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ISBN : 2070454339
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je suis posais des questions, j'exigeais de silence. Nous psalmodiions, nous nous plaignions, nous nous révélions des comédiennes innées. Nous nous serrions jusqu'à l'étouffement. Nos mains tremblaient, nos yeux se fermaient. Nous cessions, nous recommencions. Nos bras... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par infini, le 26 décembre 2013

    infini
    Ce livre est pour moi simplement magnifique..
    Violette Leduc a une plume très poétique et arrive a nous faire vivre a travers ses lignes la passion amoureuse qui dévore deux adolescentes..
    qui découvrent leurs corps...
    elles nous écrit les passages éprouvées de l'amour physique avec enchantement..
    l'amour au féminin reste vraiment beau est pur
    Je met 5 étoiles pour ce livre qui a été si longtemps censuré..et qu'avec bonheur j'ai tenu dans mes mains..
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    • Livres 4.00/5
    Par Bibliotekana, le 19 février 2014

    Bibliotekana
    Années 1950. Violette Leduc souhaite mettre en scène dans un roman ses amours. « Thérèse et Isabelle » constituerait la première partie de celui-ci. Seulement, Gallimard n'entend pas le publier. Il ferait scandale !
    C'est qu'en effet, l'histoire traite de deux jeunes femmes internes dans un pensionnat qui s'aiment. Et l'auteur de décrire les sentiments des deux protagonistes, surtout Thérèse, et de décrire l'amour physique, charnel, encore timoré malgré tout entre deux femmes. le langage de Violette Leduc est tantôt poétique, tantôt cru. C'est qu'elle a voulu restituer ses propres émotions de jeunesse.
    Le récit est court, et toute l'action se passe en quelques jours. Mais ce laps de temps est intense pour les demoisElles qui passeraient tous leurs jours et leurs nuits ensemble, collées l'une à l'autre. Mais il faut faire attention, ne pas se faire remarquer. Alors Elles se retrouvent au détour d'un couloir, et surtout dans leur « box », la nuit, quand personne ne peut les voir. Là Elles peuvent donner libre cours à leurs pulsions, à l'envie qui les dévore…
    Même si à présent le texte ne subit plus la censure – heureusement ! – et qu'on peut le redécouvrir, on note le ton de l'époque, différent très certainement du style qu'on pourrait employer de nos jours pour décrire cet amour physique entre deux femmes. Mais malgré tout, l'amour est intemporel et on peut encore largement s'identifier aux personnages, osciller entre tendresse, poésie et fleurs d'un côté et violence, passion foudroyante de l'autre.
    Chacun se positionnera vis-à-vis de ce texte et ressentira à sa manière les descriptions de Violette Leduc . Peut-être certains s'offusqueront et voudraient censurer à nouveau ce texte. Mais comme le disait Virginia Woolf, « si une femme écrivait ses sentiments, tels qu'elle les éprouve, aucun homme ne les éditerait ». A chacun de découvrir ceux de l'auteur de Thérèse et Isabelle.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ptitelfe, le 07 janvier 2014

    Ptitelfe
    Le mot qui me vient en pensant à cette histoire est FEMININ. 2 jeunes femmes en pensionnat dans les années 50 qui s'aiment et découvrent leurs corps et les plaisirs charnels. Beaucoup de métaphores avec les fleurs et les couleurs. Des instants volés et passionnés décrits de façon douce et délicate.
    Ce livre n'est pas comparable aux récits érotiques d'aujourd'hui. Il faut le replacer dans son contexte : Tout d'abord paru en 1954, le roman a été censuré puis réedité de façon réduite en 1968. Folio a recu les droits de le réediter en intégrale en 2000. A l'époque, c'était innovateur! Vous vous rendez compte, à l'après guerre, raconter l'histoire d'amour entre deux jeunes femmes de 17 et 18 ans? L'histoire se déroule sur 3 jours et c'est ce que j'ai regrettté. C'est qu'en si peu de temps et de pages (143), nous n'avons pas le temps de nous attacher aux personnages. Certains dialogues sont décousus (ceux qui concernent leurs retrouvailles sont brefs et vont droit au but, sans pour autant heurter la sensibilité des gens, car l'auteur a surtout voulu décrire la delicatesse des sentiments féminins à travers le récit et les descriptions).
    Isabelle est plus directive que Therese et c'est elle qui va l'entraîner dans les jeux de la chaire, poussant un peu plus loin chaque découverte de leur corps, que ce soit la nuit ou au détour d'un couloir de la pension. Elles devront rester discrètes et n'éveiller aucun soupcon, ce qui rend leur histoire encore plus dévorante pour l'une comme pour l'autre.
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    • Livres 4.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    "Je creusais dans son cou avec mes dents, j'aspirais la nuit sous le col de sa robe : les racines d'un arbre frissonnèrent. Je la serre, j'étouffe l'arbre, je la serre, j'étouffe les voix, je la serre, je supprime la lumière."
    Passion de la chair, jeune, rose, fraîche. Découverte charnelle, exploration du corps de l'autre pour appréhender le sien propre. Recherche du plaisir absolu, du bonheur éphémère et violent.
    Deux femmes, jeunes femmes, filles, en cachette, dans leur cellule d'interne, chaque nuit luttent contre l'aube qui, à chaque fois, clôt leurs ébats, tue leur amour, leur amour de jour : "Le jour s'épuisait, ma cellule dépérissait, des duvets s'envolaient des lèvres de mon aimée absente. La nuit s'engageait, la nuit : notre couverture de cygne. la nuit : notre baldaquin de mouettes.". Quelques bouffées d'air, durant cette apnée diurne, pendant une pause déjeuner, ou une simulation de malaise, le moindre prétexte est exploité pour assouvir encore cette violence qui les fait se heurter, se confondre, se dissoudre l'une dans l'autre. L'amour n'a pas d'âge, pas d'époque ni de lieu. L'amour n'a besoin de personne pour lui dicter la conduite à tenir. L'amour touche, blesse, et reprend. Ou il oublie. Mais il ne s'oublie jamais.
    L'interdit règne, empêche, intensifie, terrifie. Sentiments atemporels, mots universels, oscillant entre le cru et la métaphore, parmi les creux, par-dessus bord : " Les petites lumières dans ma peau convoitèrent les petites lumières dans la peau d'Isabelle, l'air se raréfia. Nous ne pouvions rien sans les météores qui nous entraîneraient dans leurs course, qui nous jetteraient l'une dans l'autre. Nous dépendions des forces irrésistibles. Nous avons perdu conscience mais nous avons opposé notre bloc à la nuit du dortoir. La mort nous ramenait à la vie : nous sommes rentrées dans plusieurs ports. Je ne voyais pas, je n'entendais pas, pourtant j'avais des sens de visionnaire. Nous nous sommes enlacées un miracle s'éteignait au lieu de rayonner."
    Passion adolescente au Zénith de sa puissance, de par la peur d'être séparées. Séparées, surprises, dénoncées. Violence des corps, des cœurs en pleurs, en sueur, en lueur. Amour irraisonné, insatiable, perdu d'avance ?
    Deux bouches qui n'osent se dire, quatre oreilles qui n'osent entendre ces mots si chers aux amoureux, de peur de les voir disparaître à jamais, de les perdre dans le silence, dans l'absence : "Nous parlons : c'est dommage. Ce qui a été dit a été assassiné. Nos paroles, qui ne grandiront pas, qui n'embelliront pas, se faneront à l'intérieur de nos os."
    Un vrai poème : "Je veloutai le prénom d'Isabelle avant de le prononcer, j'écoutai dans mon esprit l'intonation de la phrase que je lui dirais".

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2007/10/07/therese-et-isabelle.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par moravia, le 27 février 2013

    moravia
    Ce livre que j'ai lu il y a bien longtemps est pour moi une énigme.
    Je suis incapable de dire si je l'aime ou pas, tant il est inégal.
    Parfois une écriture minimaliste, parfois une écriture fiévreuse (proche du délire quand on a plus de 40 de température).
    Roman paru en folio en 1972 (mai 68 était passé par là) il devait en 1966 se vendre à peu d'exemplaire et faire scandale.
    Suivant l'orientation de l'histoire, ce livre peux devenir un livre culte ou finir sur un bucher...
    C'est sans doute la marque d'un bon livre.
    A vous de juger.
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Citations et extraits

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  • Par ster, le 22 mai 2011

    Les petites lumières dans ma peau convoitèrent les petites lumières dans la peau d'Isabelle, l'air se raréfia. Nous ne pouvions rien sans les météores qui nous entraîneraient dans leur course, qui nous jetteraient l'une dans l'autre. Nous dépendions des forces irrésistibles. Nous avons perdu conscience mais nous avons opposé notre bloc à la nuit du dortoir. La mort nous rappelait à la vie : nous sommes entrées dans plusieurs ports.
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  • Par infini, le 25 décembre 2013

    Ce qui a été dit a été assassiné.Nos paroles qui ne grandiront pas et qui n'embelliront pas se faneront à l'intérieur de nos os.

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  • Par moravia, le 27 février 2013

    Andréa était un joli quartier d'hiver. Ses yeux brillaient de froidure, la gelée fendait ses lèvres toujours gercées.
    Je lui serrais la main, j'enfermais l'oxygène de la liberté.

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  • Par Bibliotekana, le 17 février 2014

    La cour fut à nous. Nous courions en nous tenant par la taille, nous déchirions avec notre front cette dentelle dans l'air, nous entendions le clapotis de notre cœur dans la poussière. Des petits chevaux blancs chevauchaient dans nos seins.

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  • Par infini, le 25 décembre 2013

    Nous nous aimions et nous nous retenions:nous nous tenions en équilibre sur le pétale d'une églantine

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