le roman que comme un Deus ex machina totalement creux et inutile.
    On reste accroché, certes, car on veut savoir le fin mot de l'histoire même si la pirouette finale est plus ou moins ratée (l'apparition du vieux druide est grotesque, quasiment hors de propos. Arsène le reconnait lui-même dans son explication finale.)
    Première incursion réussie dans l'univers de Maurice Leblanc, dont je ne soupçonnais pas l'attirance pour les romans gothiques mais incursion ratée dans celui d'Arsène Lupin, personnage que je n'arrive toujours pas à apprécier. La faute à son savoir omniscient et son insupportable désinvolture.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 11 avril 2012

    gill
    Véronique d'Hergemont ayant perdu son enfant à la suite d'une tragédie familiale vit retirée dans un couvent de carmélites.
    Quatorze ans après les faits elle va vivre une aventure authentique qui prend pourtant des allures fabuleuses.
    Ce récit commence au village du Faouët, situé au coeur même de la Bretagne. Maurice Leblanc dans le chapitre le plus fort des aventures d'Arsène Lupin, grâce à son immense talent, nous brosse une histoire mystérieuse qui monte en intensité jusqu'à son épilogue.
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    • Livres 4.00/5
    Par jonatmeltom, le 12 décembre 2010

    jonatmeltom
    bon livre que j ai lu avec plaisir
    Petite j avais vu la serie impossible de me souvenir qu Arsene lupin faisait parti de l histoire et bizarrement la fin du livre est pr moi inutile (les dernières pages).
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  • Par flippi, le 09 janvier 2012

    flippi
    Enfant j'avais vu le film (ou la série?) et j'en ai fais de cauchemars ! je ne savais pas qu'il s'agissait d'un livre avec arsène Lupin... !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par roussard, le 26 mars 2010

    roussard
    Roman français, paru en 1917. Roman hybride, coincé dans une période charnière et qui annonce déjà les thriller modernes, avec toujours le sentimentalisme de la littérature populaire début de siècle.

    Lien : http://outilsimaginaires.wordpress.com/2010/03/11/maurice-leblanc-%e..
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 30 janvier 2012
    Marc Lizano adapte la célèbre aventure d'Arsène Lupin, dans une BD qui s'approche de son modèle littéraire.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par gill, le 13 avril 2012

    Véronique coucha à Rosporden, et, dès le lendemain, reprit ses recherches.
    Le numéro 12, qu'elle trouva sur le mur d'un cimetière, la lança sur la route de Concarneau, qu'elle atteignit presque, sans avoir aperçu d'autres inscriptions.
    Elle pensa donc qu'elle s'était trompée, revint sur ses pas et perdit toute une journée en investigations inutiles.
    Ce n'est que le jour suivant que le numéro 13, fort effacé, lui indiqua la direction de Fouesnant. Puis elle abandonna cette direction, pour suivre toujours selon les signaux, des chemins de campagne où une fois encore elle s'égara.
    Enfin elle aboutit, quatre jours après avoir quitté Le Faouët, face à l'océan, sur la grande plage de Beg-Meil.
    Elle passa deux nuits au village sans recueillir la moindre réponse aux questions, d'ailleurs discrètes, qu'elle posait.
    Enfin, un matin, ayant erré parmi les groupes de roches à demi submergées qui entrecoupent la plage, et sur la falaise basse recouverte d'arbres et de taillis qui l'encadre, elle découvrit, entre deux chênes dénudés, un abri de terre et de branches qui avait dû servir à des douaniers. Un petit menhir se dressait à l'entrée.
    Sur ce menhir, il y avait l'inscription, suivie du numéro 17.
    Aucune flèche. En-dessous, un simple point. Voilà tout...
    (extrait du chapitre II "Au bord de l'océan")
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  • Par sarasvati, le 18 février 2011

    p.86/Elle essayait de se réconforter par des phrases :
    "Tout s'expliquera...Il y a, au fond de ces mystères atroces, des causes toutes simples, des actes en apparence fantastiques, mais en réalité accomplis par des êtres de la même nature que moi, et qui agissent pour des raisons criminelles et selon un plan déterminé. Certes, cela n'est possible que par suite de la guerre, et c'est la guerre qui crée un état de choses spécial où des évènements de cette sorte peuvent se dérouler. Mais tout de même il n'y a rien là de miraculeux et qui échappe aux règles de la vie ordinaire."
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  • Par GeckoLogique, le 18 avril 2011

    Cependant, à divers endroits, quelques mots étaient visibles.
    Et Véronique put lire : Quatre femmes en croix ; plus loin : Trente cercueils... et, pour finir, toute la dernière ligne ainsi rédigée : La Pierre-Dieu qui donne mort ou vie.
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  • Par GeckoLogique, le 18 avril 2011

    Un cri d’horreur lui échappa. Il y avait dans la cabane le cadavre d’un homme. Et, en même temps, à la seconde précise où elle apercevait ce cadavre, elle se rendait compte de l’anomalie qui en était la marque particulière : une des mains de l’homme mort manquait.
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Vidéo de Maurice Leblanc

Arsène Lupin, film réalisé par Jean-Paul Salomé (2004), bande-annonce








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