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> Isabelle Stoianov (Traducteur)
> Isabelle Hausser-Duclos (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2253115843
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 1609 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 24 juillet 2013

    juliette2a
    Je ne vais pas faire une longue critique, -je n'ai presque rien à dire, hormis le fait que ce livre m'a bouleversée au plus haut point, du début à la fin...Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur a été une véritable révélation, un petit bijou qu'il faut déguster, ou plutôt dévorer, enfin, une merveilleuse réflexion sur la condition humaine, et surtout sur l'enfance, portée par sa narratrice, Scout Finch.
    J'ai été emportée par l'histoire, les mots simples mais attachants de la petite fille, l'Humanité de son père, Atticus, ou encore la solitude de son voisin Boo Radley ; deux mots me restent d'ailleurs une fois ma lecture terminée : enfance, à travers les personnages de Scout, Jem et Dill, et, bien évidemment, tolérance, à travers le comportement d'Atticus lors de la condamnation injuste de son client Tom Robinson, simplement parce que ce dernier est Noir...
    Un chef d'oeuvre, voilà, la nature de ce roman d'Harper Lee, grande magicienne de la littérature américaine, qui voulait être la "Jane Austen de l'Alabama", et qui l'est devenue grâce à cette oeuvre universelle et intemporelle. Bref, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre que tout le monde se doit de lire, ne serait-ce que pour mieux se respecter les uns les autres...
    A lire absolument !!
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 03 mars 2013

    Ode
    S'il y avait une sixième étoile, je la décernerais à ce livre. Pourquoi tant d'enthousiasme ? Parce que "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", l'unique chef-d'œuvre de Nell Harper Lee, réussit un prodige : ressusciter la grâce de l'enfance.
    « À Maycomb, on voyait une dame dans la lune. Assise à une coiffeuse, elle se peignait les cheveux. » se rappelle Scout, la narratrice, une petite fille vive et débrouillarde. Son récit nous transporte en Alabama dans les années 1930. Maycomb est alors une ville rurale et ségrégationniste, durement frappée par la récession. Scout et son grand frère Jem vivent avec leur père, Atticus Finch, un avocat taciturne. Leur mère est morte quand Scout avait deux ans et la seule figure féminine de la maison est la vieille Calpurnia, la cuisinière noire. Ce qu'aime Scout par-dessus tout, c'est porter une salopette et suivre son frère partout. Au grand désespoir de sa tante Alexandra qui voudrait l'affubler d'une robe et faire d'elle une dame. Avec leur ami Dill, qui passe ses étés chez une voisine, Scout et Jem s'inventent des aventures extraordinaires. Mais l'intervention d'Atticus dans un procès qui enflamme la population de Maycomb va bouleverser leur insouciance...
    Le petit monde recréé par Nell Harper Lee, en partie inspiré par son enfance dans l'Alabama, est diablement attachant. J'ai adoré le bon cœur et le courage de Scout, la bienveillance discrète d'Atticus, les efforts de Jem pour devenir un gentleman, la fantaisie de Dill, son côté "Huckleberry Finn" et son amour pour Scout... Après la lecture du livre, certains mystères demeurent, comme par exemple le passé d'Atticus ou ce qu'il est advenu de la famille de Dill. Il en est ainsi des souvenirs d'enfance : tout ne s'explique pas.
    Ramené dans le contexte des années 1960 et de la lutte pour les droits civiques, le combat d'Atticus pour défendre un Noir injustement accusé d'agression sur une Blanche est un message de justice et de tolérance qui explique la portée politique du livre à sa sortie. C'est aussi un formidable ressort dramatique et le récit du procès m'a fébrilement tenue en haleine jusqu'au verdict. Surtout, ce procès et ses répercussions confrontent Scout, Jem et Dill à l'injuste réalité du monde des adultes. Un monde où l'hypocrisie le dispute souvent à la mauvaise foi. Car avec le temps, beaucoup se laissent gagner par les préjugés de leur caste, de leur sexe ou de leur race, renonçant ainsi à agir ou à penser librement.
    « Tuer un oiseau moqueur est un péché », dit le proverbe américain. En effet, ces petits passereaux, si répandus dans le Sud des États-Unis, n'ont d'autre vocation que de nous charmer par leur chant. Tuer un oiseau moqueur – comme s'en prendre à un enfant ou condamner un innocent – c'est nier la beauté, saccager l'espoir et étouffer l'étincelle d'enfance qui subsiste en chacun de nous.
    Tuer un oiseau moqueur, c'est retirer la grâce de ce monde. Heureusement, ce livre en est rempli.
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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 07 septembre 2009

    caro64
    « Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. »
    Ce résumé figure en quatrième de couverture du roman de Harper Lee : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Comme l'écrit Isabelle Hausser dans la postface, ce titre permet de comprendre le succès de ce livre publié pour la première fois en 1960, succès au point de recevoir le Pulitzer l'année suivante. Il paraît même que Truman Capote, jaloux, a affirmé avoir rédigé la majeure partie du roman…
    J'ai dévoré ces 450 pages, tellement je me suis sentie immergée dans cette famille (américaine des années 1930) atypique et attachante, où domine la figure d'un père qui est un vrai humaniste, qui élève ses enfants certes comme deux petits sauvageons (c'est tante Alexandra qui le dit…), mais en leur montrant sans cesse ce qui est juste, qu'il faut savoir dépasser l'illusion des apparences pour approcher de la réalité des gens. Et tous les personnages secondaires sont parfaitement construits et dessinent un tableau d'une grande cohérence.
    Ce délicieux roman est un hymne à la justice et à la tolérance.
    De cet ouvrage (le seul) d'Harper Lee , magistral par sa poésie, son ampleur et sa lucidité, un film a été tiré, en 1962: le méconnu du silence et des ombres de Robert Mulligan qui reçut trois oscars dont un attribué à Gregory Peck (rôle d'Atticus).
    Un très beau livre que je vous conseille vivement.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 13 novembre 2012

    litolff
    Grand classique de la littérature antiségrégationniste, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » est un roman qui a marqué le monde entier par son approche très pédagogique du racisme et de la ségrégation.
    En Alabama, dans les années 30, Atticus Finch, avocat intègre et rigoureux qui élève seul ses deux enfants, est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
    Dans un sud engoncé dans ses réflexes racistes, atavisme issu d'un passé esclavagiste, le récit de ces évènements vu par les yeux d’une petite fille dénuée de tous préjugés marque forcément les consciences, d’autant plus que l’issue d’un tel procès à cette époque et en Alabama, est scellée dès le début…
    Roman d’apprentissage qui décrit l’éveil à la conscience d’une petite fille, roman de la ségrégation qui décrypte la peur, la bêtise et la bonne conscience étriquée portée en étendard, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » fait partie de ces livres qu’il faut avoir lus pour pouvoir comprendre une ambiance et une époque, admirablement décrits par Harper Lee et qu’on a tendance à oublier un peu vite.
    On pourra faire le rapprochement avec le plus récent « La couleur des sentiments » mais surtout avec un excellent livre de Lillian Eugenia Smith, « Strange fruit », qui bien qu’écrit par une femme blanche issue de la bourgeoisie, fut premier manifeste littéraire pour l'égalité des Noirs.
    S’adressant sans doute à un public plus large, et en particulier aux adolescents, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, aurait été désigné comme l’un des trois plus grand romans du 20e siècle… !
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    • Livres 4.00/5
    Par Junie, le 03 juillet 2012

    Junie
    Scout est la petite fille que j'aurais voulu être: impertinente, bagarreuse, culottée.
    Elle traine dans le quartier, passe son temps à lire et à grimper aux arbres, mange des gâteaux en discutant avec la voisine et va écouter l'office du dimanche à l'église des Noirs.
    Elle déteste l'école et les robes à smocks, répond du tac au tac à Tante Alexandra qui lui reproche son éternelle salopette maculée de poussière et ses fréquentations.
    Pour Noël, son père Atticus lui offre une carabine. Lui même pense qu'avoir une arme est une incitation à se faire tirer dessus, et il lui demande de ne jamais tirer sur l'oiseau-moqueur.
    Parce que tuer cet oiseau-là serait "un péché".
    Scout sait pourquoi, elle est elle aussi un drôle d'oiseau qu'on ne met pas en cage, qui observe et cherche à comprendre, picore des miettes et va se percher plus loin.
    Scout appelle son frère sale morphodite, elle n'aime pas qu'on l'appelle Jean Louise, ni qu'on traite son père de sale copain des nègres.
    Elle pleure de rage devant la bêtise et l'injustice, mais elle comprend qu'on peut aussi se battre avec des mots.
    Alors elle décide d'écrire un livre.
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Citations et extraits

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  • Par Titania, le 14 novembre 2014

    Le problème de mes vêtements rendait tante Alexandra fanatique. Je ne pourrais jamais être une dame si je portais des pantalons; quand j'objectais que je ne pourrais rien faire en robe, elle répliqua que je n'étais pas censée faire des choses nécessitant un pantalon. La conception qu'avait Tante Alexandra de mon maintien impliquait que je joue avec des fourneaux miniatures, des services à thé de poupées, que je porte le collier qu'elle m'avait offert à ma naissance-auquel on ajoutait peu à peu des perles; il fallait en outre que je sois le rayon de soleil qui éclairait la vie solitaire de mon père. Je fis valoir qu'on pouvait aussi être un rayon de soleil en pantalon, mais Tatie affirma qu'il fallait se comporter en rayon de soleil, or, malgré mon bon fond, je me conduisais de plus en plus mal d'année en année. Elle me blessait et me faisait constamment grincer des dents, mais, quand j'en parlais à Atticus, il me répondit qu'il y avait assez de rayons de soleil dans la famille et que je n'avais qu'à continuer à vivre à ma façon, peu lui importait la manière dont je m'y prenais. P. 131
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  • Par ssstella, le 14 novembre 2014

    [...] J'ai attendu longtemps de vous voir revenir et, en vous attendant, je réfléchissais. Je pensais qu'Atticus Finch ne gagnerait pas, qu'il ne pouvait pas gagner, mais que c'était le seul homme de toute la région capable d'amener un jury à délibérer aussi longtemps sur une affaire de ce genre. Et je pensais en moi-même que c'était déjà un pas en avant, un saut de puce, mais un pas tout de même.

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  • Par michemuche, le 14 novembre 2014

    Jem, comment peut-on tellement détester Hitler si c'est pour se montrer odieux avec les gens de son pays ?

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  • Par michemuche, le 12 novembre 2014

    - La vie impossible que certaines personnes font mener à d'autres - sans même y prendre garde.
    La vie impossible qu'imposent les blancs aux gens de couleur sans même prendre la peine de penser qu'ils sont eux aussi des êtres humains.

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  • Par michemuche, le 11 novembre 2014

    - Et, vois-tu, il a suffi d'une enfant de huit ans pour les ramener à la raison. Ce qui prouve qu'on peut arrêter une bande de bêtes sauvages, tout simplement parce qu'ils restent des êtres humains.

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