> Isabelle Maillet (Traducteur)

ISBN : 2743609222
Éditeur : Rivages (2002)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 117 notes) Ajouter à mes livres
Une nuit, la psychiatre Diandra Warren reçoit un appel anonyme et menaçant qu'elle croit lié à l'une de ses patientes. Quand arrive au courrier une photo de son fils Jason sans mention de l'expéditeur, elle prend peur et demande de l'aide à Patrick Kenzie et Angela Genn... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    Darkness take my hand
    Traduction : Isabelle Maillet
    Le titre, déjà, n'est-il pas magnifique et ne dirait-on pas l'incantation de quelque obscur rituel ? le plus fort, c'est qu'il ne s'agit pas d'une basse manœuvre commerciale mais bel et bien de la traduction de l'original : « Darkness, take my hand » Encore mieux : l'ouvrage répond aux espoirs que fait naître un tel titre chez l'amateur de romans aussi sombres que stressants. Si ! Si ! ON MARCHE ET ON A PEUR !!!!!!
    Son intrigue et ses personnages m'ont même si bien séduite que, alors que j'avais hésité à acquérir « Mystic River » malgré l'excellence des critiques obtenues et la qualité du film qui en a été tiré par les studios hollywoodiens (mon éternelle et suspicieuse question : "N'est-ce pas surfait, tout ce battage ? ..." ), après « Ténèbres … », j'ai couru l'acheter avec un autre roman de Lehane : « Sacré ». Désormais, c'est sûr, je regarderai d'un œil différent les parutions chez RIVAGES/NOIR, jusqu'ici pour moi indissociables du superbe mais insoutenable « Dahlia Noir » d'Ellroy.
    Pour en revenir au livre de Dennis Lehane, sachez donc qu'il débute de façon assez banale et même comique. Patrick Kenzie et Angela Gennaro, privés associés qui se connaissent depuis l'enfance, s'interrogent sur l'avenir du climatiseur de leur bureau – lequel bureau se situe dans un clocher désaffecté.
    Sympa, non ?
    Sur ce, coup de fil d'un ancien professeur de Patrick, Eric Gault – aucun lien de famille avec le tueur fou de Patricia Cornwell. Une amie d'Eric, la psychiatre Diandra Warren, a reçu un appel anonyme menaçant qu'elle croit lié à une patiente éphémère qui, après lui avoir donné le nom de Moira Kenzie et confessé qu'elle redoutait les sévices d'un certain Kevin Hurlihy (autre connaissance d'enfance de Patrick et d'Angie mais qui, de son côté, est devenu tueur à gages), s'est évanouie dans la nature.
    Les choses auraient pu s'en tenir là mais voilà que la psychiatre – Expert devant les Tribunaux, le détail a son importance et épouse divorcée du Procureur de l'Etat – reçoit, sans un mot d'accompagnement, une simple photo de son fils, Jason, étudiant à l'Université de Bryce. A tort ou à raison, la mère s'imagine que son fils est en danger et que ce danger provient de la mystérieuse voix anonyme qui l'a menacée dans la nuit.
    A partir de là, les événements étranges et les morts horribles vont commencer et se fait lentement jour un lien direct avec un psychopathe enfermé depuis vingt ans dans le quartier de haute sécurité d'un pénitencier, Alex Hardiman, condamné pour avoir assassiné dans des conditions particulièrement atroces Charles Rugglestone, le complice avec qui il pratiquait le meurtre comme d'autres pratiquent le golf.
    Hardiman avait été un enfant sans histoire et particulièrement adorable jusqu'à ce que, vers l'âge de 10 ans, il se trouvât pris dans un essaim de moustiques. Comme le dit l'un des personnages du roman, « quand il est ressorti de là, il n'avait plus de conscience. »
    Quand Hardiman demande à voir Patrick Kenzie afin de lui parler, le FBI s'en mêle. L'entrevue a lieu et le psychopathe y fait un numéro de toute beauté, parlant une sorte de langage codé dont Kenzie, malgré tous ses efforts, ne parvient pas à deviner la clef. Hardiman, Patrick le jurerait même sous la menace d'une arme, il ne l'a jamais vu. Pourtant, il semble bien que le prisonnier le connaisse très, très bien.
    On saura peu à peu que Hardiman était lui-même fils d'un policier du quartier où Patrick, Angie, Kevin, la fausse Moira Kenzie et bien d'autres … avaient grandi dans les années soixante-dix et qu'il connaissait fort bien le père de Patrick, pompier de valeur mais père sadique, capable de mettre sa vie en danger pour éteindre des incendies mais tout aussi capable d'appliquer un fer à repasser brûlant sur le ventre de son petit garçon ...
    Je ne vous en dirai pas plus parce que ce serait vraiment tout gâcher - et puis, vous n'en avez pas envie, n'est-ce pas ? Ce dont vous rêvez maintenant, c'est de passer un moment merveilleux et bourré d'angoisses en tous genres à dévorer ce roman de Dennis Lehane. Allez-y donc de confiance et laissez les ténèbres vous prendre la main ...
    Même s'il demeure plus classique dans ses procédés que ce Maître incontesté et écorché vif qu'est James Ellroy, Lehane n'est pas loin d'évoluer dans le même monde que lui : un monde de ténèbres en effet, celles qui hantent l'âme humaine - et en parasitent certaines à tout jamais.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 20 juillet 2011

    caro64
    Ténèbres, prenez-moi la main est le second roman de Dennis Lehane à mettre en scène la paire de détectives que forment Patrick Kenzie et Angela Gennaro, après leur première intervention dans Un dernier verre avant la guerre .
    On y retrouve avec bonheur l'attachant duo Kenzie et Gennaro, dont le bureau est perché sous le clocher d'une église de Boston. Il fait particulièrement beau et chaud, cet automne-là. Pourtant, dans les recoins de la ville, des êtres diaboliques mettent en branle une terrible machine meurtrière dont les plans ont été établis de longue date. Pat et Angie vont chercher, s'énerver, mais surtout trembler de peur et craindre pour leur vie et celle de leurs proches quand ils s'approcheront trop près du Père…
    L'histoire est remarquable, les personnages parfaitement horribles allant du simple mafieux à un psychopathe à vous donner froid dans le dos, heureusement qu'on peut compter sur des gentils détraqués comme Bubba pour aider à faire le ménage. Toujours remarquablement bien écrit et avec un sens de l'humour omniprésent , Lehane nous livre à nouveau un polar haletant et intelligent qu'on referme encore tout émerveillé du talent de l'auteur.
    Vous l'aurez compris, j'ai trouvé ce roman très fort, l'intrigue très prenante, et il m'a paru plus dense et plus complexe que le volume précédent que j'avais pourtant beaucoup apprécié. Vraiment excellent ! Ne passez pas à côté !!! Dennis Lehane est sans aucun doute un des grands écrivains du polar contemporain et il faut lire ce livre (ou encore Mystic River, Shutter Island ou ses romans avec les détectives Patrick et Angie) pour s'en rendre compte.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par nanougo44, le 13 novembre 2011

    nanougo44
    Je ne connaissais l'auteur que de nom et de réputation, et je dois dire que je suis loin d'être déçue par ce livre.
    On plonge tout doucement dans les "Ténèbres" en commençant par une enquète qui semble assez banale à première vue.
    Patrick Kenzie et Angie Gennaro sont deux détectives, embauchés par Diandra Warren, psychiatre, qui leur demande de l'aide suite à un appel anonyme et une lettre, tout aussi anonyme, contenant une photo de son fils Jason.
    Une jeune fille est retrouvée morte et cruxifiée quelques temps après. Quel rapport entre les deux affaires ? Sûrement aucun...à moins que...
    Les deux détectives vont donc menés leur enquète et se retrouver au coeur d'histoires sordides, ponctuées de victimes ayant été torturées et découpées, de rencontres très tendues avec la "mafia" du coin.
    Tous les éléments vont se mélanger pour mieux se reconstituer au fur et à mesure de l'enquète.
    L'auteur tisse sa toile, petit à petit... Il vous prend à la gorge jusqu'à la dernière page avec un dénouement inattendu...Un vrai régal !!!
    Tension, palpitations, émotions et quelques touches d'humour font de ce livre un des meilleurs thrillers qu'il m'a été donné de lire avec la trilogie du tout aussi excellent Maxime Chattam.
    A bientôt Monsieur Lehane, dans les ténèbres ou ailleurs...
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lamantalo, le 20 juillet 2010

    lamantalo
    Lu en l'espace d'un jour et demi, c'est dire si c'est accrocheur ! Dennis Lehane est l'auteur de (l'excellent) Mystic River, mais c'est loin d'être son unique roman, et pour l'instant aucune déception pour moi. Ténèbres... est le second volet d'une série ayant pour personnages principaux deux détectives privés, Patrick et Angie, loin de l'image classique, flegmatique et aisée, du détective privé, mais des personnages construits avec de la chair et du sang (d'encre ! ), des faiblesses, un passé... Comme toutes leurs aventures, celle-ci se passe dans leur quartier d'origine, et je trouve que l'auteur fait très bien passer l'atmosphère, le sentiment d'appartenance, les souvenirs d'enfance, tous ces petits détails qui donnent corps à une histoire... Si vous ne connaissez pas encore Dennis Lehane et que vous aimez les bons romans policiers intelligents, jetez-vous dessus ! (Je recommande également Shutter Island, et... et... tous, en fait !)
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    L'intérêt de ce volume réside essentiellement dans la tension que Lehane maintient sans faillir : le lecteur est constamment sur les dents. Mais si l'enquête nous fait tourner les pages, l'absence de second niveau de lecture est regrettable et situe ce livre un cran en-dessous du premier de la série.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 20 juillet 2011

    Ce qui compte, c'est la souffrance, il faut que tu le comprennes. Au début, j'ai tué quelqu'un presque par hasard, j'ai ressenti remords, répulsion, dégoût de moi. Et très vite, plus par curiosité qu'autre chose, j'ai tué de nouveau, et cette fois, j'ai éprouvé des sensations, disons, agréables, apaisantes, un peu comme celles procurées par une bière bien fraîche à un alcoolique après une période de sevrage, ou par la première nuit d'amour à des amants séparés depuis longtemps.
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  • Par caro64, le 20 juillet 2011

    Oh, je sais que la société nous incite à parler des drames que nous vivons, à en discuter avec des amis ou des inconnus compétents, et c'est peut-être réellement efficace. Mais je reste persuadé qu'on a tendance à trop en dire dans cette même société, qu'on attribue à la parole des vertus qui lui font souvent défaut, et qu'à force, on ne se rend plus compte de l'état de complaisance morbide dans lequel elle nous plonge forcément.
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  • Par Imenne, le 24 janvier 2011

    " Viens, m'ont dit les ténèbres, viens avec nous." Mais j'étais faible, je pourissais et je n'avais même pas la force de m'agenouiller. "Ténèbres, leur ais-je répondu, prenez moi la main. Emmenez moi loin de cet endroit". Et les ténèbres m'ont emmené.
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  • Par caro64, le 20 juillet 2011

    Essayer d’inculquer à Bubba les rudiments des conventions sociales ou quelques notions de moralité, c’est comme essayer d’expliquer les méfaits du cholestérol à un Big Mac.
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  • Par caro64, le 20 juillet 2011

    La politique, pour lui, c'était un peu comme une chouette cabane dans les arbres : une fois à l'intérieur avec les petits caïds du voisinage, il suffisait de retirer l'échelle pour laisser en bas tous les crétins.
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