ISBN : 2702139752
Éditeur : Calmann-Lévy (2009)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 143 notes) Ajouter à mes livres
Évidemment, je m'y attendais puisque j'en suis l'auteur mais... à ce point-là! Quelle vision, c'est à peine croyable... Son mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il es... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 09 avril 2009

    caro64
    Sophie est saisie devant le cadavre de l'enfant dont elle a la garde - et qu'elle ne se souvient pas avoir tué. Puis, après la description d'une cavale avilissante, le roman remonte jusqu'à la racine du mal. Sophie vivait en couple, heureuse, jusqu'à ce qu'elle commence à perdre des objets, le sommeil, sa mémoire, ses pilules. Puis dans une cruelle logique, son travail, ses amis. Mais elle perdra bien plus encore. Est-elle la proie d'une maladie dégénérative ? Ou au contraire la victime d'un génial Machiavel ?
    Lemaitre ne se contente pas de fournir une réponse à ces questions, il en pose d'autres immédiatement après, et dans un style incarné qui tranche (net) avec le tout-venant du suspens.
    Je me suis laissée complètement prendre par l'intrigue bien ficelée de ce polar. Impossible de le lâcher une fois commencé ! On se met très vite à la place de l'héroïne, ce qui est assez terrifiant...
    Avec une écriture originale, Pierre Lemaitre nous livre un roman captivant et bien construit.
    Un excellent thriller psychologique que je vous recommande.
    Je ne connaissais pas cet auteur, mais cela m'a donné envie de remonter le temps et de lire son premier roman, "Travail soigné ".
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 13 mars 2011

    Melisende
    Il y a un an, après avoir fait un tour aux Quais du Polar à Lyon et m'être rendue compte de l'ampleur de mon inculture dans le domaine du thriller et du polar, j'avais pris la décision de combler ce manque et de lire de grands noms du genre.
    Un an après, à part quelques Christie et un Chattam, on ne peut pas dite que j'ai tenu ma résolution… Mais comme je voulais au moins avoir lu le titre d'un des invités des Quais du Polar cette année, avant le jour J dans deux semaines, je me suis lancée, il y a quelques jours, dans Robe de marié, titre de Pierre Lemaitre qui semble avoir remporté la plupart des suffrages.
    Après un début très particulier, je n'ai pas mis longtemps à accrocher et j'ai dévoré les 300 et quelques pages en peu de temps. Les révélations ne sont pas forcément extraordinaires, pas plus que la chute, car on les attend ; mais c'est plutôt la découverte de l'ampleur de la « machination » qui fait frémir et qui fait dire : « Waouh ! ».
    Ravie d'avoir découvert Pierre Lemaitre, je compte bien lire d'autres de ses titres à l'occasion ; et continuer ma découverte des auteurs du genre…
    Sophie, jeune femme bientôt trentenaire, gagne sa vie en jouant la baby-sitter du petit Léo, six ans, fils des Gervais, couple très occupé, jamais là ou presque.
    Mais ce jour-là, Sophie perd patience et gifle le petit garçon au milieu de la rue, se laissant aller à un accès de colère. Fatiguée et très nerveuse, elle accepte pour la première fois de passer la nuit dans la chambre d'amis de ses employeurs.
    Le matin au réveil, elle se dirige vers la chambre de Léo et le découvre sans vie, étranglé dans son lit par le lacet d'une chaussure. Par le lacet de la chaussure de Sophie.
    Paniquée, elle s'enfuit, cherche un moyen d'échapper à cette folie. Elle ne se souvient de rien. Un peu comme ce jour où sa belle-mère était tombée accidentellement dans les escaliers…
    L'instinct de survie la fait tenir et lui dicte la conduite à tenir ; il faut changer de vie, changer de nom…
    Le livre est divisé en quatre parties.
    Dans la première (presque 120 pages), on suit Sophie et sa fuite. Face à la descente aux enfers de jeune femme et face à sa désorientation manifeste, je me suis sentie très mal à l'aise. Au fil des pages, on voit qu'elle sombre, qu'elle s'enfonce de plus en plus dans la démence, allant même jusqu'à certains sacrifices horribles pour obtenir assez d'argent pour changer de nom. On laisse ce point de vue féminin alors que Sophie a pris une décision difficile mais indispensable : se marier avec un quasi inconnu pour obtenir un nouveau nom et une nouvelle vie.
    Dans la deuxième partie (une centaine de pages), on change non seulement de point de vue, mais également de système de narration. En effet, au début, Pierre Lemaitre nous offrait un récit à la troisième personne du singulier, mais ici on se retrouve face au journal intime d'un nouveau personnage, rédigé donc à la première personne du singulier ; journal s'étendant sur de nombreux mois. En découvrant la vie de Sophie, ce qui s'est passé dans son passé (avant le meurtre du petit Léo), d'un autre point de vue, on a l'impression d'être en présence de l'histoire d'une toute autre personne et là, toutes les pièces du puzzle commence à se mettre en place, tout s'éclaire petit à petit. On se retrouve confrontés à une machination parfaitement orchestrée, c'est effrayant ! de telles choses peuvent vraiment exister ? Et si ça m'arrivait ? Flippant ! A la fin de cette deuxième partie, j'avais deviné la révélation que nous réservait l'auteur, mais l'ampleur de la manipulation n'en reste pas moins étonnante !
    Les deux dernières parties (un peu moins d'une centaine de pages à elles deux) reprennent à l'endroit où l'on avait laissé Sophie et nous présentent la suite des évènements. Petit à petit, la compréhension se fait en elle, elle se rend compte et comprend enfin tout ce qu'elle a fait et subi ces dernières années et…
    Dans ce thriller, ce ne sont pas vraiment les personnages qui m'ont le plus charmé. Sophie, l'héroïne, m'a tour à tour dégoutée, touchée, fait pitié,… mais je ne me suis pas attachée à elle plus que ça. Frantz, le deuxième personnage principal me marquera c'est certains, mais, ce que je retiendra surtout de cette lecture, je me répète, c'est l'ampleur de la machination mise en place et surtout le fait qu'elle semble si réelle, si « palpable ».
    L'histoire se déroule en 2003/2004 en France, entre Paris, sa banlieue et quelques villes de France dont… Lyon ! En lisant « Place Bellecour » ou « Avenue de la République » - lieux que je connais et fréquente souvent -, c'est peut-être un peu bête, mais ça m'a encore plus donné l'impression que cette histoire pourrait arriver à n'importe qui… et pourquoi pas à moi ?! C'est cette proximité avec la réalité, particulièrement dérangeante qui, paradoxalement m'a le plus plu. le simple fait d'imaginer que quelqu'un, n'importe qui, pourrait me manipuler - car on le comprend vite, cette histoire est la mise en scène d'une énorme manipulation -,… bbbrrrr… j'en ai des frissons dans le dos ! Je vais me méfier de tout le monde dorénavant !
    Pour finir, j'ajouterais que le style de Pierre Lemaitre n'est pas pour rien dans ce coup de cœur livresque.
    J'ai l'habitude de lire des récits au passé alors là, soudain, oublier l'imparfait et le passé simple pour laisser la place au présent dans les actions… voilà qui donne encore plus de réalité à cette histoire, et surtout, une réalité immédiate ! Les scènes sont donc encore plus « vivantes », , plus « palpables »… et ça donne également beaucoup plus de force aux agissements de Sophie et à sa descente dans la folie. On a l'impression de perdre la tête avec elle, d'oublier des heures entières avec elle… d'où mon malaise pendant les premières pages.
    Je salue également l'auteur pour son choix du changement de point de vue qui donne un nouvel éclairage à l'intrigue ; ainsi que son choix dans la dernière partie de croiser le récit (ce qui se passe dans le présent) et des morceaux du texte lu par un des personnages quelques heures plus tôt, ce qui explique le comportement de ce dernier, mais on ne le comprend qu'en tournant les pages…
    Dans l'ensemble, Pierre Lemaitre ne s'attarde pas sur les détails inutiles. Les phrases sont plutôt courtes. C'est clair, net. Il nous assène les mots avec brutalité, presque violence ; ce qui, une nouvelle fois, sert ce qu'il nous raconte. On lit donc ce thriller très vite, il n'y a aucun temps morts, on a juste envie de découvrir le dénouement le plus vite possible !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/robe-de-marie-de-pierre-le..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 19 octobre 2011

    fee-tish
    Ce thriller, j'en ai beaucoup entendu parlé ; surtout en bien puisqu'il a été le coup de coeur de beaucoup de lecteurs. Il ne faut rien de plus pour me décider à le sortir de ma PAL.
    Premièrement, la couverture. Je la trouvais plutôt sympathique avant la lecture. Je la trouve juste parfaitement adaptée au récit après la lecture. Elle dévoile finalement tout son mystère.
    Idem pour le titre, qui me plaisait plus ou moins, mais en tout cas qui ne me parlait pas du tout. le sens se révèle à la toute fin de livre.
    Mon entrée dans l'histoire a été un peu dure. Ce n'est pas que l'intrigue ne commence pas tout de suite : au contraire, le lecteur est tout de suite pris d'angoisse. Non, il s'agit plutôt de la synthaxe. Un phrasé vraiment très haché, parfois presque incohérent : l'auteur nous transmet ce qu'il se passe dans la tête de son héroïne. Son héroïne qui se croit folle et que l'on croit aisément. le procédé choisit est donc vraiment subtil et particulièrement intelligent. Mais alors au début, ça a été assez dur pour moi et l'angoisse m'a immédiatement prise. Je me suis dit que ce thriller allait être psychologique au possible et donc dérangeant.
    Et puis on arrive dans la deuxième partie de l'histoire et là, après l'angoisse et l'horreur, je suis abasourdie. L'auteur nous dévoile le pourquoi de l'état de Sophie. Grosse claque. On change de style de narration : on passe à une sorte de journal intime. Je me suis dit que l'auteur a imaginé un scénario angoissant au possible. Et c'est vraiment à partir de cette partie (120ème page environ) que j'ai eu envie de tourner les pages sans m'arrêter pour connaître l'issue du roman.
    Et puis, hop, cent pages plus loin, de retour à un récit sous forme basique. J'ai adoré la façon dont Pierre Lemaitre amène son lecteur à la compréhension de l'intrigue. Et puis surtout, à la sortir du livre je me dis "Quel film cela ferait !". Et très franchement, si ça sort en film, je crois que je ne pourrais pas le voir ! Autant les pires thrillers littéraires me passionnent, autant les films me font trop peur !
    Quant à l'issue, il faut dire que je ne m'y attendais pas. Ce n'est assurément pas conventionnel comme fin.
    Bref, un cocktail vraiment parfait pour un thriller. Ce ne sera pas un coup de coeur simplement du fait que l'écriture du début a été difficile pour moi (même si elle sert idéalement l'histoire).
    A lire !!!
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 18 janvier 2012

    sandrine57
    Sophie est folle. Sa folie s'est installée petit à petit, insidieusement. Un objet rangé dans un endroit incongru, la voiture qu'on croyait garée dans une rue mais qui est ailleurs, une réservation pour une pièce qu'on annule sans raison, une erreur de dossiers au bureau...des petits faits sans importance qui, accumulés, ont fini par bouleverser sa vie. La folie s'est installée pour atteindre son paroxysme le jour où Sophie se réveille serrant dans ses bras le corps mort de l'enfant dont elle avait la charge. Même si elle ne s'en souvient pas, tout indique qu'elle l'a tué. Il lui faut fuir. Mais comment cette jeune femme équilibrée, bien dans sa vie, bien dans son couple, en est-elle arrivée là? Pourquoi une telle folie? Une telle descente aux enfers? Sophie va tout faire pour répondre à ces questions.
    Un thriller psychologique qui m'a emportée dès les premières pages! Cette histoire machiavélique au suspense haletant se lit d'une traite, pas de temps mort, pas un instant pour reprendre son souffle. La construction est très originale et nous mène vers la compréhension de toute l'horreur et la perversité de ce que vit Sophie. Pierre LEMAITRE a réussi là un excellent livre à lire, à dévorer même! Je n'avais jamais lu cet auteur mais je compte bien le suivre de très près.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Hugo, le 08 juin 2009

    Hugo
    Quel "Buz" autour de ce bouquin...
    Définition pour notre culture personnelle :
    Le buzz (anglicisme de bourdonnement) est une technique marketing consistant, comme son nom l'indique, à faire du bruit autour d'un nouveau produit ou d'une offre. Proche du marketing viral, il en diffère par la maîtrise du contenu (message publicitaire).
    Parenthèse fermée, oui donc la Robe de marié, c'est pas génial et difficile d'être réellement méchant parce que je fais pas mieux.
    Pour ma part le style de l'auteur n'a pas fait mouche, j'ai trouvé ça chiant...L'histoire est cousue de fil blanc : on devine rapidement ce qui va se passer, d'ailleurs j'ai relu le dernier chapitre pour être sur d'avoir tout pigé... Et ouais j'avais tout pigé : quelle déception !!!!
    Ma compagne a détesté comme quoi on est fait pour s'entendre...
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 17 avril 2010

    J'ai peur. Tous les morts remontent. La nuit. Je peux les compter, un à un. La nuit, je les vois assis à une table, côte à côte. La nuit. En bout de table, Léo, avec son lacet autour du cou.
    Il me regarde avec un air de reproche. Il demande : "Tu es folle, Sophie? Pourquoi m'as-tu étranglé? Tu es folle, c'est vrai?" et son regard m'interroge et me transperce. Je connais son air dubitatif, il penche la tête un peu sur la droite avec l'air de réfléchir. "Oui, mais ce n'est pas nouveau, elle a toujours été folle", dit la mère de Vincent.
    Elle se veut rassurante. Je retrouve son air mauvais, ce regard de hyène, sa voix pointue.
    " Avant de commencer à tuer tout le monde, à détruire tout ce qu'il y a autour d'elle, elle était déjà folle, je l'avais dit à Vincent, cette fille est folle..."
    Pour dire ça, elle prend son air pénétré, elle ferme les yeux longuement en parlant, on se demande si elle va les rouvrir ou non quand elle parle, elle passe la moitié du temps les paupières fermées à regarder au dedans d'elle-même.
    "Tu me hais, Sophie, tu m'as toujours haïe, mais maintenant que tu m'as tuée..."
    Vincent ne dit rien. Il secoue sa tête décharnée comme s'il demandait pitié. Et tous me regardent fixement. Ils ne parlent plus.
    Je me réveille en sursaut. Quand c'est comme ça, je ne veux plus me rendormir. Je vais à la fenêtre et je reste des heures à pleurer et à fumer des cigarettes.
    J'ai même tué mon bébé. p.94
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  • Par kathel, le 14 avril 2010

    Assise par terre, le dos contre le mur, les jambes allongées, haletante.
    Léo est tout contre elle, immobile, la tête posée sur ses cuisses. D'une main, elle caresse ses cheveux, de l'autre elle tente de s'essuyer les yeux, mais ses gestes sont désordonnés. Elle pleure. Ses sanglots deviennent parfois des cris, elle se met à hurler, ça monte du ventre. Sa tête dodeline d'un côté, de l'autre. Parfois, son chagrin est si intense qu'elle se tape l'arrière de la tête contre la cloison. La douleur lui apporte un peu de réconfort mais bientôt tout en elle s'effondre de nouveau. Léo est très sage, il ne bouge pas. Elle baisse les yeux vers lui, le regarde, serre sa tête contre son ventre et pleure. Personne ne peut s'imaginer comme elle est malheureuse.


    Ce matin-là, comme beaucoup d'autres, elle s'est réveillée en larmes et la gorge nouée alors qu'elle n'a pas de raison particulière de s'inquiéter. Dans sa vie, les larmes n'ont rien d'exceptionnel : elle pleure toutes les nuits depuis qu'elle est folle. Le matin, si elle ne sentait pas ses joues noyées, elle pourrait même penser que ses nuits sont paisibles et son sommeil profond. Le matin, le visage baigné de larmes, la gorge serrée sont de simples informations. Depuis quand ? Depuis l'accident de Vincent ? Depuis sa mort ? Depuis la première mort, bien avant ?
    Elle s'est redressée sur un coude. Elle s'essuie les yeux avec le drap en cherchant ses cigarettes à tâtons et ne les trouvant pas, elle réalise brusquement où elle est. Tout lui revient, les événements de la veille, la soirée... Elle se souvient instantanément qu'il faut partir, quitter cette maison. Se lever et partir, mais elle reste là, clouée au lit, incapable du moindre geste. Épuisée.
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  • Par Lefso, le 14 novembre 2011

    Ce matin-là, comme beaucoup d'autres, elle s'est réveillée en larmes et la gorge nouée alors qu'elle n'a pas de raison particulière de s'inquiéter. Dans sa vie, les larmes n'ont rien d'exceptionnel : elle pleure toutes les nuits depuis qu'elle est folle. Le matin, si elle ne sentait pas ses joues noyées, elle pourrait même penser que ses nuits sont paisibles et son sommeil profond. Le matin, le visage baigné de larmes, la gorge serrée sont de simples informations. Depuis quand ? Depuis l'accident de Vincent ? Depuis sa mort ? Depuis la premiÈre mort, bien avant ?

    Elle s'est redressée sur un coude. Elle s'essuie les yeux avec le drap en cherchant ses cigarettes à tâtons et ne les trouvant pas, elle réalise brusquement où elle est. Tout lui revient, les événements de la veille, la soirée... Elle se souviens instantanément qu'il faut partir, quitter cette maison. Se lever et partir, mais elle reste là, clouée au lit, incapable du moindre geste. Épuisée.
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    A voir leurs mimiques et leurs sourires, j'ai vu qu'elles plaisantaient sur l'entorse à leur régime. Les femmes font tout le temps des régimes auxquels elle adorent faire des infidélités.
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  • Par Sabi, le 13 juin 2010

    Elle s'accoude enfin, se tourne vers le salon et ouvre les yeux avec lenteur.
    Juste au pied de la table gît le corps de Véronique, baignant dans une marre de sang.
    Son premier geste est de lâcher le couteau de cuisine qu'elle tient à la main et qui tombe sur le parquet avec un bruit sinistre.
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