> Isabelle Stoianov (Traducteur)
> Isabelle Hausser-Duclos (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2253115843
Éditeur : LGF (2006)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 467 notes) Ajouter à mes livres
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 07 septembre 2009

    caro64
    « Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. »
    Ce résumé figure en quatrième de couverture du roman de Harper Lee : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Comme l'écrit Isabelle Hausser dans la postface, ce titre permet de comprendre le succès de ce livre publié pour la première fois en 1960, succès au point de recevoir le Pulitzer l'année suivante. Il paraît même que Truman Capote, jaloux, a affirmé avoir rédigé la majeure partie du roman…
    J'ai dévoré ces 450 pages, tellement je me suis sentie immergée dans cette famille (américaine des années 1930) atypique et attachante, où domine la figure d'un père qui est un vrai humaniste, qui élève ses enfants certes comme deux petits sauvageons (c'est tante Alexandra qui le dit…), mais en leur montrant sans cesse ce qui est juste, qu'il faut savoir dépasser l'illusion des apparences pour approcher de la réalité des gens. Et tous les personnages secondaires sont parfaitement construits et dessinent un tableau d'une grande cohérence.
    Ce délicieux roman est un hymne à la justice et à la tolérance.
    De cet ouvrage d'Harper Lee (le seul), magistral par sa poésie, son ampleur et sa lucidité, un film a été tiré, en 1962: le méconnu du silence et des ombres de Robert Mulligan qui reçut trois oscars dont un attribué à Gregory Peck (rôle d'Atticus).
    Un beau livre que je vous conseille vivement.
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    Critique de qualité ? (35 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par patachinha, le 24 octobre 2009

    patachinha
    Ce livre est un véritable bijou! C' est la sensation de voyager 80 ans en arrière, vivre dans une ville sudiste des Etats-Unis, être transporté dans une sorte de western aux confins de l' Alabama, Etat foncièrement raciste depuis la nuit des temps. C' est aussi l' enchantement de vivre les aventures d' une petite fille, intelligente, maline mais sacrément chipie, toujours le nez à l' affût de nouvelles sensations fortes. Que dire de sa relation aves son frère, légèrement plus vieux, et leur copain de vacances, ce petit diable de Dill ? Que des idées qui fument de ces petites têtes pour faire sortir le grand méchant Boo Radley! Mais que savent- ils au juste sur cet étrange voisin? Jem s' aventure dans une hypothétique description :
    "il mesurait près de deux mètres, à en juger par ses empreintes; il mangeait des écureuils crus et tous les chats qu' il pouvait attraper, ce qui expliquait que ses mains soient tachées de sang - si on mangeait un animal cru, on ne pouvait plus jamais en enlever le sang. Une longue cicatrice lui barrait le visage; pour toutes dents, il ne lui restait que des chicots jaunes et cassés. les yeux lui sortaient des orbites et il bavait presque tout le temps".
    Avec une imagination aussi débridée, je vous laisse découvrir, le sort qui leur sera réservé...
    C' est non sans un certain sourire aux lèvres que je les ai suivis dans leur mission, la peur au ventre de se faire prendre, celà m'a rappelé pas mal de souvenirs cocasses. Et oui qui n' a pas fait de petites bêtises dans son enfance avec des amis d' enfance?
    Ce roman est l' apologie de l' enfance telle qu' elle doit être vécue à mes yeux : sereine, saine, pure, naive...avec ses bêtises, ses joies, ses découvertes du monde, des adultes, de soi-même...
    De la fantaisie à la réalité il n' y a cependant qu' un pas.
    Dans un monde qu' ils ne comprennent pas, ils doivent parallèlement faire face à des situations assez dures, qui contribueront à forger leur personnalité : en effet à Maycomb, un noir et accusé d' avoir violé une blanche. Quel crime ignoble d' autant plus qu' il est commis par un nègre; voilà l' opinion de la populace.
    Néanmoins, Atticus le père de Scout et Jem est chargé de défendre ce que beaucoup posent déjà comme une certitude... Contre tous, il applique des valeurs fondamentales si chères à ses yeux : tous les citoyens sont égaux aux yeux de la loi voilà sur quoi repose sa devise. Ainsi après avoir tenté d' élucider les évènements avec objectivité il tente de faire appel à l' humanisme, aux principes les plus élémentaires de la patrie américaine, pour ainsi ébranler cette grande muraille que sont les jurés. Mais en vain, cet homme ne paye pas seulement une injustice, il paye aussi tout le poids de sa misérable conditon. Lorsque un blanc accuse un noir, même à tord, on ne doit jamais contredire ce premier, pour des raisons qui tiennent à ce les seconds ont toujours tord.
    Et ainsi de conclure un journaliste de la ville que " c' était un péché de tuer des infirmes, qu' ils soient debout, assis ou en train de s' évader. Il comparait la mort de Tom au massacre absurde des oiseaux chanteurs par les chasseurs et les enfants, et Maycomb crut qu' il avait essayé d' écrire un éditorial assez poétique pour être repris dans The Montgomery Adviser".
    L' enfance insouciante cède sa place aux interrogations les plus complexes, et aux constats les plus effrayants : l' enfance n' est qu' un doux hibernage...
    Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur est une fabuleuse satire contre le racisme, qui sévit depuis trop longtemps dans cette société fière du drapeau ami des droits de l' homme. Il faut replacer le livre dans son contexte, à savoir que dans les années 60, c' était les luttes des noirs dans la rue pour la reconnaissance de leurs droits, avec des scènes plus ou moins violentes, c' etait Rosa Parks, King... Je vous conseille si ça vous intéresse de faire le parallèle avec le livre Martin Luther King dont je vous ai déjà parlé, aux éditions Librio, c' est très intéressant! Quand au livre en lui- même je vous en conseille la lecture bien évidemment, curieusement il a été un grand succès mais le seul ouvrage de l' auteur. Mais pas n' importe laquelle! L' amie d' enfance de Truman Capote!
    Ce livre a été adapté au cinéma en 1962 et reçut trois oscars. Avec la participation de Grégory Peck dans le rôle d' Atticus.
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 17 avril 2011

    lehane-fan
    Et pan ! Effectivement , j'aime assez faire le contraire de ce que l'on me demande...Sus à la galinette cendrée desormais !
    Plus sérieusement , difficile de tirer a boulet rouge sur un tel livre.
    L'histoire se déroule a Maycomb , petite ville de l'Alabama , dans les années 30 . Ville sudiste avec tout ce que cela implique de droits (ou de non droits ) pour la communauté noire y habitant...
    Scout , jeune narratrice de ce roman , y vit avec son frere ainé , Jem , sous l'oeil protecteur et bienveillant de leur pere , Atticus Finch , avocat de son état elevant seul sa progéniture depuis le décés de sa femme .
    Bouquin d'ambiance s'il en est , incarné par le proces d'un jeune noir , Tom Robinson , accusé d'avoir violé Mayella Ewell , jeune femme blanche au phrasé incertain , à la culture plus que défaillante , à la betise crasse mais surtout à la merci de tous les désirs de son pere , aussi inavouables soient-ils...Ceci tendant à expliquer cela..
    Livre découpé en deux parties bien distinctes : tout d'abord , l'auteur y pose les bases de son roman a travers les yeux de sa jeune narratrice . L'on y voit evoluer Scout , jamais bien loin de Jem , frere qu'elle admire et affectionne par dessus tout ainsi que quantité de personnages contribuant a asseoir le climat politique et social de l'époque...A la volée , je pense a Dill , nouveau compagnon de jeu des Finch avec qui ils feront les 400 coups et aupres de qui Scout s'eveillera au sentiment amoureux...
    Tante Alexandra , soeur oh combien rigide d'Atticus , aux idées bien arrétées qui légitime le racisme ambiant de l'époque ( mais est-ce que cela a vraiment changé...)au pretexte que la majorité a forcément raison ! Bien trop soucieuse du qu'en dira-t-on..
    Cependant , on ne peut lui reprocher le fait d'aimer ses neveu et niece...a sa façon...
    Autre personnage dont l'ombre et le mystere planent , faisant ainsi les beaux jours du joyeux trio ( Scout , Jem , Dill ) , Boo Radley . Etre invisible , totalement reclu chez lui , a l'origine de bon nombre de rumeurs le rendant ainsi fascinant au regard de ces trois jeunes vacanciers en mal d'emotions fortes : le but avoué , le voir ne serait-ce qu'une fois par tous les moyens , au moins l'apercevoir ce qui occasionnera bon nombre de situations cocasses et de peurs enfantines..
    Miss Maudie , la cinquantaine , femme genereuse aux idées progressistes..
    Mrs Dubose , vieille femme acariatre ne perdant pas une occasion de faire la leçon aux Finch sur quelque sujet que ce soit..
    Mais Calpurnia , bonne totalement dévouée a la famille Finch , Miss Caroline , jeune institutrice débutante et peu sure d'elle , Mr Ewell , sudiste pur et dur , convaincu de la supériorité de la race blanche malgré une betise d'une profondeur abyssale , viennent également enrichir ce récit , voire le faire évoluer..
    Puis il y a Atticus , ce pere épris de justice , bien trop faible avec ses enfants qu'il chérit par dessus tout , et qui sera au centre de toutes les attentions , de tous les coups bas des lors que le bouche à oreille aura fait son office : " comment , vous n'etes pas au courant ? c'est Atticus Finch qui défendra ce negre ! " , avec toutes les retombées personnelles et familiales que l'on imagine...
    Deuxieme partie beaucoup plus enlevée : le proces
    Enfin quand je dis proces , je pense plutot a simulacre...D'entrée de jeu , l'on sait deja que les dés sont pipés , que les cartes sont faussées..le seul tort de Tom , sa couleur de peau et pour ça , il doit payer ! Il cristallise toutes les peurs , tous les ressentiments..on aura beau dire et beau faire , de toute façon , il doit etre forcément coupable de quelque chose..peut-etre d'exister tout simplement... Les intervenants sont tour à tour truculents , pathétiques...Atticus démonte les arguments des Ewell un par un , posément , sans jamais s'emporter alors qu'il y aurait veritablement de quoi...La vérité creve les yeux mais il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir...
    Et que dire du final venant encore reserver son lot de surprises et d'evenements tragiques...
    Un tel récit raconté par une petite fille aurait pu etre incroyablement naif , simpliste . Il n'en est rien ! L'écriture est superbe et vous emporte irrémédiablement ! Un superbe conte sur l'enfance , les rapports entre frere et soeur , l'eveil au sentiment amoureux .L'on se rend compte que les mentalités sont tenaces , que les faire évoluer prendra un certain temps à defaut d'un temps certain .. Que la qualité de votre vie ne tient qu'à une chose , votre couleur de peau à la naissance et qu'il ne fait pas bon l'avoir foncée , les Sudistes n'etant pas franchement réputé pour leur acceuil chaleureux ...C'est tour à tour joyeux , triste , tragique , poétique mais cela ne sombre jamais dans le mélo , les bons sentiments . D'entrée de jeu , ce livre , de par son climat social si particulier , son clivage si prononcé , m'a ramené au film oscarisé en 67 " Dans la Chaleur de la Nuit " , avec Sydney Poitiers . Meme ambiance pesante , meme racisme frontal assumé , meme betise humaine ...
    A noter qu'il s'agit là du seul et unique ecrit de cet auteur qui , par peur de décevoir et de ne pas répondre aux attentes desormais légitimes de ses lecteurs , concluera ainsi sa courte mais néanmoins bouleversante carriere d'écrivain...
    Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur vous passera certainement l'envie de rire , le temps d'un récit...
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 08 décembre 2011

    carre
    J'ai découvert le roman d'Harper Lee après avoir lu un roman de Truman Capote. Et là ce fut un vrai coup de coeur, un livre ou l'humour, la tendresse, la tolérance et la mélancolie nous font passer par différentes émotions. Lee nous touche droit au coeur, le trio Atticus, Jem et Scout sont une famille inoubiable.
    Un roman magnifique et magique. A lire et relire.
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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    InColdBlog
    Alors le voilà ce fameux roman, élevé au rang de roman culte et couronné par le Pulitzer en 1961.
    Le silence de son auteur, Nell Harper Lee, depuis la parution de cet unique livre ajoute encore à son prestige, et continue à alimenter les rumeurs les plus folles assurant qu'elle en aurait écrit plusieurs autres (certaines soutiennent qu'ils ne sont jamais parus, d'autres qu'ils ont été publiés sous pseudonyme).
    Maycomb, petite ville d'Alabama, dans les années 1930. L'Amérique subit la Grande Dépression consécutive au krach boursier d'octobre 1929.
    Jean Louise, surnommée Scout, est une fillette de six ans. Intrépide garçon manqué, vêtue de son inséparable salopette préférée, elle partage les jeux de Jeremy, dit Jem, son aîné de quelques années, qu'elle ne quitte pas d'une semelle. Seuls enfants dans un quartier essentiellement peuplé d'adultes, ces deux-là sont unis comme les doigts de la main.
    Depuis la mort de leur mère, c'est leur père Atticus Finch, avocat, qui les élève, assisté de Calpurnia, gouvernante noire considérée par tous comme un membre à part entière de la famille (chose plutôt rare dans cette Amérique où la ségrégation est érigée en loi), et qui endosse à la fois les rôles de cuisinière, d'intendante… et de figure maternelle de substitution.
    Dans cette petite ville où chacun se connaît, les jours s'écoulent sans heurt : jeux au grand air, bêtises sans conséquences et disputes rythment la vie des deux enfants. Avec une candeur et une fraîcheur désarmantes, Scout, la narratrice de To Kill a mockingbird, raconte ces moments de liberté, en compagnie de Jem, qu'elle admire et à qui elle ne cesse de se mesurer.
    Un jour, tous deux font la connaissance de Dill, un garçon de leur âge, qui n'a aucun scrupule à s'inventer une vie à la hauteur de ses rêves. Un des jeux préférés des trois lascars consiste à se faire peur en se racontant tout un tas d'histoires effrayantes à propos d'un de leurs voisins, le mystérieux Arthur « Boo » Radley qui reste claquemuré depuis des années dans sa lugubre maison. Pour le faire sortir de chez lui et avoir enfin une chance de l'apercevoir, les enfants vont échafauder des stratagèmes tous plus périlleux les uns que les autres.
    Et puis, il y a les autres voisins immédiats, ou plus exactement les voisines : Miss Rachel, la tante qui accueille Dill chaque été ; l'odieuse Mrs. Dubose qui accable les enfants d'insultes chaque fois qu'ils passent devant chez elle ; la douce Miss Maudie Atkinson, qui n'aime rien que s'occuper des fleurs de son jardin…

    Le temps de l'insouciance cesse brusquement quand Atticus est commis d'office à la défense d'un jeune noir, Tom Robinson, accusé de viol par une blanche indigente, Mayella Ewell. Devenue la cible de la vindicte locale, les Finch, pourtant respectés dans la région, vont avoir à subir l'hostilité de la population, encaisser insultes et menaces, mais aussi affronter l'animosité de leur propre famille.
    En effet, non seulement Atticus est chargé de défendre un Nègre, mais il le fait avec conviction et honnêteté, même s'il sait le sort de son client scellé d'avance. Car dans cet état du sud, la ségrégation et le racisme sont de mise. Avant même son jugement, Tom Robinson est déclaré coupable par les habitants de Maycomb. Atticus aura beau faire la preuve de son innocence et renvoyer l'accusatrice à ses mensonges, Tom se verra condamné à la perpétuité.
    Ce procès, marqué par de fortes tensions raciales, va bouleverser la vie des enfants.
    Tout d'abord, cette période sombre marque l'arrivée dans le foyer Finch, de la sœur d'Atticus, venue seconder son frère, accaparé par la préparation du procès. Femme austère, très à cheval sur les principes, Alexandra aura à cœur d'insuffler à Jem et à Scout la rigueur et les bonnes manières qu'elle estime leur faire cruellement défaut.
    Mais surtout, alors que leur père s'efforce de leur apprendre à voir au-delà des apparences et leur inculque la droiture et l'honnêteté, les enfants vont découvrir que vérité et justice ne vont pas toujours de pair dans le monde des adultes. Devoir se frotter aux préjugés, aux inégalités et à l'hypocrisie va les aider à grandir.
    C'est à travers le regard malicieux de Scout que le lecteur appréhende la petite congrégation de Maycomb. Son innocence, sa franchise, son sens de la répartie, font mouche. le monde de l'enfance dépeint par Harper Lee est plein de drôlerie et de tendresse (à cet égard, le récit des premiers jours de classe de Scout ne manque pas de piquant). Ce qui n'empêche pas la mélancolie d'affleurer quand Scout constate que son frère, qui grandit, a de moins en moins envie de partager ses jeux et s'éloigne doucement d'elle.
    Si Scout est particulièrement attendrissante, la figure d'Atticus, vieux sage humaniste d'une intégrité sans faille, est elle aussi remarquable.
    To Kill a mockingbird est une émouvante chronique de l'enfance, à la fois drôle et nostalgique.
    Harper Lee ne s'en est jamais cachée, ce roman est en grande part autobiographique. Il y a beaucoup de Monroeville (petite ville d'Alabama où elle est née et où elle revenue vivre, loin du monde, avec sa sœur) dans Maycomb, de son père dans Atticus (avocat, il a eu, lui aussi, à plaider un cas similaire à celui de Tom Robinson), et de Truman Capote, son ami d'enfance, dans le personnage de Dill.
    D'ailleurs, quand on sait rétrospectivement combien Capote a été traumatisé par le procès de Richard Hickock et Perry Smith duquel il a tiré In Cold Blood, le passage où Dill, bouleversé par le procès, s'effondre en sanglots est encore plus poignant.
    Malgré les années, ce beau roman aux valeurs universelles n'est pas du tout daté et conserve toute sa pertinence.
    Honte à moi qui l'ai laissé dormir dans ma bibliothèque une bonne vingtaine d'années (à ma décharge, la couverture de mon exemplaire n'est vraiment pas séduisante).
    Qu'il ait été intitulé Quand meurt le rossignol (1961), Alouette, je te plumerai (1989) ou Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (2005) (visiblement, les premiers traducteurs avaient des notions d'ornithologie limitées et ignoraient l'existence du moqueur), nombreux sont celles et ceux qui ont lu et aimé ce livre avant moi. Contrairement à la plupart d'entre eux, j'ai préféré la première moitié du roman qui relate le quotidien des enfants, à la seconde qui s'attache au procès.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2009/12/09/Alabama-burning
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 15 janvier 2009

    [...] - Je préfererais que vous ne tiriez que sur des boîtes de conserves, dans le jardin, mais je sais que vous allez vous en prendre aux oiseaux. Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c'est un péché que de tuer un oiseau moqueur.
    Ce fut la seule fois où j'entendis Atticus dire qu'une chose était un péché et j'en parlai à Miss Maudie.
    - Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur coeur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur.
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  • Par caro64, le 07 septembre 2009

    Avant de vivre en paix avec les autres, je dois vivre en paix avec moi-même. La seule chose qui ne doive pas céder à la loi de la majorité est la conscience de l’individu.
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  • Par Luniver, le 19 décembre 2011

    Le problème de mes vêtements rendait tante Alexandra fanatique. Je ne pourrais jamais être une dame si je portais des pantalons ; quand j'objectais que je ne pourrais rien faire en robe, elle répliqua que je n'étais pas sensée faire des choses nécessitant un pantalon. La conception qu'avait tante Alexandra de mon maintien impliquait que je joue avec des fourneaux miniatures, des services de thé à poupées, que je porte le collier qu'elle m'avait offert à la naissance - auquel on ajoutait peu à peu des perles ; il fallait en outre que je sois le rayon de soleil qui éclairait la vie solitaire de mon père. Je fis valoir qu'on pouvait être un rayon de soleil en pantalon, mais Tatie affirma qu'il fallait se comporter en rayon de soleil, or, malgré mon bon fond, je me conduisais de plus en plus mal d'année en année. Elle me blessait et me faisait constamment grincer des dents, mais, quand j'en parlais à Atticus, il me répondit qu'il y avait déjà assez de rayons de soleil dans la famille et que je n'avais qu'à continuer à vivre à ma façon, peu lui importait la manière dont je m'y prenais.
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  • Par Eternidad, le 08 juillet 2010

    "Je voudrais que tu comprennes ce qu'est le vrai courage. C'est savoir que tu pars battu d'avance, et malgrè cela, agir quand même et tenir jusqu'au bout."
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  • Par Nanne, le 03 juin 2010

    Vois-tu, Scout, il se présente au moins une fois dans la vie d'un avocat une affaire qui le touche personnellement. Je crois que mon tour vient d'arriver. Tu entendras peut-être de vilaines remarques dessus, à l'école, mais je te demande une faveur : garde la tête haute et ne te sers pas de tes poings. Quoi que l'on dise, ne te laisse pas emporter. Pour une fois, tâche de te battre avec ta tête ... elle est bonne, même si elle est un peu dure. - On va gagner, Atticus ? - Non, ma chérie. - Alors pourquoi ... - Ce n'est pas parce qu'on est battu d'avance qu'il ne faut pas essayer de gagner.
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