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ISBN : 2253127388
Éditeur : Le Livre de Poche (2010)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 222 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
4ème de couverture :
Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre.
Et il a raison. D'autres crimes se révèlent, horribles, gratuits... La presse, le juge, le préfet se déchaîn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 08 février 2014

    jeranjou
    - Bonjour à tous. Asseyez-vous… et en silence s'il vous plait !
    Avant de commencer ce cours de Français sur la comédie-ballet du bourgeois gentilhomme, je voulais vous dire deux mots au sujet du dernier vainqueur du prix Goncourt de littérature Pierre Lemaitre.
    Saviez-vous que cet écrivain a écrit des polars auparavant en étant un des rares auteurs français à rivaliser dans ce genre avec les anglo-saxons ou autres scandinaves?
    La première fois que j'ai découvert cet auteur, j'ai traversé au grand galop le très original « Cadres noirs » dont le héros, Alain Delambre, cadre au chômage depuis quatre ans, accepte sans scrupule de participer à un jeu de rôle en forme de prise d'otages.
    Par la suite, j'ai tenté de décrypter les grands malheurs de Sophie dans le stressant « Robe de marié » dont la folle héroïne devient une tueuse en série incapable de se souvenir de ses meurtres.
    Enfin, cette semaine, je dois dire que j'étais très impatient de démarrer enfin le triptyque policier mettant en scène le commandant de police Camille Verhœven.
    Plutôt surpris au départ, je ne retrouve pas du tout le style endiablé de Lemaitre, une écriture marquant l'urgence et le stress dans lesquels étaient soumis ses précédents personnages.
    Paradoxalement, il s'agit pourtant de résoudre une enquête sur un double meurtre atroce de deux prostituées dans un quartier de Courbevoie dans l'ouest parisien.
    Soumis à la pression de sa hiérarchie, irritée par l'intransigeance de la juge chargée de l'affaire, pistée comme jamais par la presse, Camille Verhœven se démène avec son équipe sans beaucoup de réussite afin de démasquer cet assassin mystérieux délaissant trop d incongruités sur la scène de crime pour cela soit normal.
    Hormis les lettres insoutenables qu'enverra le meurtrier à Verhœven, j'ai trouvé les trois quarts du roman trop lent, trop long, se dispersant dans des détails voire des répétitions inutiles qui nuisent à la lecture du récit contrairement à ses deux autres romans.
    Mais heureusement…la dernière partie vous arrache du siège et vous tient en haleine jusqu'à la toute dernière ligne du livre. Un sacré moment de décharge d'adrénaline, même si j'avais découvert l'assassin depuis un bon moment pour une fois !
    Conclusion, avant de passer à Molière, je voulais juste vous signaler qu'il était ainsi possible de démarrer sa carrière d'écrivain par un premier ouvrage prometteur, au Travail soigné mais encore très perfectible, pour se hisser au fil du temps vers les sommets du polar et même de la littérature française. Sur ce, fini la récréation, sortez la pièce de théâtre de votre casier à la page 25…
    Oh ! Rassurez-vous, je ne manquerai pas de vous faire part de mon sentiment après la lecture d'Alex et Sacrifices, suite de ce Travail soigné de le maitre… Je vous prie de m'excuser, du maître du polar français !
    Ps : note entre 3,5 et 4 /5
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 31 janvier 2013

    marina53
    Le commandant Verhoeven, de la Brigade criminelle, est aux abois. En effet, il est appelé sur une scène de crime, à Courbevoie. Et ce qu'il y découvre avec ses collègues est ce qu'il y a de plus épouvantable: deux prostituées ont été sauvagement assassinées, découpées, mutilées, brulées, violées.. le comble de l'horreur lorsqu'ils découvrent que le tueur a laissé une empreinte au tampon encreur. Malheureusement, ce signe distinctif n'est pas sans leur rappeler une autre de scène de crime, signée de la même façon, qui s'est passée quelques années plus tôt... Camille Verhoeven n'a aucune piste, la presse se délecte de ces crimes et une certaine psychose s'installe. Intuitivement, tous ces crimes ne sont pas sans lui rappeler quelques scènes décrites dans des romans policiers, mais beaucoup de personnes croient peu à sa version. Pourtant, il ne lâchera pas l'affaire et compte bien mettre à nues ce tueur que rien ne semble arrêter...
    Epoustouflant et déroutant, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit après avoir refermé ce polar. Pierre Lemaitre ne fait pas dans la dentelle et ici, rien ne nous est épargné: des scènes de crimes inimaginables au cheminement de l'enquête, tout est décrit dans le détail. Malgré l'horreur, on est happé par les mots de Lemaitre et il nous est bien difficile de refermer ce livre sans avoir connu le fin mot de l'histoire.
    J'ai apprécié de retrouver Verhoeven, déjà croisé dans Alex, dont la vie intime nous est partiellement décrite. Personnage très attachant, flic au charme naturel, il nous entraine avec lui.
    A la manière des poupées gigognes, la construction de ce polar, faisant référence à de nombreux autres, est remarquablement imaginée.
    C'est vivant, angoissant, oppressant, rythmé... du grand Lemaitre!
    Travail soigné, très bonnes notes, élève prometteur...
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    • Livres 5.00/5
    Par ph_hugot, le 11 juillet 2014

    ph_hugot
    Il y a une vie avant le Goncourt, ou plutôt il y a abondance de cadavres avant le Goncourt, Pierre Lemaitre lauréat 2013 pour « Au revoir là-haut » avait, bien avant ce prix, beaucoup de talent.
    Profitons de la réédition de son premier polar au livre de poche pour découvrir l'univers noir, très noir de ce fou de littérature.
    « Travail soigné » est le premier opus d'une trilogie : les enquêtes de Camille Verhoeren, commandant à la brigade criminelle, qui doit son prénom à une mère, peintre reconnue, passionnée par Pissarro, signe particulier : mesure un mètre quarante-cinq.Et alors me direz-vous ? Alors cela change tout. Un flic qui regarde le monde par en dessous depuis quarante ans a forcément un point de vue et une réalité particulière.
    Opiniâtre, Verhoeren, va affronter un tueur amateur de polar qui sème derrière suit des scènes de crime particulièrement abominables. Vous voilà prévenus, chers lecteurs, chez Lemaitre faut qu'ça saigne, mais ça saigne littérature et il sera question de James Ellroy, de Bret Easton Ellis ou d'Emile Gaboriau écrivain du XIXe considéré comme le père du roman policier.
    Véritable mise en abime littéraire, ce polar gigogne ce termine par un suspense insoutenable. Lemaitre écrit formidablement bien. Ce livre, qui aurait pu s'appeler « Morceaux choisis » tant le gore semble ne plus avoir de secret pour son auteur, sera à coup sur responsable de quelques une de vos prochaines nuits blanches.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2014/07/11/30203588.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Marcelline, le 18 décembre 2012

    Marcelline
    Si j'avais dû donner mon avis à mi-lecture, j'aurais sans doute évoqué une très légère déception par rapport à ma découverte de Lemaître avec Alex, qui m'avait scotchée! J'aurais peut-être parlé de passages un "schouia" trop longs...
    Oui, mais voilà, une critique se donne une fois le livre terminé: hier soir, j'étais fatiguée et voulais me coucher tôt mais je n'ai pu éteindre la lumière qu'une fois la nuit bien avancée, qu'une fois l'enquête achevée!
    Et maintenant, je peux dire que ce deuxième policier que je lis du même auteur me laissera aussi un souvenir marquant: souvenir de passages très "gores", ce qui n'est pas forcément mon goût de prédilection, mais aussi souvenir d'une équipe policière très attachante (chacun a sa personnalité et le couple de Camille et Irène me touche beaucoup) et d'une intrigue très originale et "indénouable" pour moi!
    Au final, pour moi, un excellent roman policier pour qui aime le suspense et ...la littérature!...
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 04 mars 2011

    pyrostha
    Après avoir lu ROBE DE MARIE et "Cadres noirs" (pas fait la chronique de celui là...ambiance différente de "Robe de marié",plus abouti sans doute pour mon avis personnel) j'ai démarré cette trilogie avec ce 1er opus "Travail soigné".
    Sans vouloir faire de jeu de mot un peu glauque,voilà un livre dont l'écriture est soignée.Tout est très bien calibré,l'enquête progresse avec un suspens constant.

    Dès le départ le ton est donné. En quelques mots le décor est planté,les personnages décrits soigneusement (et cette façon de faire m'a evoqué celle de Fred Vargas). Personnages tous avec un physique et/ou une personnalité intéressants.
    Prenons le commissaire Verhoen! le caprice de la nature ,ou plutot la tabagie de sa mère, a fait qu'il ne mesure qu'1 m 45 ."A quarante ans,ce petit homme au visage long et marqué,chauve comme un oeuf à l' intelligence redoutable ,totalement dévoué à son travail au détriment de sa vie de famille ,même s'il est profondément amoureux de sa femme Irène.Irène enceinte de 8 mois 1/2 .(J'ai trouvé une incohérence à ce propos...Il y a deux passages qui évoquent leur 1ère rencontre (p.40 et p 366 pour l'édition en poche) et les 2 sont différentes...)
    Et puis il y a Louis,"en un mot,physiquement,Louis était quelqu'un d'élégant,de mince,de délicat,de profondément agaçant..Mais surtout ,Louis était riche.Avec tout l'attirail des vrais riches:Une certaine manière de se tenir,une certaine manière de parler ,d'articuler,de choisir ses mots,bref avec tout ce qui sort du moule de l'étagère du haut étiquetée "Gosse-de-riche"."
    Il y a également Armand,"un homme maigre,avec de grandes oreilles et d'une radinerie d'anthologie" quelques lignes plus loin: "Camille regarda son collègue d'un air navré:Armand restait économe jusque dans son imaginaire"
    Maleval,"avait 26 ans,un charme dont il abusait comme il abusait de tout,des nuits,des filles,du corps.Le genre d'homme qui ne s'économise pas.Il exhibait ,d'un bout de l'année à l'autre ,un visage épuisé.Quand il pensait à Maleval,Camille était toujours vaguement inquiet et se demandait si les turpitudes de son collegue nécessitaient beaucoup d'argent."
    D'autres personnages aussi minutieusement décrits l'entourent ,psychiatre ou supérieur hiérarchique.
    Le roman est en 3 parties.La 1ère court sur une période de 18 jours ,du 7 au 24 Avril,la 2éme sur quelques heures ,22h45/2h15,et la 3ème a lieu 1 an plus tard,juste quelques pages.
    La 1ère partie,la plus importante ,montre un aspect du genre intéressant car il rend hommage à la littérature américaine(ce qui m'a montré 4 thrillers à découvrir!!certains titres connus évidemment d'autres moins,pour moi en tout cas).Toute l'intrigue est développée,critique en passant le monde du journalisme,et minutieusement sème ses indices,ses rebondissements pour arriver à la fin de la 1ère partie où j'avoue m'être laissée totalement emporter,émue par tout le déploiement de force pour retrouver ce qui semble être la derniere victime de ce monstre sadique ...
    Quelques heures pour y parvenir et c'est ainsi que nous débouchons sans temps mort dans la dernière ligne droite qui va crescendo (on frôle l'arret cardiaque,je vous l'assure) pour finir dans une terrible apothéose..
    Je verrais très bien ce livre adapté pour le cinéma.Tous les ingrédients ,les descriptions sont là,prêts à être utilisés par un réalisateur .
    Et on conclut par le cynisme des dernières pages.
    Vous sortez sonnés, écoeurés aussi par des scènes de crime particulièrement horribles (j'ai sauté quelques lignes),avec une sensation de déjà vu pour le développement de l'intrigue avec un "oui mais" et prêts à vous plonger dans la suite "Alex"
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Citations et extraits

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  • Par jeranjou, le 09 février 2014

    - Sur le plan sexuel, quel genre d'homme était-il? demande abruptement Camille.
    - Un rapide, répondit Mme Cottet, bien décidée à répondre à son agacement. Fulgurant même, si je me souviens bien. Pas tordu. Imagination restreinte. Jusqu'à la simplisterie même. Plutôt buccal, raisonnablement sodomite, que vous dire d'autre...
    - Je pense que ça suffira...
    - Éjaculateur précoce.
    - Merci, madame Cottet...., Merci...
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  • Par Amnezik666, le 27 octobre 2012

    — Vous m'excuserez de vous poser cette question... votre mari était-il un homme violent ? Je veux dire, avec vous, a-t-il déjà...
    — Mon mari n'était pas un homme courageux. Il était assez... physique, certes, un peu brutal sans doute, mais pas dans le sens que vous évoquez.
    — Et plus précisément, sur le plan sexuel, quel genre d'homme était-il ? demanda abruptement Camille.
    — Un rapide, répondit Mme Cottet, bien décidée à répondre à son agacement. Fulgurant, même, si je me souviens bien. Pas tordu. Imagination restreinte. Jusqu'à la simplisterie même. Plutôt buccal, raisonnablement sodomite, que vous dire d'autre...
    — Je pense que ça suffira...
    — Éjaculateur précoce.
    — Merci, madame Cottet... Merci...
    — Je vous en prie, monsieur Verhœven, n'hésitez pas. C'est toujours un plaisir de converser avec un gentleman.
    Camille décida de confier l'interrogatoire à Louis.
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  • Par cathrawlinson, le 23 avril 2012

    "Le roman policier a longtemps été considéré comme un genre mineur. Il aura fallu plus d'un siècle pour qu'il acquière droit de cité dans la "vraie" littérature.
    Sa longue relégation au rang de "paralittérature" répond à la conception que lecteurs, auteurs et éditeurs se firent longtemps de ce qui était censé être littéraire et donc à nos usages culturels, mais aussi, croit-on généralement, à sa matière même, à savoir le crime.
    Cette fausse évidence, aussi ancienne que le genre lui-même, semble ignorer que meurtre et enquête figurent en place privilégiée chez les auteurs les plus classiques, de Dostoïevski à Faulkner, de la littérature médiévale à Mauriac.
    En littérature, le crime est aussi ancien que l'amour."
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  • Par jeranjou, le 08 février 2014

    - Je crois savoir que votre mari était grand amateur de romans policiers...
    Aussi étrange qu'elle put sembler, la question ne sembla pas la surprendre.
    - Il ne lisait guère que cela, oui. Il lisait ce qu'il pouvait comprendre.

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  • Par twinckel, le 04 novembre 2012

    Quoi ? Tu as trouvé un bouquin qui raconte un crime similaire ? Depuis l'aube des temps que les hommes tuent des femmes, ils ont à peu près épuisé tous les cas de figure. Ils les violent, ils les découpent en morceaux, je te défie de trouver un type qui n'en a pas eu envie. (...) Pas la peine d'aller chercher dans ta bibliothèque, Camille, le spectacle du monde, tu l'as sous les yeux.

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