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ISBN : 2253069094
Éditeur : Le Livre de Poche (06/04/2016)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 89 notes)
Résumé :
En 2006, lorsque Marianne découvre sur le net une sextape postée par son ex, elle ne trouve pour l’aider qu’un hacker immature et un journaliste visionnaire qui croit qu’Internet va transformer le monde. Dix ans et les chocs de la jeunesse (enfants, travail, amours) plus tard, que deviennent notre ex-étudiante blogueuse, le jeune pirate et l’homme de presse idéaliste ? Internet a tout bousculé…
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
30 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Après les Chroniques de la débrouille recueil sur papier des meilleures chroniques de blog, qui m'avaient permis de faire connaissance l'an passé avec la plume de Titiou Lecoq auteur du blog a succès Girlsandgeeks.com, la sélection du livre de poche du mois d'avril m'a permis de faire plus ample connaissance avec l'univers de cette geek totale à travers cette fois ci une fiction, plus précisément un roman choral ambitieux et puissant qui tisse les liens de trois destins, tous les trois intimement liés au Web, entre 2006, date phare de l'éclatement du net et 2015, année de sortie de cette théorie de la tartine ( le titre n'étant pas forcément le plus judicieux)…
Au fil de ces 400 pages de cette saga qui se dévore avec passion, on saura tout des enjeux et des conséquences d'Internet, du tout début quand il était réservé uniquement au "initiés", à son appréhension du grand public et son ouverture au grand capital qui a tout transformé.
lecoq
Un livre forcément passionnant pour les connectés au web ( j'en connais quelque uns), et si parfois cela peut virer un peu au catalogue théorique sur le sujet (tous les grands dossiers du net sont traités, et même Nadine Morano et Frédéric Lefebvre interviennent dans le récit), on aime beaucoup cette peinture de cette génération qui a tant cru à la liberté qu'offrait la toile et qui dix ans après semble pas mal désillusionnée.
On retrouve comme dans ces chroniques de la débrouille une écriture spontanée et sans effets de style, dynamique,.
Certes, les personnages, peuvent parfois sembler à la lisière de la caricature (le hacker de 19 ans forcément puceau) mais très souvent entiers et attachants, et qui sont un peu nos frères, soeurs cousins, orphelins de ce temps pas si lointain où tout semblait possible sur la toile et qui essaie en vain de se rappeler à quel moment les choses leur ( nous?) ont échappées des mains.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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IreneAdler
01 novembre 2015
★★★★★
★★★★★
Sur Youporn alors même qu'elle ne sait pas que ça existe... Tenter de faire vivre un journal sur Internet quand tout le monde pense que ce n'est qu'une fugace gaminerie vouée à disparaître... Faire partie d'une communauté de hackers défendant les libertés du web alors même que les États l'ignorent royalement... Voila la vie des 3 compères en 2006, et comment ils seront amenés à se rencontrer IRL, à sympathiser malgré toutes leurs différences. Pour se demander 10 ans plus tard si finalement parfois c'est pas mieux avant. Avant qu'on se rend compte que le réseau n'oublie rien, qu'il est devenu le lieu pour faire du fric (adieu les rêves d'intégrité journalistique), avant qu'une magouille vieille de 10 ans ne soit découverte par dépit amoureux (toujours celui-la, encore et toujours dans l'ère hyper-médiatique).
Un roman d'une forme des plus classique mais qui amène à se poser beaucoup de questions sur ce qu'était internet il y a 10 ans (une éternité), c'est-à-dire quasiment sans règles, mais aussi sans utilisateurs, au début du web 2.0, quand tout semblait possible et maintenant. Il s'est démocratisé, sert à beaucoup de choses, bonnes et moins avouables, mais connait aussi beaucoup de tensions commerciales et utopiques (encore, malgré tout) Après tout, on est bien content d'avoir Facebook, mais à quel prix ? Et Google qui s'est donné pour mission de sauver le monde (ou presque) ? Toutes les avancées ont leurs revers, il faudrait faire attention à ce qu'ils ne deviennent pas paralysants.
Le roman se termine sur une note pessimiste, comme si l'auteur ne savait pas quoi penser des infléchissements actuels après une longue période d'euphorie. Un réveil en forme de gueule de bois ?


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Bea285
05 juillet 2015
La théorie de la tartine est un livre que j'avais très envie de lire, car la plume de Titiou Lecoq m'intriguait. Cette auteure est plus connue du grand public via son livre Les morues, paru en 2013. Titiou Lecoq est également blogueuse du site Girls ans Geek, un site de chroniques engagés et féministes. J'avais eu l'occasion de lire ponctuellement quelques articles de son blog et j'avais beaucoup aimé. Je me suis donc demandé si son livre pouvait être aussi percutant. Et je peux vous dire que avec ce livre vous être servi!
La théorie de la tartine est un roman dans l'ère du temps, un roman qui nous concerne ou encore un roman 2.0 (comme le dis si bien la quatrième de couverture).
Ce roman nous dévoile les coulisses d'Internet, du tout début quand il était réservé uniquement au "geek", à son appréhension du grand public. Il nous montre les débuts de YouPorn, les principes d'Anonymous, les collectes d'informations grâce au publicité. C'est un envers d'internet très noire, et qui pour ma part m'étais totalement inconnue. J'ai beaucoup aimé me renseigner sur le sujet, en savoir plus.
Mais La théorie de la tartine est aussi une histoire de vie, l'histoire d'une rencontre grâce à Internet, à cause d'une sextape sur YouPorn. C'est l'histoire de Marianne une blogueuse étudiante, Paul, un hacker et Christophe un journaliste. Ces trois personnages vont se rencontrer, finir par devenir amis alors que rien ne les rassemble. Cela montre un autre aspect d'internet. Internet est vraiment le pivot de ce roman. Il nous montre comment on peut devenir quelqu'un avec rien et comment on peut détruire une vie.
Comme on se doute du titre, on s'interroge sur la fin de ce livre. Et je dois dire que finalement l'auteur mène son intrigue jusqu'au dernier moment. Avis au lecteur de conte de fée passé votre chemin. Ici, on est dans la vrai vie et c'est loin d'être rose tous les jours et Titiou Lecoq nous le montre au travers de ces 440 pages.
Son style est décalé, franc presque brute de décoffrage. Mais j'aime bien. Pas de détour mielleux, elle va à l'essentiel pour faire passer le message voulu.
En Bref,
La théorie de la tartine est un livre sur Internet qui porte à réfléchir. C'est un récit, mais on sent le message et la recherche derrière. C'est une lecture qui sort de ce que je lis habituellement mais que j'ai bien apprécié.
Merci à Babelio et aux éditions Au diable Vauvert pour cette lecture.
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mariecloclo
01 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
Un roman dans l'air du temps dont le sujet est moderne puisqu'il s'agit d'Internet.
Marianne découvre un jour une sextape d'elle et son compagnon Gautier qu'elle vient de quitter. Christophe travaille sur un site d'information et Paul est un hacker.
Ces trois personnages vont lier connaissance d'abord sur les réseaux sociaux puis dans la "vraie vie".
C'est l'occasion pour l'auteur (bloggeuse) d'aborder les dérives d' Internet, la non confidentialité des données, le big data ...
Intéressant car suscite la réflexion, langage naturel, oral ou style réseaux sociaux. Distrayant, sans plus.
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keisha
03 avril 2015
Juste pour le plaisir, découvrez ces élucubrations autour de la Loi de la tartine beurrée (avec chat inside, d'ailleurs). Mais revenons au roman.
En 2006 : Marianne est étudiante, travaillotte sur sa thèse, et tient un (ou deux) blogs. Christophe est journaliste, son futur ex-ami Louis lui envoie une vidéo (sex tape dit-on) de Marianne en pleine action avec son ex petit ami. Preux chevalier, Christophe prévient Marianne, et avec l'aide de Paul, ado geek, parvient à trouver le responsable et à le punir. Les trois deviennent amis.
Dix ans plus tard, ils sont toujours là, et internet aussi.
Je n'ai pas lu Les morues, précédent roman de l'auteur, donc ne peux savoir si elle bâtit toujours ses romans ainsi. Mais il me semble que les personnages de la fameuse Tartine (je me demande s'il y a un rapport avec la Tartine murphéenne, d'ailleurs) sont finalement un prétexte à évoquer Internet, son évolution, ses dangers. Non que cela me gêne d'ailleurs, le roman se lisant fort aisément, et les personnages suffisamment intéressants quoique un poil stéréotypés permettent d'exposer ce qui serait sans doute sinon un peu moins facile à comprendre.
Cela expliquerait pourquoi au départ Marianne me paraissait bien naïve (attends, là, tu te filmes avec ton ex copain quitté avec perte et fracas, et après tu te demandes 'mais qui a mis la vidéo sur Internet?'), Claire l'épouse de Christophe, un poil trop parfaite, Paul et ses parents bien caricaturaux.
Une fois accepté cet angle, j'ai été scotchée aux informations apprises ou révisées. Oui, on peut s'arranger pour qu'un nom soit associé à un mot (le Google bombing dont Chirac a été victime, je l'ai juste appris). Oui, on peut domicilier son entreprise au Delaware, par exemple, 200 000 entreprises sur 5328 kilomètres carrés, histoire de ne pas payer d'impôts en France (j'ignore si ça marche toujours). Oui, visiter un site laisse des traces et permet de regrouper des données sur vous, et voilà pourquoi la mutuelle de Marianne la considère comme 'à risques'. Tiens, figurez-vous que j'ai un jour récent tapé une recherche 'maison à vendre à tel endroit' et depuis, sur Facebook, orange, etc, les publicités me proposent justement des maisons à acheter au même endroit... Les publicités sur internet deviennent de mieux en mieux ciblées, je l'avais déjà remarqué. Oui, l'opposition papier/écran ne date pas d'aujourd'hui. Oui, on peut être trop longtemps le ne nez rivé à un écran.
Un roman à découvrir pour les pistes de réflexion, de mise au point et de discussion éventuelle.
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Les critiques presse (1)
LePoint23 mars 2015
Une fresque balzacienne avec des blogueurs, des hackers, des lolcats et des sextapes.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AlineeAlinee12 mai 2015
Qu'on ne naisse pas femme mais qu'on le devienne certes. Mais il semblait qu'on ne le devenait jamais tout à fait. On ne se sentait jamais correspondre exactement à cette figure hyper sexy, adroite, délicate, douce, forte et fragile, gracieuse, mesurée dans ses geste, avec une démarche féline et un sens inné pour accorder ses fringues à la mode. On se sentait toujours par moment pataude, maladroite, inachevée, imparfaite, floue. Humaine donc. Or la femme n'était pas humanité. Elle était perfection. Même pêcheresse ou tentatrice, dans ses défauts et dans le vice, elle était présentée avec quelque chose révélant du sublime.
+ Lire la suite
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LiligothLiligoth24 juin 2015
Ils étaient alors plongés dans la phase bien connue du début de la vie de couple, la phase dite "nous sommes supérieurs à tous les autres binômes du monde, notre perfection vous écrase, prosternez-vous devant nous, et d'ailleurs nous sommes tellement beaux qu'il faut absolument conserver une trace de ce miracle", trace qui avait donc pris la forme d'une vidéo de cul.
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JulieDionaeaJulieDionaea20 mars 2015
Quand est-ce que vous déconnectez ? Quand est-ce que vous laissez votre ordinateur, votre téléphone, votre tablette, la télé pour profiter de l'instant présent ? Je vous parie que vous emportez votre téléphone aux toilettes, non ? C'est ce que les Anglos-Saxons appellent le FOMO, "fear of missing out". La peur incontrôlable de rater quelque chose si l'on n'est pas connecté.
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AlineeAlinee14 mai 2015
" Tu l'aimes ? (...)
- Je vais être honnête avec toi. Je ne sais pas. Je ne sais pas si je l'aime, ou si j'aime simplement que lui m'aime."
Il la serra encore mais cette fois moins pour la consoler que pour s'accrocher à elle.
"Qu'est-ce-qu'on va faire ? (...)
- On aurait dû se parler avant. Il y a longtemps."
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Amahe75Amahe7512 janvier 2017
...Marianne se demanda s'il en allait de même pour les hommes. S'ils ne se sentaient jamais tout à fait homme.
Cette incomplétude était une source de mal-être pour elles et ses amies. Ce n'était pas seulement qu'elles n'étaient jamais assez minces, ou qu'elles n'avaient pas les cheveux suffisamment brillants, c'était plus profond que ça. Il s'agissait d'une manière d'habiter son corps - d'être. Et du coup, c'était leur identité même de femme qui leur pesait, comme un échec quotidien sans cesse renouvelé. Elles étaient des femmes ratées. les "garçons manqués" étaient avant tout des "femmes manquées". Marianne en revenait donc à son sujet de prédilection, le fond de son travail universitaire : bien avant internet, l'individu dans nos sociétés s'était déconnecté du réel pour n'exister dans le monde que par l'intermédiaire d'images préfabriquées, de fantasmes imposés par le système social.
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