ISBN : 2253123048
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 100 notes) Ajouter à mes livres
Qui est Luna, la belle sorcière aux cheveux de feu ? Quelle malédiction frappe le blessé retrouvé dans sa cabane des Abruzzes ? Qui sont les hommes masqués de noir acharnés à sa perte ? Quelles paroles terribles dissimule ce mystérieux parchemin qui ne doit surtout pas ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 30 avril 2012

    belette2911
    Voilà un livre qui aurait pu me faire prendre quelques kilos mal placés : plus de 700 pages que j'ai dévorées comme une affamée.
    Pourtant, il y avait de quoi me rebuter ou me faire hurler, dans cette brique qui aurait pu me rester sur l'estomac, si j'avais un grain de bon sens. Mais je n'en ai point...
    A ma gauche, nous avons un jeune paysan, Giovanni, amoureux d'une grande et belle jeune fille noble (elle est à ma droite, et je ne fais pas de politique) : déjà, ça pue le cliché de l'amour impossible suite à leur différences de classes sociales (et au 16ème siècle, c'est vachement important !).
    Bon, la grande noble n'est pas si grande, elle a son âge, mais elle est pétée de thunes et très noble tandis que lui est très fils de paysan. Il aurait pu se contenter de se faire plaisir tous les soirs en pensant à elle. Mais non ! Il l'aime !
    Je ne résiste pas à citer cet extrait qui, malgré ce que l'on pourrait penser, ne provient pas d'un roman guimauve de Barbara Cartland : « Cette attirance réciproque lui semblait bien étrange, mais l'aura magique de cette rencontre ne faisait qu'attiser le feu qui commençait à gagner son cœur ».
    Si, je vous jure, j'ai apprécié le livre ! J'ai pas fini de critiquer, en plus... Attendez, on peu se moquer et aimer, non ?
    Bon, ce fils d'agriculteur (que rien ne le prédestinait à une pareille vie rocambolesque que l'auteur va lui faire mener dès son départ du village), fera des rencontres capitales et vivra des déconvenues dramatiques.
    Notre garçon est inculte (paysan, 16ème siècle, pas d'école, enfants au travail, gnagnagni et gnagnagna) mais il va tout apprendre en 4 ans... Et pas que apprendre à lire et à écrire, hein ! le garçon rencontre des gens intelligents qui ont tout à lui apprendre. Too much !
    Et comme je vous parlais de déconvenues, un peu plus haut, je vais vous tailler aussi un bout d'gras sur les petites misères que traversera Giovanni : un duel, une condamnation à mort -transformée en galères à vie mais heureusement un naufrage sauvera notre paysan - et paf, le voilà sauvé. Un passage par un monastère (si, pour moi c'est une déconvenue)... où il apprendra l'art de peindre des icônes et miracle, il deviendra le peintre de son temps !
    Que de qualités, ce garçon ! Non, n'allez pas croire que je n'ai pas aimé le livre, il m'a fait passer de bons moments, mais je m'étais mise en mode «Te pose pas trop de questions, lis et ne prends pas garde au côté SuperMan du héros».
    Oui, le roman est innondé de clichés qui peuvent irriter (de la pommade et on n'y verra plus rien). Oui, l'auteur veut nous cultiver, pauvres lecteurs incultes que nous sommes.
    Oui, à chaque nouvelle rencontre, l'auteur nous abreuve de toutes les données historiques, philosophiques, théologiques, etc... qu'il connaît sur cette belle époque de la renaissance italienne...
    Sans oublier le côté un peu moralisateur sur les vilains chrétiens catholiques de cette époque et leurs foutus préjugés sur les autres qui n'ont pas la même religion que eux, parce que les autres, c'est des vilain pécheurs qui ont tués Jésus.
    Certes, je ne lui donne pas tort, c'était des crétins, ces Chrétiens ! Bourrés de préjugés, avides, jaloux et prêt à accuser les autres de tout et n'importe quoi.
    Qui a dit «C'est toujours d'actualité ? Qu'il se lève et nous donne son nom, il aura un bonbon».
    Oui, Giovanni rencontrera tant de maîtres spirituels exceptionnels (spécialistes dans des domaines aussi variés que le christianisme, l'astrologie, la kabbale, et j'en passe…) qu'on se dit qu'il a un peu trop de chance, lui.
    Ce n'est donc pas la crédibilité que recherche l'auteur mais le divertissement. C'est réussi, j'ai été divertie et je me demandais si Giovanni allait enfin retrouver sa dulcinée. Parce que le temps passe vite...
    L'histoire est donc riche en rebondissements, elle contient tous les ingrédients pour en faire un best-seller, même s'il est souvent «cliché».
    En vrac et au poid, dans les rebondissements et les clichés, nous avons : un duel, de la sorcellerie, des corsaires, un ermite, de la prison, un chien qui sauve le héros mourant (c'était Lassie), le héros qui perd la foi (objets trouvés), le désir de vengeance, le héros qui retrouve la foi («Perdu de foi» était passé par là), les bons sentiments, une fin horrible et très larmoyante, des rivales qui tombent dans les bras l'une de l'autre, …
    Difficile de s'ennuyer, j'ai tout dévoré, j'ai aimé (malgré mon ton sarcastique et ironique du haut). L'intrigue est très bien ficelée et l'histoire d'amour tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière des 617 pages.
    L'histoire est pleine de rebondissements, de suspense et l'aventure et l'amour se mêlent avec brio (avec qui ?) dans cet univers philosophique...
    Rhâ, lisez-le sans vous poser de questions, c'est un roman divertissant et vous prendrez plaisir à relever ses incohérences, tout comme moi.
    L'auteur n'a jamais dit que c'était une fresque historique, non ?
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    • Livres 1.00/5
    Par Lolokili, le 11 septembre 2011

    Lolokili
    Loin de moi la prétention de contester l'érudition de Frédéric Lenoir, mais pourquoi diable (!) l'avoir bradée dans ce roman indigent ??
    L'histoire est abracadabrante et les rebondissements désespérément poussifs, mais par-dessus tout, j'ai trouvé le style d'une naïveté et d'une gaucherie exaspérantes.
    Nous voilà bien loin du "souffle tempétueux" et de la "prestigieuse lignée d'Umberto Eco" (dixit l'éditeur). J'ai quand même tenu à terminer cette histoire mais je n'y ai pris aucun plaisir.
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    • Livres 3.00/5
    Par bleuettediot, le 28 juillet 2010

    bleuettediot
    Frédéric Lenoir connaît son sujet, c'est certain et son roman n'en est que plus passionnant. Même si l'auteur n'évite pas toujours les lieux communs, la brillante ascension de son héros ( un jeune paysan calabrais qui deviendra, grâce au concours d'un grand philosophe, un astrologue de renom sur la place de Venise), sa réussite donc n'en demeure pas moins captivante.
    Seulement voilà, en bon historien expert en religions, Frédéric Lenoir ne peut s'empêcher çà et là quelques digressions théologiques qui pour beaucoup s'avèreront ennuyeuses et parfois même carrément sans intêret. Les mystiques, en revanche, y trouveront matière à penser.
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 27 mars 2011

    argali
    J'ai adoré ce roman.
    Récit d'aventures et récit initiatique, ce roman est richement documenté. En quête de savoir, Giovanni, un simple paysan, va étudier avec de grands maîtres le latin, le grec, la philosophie, l'astrologie ainsi que les Ecritures saintes. Vulgarisant sans dénaturer les différents courants de pensées de la Renaissance, Frédéric Lenoir nous propose un ouvrage intéressant à plus d'un titre. On suit non seulement les péripéties de Giovanni à travers la Méditerranée du XVIe siècle mais aussi son voyage intérieur. Comment concilier la destinée et le libre arbitre ? L'amour absolu et les désirs charnels ? L'Essence et l'Existence ? Au fil de son initiation, de ses rencontres, Giovanni se façonne, s'enrichit, grandit… et souffre.
    N'est-ce pas là le destin de chacun d'entre nous ?
    On retrouve en lui nos propres questionnements et une amorce de réponse qu'il nous faudra ensuite poursuivre et intérioriser… ou pas.
    Une vraie intrigue, pleine de rebondissements, de sentiments profonds ; une lecture dont on ressort chamboulé et grandi, riche de connaissances nouvelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 26 juillet 2011

    Bigmammy
    En fouillant dans la biographie de cet auteur très sérieux - rédacteur en chef du Monde des Religions, entre autres - j'ai eu envie de lire son roman : l'oracle della luna....Bien m'en a pris.
    Pourtant, je n'aime pas particulièrement le genre romanesque, estimant que depuis "Le Comte de Monte-Cristo" et "Nana", on n'a rien écrit de plus passionnant.
    Avec l'oracle della luna, nous voici transportés autour de la Méditerranée du XVIème siècle : le circuit nous emmène de la pauvre Calabre au coeur des Abruzzes, à Venise, à Chypre, en Grèce au Mont Athos et aux Météores, à Alger et jusqu'à Jérusalem.
    Voici donc "Le tragique et lumineux destin de Giovanni Tratore", jeune paysan calabrais amoureux à en mourir d'une jeune fille noble qu'il a rencontré dans de curieuses circonstances, la belle et riche Elena Contarini. Il est né pauvre mais a des dispositions pour l'étude et aura la chance, dans son périple initiatique, de rencontrer l'un des plus grands érudits de son temps, le célèbre astrologue florentin Lucius auprès duquel il restera trois années essentielles pour sa formation philosophique et escatologique. Et, mine de rien, nous n'en perdons pas une miette : je comprends pourquoi les plus grands ouvrages de philosophie étaient souvent présentés sous forme de dialogues....
    D'aventures en aventures, nous traversons tout le monde de la Renaissance et ses querelles théologiques, avec ses sociétés secrètes, ses barbaresques - qui ne sont pas toujours les plus cruels, loin de là - la haute société vénitienne, le monde clos des ermites de l'Athos. Bref, dix pages avant la fin du livre, nous ignorons encore si Giovanni va pouvoir réchapper du bûcher.
    Et en chemin, se croisent et s'entrecroisent les thèmes les plus profonds de l'interrogation mystique. Quel est Dieu, comment l'adore-t-on à travers les prismes chrétien, de l'Islam et de la religion Juive, que signifie la symbolique de l'astrologie, en particulier face aux découvertes de notre monde moderne ?
    Et surtout, une fresque d'amour palpitante et résolument moderne. Bref, j'ai adoré !

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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Citations et extraits

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  • Par PLUMAGILE, le 19 février 2011


    Exister est un fait mais vivre est un art. Sans nous demander notre avis, Dieu nous a créés : il nous a donné l’Etre. Donc nous existons. C’est un fait et nous n’y pouvons rien. Maintenant, il nous faut vivre. Et là, nous sommes concernés car nous sommes appelés à devenir les auteurs de notre vie.
    Telle une œuvre d’art, nous devons tout d’abord la vouloir ; puis l’imaginer, la penser ; enfin la réaliser, la modeler, la sculpter, et cela à travers tous les évènements heureux ou malheureux, qui surviennent sans que nous y puissions rien. On apprend à vivre, comme on apprend à philosopher ou à faire la cuisine. Et le meilleur éducateur de la vie, c’est la vie elle-même et l’expérience qu’on peut en tirer…
    Nous avons parfois peur de nous ouvrir pleinement à la vie, d’accueillir son flot impétueux. Nous préférons contrôler nos existences en menant une vie étroite, balisée, avec le moins de surprises possibles… L’être humain a peur de la vie et il est en quête de la sécurité de l’existence. Il cherche, tout compte fait davantage à survivre qu’à vivre. Or, survivre, c’est exister sans vivre,.... c’est déjà mourir. Passer de la survie à la vie, c’est une des choses les plus difficiles qui soient !
    De même, est-il si difficile et effrayant d’accepter d’ être les créateurs de notre vie ! Nous préférons vivre comme des brebis, sans trop réfléchir, sans trop prendre de risques, sans trop oser aller vers nos rêves les plus profonds, qui sont pourtant nos meilleurs raisons de vivre.
    Certes, tu existes, mais la question à te poser, c’est : suis-je vivant ?
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  • Par vavou, le 28 août 2010

    L'être humain a peur de la vie et il est surtout en quête de la sécurité de l'existence. Il cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir.
    Le sage regarda ses interlocuteurs avec un grand sourire. Puis il poursuivit:
    - Passer de la survie à la vie, c'est une des choses les plus difficiles qui soient!
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  • Par vavou, le 24 août 2010

    Toutes nos fautes, tous nos péchés , proviennent de trois grands maux: l'orgueil, l'ignorance et la peur.On a du te parler dans tes études théologiques de l'orgueil. Mais on oublie trop souvent les deux autres maux. L'ignorance, si bien dénoncée par le grand Socrate est le mal de l'intelligence. La peur est le mal qui afflige notre cœur. Comme la connaissance est le seul moyen de vaincre l'ignorance, le seul anti-dote à la peur... c'est l'amour. Car le cœur de l'homme n'aspire qu'à aimer et être aimé. Toutes les blessures de l'amour, qui commence dès notre enfance, engendrent des peurs qui finissent par paralyser notre cœur et nous faire commettre toutes sortes d'actions mauvaises, parfois même des crimes.
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  • Par mimipinson, le 23 septembre 2010

    "Nous nous cramponnons à l’existence. Or exister est un fait. Mais vivre est un art. (…)On apprend à vivre comme on apprend à philosopher ou à faire la cuisine." p435
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  • Par mimipinson, le 23 septembre 2010

    "Les voyages changent le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur notre vie" p 295
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Frédéric Lenoir - L'essor de la spiritualité laïque
Auteur prolifique d'essais et de romans qui sont tous des best-seller, le philosophe et sociologue Frédéric Lenoir nous donne une vision synthétique et claire sur l'histoire de Dieu dans des entretiens avec Marie Drucker aux ed. Robert Laffont. Il répond ici à quelques questions de Marc de Smedt sur les visages du divin aujourd'hui.








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