> Jean Talva (Traducteur)

ISBN : 2752904118
Éditeur : Editions Phébus (2009)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
A 18 ans, au lendemain de la Première Guerre mondiale, Judith Earle, une jeune fille de bonne famille du Sud de l'angleterre, regagne la grande maison familiale au bord de l'eau. Elle vient de terminer ses étude à Cambridge.
Elle est assiste au retour de ses vois... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par summerday, le 07 décembre 2010

    summerday
    J'ai lu Poussière et j'ai beaucoup aimé. Je ne m'attendais absolument pas à rencontrer un tel texte, quoiqu'en vérité je ne m'attendais à rien puisqu'il s'agissait de ma première lecture de Rosamond Lehmann.
    Jai particulièrement apprécié le style délicat de l'auteur et ses descriptions très subtiles et élégantes. Elle nous donne à observer un mouvement calme qui suit la personnalité douce de son héroïne Judith, qui parfois s'autorise un petit sursaut de vie et que le style de l'auteur relaie avec un peu plus de force, pour parfaitement épouser l'attitude de la jeune fille. Les passages de l'enfance me sont apparus comme cotonneux et lointains, c'est très agréable. Et alors que la vie à Cambridge semble soudain plus vive, les parties suivantes s'imprègnent d'une fatalité bien grave sous le poids de la passion.
    Sans trouver non plus d'empathie avec les personnages, j'ai tout de même réussi à m'attacher à eux, et en particulier Judith. Malgré toutes ces années, elle demeurera la jeune fille d'à côté, dont les Fyfe se jouaient. Tout au long du roman il semble exister un mur invisible, un voile qui les empêche tous de réellement se connaître. Les actions des garçons, la véritable personnalité de Mariella, et encore plus de Jennyfer, tout cela est confus pour Judith, qui ne voit que ce qu'elle désire voir. Innocence? Égocentrisme? Difficulté à saisir les autres alors qu'elle-même hésite sur ses désirs? J'ai l'impression qu'elle ne sait déjà pas qui elle est et qui elle aime. Je ne crois pas que cela soit dû à la force d'attraction des Fyfe. Si elle avait voulu résister à leur influence, elle aurait pu. Je crois que cela lui plaît au fond, de se jouer des mélodrames. Et la vie va lui apprendre qu'il n'est pas si bon de se faire des illusions au mépris des autres, et je pense au destin de Martin pour cela.
    La fin me plaît, même si elle reste aussi ouverte que la lecture de chacun de ces personnages, et je me dis qu'en terminant seule, Judith a peut-être enfin la chance de s'affirmer un peu.
    Tout est très mystérieux et j'ai aimé cela. Rosamond Lehmann joue sur les non-dits, et il faut souvent lire entre les lignes.
    Sur la morale de l'histoire, je ne saurais me prononcer. le récit est tragique car tout le monde aime quelqu'un qui ne l'aime pas en retour. C'est une sorte de manège des sentiments, confus et virevoltant.
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    • Livres 5.00/5
    Par nathys, le 11 janvier 2011

    nathys
    Alors au début j'aimais vraiment beaucoup le roman mais sans plus, et la partie à Cambridge m'a moins plue car la famille Fyfe passait un peu au second plan, pour laisser la place à Jennyfer que j'ai détesté dès le début. Leur amitié était assez ambiguë même si Judith dans son innocence, ne se rendait compte de rien...je me demande si c'est la vie si proche que les étudiantes menaient 24h/24 ensemble qui fait que les sentiments même amicaux étaient si forts et si emprunts de tendresse, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, même avec ses meilleurs amies, on reste quand même plus froides
    Mais revenons au roman^^ A partir du moment où Judith n'est plus à Cambridge j'ai adoré de plus en plus, l'histoire avec Roddy m'a passionnée puis celles avec Martin et Julien aussi. Rosamond Lehmann décrit à merveille les sentiments, c'est incroyable l'impression qu'on a, en lisant qu'elle tombe toujours juste! Je me suis totalement retrouvée en Judith dans pas mal de moments et je me disais "mais c'est exactement ça que je ressentais!", elle l'explique en quelques phrases mieux qu'on ne pourrait le faire en des dizaines de pages. J'ai trouvé les sentiments des garçons (surtout ceux de Roddy) très bien expliqués aussi, même si c'était moins détaillé, tout parait absolument clair: j'ai adoré du coup la scène de la dernière soirée entre Roddy et Judith (terrible Roddy que je n'arrive pas à détester, comme Judith ), la lettre qu'elle lui envoit ensuite et leur scène d'adieu Judith est tellement juste à ce moment, tiraillée entre l'envie de s'arrêter pour repartir avec quelques morceaux de fierté encore et celle de se dévoiler entièrement, de tenter le tout pour le tout! Quelle héroine! Pas une superwoman, mais une vraie femme-enfant, remplie de qualités, entière, passionnée, qui se laisse toucher, blesser mais est capable de trouver la force de s'en sortir toute seule. Je me suis aussi beaucoup retrouvée dans sa tendance à rêver sa vie, à en changer le cours dans sa tête avec le retour parfois rude à la réalité ensuite.
    Les cousins Fyfe étaient vraiment passionants: on les découvre vraiment tout doucement, parfois on a l'impression de les avoir compris et puis non, ce n'est qu'à la fin que tout est vraiment dit. Mariella par exemple était assez mystérieuse, insaississable et sa lettre à la fin la rend accessible et humaine. Je les ai tous aimés, sauf Charlie un peu moins, car c'est celui qu'on a le moins connu. Mais Roddy reste mon préféré: il est impossible à détester, il est beaucoup trop complexe pour susciter des sentiments manichéens.
    Ce roman est au final vraiment triste car il donne l'impression d'un énorme gachis pendant des années entre ces personnes qui sont quasi toutes passées à côté d'un amour réciproque. Au final seul Charlie pendant sa courte vie a été heureux en amour.
    Mais en même temps le paragraphe de fin donne quand même de l'espoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par SALOMONI-Fabrice, le 20 décembre 2011

    SALOMONI-Fabrice
    J'ai lu poussière au mois d'Aout, histoire d'alléger le quotidien et de donner aux vacances un véritable sens.
    Cet un roman dont l'histoire, dégage le vécue d'une jeune fille, Judith Earle et ses souvenirs d'enfance avec ses voisins, Charlie, Martin Julien Roddy et Mariella et de ses retrouvailles quelques années après.
    Le roman réussi a donné une description délicate des émotions ressenties par Judith avec une incroyable sensibilité poétique.
    Rosamond Lehmann a su exprimer, les sentiments avec beaucoup de subtilité, d'intelligence et de romantisme. La poésie est omniprésente.
    On assiste à l'éveil des sentiments de Judith et aussi à ses désillusions.
    Ses études à Cambridge vont porter atteinte à cette innocence, dans la personne de Jennifer d'abord, une compagne d'études avec laquelle elle entretient une relation amicale exclusive et d'autres aspects évoquées avec délicatesse et pudeur. Mais celle-ci la décevra, comme la décevra Roddy pour qui Judith développe des sentiments amoureux depuis l'enfance.
    Judith donnera l'impression de s'affranchir de ses illusions au fil du temps.
    La fin du roman libérant l'imagination pouvant se tourner à toutes les éventualités.
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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 16 janvier 2011

    vilvirt
    "Poussière" est un roman dont l'atmosphère est si particulière, et les descriptions si détaillées et poétiques, que dès les premières pages, je me suis sentie emportée par le récit de Judith.
    Judith Earle est une toute jeune fille au début du roman. Romantique, sensible à la beauté, émotive, elle voue une adoration sans bornes aux Fyfe, ses voisins, qui résident dans la maison d'à côté. Les cousins semblent soudés au point, parfois, de n'accepter qu'avec regret qu'une personne de l'extérieur vienne briser leur cercle. Les souvenirs d'enfance de Judith sont pourtant auréolés de nostalgie et de la magie que ces retrouvailles quotidiennes apporte à sa solitude. Entre les jeux, les pique-niques, les baignades dans la rivière, les découvertes d'une nature vibrante magistralement décrite par Rosamond Lehmann, on assiste à l'éveil des sentiments de Judith pour ses voisins, tour à tour séduite par la beauté de Charlie, la gentillesse de Martin, le mystère de Roddy, la formidable intelligence de Julien et l'attrait délicat de Mariella.
    Mais la guerre survient, les années passent et les personnalités s'assombrissent. Chacun avance dans la vie avec son lot de secrets et de désillusions, en particulier Judith dont les études à Cambridge vont porter un coup fatal à l'innocence. Dans la personne de Jennifer, d'abord, une compagne d'études avec laquelle elle entretient une relation amicale exclusive et qui la décevra, comme la décevra le beau Roddy pour qui Judith développe des sentiments amoureux depuis l'enfance. Elle se heurte aux uns et aux autres dans sa recherche du bonheur, portée par les illusions d'un passé lointain nimbé de souvenirs heureux, dont elle refuse de se détacher mais devra pourtant s'affranchir si elle veut avancer.
    La suite ici :

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/01/poussiere.html
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    • Livres 2.00/5
    Par claire_h, le 05 octobre 2010

    claire_h
    Roman d'apprentissage dans l'Angleterre des années folles.
    Judith, fille unique, espionne et bientôt rencontre les enfants de la maison d'à côté. La guerre passe, ils atteignent l'âge adulte et font le choix de leur vie : artiste-voyageur, artiste-viveur, gentleman farmer, mère dépassée... Judith étudiante à Cambridge découvre quant à elle les troubles amoureux en même temps que l'éducation intellectuelle.
    Education sentimentale, éducation à la modernité d'une jeune femme, ce roman est un peu suranné mais dépeint la mélancolie qui a étreint hommes et femmes de cette période.
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Citations et extraits

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  • Par pavlova, le 09 mars 2010

    Charlie la défia de traverser trois fois en courant le champ où était le taureau, et le traversa. Lui ne l'aurait pas fait. Elle pouvait marcher sans trembler sur cette partie du toit qui donnait la nausée à tous les autres ; et elle adorait les orages.
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