> Isabelle Maillet (Traducteur)

ISBN : 274362227X
Éditeur : Payot et Rivages (2011)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Patrick Kenzie et Angela Gennaro ne sont plus détectives privés. Patrick travaille pour une grosse société de surveillance qui refuse de l'embaucher définitivement car il n'est pas assez « lisse » pour son patron. Il est toujours consumé par la colère face aux injusti... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 22 mai 2012

    Syl
    Boston,
    Les années ont passé, Patrick Kenzie et Angela Gennaro n'ont plus leur bureau de détectives privés dans le clocher de l'église de Dorchester. A quarante-deux ans (tous les deux), Angie prend des cours en sociologie et Pat travaille, par intermittence, pour une importante agence de surveillance, en espérant être recruté de façon permanente. L'époque est en crise, être un simple salarié et pouvoir bénéficier d'avantages sociaux devient une aspiration récurrente pour le couple. Il faudrait seulement que Patrick calme ses ardeurs et soit un peu plus conciliant avec les clients...
    Pat et Angie n'ont pas voulu quitter Boston, et c'est dans une petite maison entourée d'un jardinet qu'ils vivent, (toujours amoureux l'un de l'autre), avec leur petite fille Gabriella, quatre ans.
    Un matin, sur le chemin du travail, Patrick est abordé par Beatrice McCready. Ce sont douze années qui s'effacent et qui le renvoient à l'affaire de la disparition de la petite Amanda (Voir "Gone, baby gone"). Les McCready l'avaient embauché pour retrouver leur nièce de quatre ans disparue, retirée à une mère indigne, absente, défoncée à l'alcool et la drogue - le dénouement de l'histoire avait détruit plusieurs vies et avait séparé quelques temps Patrick d'Angela - Amanda, seize ans, s'est à nouveau volatilisée et Beatrice souhaiterait que Patrick se charge de la retrouver une seconde fois. La réponse à cette requête est négative et ce ne sera ni les suppliques, ni les remords et ni la contrition qui le feront changer d'avis.
    Les vieilles enquêtes sont devenues des dossiers, les dossiers des archives, les archives sont des rappels que l'on aimerait parfois ne plus se souvenir.
    Mais, c'est sans compter la compassion et la sensibilité d'Angie qui l'incite à accepter... la bande de jeunes mafieux qui menacent de mort Patrick et sa petite famille, s'il se mêle de cette affaire... le combat contre l'injustice... la prière d'une femme toujours digne malgré les épreuves de la vie... les regrets qui le taraudent après tant d'années et la repentance qui l'oblige à réécrire cette histoire.
    Comme Angie le dit avec beaucoup de crainte (et d'admiration)... Patrick va se lancer dans une "croisade". Mais...
    "- OK. A une condition.
    Jamais je n'aurais cru qu'elle accepterait. Et même si, tout au fond de moi, je l'espérais un peu, jamais je n'aurais osé imaginer qu'elle accepterait aussi vite. Je me suis redressé, aussi attentif et servile qu'un setter irlandais.
    - Je t'écoute.
    - Emmène Bubba."
    Pour commencer, il va demander des comptes aux "putains de méchants" qui ont essayé de l'impressionner en lui envoyant une barre de fer dans la tempe, en lui pointant un revolver sur la nuque et en lui faisant miroiter une mort précoce. Oncle Bubba pourra se défouler. Après, il ira au lycée d'Amanda et questionnera ses professeurs et les élèves. Avec ces premiers indices, il pourra pister la fugueuse, démanteler une affaire aux accents slaves, visqueuse comme de la mélasse, et réparer les torts qu'il aurait pu commettre douze ans plus tôt.
    Il faut espérer que Patrick ressorte de cette affaire, plus sage et apaisé.
    J'ai beaucoup aimé (comme d'habitude !).
    Dernier livre de la saga Kenzie-Gennaro, c'est avec une certaine nostalgie que j'ai lu ce livre. Pour les livres précédents, j'ai été dégoutée, effrayée, scandalisée, j'ai apprécié l'humour, j'ai souri souvent aussi... dans celui-ci, j'ai ressenti de la tristesse. Dès les premières pages, l'auteur donne un ton légèrement mélancolique ; le déclin d'une époque, la retraite d'un duo invincible. Cela ressemble presque à un western où l'ancien shérif se retire dans un petit ranch et organise sa vie en fonction des saisons et de la transhumance, heureux et à la fois résigné et amer. Puis arrive une bande de jeune bandits "new génération", sans foi ni loi, qui l'interpellent en disant d'un ton narquois : "Hé ! papy ! t'es pas encore à la maison de retraite ?" (Leurs mots sont plus crus ! Une histoire de "bonbons" qui ferait plaisir à Edith...). Aussitôt, on a envie de riposter et Patrick ne s'en prive pas. Dans les derniers épisodes, on lisait que la noirceur du monde pesait sur ses épaules et celles d'Angela. Malgré un goût prononcé pour le risque, les dernières sueurs des condamnés et les coups reçus, Patrick était las de cette adrénaline. Dans ce livre, il avait remisé son colt dans le fond d'un tiroir et profitait, avec les deux femmes de sa vie, des joies maritales et paternelles. Pris dans l'engrenage d'une énième affaire et certainement la dernière, il a un sursaut de frénésie, l'opportunité de s'aventurer à l'orée du droit et de toutes les légalités. Il s'engouffre alors dans cette brèche, désireux de rattraper un passé, de s'amender, mais aussi de retrouver son indépendance et son épanouissement dans son rôle de justicier. Patrick va cheminer très rapidement vers la conclusion de son enquête, mais ce qu'il ne sait pas, c'est que dès le début, des sillons ont été tracés par un esprit ingénieux et doué. Lorsqu'il assimilera ce fait, sa présence sera spectatrice, témoin d'une subtile manipulation.
    J'ai eu le plaisir de lire Bubba, le bon scout toujours prêt..., un petit pincement d'apprendre que Devin et Oscar avaient fui la grisaille de Boston pour un lieu où il fait bon de faire des barbecues-party quotidiens... et que Richie était toujours présent pour refiler à son copain une petite info concernant son investigation. L'amitié et la fidélité ont une grande importance dans ces romans, elles s'allient à la famille, c'est une union Sacrée.
    En ce qui concerne le cocon familial, Lehane l'égratigne souvent. Ancien éducateur, il a travaillé "dans le secteur de l'enfance maltraitée" source wikipédia et infuse certaines duretés dans ses intrigues, "Gone, baby gone" et "Moonlight Mile".
    Dernier volet de la série, nous le refermons tout doucement sur la vision d'un Patrick et d'une Angela heureux et épanouis, puisque "les joies l'emportent sur les peines". Je leur souhaite une belle et longue vie avec leur petite Gabriella...
    Pas seulement un livre à recommander, mais toute une série.
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    • Livres 3.00/5
    Par LUKE59, le 30 janvier 2012

    LUKE59
    Avec Moonlight Mile ,en référence à un titre des Stones,Dennis Lehane sonne probablement le départ à la retraite de son célèbre couple de détectives privés.Lors de ce sixième volet de la série ,nos deux héros ,à présent parents d'une petite fille,ont changé :assagis,vieillis et quelque peu ramollis,ils mènent désormais une vie rangée en banlieue.Ils vont cependant être amenés à reprendre du service pour se replonger douze ans après dans la suite de "Gone,baby,gone"dont la conclusion leur avait laissé un goût amer dans la bouche.Le suspense lié à cette enquête ainsi que l'action sont plutôt en -dessous des épisodes précédents de la série . Cependant,le style percussif de l'auteur,imprégné de questions morales et sociales en lien direct avec notre époque ainsi que l'humour sont toujours au rendez-vous.Ce n'est donc assurément pas le meilleur Lehane,mais cela demeure un bon polar au-dessus de la moyenne.
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  • Par manoes, le 01 juin 2011

    manoes
    Ce qu'il y a de bien avec nos héros de papier préférés, c'est que l'on est toujours heureux de les retrouver. J'ai presque envie de dire que l'histoire, allez, on s'en fiche un peu… Ah, ah, ah, j'exagère évidemment parce que Patrick Kenzie et Angie Gennaro, sans les récits au cordeau du grand Lehane, n'existent évidemment pas. Pensées émues pour Un dernier verre avant la guerre, Gone Baby Gone et Prières pour la pluie… Bref, j'arrête d'écrire n'importe quoi moi : ILS sont de retour. Et ils ne sont pas en forme nos héros. Mariage, enfant, maison, plus de boulot, pas de fric. Lehane dézingue le couple mythique du polar pour en faire des gens ordinaires aux prises avec de vulgaires problèmes d'argent. Mais, miracle, Kenzie et Gennaro ne se sont pas installés à la campagne, ne font pas de fitness, ne fréquentent pas les lieux de culte. Angie, toujours magnifique, fume, boit du Coca, mange n'importe quoi pourvu que ce soit gras, et pour se défouler, tire sur des cibles dans un club. Et Boston est toujours leur lieu de vie privilégié. Si les précédents récits de Lehane les plongeaient dans des histoires glauques où leur morale était mise à mal, celui-ci diffère singulièrement. Les héros sont fatigués… Angie suit désormais des cours de sociologie et Kenzie est enquêteur privé en CDD. Comment boucler les fins de mois est leur principale préoccupation et lui attend avec impatience son embauche définitive. Une petite fille bouscule leurs jours et leurs nuits ce qui nous vaut une savoureuse tirade d'Angie sur le rôle de mère au foyer…
    En faisant resurgir du passé quelques uns des protagonistes de Gone Baby Gone, Lehane met en scène une intrigue improbable (avec trafiquants de drogue et mafia russe) mais qui, au final, compte moins que ce qu'il nous dit de l'enfance, le fil rouge de son œuvre. Petite fille ou adolescente, les filles sont la lumière de ce livre. Eminemment manipulatrices sans être jamais malsaines, fortes et intelligentes même lorsque les mères ont quitté le navire. Bien plus malignes que les hommes. Certains trouveront ce livre moins percutant que les autres. Peut-être. Mais il serait étonnant que les aventures de Kenzie et Gennaro se poursuivent au-delà. Denis Lehane a bel et bien bouclé la boucle.


    Lien : http://manoes.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 26 mai 2011

    zembla
    Le passé se rappelle a Patrick Kenzie. Lui qui n'est plus détective privé, qui travaille pour une société de surveillance voit ressurgir les personnages d'une enquête précédente . Amanda,une petite fille qui avait disparu et qu'il avait retrouvé douze ans plus tôt a disparut de nouveau. Une enquête qui l'a marqué humainement et pour lequel il avait du faire face a un choix cornélien. Un choix qu'il a du mal encore assumer même douze ans après.
    Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas eu de nouvelles de Kenzie et Gennaro. Pour ceux qui ne connaissent pas ces deux personnages, ce sont les héros récurrents de Dennis Lehane. C'est le sixième opus (le dernier ?) de cette série.
    Une série commencé par "Un dernier verre avant la guerre", puis "Ténèbres, prenez -moi la main", "sacré", "Gone, Baby, Gone" et " Prières pour la pluie". A lire de préférence dans l'ordre puisque les personnages évoluent, mûrissent, en un mot vieillissent. Conseil d'autant plus utile que dans ce livre Patrick (Kenzie) et Angela (Gennaro) se retrouvent avec sur les bras une enquête dont les protagonistes sont ceux de "Gone, Baby, Gone". Dans ce roman on retrouve Angela et Patrick Mariés et avec une petite fille de surcroît. Autant le livre précédent, l'excellent "Prières pour la pluie" était un modèle de noirceur autant celui ci se veut beaucoup plus léger du moins dans la première partie. L'humour est toujours aussi présent avec ses répliques qui font mouchent et ses personnages toujours aussi "barrés". Car ses personnages, Dennis Lehane les aime et il nous les fait aimer que ce soit les personnages principaux mais aussi les personnages secondaires ( avec une apparition de Bubba notre tueur décérébré préféré).
    Un roman qui se lit avec toujours beaucoup de plaisir même si celui ci n'est pas le meilleur de l'auteur. Mais quand on a écrit "Shutter Island", "Mystic River" et "Prières pour la pluie", on peut dire que la barre est très haute. Cela reste un très bon roman comme Dennis Lehane a l'habitude de nous en proposer. Pas de déchet chez cet auteur qui reste pour moi l'un des meilleurs.
    Ma note 8/10.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Certains auteurs ont du mal à tuer leurs personnages. Enfin, c'est plutôt les lecteurs qui ont du mal à accepter qu'un auteur puisse ne plus rien avoir à dire sur un personnage. Je ne sais pas ce qui est le plus fort comme pression : un lectorat qui veut retrouver son héros de toujours ou bien un éditeur qui veut renouer avec les grosses ventes d'avant. Toujours est-il que Dennis Lehanne a eu longtemps une série populaire et vendeuse et qu'à un moment, il a eu le courage de finir son histoire sur une fin amère où son couple d'enquêteurs rompaient professionnellement et sentimentalement suite à une affaire vraiment marquante (Gone Baby Gone, devenu un film réalisé par Ben Affleck). Et on ne peut pas dire que la suite de la carrière de Lehanne ait souffert d'un vide : Shutter Island et The Given day ont été deux belles réussites. Pourtant, avec Moonlight Mile, Dennis Lehanne remet le couvert avec son couple d'enquêteurs des débuts.
    12 ans ont donc passé depuis que Patrick et Angie se soient déchirés en concluant une enquête d'enlèvement d'enfant. Patrick a fait un choix, Angie ne l'a pas supporté. Trois mandats présidentiels plus tard, le couple s'est reformé. Pire : ils ont une gamine. Angie a repris des études de sociologie appliquée, Patrick joue toujours les détectives, sans succès. C'est la crise. Ils se sont fait éjecter du clocher d'église qui leur servait de bureau. Il faut payer le crédit de la maison, les primes d'assurance, la bagnole… Boston en bave. Et blam, nouvelle disparition de la gamine retrouvée il y a 12 ans. le couple a donc à nouveau le nez dans la fange qui a failli avoir raison de leur amour. Et le fait d'être parents change la donne. Évidemment, c'est bien plus qu'une histoire de fugue d'une adolescent mal dans sa peau.
    Il y a un petit côté Millenium dans ce roman. Amanda, la gamine qui est revenue de tout, a un côté Lisbeth Salander, les tatouages, les piercings et les compétences de hacking en moins. C'est une survivante. Mais malgré ce personnage tout en résilience, le scénario est lui faible et bourré d'incohérences. La mafia russe. Des trafics divers. Finalement, la gamine de Patrick et Angie est pratiquement absente. Il y a bien une réflexion intéressante sur les conséquences des choix faits il y a 12 ans, mais elle camoufle mal une absence d'intrigue et des péripéties tirées par les cheveux. Oh, il se passe des choses, il y a bien une tension dramatique, mais c'est artificiel. le livre est un prétexte pour allonger la sauce. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que c'est un livre de commande. J'aurai préféré resté sur le final pessimiste de Gone Baby Gone.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/07/moonlight-mile.html
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Critiques presse (3)


  • LaLibreBelgique , le 21 juin 2011
    Sens de la dramaturgie, dialogues incisifs, épaisseur des personnages : Dennis Lehane enchante, quand on aurait pu craindre que la réapparition de ses héros se teinte de nostalgie.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 15 juin 2011
    Ni noir ni blanc, du pur Lehane.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Cyberpresse , le 14 juin 2011
    Un roman très critique envers ces corporations qui «implantent leurs usines hors des frontières des États-Unis, font perdre leur emploi à des milliers de personnes et, ensuite, sont capables de demander, sans perdre leur sérieux, d'acheter américain».
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse

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Citations et extraits

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  • Par zembla, le 30 mai 2011

    Après la naissance de ma fille, j'avais caressé l'idée d'acheter un fusil pour décourager tout éventuel prétendant qui se pointerait chez nous d'ici à une quinzaine d'années. Mais, ce jour là, alors que j'écoutais ces gamines en imaginant Gabby s'exprimer un jour comme elles, débiter les mêmes banalités avec le même vocabulaire limité, je me suis demandé si je ne ferais pas mieux de l'acheter tout de suite pour me griller la cervelle.
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  • Par LUKE59, le 22 janvier 2012

    Pourtant,un visage apparu soudain en haut des marches a irrésistiblement attiré mon regard.C'était un visage que j'avais espéré ne jamais revoir-celui, marqué par la fatigue et les souffrances,d'une femme dont le tour avait sauté quand la vie distribuait la chance.(p34)
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  • Par LUKE59, le 22 janvier 2012

    ...je ne comprends pas plus l'art moderne qu'il ne me comprend,alors nous en restons là,préférant coexister dans une indifférence mutuelle.(p174)
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  • Par LUKE59, le 22 janvier 2012

    J'aime le bruit des marteaux-piqueurs,le hurlement des sirènes la nuit,les snacks ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre,les graffitis,le café servi dans des gobelets en carton,la vapeur qui monte des plaques d'égout,les pavés,les tabloïdes.....(p75)
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  • Par Spilett, le 01 juillet 2011

    Je ne crois pas à la rédemption.
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