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Isabelle Stoianov (Traducteur)Isabelle Hausser-Duclos (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2253115843
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.29/5 (sur 3120 notes)
Résumé :
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Édition 15 - janvier 2016
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Critiques, Analyses & Avis (529) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
24 juillet 2013
  • 5/ 5
Je ne vais pas faire une longue critique, -je n'ai presque rien à dire, hormis le fait que ce livre m'a bouleversée au plus haut point, du début à la fin...Ne Tirez pas sur l'oiseau moqueur a été une véritable révélation, un petit bijou qu'il faut déguster, ou plutôt dévorer, enfin, une merveilleuse réflexion sur la condition humaine, et surtout sur l'enfance, portée par sa narratrice, Scout Finch.
J'ai été emportée par l'histoire, les mots simples mais attachants de la petite fille, l'Humanité de son père, Atticus, ou encore la solitude de son voisin Boo Radley ; deux mots me restent d'ailleurs une fois ma lecture terminée : enfance, à travers les personnages de Scout, Jem et Dill, et, bien évidemment, tolérance, à travers le comportement d'Atticus lors de la condamnation injuste de son client Tom Robinson, simplement parce que ce dernier est Noir...
Un chef d'oeuvre, voilà, la nature de ce roman d'Harper Lee, grande magicienne de la littérature américaine, qui voulait être la "Jane Austen de l'Alabama", et qui l'est devenue grâce à cette oeuvre universelle et intemporelle. Bref, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre que tout le monde se doit de lire, ne serait-ce que pour mieux se respecter les uns les autres...
A lire absolument !!
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Ode
03 mars 2013
  • 5/ 5
S'il y avait une sixième étoile, je la décernerais à ce livre. Pourquoi tant d'enthousiasme ? Parce que "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", l'unique chef-d'oeuvre de Nell Harper Lee, réussit un prodige : ressusciter la grâce de l'enfance.
« À Maycomb, on voyait une dame dans la lune. Assise à une coiffeuse, elle se peignait les cheveux. » se rappelle Scout, la narratrice, une petite fille vive et débrouillarde. Son récit nous transporte en Alabama dans les années 1930. Maycomb est alors une ville rurale et ségrégationniste, durement frappée par la récession. Scout et son grand frère Jem vivent avec leur père, Atticus Finch, un avocat taciturne. Leur mère est morte quand Scout avait deux ans et la seule figure féminine de la maison est la vieille Calpurnia, la cuisinière noire. Ce qu'aime Scout par-dessus tout, c'est porter une salopette et suivre son frère partout. Au grand désespoir de sa tante Alexandra qui voudrait l'affubler d'une robe et faire d'elle une dame. Avec leur ami Dill, qui passe ses étés chez une voisine, Scout et Jem s'inventent des aventures extraordinaires. Mais l'intervention d'Atticus dans un procès qui enflamme la population de Maycomb va bouleverser leur insouciance...
Le petit monde recréé par Nell Harper Lee, en partie inspiré par son enfance dans l'Alabama, est diablement attachant. J'ai adoré le bon coeur et le courage de Scout, la bienveillance discrète d'Atticus, les efforts de Jem pour devenir un gentleman, la fantaisie de Dill, son côté "Huckleberry Finn" et son amour pour Scout... Après la lecture du livre, certains mystères demeurent, comme par exemple le passé d'Atticus ou ce qu'il est advenu de la famille de Dill. Il en est ainsi des souvenirs d'enfance : tout ne s'explique pas.
Ramené dans le contexte des années 1960 et de la lutte pour les droits civiques, le combat d'Atticus pour défendre un Noir injustement accusé d'agression sur une Blanche est un message de justice et de tolérance qui explique la portée politique du livre à sa sortie. C'est aussi un formidable ressort dramatique et le récit du procès m'a fébrilement tenue en haleine jusqu'au verdict. Surtout, ce procès et ses répercussions confrontent Scout, Jem et Dill à l'injuste réalité du monde des adultes. Un monde où l'hypocrisie le dispute souvent à la mauvaise foi. Car avec le temps, beaucoup se laissent gagner par les préjugés de leur caste, de leur sexe ou de leur race, renonçant ainsi à agir ou à penser librement.
« Tuer un oiseau moqueur est un péché », dit le proverbe américain. En effet, ces petits passereaux, si répandus dans le Sud des États-Unis, n'ont d'autre vocation que de nous charmer par leur chant. Tuer un oiseau moqueur – comme s'en prendre à un enfant ou condamner un innocent – c'est nier la beauté, saccager l'espoir et étouffer l'étincelle d'enfance qui subsiste en chacun de nous.
Tuer un oiseau moqueur, c'est retirer la grâce de ce monde. Heureusement, ce livre en est rempli.
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Junie
03 juillet 2012
  • 4/ 5
Scout est la petite fille que j'aurais voulu être: impertinente, bagarreuse, culottée.
Elle traine dans le quartier, passe son temps à lire et à grimper aux arbres, mange des gâteaux en discutant avec la voisine et va écouter l'office du dimanche à l'église des Noirs.
Elle déteste l'école et les robes à smocks, répond du tac au tac à Tante Alexandra qui lui reproche son éternelle salopette maculée de poussière et ses fréquentations.
Pour Noël, son père Atticus lui offre une carabine. Lui même pense qu'avoir une arme est une incitation à se faire tirer dessus, et il lui demande de ne jamais tirer sur l'oiseau-moqueur.
Parce que tuer cet oiseau-là serait "un péché".
Scout sait pourquoi, elle est elle aussi un drôle d'oiseau qu'on ne met pas en cage, qui observe et cherche à comprendre, picore des miettes et va se percher plus loin.
Scout appelle son frère sale morphodite, elle n'aime pas qu'on l'appelle Jean Louise, ni qu'on traite son père de sale copain des nègres.
Elle pleure de rage devant la bêtise et l'injustice, mais elle comprend qu'on peut aussi se battre avec des mots.
Alors elle décide d'écrire un livre.
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domisylzen
25 novembre 2016
  • 5/ 5
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.
Laissez-le veiller sur les enfants,
même s'ils ont l'esprit querelleur,
laissez-vous porter par son chant.
Ces enfants vivent dans l'insouciance,
ils peuvent alors, en ces temps bénis,
loin de toutes bonnes consciences,
avoir un autre regard, inventer la vie.
Atticus, le père, est un avocat intègre,
Scout, sa fille, n'aime pas qu'on le traite,
de collabo, de sale copain des nègres.
'l'a un fichu caractère la mouflette !
Qu'est-ce que vous avez foutus en Alabama ?
Pour quoi les hommes n'étaient-t-ils pas tous frères ?
Auraient-ils un jour, imaginé que le président Obama,
serait à la tête du pays, osant une nouvelle ère ?
Mais à cette époque, il ne faisait pas bon,
pour les Noirs, de trainer dans les rues,
leurs places étaient dans les champs de coton,
s'ils voulaient éviter une réelle déconvenue.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
est un incontournable de la littérature.
Vous y trouverez de belles valeurs,
et, en première partie, une belle aventure.
Un bouquin qui fait la part belle à l'optimisme.
Dans celui-ci, Atticus est de loin pour moi,
une véritable référence à l'humanisme,
à la paix, à l'honneur, au civisme.
A ce que l'Homme doit défendre pour soi,
afin d'enfoncer toutes formes de racisme.
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caro64
07 septembre 2009
  • 4/ 5
« Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. »
Ce résumé figure en quatrième de couverture du roman de Harper Lee : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Comme l'écrit Isabelle Hausser dans la postface, ce titre permet de comprendre le succès de ce livre publié pour la première fois en 1960, succès au point de recevoir le Pulitzer l'année suivante. Il paraît même que Truman Capote, jaloux, a affirmé avoir rédigé la majeure partie du roman…
J'ai dévoré ces 450 pages, tellement je me suis sentie immergée dans cette famille (américaine des années 1930) atypique et attachante, où domine la figure d'un père qui est un vrai humaniste, qui élève ses enfants certes comme deux petits sauvageons (c'est tante Alexandra qui le dit…), mais en leur montrant sans cesse ce qui est juste, qu'il faut savoir dépasser l'illusion des apparences pour approcher de la réalité des gens. Et tous les personnages secondaires sont parfaitement construits et dessinent un tableau d'une grande cohérence.
Ce délicieux roman est un hymne à la justice et à la tolérance.
De cet ouvrage (le seul) d'Harper Lee , magistral par sa poésie, son ampleur et sa lucidité, un film a été tiré, en 1962: le méconnu "Du silence et des ombres" de Robert Mulligan qui reçut trois oscars dont un attribué à Gregory Peck (rôle d'Atticus).
Un très beau livre que je vous conseille vivement.
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Citations & extraits (453) Voir plus Ajouter une citation
Pixie_dustPixie_dust04 décembre 2016
Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur.
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Pixie_dustPixie_dust30 novembre 2016
Jusqu'au jour où je craignis que cela me fût enlevé, je ne m'étais jamais rendu compte que j'aimais lire. Pense-t-on que l'on aime respirer?
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domisylzendomisylzen25 novembre 2016
Et puis les gens n'aiment pas que quelqu'un se vante d'en savoir plus qu'eux.
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PtitgateauPtitgateau20 novembre 2016
- Comment les fleurs peuvent-elles avoir chaud ? Elles ne bougent pas !
- Je ne saurai répondre à cette question Jem Finch. Tout ce que je sais, c'est que s'il gèle cette nuit, elles mourront, alors il faut les protéger. Tu comprends ?
-oui madame. Miss Maudie ?
- Je t'écoute.
- on peut vous emprunter un peu de votre neige, Scout et moi ?
- plutôt deux fois qu'une, prenez tout.Il y a un vieux panier à fruits sous la véranda, remplissez le donc.
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fanfan50fanfan5005 juin 2014
Mr Heck Tate était le shérif du comté de Maycomb. Il était aussi grand qu'Atticus, mais plus mince. Il avait un long nez et portait des bottes aux oeillets métallisés brillants, un jean et un blouson, ainsi qu'un ceinturon à cartouchière. Il tenait un lourd fusil dans la main. Quand ils atteignirent la véranda Jem leur ouvrit la porte.
- Reste à l'intérieur, mon garçon ! dit Atticus. Cal, où est-il ?
- Il devrait être ici à présent, dit Calpurnia en montrant le bas de la rue.
- Il ne court pas, hein ? demanda Mr Tate.
- Non, Mr Heck, il en est au stade du tremblement.
- Si nous allions à sa recherche, Heck ? demanda Atticus.
- Il vaut mieux attendre, Mr Finch. En général, il suivent une direction rectiligne mais on ne sait jamais. Il va peut-être prendre le virage, du moins je l'espère, ou bien il ira droit dans le jardin des Radley. Attendons une minute.
- Je ne crois pas qu'il ira chez les Radley, dit Atticus. La clôture l'en empêchera. Il va sans doute suivre la rue...
Je croyais que les chiens enragés avaient l'écume à la bouche, vous sautaient à la gorge, et je croyais qu'ils faisaient cela en août. Si Tim Johnson s'était conduit ainsi, j'aurais eu moins peur.
Rien n'est plus mort qu'une rue déserte, figée dans l'attente. Les arbres étaient immobiles, les oiseaux moqueurs silencieux, les charpentiers du chantier de Miss Maudie avaient disparu. J'entendis Mr Tate renifler, puis se moucher. Je le vis mettre son arme à la saignée de son bras. Le visage de Miss Stephanie Crawford se montra derrière la vitre de la porte d'entrée. Miss Maudie apparut à ses côtés. Atticus posa le pied sur un barreau de chaise et frotta lentement sa paume sur le côté de sa cuisse.
- Le voilà, annonça-t-il doucement.
Tim Johnson venait de se matérialiser, titubant en suivant le bord intérieur du virage, parallèlement à la maison des Radley.
- Regarde-le, murmura Jem. Mr Heck a dit qu'ils allaient tout droit. Il n'arrive même pas à suivre la route.
- Il a l'air plutôt malade qu'autre chose, objectai-je.
- Mets un obstacle devant lui et tu verras s'il ne va pas directement dessus.
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