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ISBN : 2253096458
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 398 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D'autres crimes se révèlent, horribles, gratuits... La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la "méthode Verh... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 08 février 2014

    jeranjou
    - Bonjour à tous. Asseyez-vous… et en silence s'il vous plait !
    Avant de commencer ce cours de Français sur la comédie-ballet du bourgeois gentilhomme, je voulais vous dire deux mots au sujet du dernier vainqueur du prix Goncourt de littérature Pierre Lemaitre.
    Saviez-vous que cet écrivain a écrit des polars auparavant en étant un des rares auteurs français à rivaliser dans ce genre avec les anglo-saxons ou autres scandinaves?
    La première fois que j'ai découvert cet auteur, j'ai traversé au grand galop le très original « Cadres noirs » dont le héros, Alain Delambre, cadre au chômage depuis quatre ans, accepte sans scrupule de participer à un jeu de rôle en forme de prise d'otages.
    Par la suite, j'ai tenté de décrypter les grands malheurs de Sophie dans le stressant « Robe de marié » dont la folle héroïne devient une tueuse en série incapable de se souvenir de ses meurtres.
    Enfin, cette semaine, je dois dire que j'étais très impatient de démarrer enfin le triptyque policier mettant en scène le commandant de police Camille Verhœven.
    Plutôt surpris au départ, je ne retrouve pas du tout le style endiablé de Lemaitre, une écriture marquant l'urgence et le stress dans lesquels étaient soumis ses précédents personnages.
    Paradoxalement, il s'agit pourtant de résoudre une enquête sur un double meurtre atroce de deux prostituées dans un quartier de Courbevoie dans l'ouest parisien.
    Soumis à la pression de sa hiérarchie, irritée par l'intransigeance de la juge chargée de l'affaire, pistée comme jamais par la presse, Camille Verhœven se démène avec son équipe sans beaucoup de réussite afin de démasquer cet assassin mystérieux délaissant trop d incongruités sur la scène de crime pour cela soit normal.
    Hormis les lettres insoutenables qu'enverra le meurtrier à Verhœven, j'ai trouvé les trois quarts du roman trop lent, trop long, se dispersant dans des détails voire des répétitions inutiles qui nuisent à la lecture du récit contrairement à ses deux autres romans.
    Mais heureusement…la dernière partie vous arrache du siège et vous tient en haleine jusqu'à la toute dernière ligne du livre. Un sacré moment de décharge d'adrénaline, même si j'avais découvert l'assassin depuis un bon moment pour une fois !
    Conclusion, avant de passer à Molière, je voulais juste vous signaler qu'il était ainsi possible de démarrer sa carrière d'écrivain par un premier ouvrage prometteur, au Travail soigné mais encore très perfectible, pour se hisser au fil du temps vers les sommets du polar et même de la littérature française. Sur ce, fini la récréation, sortez la pièce de théâtre de votre casier à la page 25…
    Oh ! Rassurez-vous, je ne manquerai pas de vous faire part de mon sentiment après la lecture d'Alex et Sacrifices, suite de ce Travail soigné de le maitre… Je vous prie de m'excuser, du maître du polar français !
    Ps : note entre 3,5 et 4 /5
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    • Livres 4.00/5
    Par SMadJ, le 29 septembre 2014

    SMadJ
    Oh oui, c'est du beau Travail soigné que nous propose Pierre Lemaitre.
    Lequel nous manipule vraiment de main de maître. le traître lol.
    Comme l'impression d'avoir été une poupée de cire entre ses mains. Cire qu'il modèle avec talent. Nous dessinant des traits ébahis d'effroi, puis de dégoût puis de surprise puis... Vous avez compris l'idée.
    Dans ce polar, le tueur est un copycat qui reproduit avec application les meurtres les plus graphiques et les plus effroyables de la littérature policière.
    Que ce soit de James Ellroy ou de Brett Easton Ellis pour n'en citer que les plus célèbres.
    Lemaitre, érudit du crime, connaît bien son affaire et nous régale de ces incursions polardesques. Excitant.
    La révélation du coupable n'en sera pas une. Là n'est pas la finalité du bouquin, plutôt classique dans sa forme, mais dans l'incroyable (dé)construction de l'intrigue où bien malin qui saura reconstituer le vrai du faux et séparer le bon grain de l'ivraie.
    Un excellent retournement de situation d'une originalité folle. Ça frôle le sublime cette manipulation.
    Pierre Lemaitre créé avec son personnage de Camille Verhoeven un vrai flic atypique. On le dit souvent. Ici, c'est vrai !
    Minuscule et chauve. Pas la tronche d'un jeune premier. C'est ce qui séduit.
    Petit par la taille mais dur de caractère. Nerveux. Décidé. Diablement malin.
    Un personnage que l'on prendra plaisir à revoir.
    Ça tombe bien, Pierre Lemaitre nous gâte, il nous en a écrit deux autres ! Jetez-vous sur celui-là en tous cas les yeux fermés. 3,5/5
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 31 janvier 2013

    marina53
    Le commandant Verhoeven, de la Brigade criminelle, est aux abois. En effet, il est appelé sur une scène de crime, à Courbevoie. Et ce qu'il y découvre avec ses collègues est ce qu'il y a de plus épouvantable: deux prostituées ont été sauvagement assassinées, découpées, mutilées, brulées, violées.. le comble de l'horreur lorsqu'ils découvrent que le tueur a laissé une empreinte au tampon encreur. Malheureusement, ce signe distinctif n'est pas sans leur rappeler une autre de scène de crime, signée de la même façon, qui s'est passée quelques années plus tôt... Camille Verhoeven n'a aucune piste, la presse se délecte de ces crimes et une certaine psychose s'installe. Intuitivement, tous ces crimes ne sont pas sans lui rappeler quelques scènes décrites dans des romans policiers, mais beaucoup de personnes croient peu à sa version. Pourtant, il ne lâchera pas l'affaire et compte bien mettre à nues ce tueur que rien ne semble arrêter...
    Epoustouflant et déroutant, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit après avoir refermé ce polar. Pierre Lemaitre ne fait pas dans la dentelle et ici, rien ne nous est épargné: des scènes de crimes inimaginables au cheminement de l'enquête, tout est décrit dans le détail. Malgré l'horreur, on est happé par les mots de Lemaitre et il nous est bien difficile de refermer ce livre sans avoir connu le fin mot de l'histoire.
    J'ai apprécié de retrouver Verhoeven, déjà croisé dans Alex, dont la vie intime nous est partiellement décrite. Personnage très attachant, flic au charme naturel, il nous entraine avec lui.
    A la manière des poupées gigognes, la construction de ce polar, faisant référence à de nombreux autres, est remarquablement imaginée.
    C'est vivant, angoissant, oppressant, rythmé... du grand Lemaitre!
    Travail soigné, très bonnes notes, élève prometteur...
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    • Livres 3.00/5
    Par Zebra, le 19 janvier 2015

    Zebra
    Prix du premier roman du festival de Cognac en 2006, nominé au CWA Daggers International en 2014, « Travail soigné » est le premier thriller de Pierre Lemaître, « la star du polar français ». L'ouvrage signe l'ouverture de la trilogie Verhoeven, une trilogie composée de quatre romans, bien noirs et bien sanglants.
    Dans « Travail soigné », le commandant Camille Verhoeven, officier de police à la Brigade Criminelle part en chasse contre un tueur hors norme qui le nargue et qui joue avec lui comme un chat avec sa souris. Mais vous n'êtes pas dans un jeu ordinaire : les meurtres sont particulièrement sadiques, pour ne pas dire « gores », épouvantables, déroutants et horribles, et ils ne répondent à aucune logique. Au départ, Camille Verhoeven (page 42 – « flic tout ce qu'il y avait de plus ordinaire, gnome de la PJ, petit troll prétentieux et amoureux ») doit seulement résoudre avec son équipe une affaire de meurtre crapuleux, mais bien vite cette affaire s'avère particulièrement ardue, avec cette particularité qu'une certaine presse dévoile étape par étape et jour après jour les éléments de progression de l'enquête. Ceci ne manque pas de gêner et d'agacer notre enquêteur, lequel finit par y perdre son latin : il est vrai que les pistes sont nombreuses et conduisent malheureusement pour lui toutes dans des impasses. Il faudra beaucoup de courage, de persévérance et de chance à notre policier au grand cœur pour éviter les emmerdements (page 169 - « mise à pied pour manquement à la voie hiérarchique et dessaisissement pour manquement au secret de l'instruction ») et pour faire tomber « le romancier », cet assassin qui semble avoir tout prévu, et dans le moindre détail.
    Mon constat ? Côté points positifs : plein d'actions, un suspense qui va grandissant, des retournements et des surprises, un côté « gore » présent sans être omniprésent, une intrigue originale, des personnages humains (Verhoeven n'est pas Rambo) et attachants (« Les bons personnages font les bonnes histoires, l'inverse est rarement vrai. Ce sont eux qui rendent l'histoire passionnante... »), des références à des écrivains célèbres avec quelques unes de leurs citations ("Mes parents, petits employés de bureau, sacralisaient la littérature »), un serial killer qui copie des crimes atroces mais inventés par de grands romanciers, une utilisation constante (ou persistante ?) des courriers écrits par l'assassin et adressés à notre officier de police, une atmosphère pesante, des doutes à toutes les pages, quelques coïncidences et une trouvaille, les écrivains étant des protagonistes de l'intrigue. La fin, tragique à souhait, survient après vous avoir longuement tenu en haleine. Côté regrets : une quatrième de couverture (dans l'ouvrage de 408 pages paru en Livre de Poche) qui en dit un peu trop, un style assez quelconque (assez proche de ceux des romans de gare), une approche trop sommaire des coulisses administratives de la police criminelle, des dialogues entre policiers qui ne sonnent pas toujours vrai et surtout un assassin réellement improbable : comment imaginer en effet un seul instant que « le romancier » soit notre psychopathe ? Rien dans son histoire personnelle ne le prédisposait à être cet exécuteur démoniaque ...
    Pour cet ouvrage qui charrie de l'inhumain à l'état brut (page 209 - le tueur offre à sa victime un triomphe, à savoir celui « d'entrer dans une œuvre d'art, la tirant d'une triste existence ou elle croupissait, élevant sa petite vie à la hauteur d'une destinée » ; page 210 - « tout a été parfaitement respecté. Au détail près. Et la scène que vous avez découverte est la figuration exacte du texte d'origine ») , pour cet ouvrage qui a été écrit par « un homme de méthode et de fièvre, communiquant avec tripes et cervelle » (Le Monde), pour cet ouvrage qui dénonce à demi-mots une humanité désespérante et sans illusion (page 290 – « une jeune femme de 25 ans qui avait eu des parents, des amis, des amants, des employeurs, un état civil, pouvait disparaître purement et simplement. Un mois pouvait passer sans qu'une amie s'étonne qu'elle ne l'appelle plus, une année entière pouvait fondre sans qu'un petit ami, pourtant si amoureux naguère, s'inquiète de ne pas la voir revenir de voyage. Peut-être, avant qu'elle disparaisse, avaient-ils déjà tous disparu à ses yeux »), pour cette tragédie urbaine faite de sadisme, de violence, d'injustices, de femmes battues et de meurtres sanglants, pour cet univers de tuerie où sévit un dingue difficilement identifiable (malgré la coopération établie entre services de polices européens), désespérément seul (page 308 - « c'est que je n'ai guère de monde à qui parler de mon travail ») et obnubilé par sa reconnaissance (page 309 - « Voyez comme j'ai été bien récompensé. Car aux ténèbres de cette période ont succédé les lumières de la révélation »), je mets trois étoiles (c'est dommage, moi qui envisageais de lire "Alex") mais déconseille aux âmes sensibles.
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    • Livres 3.00/5
    Par Marple, le 26 mars 2015

    Marple
    Pas de doute, c'est un travail soigné que nous livre ici Pierre Lemaitre, un roman astucieux, érudit et bien écrit... Est-ce pour autant un polar réussi ? Peut-être pas tout à fait, car il y manque la petite note de terreur délicieuse si caractéristique de cet auteur !
    En effet, c'est bien la première fois que je peux suivre Camille Verhoeven dans ses aventures, puis traverser de nuit le souterrain d'une gare sans regarder derrière moi... alors que d'habitude je laisse une lumière allumée quand je dors avec Camille Verhoeven !
    Assez parlé de moi, parlons plutôt du livre. Il s'agit donc du premier tome de la saga Verhoeven, celle de ce commissaire brillant par les idées mais petit par la taille, amoureux de son boulot mais aussi de sa douce Irène, plutôt heureux et pas encore complètement traumatisé par la vie... ce qui ne va d'ailleurs pas durer longtemps, comme je le savais déjà avant de commencer, car j'ai lu dans le désordre.
    Confronté à la barbarie, à la littérature et au quotidien, Verhoeven n'a pour se défendre que son 1,47m, ses quelques collègues déjantés et son esprit affûté. Bien évidemment, ce n'est pas suffisant face à un psychopathe qui fait du travail soigné, alors il va ramer dans une enquête sanglante et romanesque, bien que pas assez effrayante à mon goût.
    Challenge Variétés
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Citations et extraits

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  • Par jeranjou, le 09 février 2014

    - Sur le plan sexuel, quel genre d'homme était-il? demande abruptement Camille.
    - Un rapide, répondit Mme Cottet, bien décidée à répondre à son agacement. Fulgurant même, si je me souviens bien. Pas tordu. Imagination restreinte. Jusqu'à la simplisterie même. Plutôt buccal, raisonnablement sodomite, que vous dire d'autre...
    - Je pense que ça suffira...
    - Éjaculateur précoce.
    - Merci, madame Cottet...., Merci...
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  • Par Lilou08, le 08 octobre 2014

    La lettre avait été postée de Tremblay-en-France.
    Cher Commandant,
    Je suis heureux de voir que vous vous intéressez à mon travail.
    Je sais que vous vous activez dans toutes les directions et que c’est, pour vous et votre équipe, beaucoup de travail et beaucoup de fatigue. J’en suis sincèrement navré. Croyez bien que si je pouvais alléger votre tâche, je le ferais sans hésitation. Mais j’ai une œuvre à poursuivre et ça aussi, je sais que vous pouvez le comprendre.
    Allons, je parle, je parle et je ne réponds pas à votre attente.
    Donc le Dahlia noir.
    Quelle merveille, n’est-ce pas, que ce livre. Et modestement, quelle merveille aussi que mon hommage à cette œuvre magnifique.
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  • Par cathlaurent, le 23 avril 2012

    "Le roman policier a longtemps été considéré comme un genre mineur. Il aura fallu plus d'un siècle pour qu'il acquière droit de cité dans la "vraie" littérature.
    Sa longue relégation au rang de "paralittérature" répond à la conception que lecteurs, auteurs et éditeurs se firent longtemps de ce qui était censé être littéraire et donc à nos usages culturels, mais aussi, croit-on généralement, à sa matière même, à savoir le crime.
    Cette fausse évidence, aussi ancienne que le genre lui-même, semble ignorer que meurtre et enquête figurent en place privilégiée chez les auteurs les plus classiques, de Dostoïevski à Faulkner, de la littérature médiévale à Mauriac.
    En littérature, le crime est aussi ancien que l'amour."
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  • Par Zebra, le 18 janvier 2015

    page 192 [...] Le silence de Louis trahissait de l'embarras.
    - Tu n'es pas d'accord, Louis ?
    - Si, je suis d'accord. Non, je pensais à autre chose. Il connait tous ses livres au détail près, votre libraire ?
    - J'y ai pensé moi aussi, Louis ; ça me tracasse un peu. Mais honnêtement, je ne crois pas à de telles coïncidences.
    - Il ne serait pas le premier assassin à mettre lui-même la police sur la piste du coupable.
    - C'est même un classique, je sais. Tu proposes quoi ?
    - Y voir de plus près. Discrètement, bien sûr.
    - Vas-y, Louis. On en aura le cœur net. [...]
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  • Par SMadJ, le 01 octobre 2014

    - Vous ne semblez pas très informée de ce que fait votre mari.
    - Effectivement, répondit-elle brusquement. S'il découpe les filles en morceaux quand il part en balade, il ne m'en fait pas la confidence à son retour. C'est dommage, remarquez bien, ça m'aurait amusée.

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