AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266029304
Éditeur : Pocket (1990)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Imaginez un monde antique et fabuleux, un monde de sortilèges et de joyaux, de crânes et d’épées affûtées. Au cœur de cet univers de légende: la cité de Lankhmar, dont les tours et les ruelles grouillent de brigands et de magiciens.
C’est là que se sont rencontrés pour la première fois Fafhrd, barbare des déserts Froids, et le Souricier gris, dont les yeux malicieux luisaient de magie. Ils ne savaient pas encore que leur amitié serait plus longue que mille qu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
RosenDero
RosenDero28 mars 2016
  • Livres 3.00/5
Un nordique et sa compagne, exilés dans la cité de Lankhmar pour faire rendre gorge aux membres de la guilde des voleurs, croisent la route d'un sorcier et de sa belle, également en fuite et aux prises avec les monte-en-l'air. de supercheries en coup de théâtres, leurs aventures commenceront gaiement. Mais l'horizon n'est pas aussi clair lorsqu'on se frotte à la puissante guilde des voleurs, et les deux jeunes hommes vont rapidement perdre le semblant d'innocence qui pouvait leur rester.
———
C'est un bilan assez mitigé que je tire de la lecture de ce premier tome du Cycle des épées de Fritz Leiber.
Mitigé car, d'un côté, j'ai bien failli arrêter ma lecture au bout de quelques pages, tant je n'ai pas su apprécier le ton et le style employé par l'auteur en début de récit (sans parler de la préface). le choix des termes et les répétitions accentuent les traits, caricaturent les personnages et leurs choix ; je n'arrivais pas à comprendre s'il s'agissant de niaiserie ou d'une volonté de donner un ton décalé qui, finalement, rendait le récit grotesque, les acteurs peu crédibles, et les situations risibles. Si la fantasy m'est un peu familière, j'étais là perdu et décontenancé, ne sachant pas si j'avais affaire à une mauvaise parodie, ou une mauvaise copie.
Dans le premier quart du roman, on s'ennuie ferme. Des matriarches molestent de jeunes hommes à coup de boule de neige, des guerriers-pirates craignent le courroux de leurs mamans, on découvre les penchants de l'auteur pour la sexualité (chose qu'il rabâche d'ailleurs dans la préface), sans plus, sans rien d'intéressant.
Mais dès qu'une réelle intrigue pointe le bout de son nez, dès que la belle Vlana dévoile ses plans au grand Fafhrd, le ton change et l'intérêt pour le roman également. À partir de là, dès lors qu'ils quitteront l'ambiance matriarcale des terres gelées, l'histoire débutera réellement. On verra notamment la genèse de notre duo de héros, dont notamment le Souricier Gris, jeune sorcier privé de son mentor, qui basculera dans la magie noire.
L'opposition entre nos jeunes gens et la guilde des voleurs (appuyée sur une puissance magique des plus malveillante) sera le point d'orgue de ce premier tome. de léger et désinvolte, le quotidien des deux compères deviendra sombre et lugubre, tenant le lecteur en haleine et le poussant vers la suite de cette épopée qui, bien que rattrapée in extremis, commençait pourtant assez mal.
En conclusion, si l'on arrive à tenir, ou si l'on souhaite simplement passer directement au second chapitre (la perte sera minime) le premier tome de ce cycle des épées pourra susciter l'intérêt du lecteur. La lenteur et la niaiserie du début de roman, n'ont d'égal que l'avidité et la rapidité avec laquelle on dévore son dénouement.
Je trouve donc là un récit de fantasy avec un grand potentiel, et moi qui n'en avais jamais entendu parler, je lirai volontiers la suite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Gusseuh
Gusseuh17 avril 2010
  • Livres 5.00/5
Parmi la production pléthorique de la fantasy moderne, il convient parfois d'en revenir aux classiques, aux indémodables, aux sources du genre. Il y a "Conan le Cimmérien", le monument lyrique et ténébreux de Robert Howard. Il y a "Le seigneur des anneaux", épopée féérique et mythologique gigantesque du fameux J.R.R. Tolkien. Et puis, moins connu chez nous, il y a "Le cycle des Épées", du grand Fritz Leiber.
Mettant de côté la grandiloquence épique de Howard et le naturalisme poétique de Tolkien, Leiber s'attache à créer un univers cohérent, crédible, médiéval, tournant le dos à tout manichéisme. Bref, un monde crédible, proche du moyen-âge tel qu'on le connaît, à ceci près que nos héros sont voleurs ou magiciens...
Des personnages un tantinet cyniques et immoraux, mais qui n'ont pour seul principe que celui de la survie : leurs quêtes ne sont jamais éloignées de leurs propres besoins, et leur vengeance est souvent un plat qui se déguste bouillant.
Sous l'écriture d'un Leiber en pleine forme, Fafhrd et le Souricier gris survolent les toits de la cité de Lankhmar, et survivent même à l'impensable.
Il est à noter que Leiber, primé à de multiples reprises (7 prix Hugo, 4 Nebula, 2 Locus, 3 World Fantasy...) fut un correspondant assidu de Lovecraft, qui le conseilla pour la rédaction des premières nouvelles du monde des Épées.
Un classique indémodable, à découvrir si possible dans la nouvelle traduction de Bragelonne, moins ampoulée que celle-ci.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
beugzbee
beugzbee11 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
J'avais déjà lu la série il y a fort longtemps, et la réédition par Bragelonne récemment m'a donné envie de m'y replonger. Ça m'avait laissé de bon souvenirs.
Premier d'une longue liste d'aventure, épées et démons nous pose le décor et les personnages.
D'abord en alternant entre Fafhrd, dans sa toundra natale et son désir de "civilisation" et Souris et son désir de vengeance. D'ailleurs ce dernier passera de souris à Souricier, tout un symbole.
Bien sûr, nos jeunes hommes étant des jeunes hommes, ils trouvent l'amour dans les bras de jeunes femmes, ce qui ne leur apporte pas que du bonheur (j'entends mon homme dire "t'façon, c'est toujours la faute des femmes!", je proteste). Enfin, les choses entraînant un autres, les voilà à Lankhmar, cité de brumes et de mystères.
Ainsi commence leur amitié et leurs aventure.
Je ne vois rien à redire vraiment sur ce livre. le style est facile à suivre et agréable, seuls les dialogues sont un peu... maniérés dirais-je. Les deux compères ne manquent pas d'humour (à défaut, peut-être, d'une peu de morale, personne n'est parfait).
Il se passe plein de chose mais à la fois, je trouve que ce n'est pas assez. C'est vraiment une introduction, on nous présente les personnages et l'univers, les raisons de leurs futures pérégrinations. Vous savez, dans vos cours de français on vous dit que toute histoire est divisée en 5 parties? Bon ben là, le livre entier c'est la situation initiale et l'élément déclencheur. Manque les péripéties.
Donc, forcée de (re)lire la suite!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
licorne85
licorne8527 avril 2016
  • Livres 3.00/5
Alors si j'ai bien compris les propos de ce maître de la fantasy, Mr Fritz Leiber, le cycle des épées est le travail de toute une vie, de toute sa vie, et si aujourd'hui, il y a quelques renouvellements dans le genre, il semble qu'à l'époque et jusque dans les années 80, il imposa sa patte, son nom est recommandé et sonne fort pour les amateurs "d'héroïc fantasy". Je me devais donc de jeter un oeil sur ses écrits, et au détour de plusieurs envies, j'ai finalement décider de me plonger dans ces "longues nouvelles" qui forment un cycle très complet .... et je vais commencer ici à vous parler de la première histoire... "Epées et Démons", une belle entrée en matière qui a retenu toute mon attention, vite lu, j'ai trouvé beaucoup de modernité dans ce récit ....
Les premières pages sont à peine accrocheuses et on se demande un peu au début dans quel type d'histoire on s'aventure, on est perdu dans une histoire plutôt de coeur, et on attend... et puis passées quelques pages, on commence à rentrer dans l'aventure avec la véritable rencontre de Vlana et Fafhrd et celle du souricier et de sa compagne, l'équipe se forment et j'avoue que ce quatuor de voleurs m'étant au point un plan de "vol" (on ne parle pas d'avion là hein, bien sûr!) m'a tenu en haleine et m'a conservé l'oeil éveillé jusqu' à la fin de ce premier épisode...
L'écriture est un peu particulière au début, mais j'ai beaucoup aimé les descriptions nombreuses, mais pas pesantes, qui nous plongent à la fois dans un monde magique et féroce. Les dialogues sont parfois assez drôles et modernes, l'univers lui-même est intéressant et promet de belles suites...
Lankhmar, la cité où vont se rencontrer nos héros, a la densité et la force d'un personnage à part entière, on y décrit ses atouts et ses dédales, et j'ai pensé tout de suite à la cité de Wastburg de Ferrand, pas aussi joliment décrite ici, mais avec les mêmes ambiances, tantôt glauque et sombre, tantôt joyeuse et chaleureuse. Dans cet univers dirigé par des guildes puissantes, celle des voleurs est la plus respectée et la plus imposante, elle sera au coeur de cette aventure grâce à laquelle nous allons vivre la naissance de l'amitié entre nos deux jeunes héros, deux charmantes canailles, le souricier gris, versé dans la magie et et Fafhrd, un garçon plein de maladresse, ces anti-héros sont très" humains", leur humour et leur faiblesse les rendent très attachants.
Le ton semble assez léger et enjoué et cela masquera plus sourdement la montée en puissance de la magie et la fin surprenante de cette première nouvelle. Cette fin qui va permettre aux deux jeunes hommes, jusqu'ici pleins de vie et de fougue, de continuer l'aventure mais liés à présent par une souffrance qui déclenchera chez eux un besoin de révolte et de liberté envers une guilde des voleurs aussi corrompue que puissante. Je ne peux pas trop en parler ... mais plus on avance, et plus, on a l'impression de vivre une farce qui prend une tournure tragique, voire sinistre et improbable, une farce ignoble qui en l'espace d'une nuit va les transformer en détruisant leur innocence et leur insouciance de vivre. Franchement, mon coeur s'est serré à la fin du récit... Mais m'a donné aussi une grande envie de les suivre dans la suite ... Comme je ne veux pas dévoiler l'histoire, mes propos ont sûrement peu de sens, alors je vous invite a découvrir à votre tour, cette première aventure qui pose les bases de nos lectures actuelles en fantasy ...
Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
kedrik
kedrik08 septembre 2011
  • Livres 5.00/5
Oui, j'ai un peu honte de n'avoir découvert le cycle des épées qu'à 30 ans. C'est un peu comme aller à l'église sans avoir lu la bible, j'en conviens. Mais je me méfie toujours un peu des classiques (même en fantasy. Surtout en fantasy). Et puis de mon temps, une belle édition de ce cycle, ça n'existait pas. Parce que l'édition Press Pocket de ce style avec un fond argent, une illustration grande comme un timbre, la première phrase du livre sur la couverture écrite en rose... c'était tout sauf une invitation au rêve.
Heureusement, Bragelonne a sorti une nouvelle traduction avec de superbes couvertures de Sarry Long (dont le site regorge de magnifiques illustrations) et Philippe a fait pression sur moi pour que je lise l'oeuvre de Fritz Leiber. Les astres étaient alignés, j'allais pouvoir plonger mon regard sur Lankhmar.
Or donc, Fafhrd (le barbare roux) et le Souricier gris (le brunet) forme un insépar... euh un duo de choc basé sur une amitié souvent mise à rude épreuve. Ils écument Lankhmar, une cité où suinte une magie bien sombre, et louent leurs épées ou courent la gueuse selon que leur bourse est vide ou pleine. Ils ont grand coeur, mais ils n'hésitent pas à faire main basse sur un butin. Ils tombent amoureux aussi vite qu'ils dégainent, se retrouvent fréquemment à ne pas travailler dans le même camp mais finissent invariablement par tout résoudre dans une bonne vieille baston où ils combattent dos à dos comme des frères (sans oublier toutefois de s'envoyer quelques répliques cinglantes pour titiller leur amitié).
C'est un peu Les 3 mousquetaires sans Milady, sans Richelieu, sans les valets, sans les gascons... mouais, ça n'a finalement rien à voir avec le bouquin de Dumas.
Pourquoi est-ce si intéressant ? Toute simplement parce que Fritz Leiber pose içi les bases de la sword & sorcery à papa. Ça a l'air de rien, mais cet écrivain met en scène des voleurs, des guildes, des magiciens retors, des monstres effroyables, une ville séduisante de pêchers... et le tout écrit dès les années 40. Il puise directement dans l'imagerie de Lovecraft, reprend un peu ce que faisait Howard dans ses nouvelles, mais avec un style bien à lui et un univers très sombre.
Bon, forcément, 60 ans plus tard, toutes les nouvelles (car à l'exception du volume 5, tous les livres sont des recueils de nouvelles) ne sont pas géniales, mais ce sont des textes fondateurs qui imposent le respect.
J'avoue que certains passages m'ont prodigieusement gonflé (des voyages interminables, tout ça pour finir immanquablement par revenir à Lankhmar), que je trouve certains artifices de narration aussi horripilants que chez Conan (comme le niveau de language qui est constant chez tous les personnages), que certaines idées ont l'air d'avoir été accouchées sous LSD, mais punaise, c'est fort. On retrouve une certaine malice chez les héros (le Souricier gris me fait penser à Cugel), Lankhmar est comme une sorte de trou noir qui attire à elle tout ce qui gravite autour de ses murs, les sorciers sont plus vicelards que Donald Rumsfled... Y'a bon.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
RosenDeroRosenDero28 mars 2016
—Tu ne peux pas gravir le chemin qui conduit au succès comme tu escalades une montagne, si glacée, si traîtresse qu’elle puisse être. La montagne exige de toi ce que tu as de meilleur. L’ascension au succès ce que tu as de pire.
Commenter  J’apprécie          70
RosenDeroRosenDero28 mars 2016
Les deux voleurs éprouvaient un soulagement, parce que, en dehors de la satisfaction qui s’attache toujours à un travail bien fait, ils avaient celle de savoir qu’ils allaient pouvoir à présent rentrer droit chez eux ; non pas pour retrouver une épouse, qu’Aarth les en préserve ! Ou des parents et des enfants, que tous les dieux s’y opposent ! Mais la Maison des Voleurs, quartier général et caserne de la Guilde toute-puissante, qui leur tenait lieu à la fois de père et de mère, bien qu’aucune femme ne soit admise à franchir le portail toujours ouvert donnant sur la Rue aux Truands.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
RosenDeroRosenDero28 mars 2016
Les adultes marchent en aveugles, perdus dans leurs rêves et les soucis de leur tâche, à moins d’exercer une profession telle que celle de voleur qui les oblige à garder présent à l’esprit la réalité des choses.
Commenter  J’apprécie          40
RosenDeroRosenDero28 mars 2016
Ce qu’il ressentait ressemblait à ce qu’éprouve un homme à moitié mort de faim qui se trouve invité à un somptueux banquet, mais qui a été averti par une diseuse de bonne aventure d’avoir à se méfier de la mort par le poison.
Commenter  J’apprécie          30
AlfaricAlfaric30 septembre 2013
Donne plutôt un baiser à un cobra qu'un secret à une femme. Proverbe lankmarien.
Commenter  J’apprécie          90
autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
670 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre