ISBN : 2253030023
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1982)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La Nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par colimasson, le 22 juillet 2011

    colimasson
    Le résumé est clair. Les enfants rois du récit de Bernard Lenteric sont les sept enfants les plus intelligents du monde, rien que ça. Ils ont réussi avec brio les épreuves conduites par Jimbo Farrar dans le plus grand secret depuis plusieurs années, et seul celui-ci peut concevoir l'importance de ses résultats. Jimbo Farrar, lui-même désigné comme un homme d'une très grande intelligence, se prendra de pitié pour ces sept petits génies qu'il sait inévitablement condamnés à la solitude parce qu'ils ne peuvent supporter les esprits limités de ceux qui les entourent. C'est pourquoi, toutes les années, il fera une brève apparition dans leur vie pour leur rappeler qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils seront bientôt réunis pour former l'entité la plus intelligente de ce monde. Ceci se produira avec l'ouverture d'une école qui, au terme du programme, regroupera quelques centaines d'enfants parmi ceux ayant obtenus les meilleurs scores aux épreuves.
    A partir de ce moment-là, la belle mécanique imaginée par Jimbo Farrar se détraque et les sept petits génies, une fois regroupés, deviennent aussi hargneux et crétins qu'une bande de hyènes décidées à tout décimer sur leur passage, à la différence près que leur meilleure arme sera leur intelligence hors du commun. Evidemment, Jimbo Farrar, qui est le seul vrai génie gentil du monde, ne l'entend pas de cette oreille et ne laissera pas cette petite basse-cour d'enfants détraqués réunis par sa faute diriger le monde comme elle l'entend. Et paf, la deuxième partie du livre nous racontera cette formidable guerre menée entre les forces du mal et les forces du bien. Comme la quatrième de couverture nous indique que ce livre a eu beaucoup de succès, on ne doute pas un instant de l'issue de cette histoire.
    Mais laissons tomber le côté prévisible du récit. le reste du bouquin en vaut-il la peine ? Eh bien non, à moins d'avoir du temps à perdre et de vouloir rire des grossièretés de l'histoire, de la balourdise des personnages et de la vision de l'intelligence telle que l'entend Bernard Lenteric (elle vaut son pesant d'or).
    D'entrée de jeu, le style de la narration laisse dubitatif. Si l'histoire traite du génie et de l'intelligence, on s'attend un minimum à ce que l'auteur soit renseigné sur le sujet et que son texte soit d'une qualité supérieure à la rédaction d'un enfant d'école primaire. Eh bien ce n'est pas le cas. Mais peut-être Bernard Lenteric pensait-il destiner son livre à un public exclusivement composé de sous-lecteurs impressionnés de lire les aventures de personnages dont le QI dépasse souvent les 150 ? Quoiqu'il en soit, la description de chaque personnage, qui survient automatiquement après l'apparition de son prénom dans le texte, ne s'embarrasse pas de tournures grammaticales trop compliquées. En revanche, suivre le fil de la pensée de Lenteric peut s'avérer être une activité plus déroutante puisque, succédant par exemple à la description de la couleur des yeux et des cheveux de Jimbo, l'écrivain nous indique en outre sa grande gentillesse, avant de nous étaler le chiffre de son QI (bien sûr, tous les personnages connaissent leur QI dans ce livre, sauf les femmes qui préfèrent poser pour Playboy), en terminant par nous rappeler sa gentillesse caractéristique :

    « Il est blond châtain. Il a des yeux bleu clair avec de longs cils sombres, qui lui donnent un air très doux. Il est extraordinairement intelligent. Son quotient intellectuel est bien au-dessus de cent soixante. A cent dix, on n'est déjà pas bête… Il a l'air incroyablement gentil. »

    Quant aux petits génies, on appréciera la grande ouverture d'esprit de Bernard Lenteric qui permettra au lecteur de découvrir que même un enfant obèse, un enfant noir ou un enfant fille peut arriver à exceller dans l'usage de son cerveau, même s'il répond typiquement à tous les clichés du genre :

    « Hari le Noir lui sourit avec une tendresse fraternelle. de ses longs doigts de basketteur, il lui effleura la main… »

    En plus de cela, Bernard Lenteric pense qu'il est nécessaire de donner une petite touche sexy à son roman pour attirer le plus grand nombre de lecteurs. Attention, si vous recherchez du graveleux, vous serez déçu : ici, rien que du très doux-doux et mignon, sauf la scène du viol mais là c'est différent, ça concerne les méchants.
    On découvre ainsi les exploits sexuels que Jimbo relate à son meilleur ami l'ordinateur (aussi con que l'écrivain imagine son lecteur) :

    « - Je vais épouser Ann, Fozzy.
    Silence. Jimbo ricana.
    - Enthousiaste, hein ?
    - Pas de programmation à ce sujet, dit Fozzy.
    - Je suis sacrément heureux d'épouser Ann. Ca a été fantastique, elle et moi, cette nuit, Fozzy. Je ne sais pas comment j'ai fait, mais le résultat a été réellement fantastique. Les autres fois, ça a toujours été bien, mais cette fois…
    - C'est tout bon, mec, dit Fozzy au hasard. »

    Et des scènes torrides qui sauront réveiller l'attention du lecteur endormi (ce qui serait tout à fait compréhensible) :

    « Elle se retourna enfin et lui fit face, ses cheveux blonds teintés de rouge par la lueur du poêle. Elle vint vers lui, prit doucement la tête de Jimbo entre ses doigts et amena le visage contre ses seins :
    - Sentez, ils sont tout chauds. »

    Bon, on voit que le lecteur est vraiment considéré comme un abruti qui réclame à corps et à cris sa dose de scènes pseudo-érotiques à raison d'une toutes les cinquante pages environ. En revanche, les petits génies ne sont pas de ce bois-là. La chair, le corps ? Ils ne connaissent pas. Sauf peut-être le seul spécimen femelle de cette étrange corporation, et encore. Descendante de femmes qui pratiquèrent, il y a quelques milliers d'années, le plus vieux métier du monde, elle n'hésite pas à perpétrer la tradition et à vendre son corps lorsqu'elle sait pouvoir en retirer du bénéfice. A part ça, les trucs du corps, ça ne l'intéresse pas. La dualité corps/esprit a encore de beaux jours devant elle. D'ailleurs, elle n'aime pas nommer les choses telles qu'elles le sont vraiment, et plutôt que de bien vouloir avouer qu'elle aimerait bien se faire Jimbo, elle préfère dire :

    « […] j'ai envie de lui ouvrir mon ventre. »

    Ce qui est nettement plus classe, cela va sans dire. Et si Jimbo se laisse tenter par les attraits de la divine petite intellectuelle, c'est bien sûr en toute connaissance de cause. Il ne s'agit que de manipulation, on vous le fait bien comprendre, et Jimbo est bien trop intelligent pour céder à une simple pulsion. D'ailleurs, bien souvent, il ne s'exprime que par langage codé, et il ne peut pas s'empêcher de faire l'étalage de sa culture prodigieuse :

    « Je croyais que nous allions au Pentagone, remarqua Jimbo. Pentagone, du grec penta qui veut dire baïonnette, et du latin gono, qui signifie littéralement « s'asseoir dessus ». »

    On croit rêver mais non, le gars dit vraiment ça et personne ne se fout de sa gueule. Un autre monde… Mais il faut dire aussi que tous les personnages qui entourent Jimbo et sa bande de petits génies ne sont pas très futés. Facile pour eux, dans ces conditions-là, de mener à bien leurs projets machiavéliques. Apprécions par exemple la rapidité d'esprit des professeurs des génies (les meilleurs professeurs du monde, cela va sans dire, et pourtant, on a du mal à y croire) :

    « Calvancanti trouva normal que trois ou quatre des Jeunes Génies, dont Gil, reviennent régulièrement rendre visite à Luque, même en dehors des cours.
    Il ne fut pas davantage surpris que l'ordinateur de Luque et celui de la Fondation puissent utiliser exactement le même type de bandes magnétiques et d'encodeurs, pour la production du software, c'est-à-dire du logiciel, autrement dit les programmes qui disent à un crétin d'ordinateur sur quoi et comment il doit travailler. [vous êtes sûrs d'avoir bien compris ?]
    De sorte que ni Calvancanti ni Luque ne s'étonnèrent de voir les Jeunes Génies transporter des disquettes IBM. Ils en prirent l'habitude. Ils étaient amusés, même flattés de voir les « gosses » manifester autant d'intérêt pour leur spécialité. »

    Et ainsi, par le biais du réseau informatique, les petits génies réussiront presque à dominer le monde. Normal, on se demande souvent si eux-mêmes n'appartiennent pas à cette espèce composée de circuits électroniques en tous genres. L'intelligence humaine, définie et mesurée selon les critères de l'intelligence artificielle ? On y est presque on dirait…

    « Pas un instant il ne soupçonna ce qui se cachait derrière le miroir sans tain des grands yeux noirs apeurés de Gil Geronimo Yepes : un cerveau capable de deviner, d'enregistrer et de mettre aussitôt en mémoire des centaines de programmes et des milliers d'instructions. Et, mieux que cela, ayant percé les codes d'accès, capable de concevoir et d'exécuter le branchement qui allait permettre d'établir, à distance, le contact avec la mémoire centrale de l'ordinateur. »

    Heureusement, les longs passages chiants à base d'informatique sont ponctués de petites bulles d'air rafraîchissantes au sein desquelles le lecteur pourra goûter à l'humour ravageur de Bernard Lenteric :

    « - Tous ces mouvements avaient été exécutés par les banquiers sur ordre écrit et codé émis par leurs 548 clients…
    - Ouais, mec, uniquement par correspondance, seulement par-écrit-tu-l'as-dit-bouffi. »

    J'en ris encore. Je pense qu'il s'agit d'ailleurs du but ultime et inavoué de Bernard Lenteric : payer une bonne tranche de rire à son lecteur. Comment aborder autrement ce roman ? Manuel destiné à la compréhension de l'intelligence à destination des crétins, la première page devrait se parer d'un avertissement adressé au lecteur potentiel. Un peu comme lorsque Bernard Lenteric ne cesse de nous répéter que la réunion des sept génies devra inévitablement engendrer une catastrophe planétaire, alors même qu'il n'est encore rien arrivé :

    « Ann était heureuse pour Jimbo. Pourtant, un piège venait à l'instant de se refermer sur eux tous. »

    Le lecteur est content quand il tient le livre entre ses mains pour la première fois et qu'il croit lire un petit thriller bien ficelé et piquant à souhait. Et pourtant, il ne sait pas encore que Bernard Lenteric se fout de sa gueule.


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-la-nuit-des-enfants-rois-199..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Endea54, le 22 février 2010

    Endea54
    Livre d'un abord facile, d'écriture aisée, on entre dedans sans difficulté et on se laisse rapidement gagner par le récit qui met en scène des adolescents surdoués tueurs, un génie informaticien et un super ordinateur qui a un aspect bien plus humain que les petits génies.
    Les aspects intéressants de ce livre, en dehors de l'intrigue bien menée, consistent en la relation ambiguë entre les enfants et celui qui, en quelque sorte, en les découvrant, en les réunissant, les a créés : Jimbo Farrar, l'adulte qui les protège tout en les craignant et les aimant, bascule en permanence entre l'envie de continuer à les couvrir et le devoir de les arrêter.
    Autre point intéressant, la psychologie du personnage principal qui oscille sans cesse entre son intelligence surnaturelle d'adulte et la part d'enfance qui reste plus que présent en lui, ce qui amène à des confrontations entre les deux pôles ; confrontation symbolisée par ces enfants surdoués :
    - La part d'enfance révoltée de Farrar le pousse à ressentir une fascination envers eux et à les protéger malgré tout, à garder leur existence secrète malgré leurs exactions : ces enfants accomplissent en quelque sorte ses désirs secrets de vengeance ou de révolte bien malgré lui.
    - La part d'adulte finira par l'emporter en prenant partie contre eux parce qu'il s'y sentira obligé.
    Et enfin on ne peut que méditer sur le constat de Thwaites : « Je crois profondément, sincèrement, définitivement, à la cruauté naturelle de l'être humain. Je crois que la sympathie, l'amitié, l'affection, l'amour ne sont que des réactions de défense, qui nous font désespérément rechercher un soutien, une protection contre nous- même et contre les autres. Et je crois que les enfants, parce qu'ils sont plus près de l'état de nature, sont donc incomparablement plus aptes à la cruauté. D'où le nécessaire dressage que la société leur fait subir. »
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 02 août 2011

    Aline1102
    Très bon thriller, "La nuit des enfants rois" pose, sans en avoir l'air, la question des enfants surdoués et de leur encadrement.
    Petit résumé de l'histoire: la président de la société Killian a mis au point, grâce à un ordinateur extrêmement sophistiqué appelé Fozzy, un programme appelé "Chasseur de génies". le principe en est simple: des enfants de 4 à 6 ans, à travers tout le territoire des Etats-Unis, sont mis face à un ordinateur et peuvent en faire ce qu'ils veulent. Les résultats de ces tests sont ensuite transmis aux terminaux de Fozzy, chargé de repérer les génies éventuels parmi ces enfants.
    Au bout de quelques années, le programme n'a toujours aucun résultat, et les héritiers de Killian font passer le programme au second plan. C'est alors que Fozzy reçoit sept résultats exceptionnels. Jimbo Farrar, l'informaticien chargé du super-ordinateur décide de tenir ces résultats secrets et va rendre visite aux sept enfants.
    Dix ans plus tard, grâce aux allusions de Jimbo, les Sept sont enfin réunis à New York. Mais, alors qu'ils s'isolent dans Central Park, pendant la nuit, ils sont sauvagement agressés. Les Sept vont alors préparer une vengeance machiavélique...
    Voilà pour le résumé, très incomplet, je le crains. Mais cette histoire n'est pas facile à résumér. le texte, bien qu'assez court et se lisant d'une traite, est très dense.
    On nous y présente donc Jimbo et sa femme Ann, mais surtout les Sept. Ces enfants, tellement intelligents, que les émotions et les sentiments ne se manifestent pas chez eux comme chez la majorité des êtres humains. Tout leur semble être propice à une expérimentation, même le plus abject des crimes.
    Pour aller jusqu'au bout de leur vengeance, les Sept devront s'opposer à Jimbo. Seront-ils encore Sept à l'issue de cette confrontation? A vous de le découvrir!
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 17 novembre 2011

    quenlore
    Roman particulier mettant en scènes des enfants-savants et écrit d'une façon toute particulière. le style clinique et chirurgical décrivant le cheminement intellectuel des génies vous glace le sang et vous entraine dans les sombres volutes de leurs pensées méthodiques. L'histoire est bien ficelée, le style plaisant, l'action rapide et les personnages tous très intéressants. Même si l'ouvrage a été écrit il y a plus de vingt ans, il ne perd rien de son actualité. Un roman d'anticipation maîtrisé et palpitant.
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    • Livres 4.00/5
    Par HerveSard, le 12 février 2011

    HerveSard
    Un livre paru il y a plus de 25 ans mais qui n'a pas pris une ride. Un groupe de 7 enfants-génies qui s'associent pour voler, tuer, commettre les pires horreurs. En toute impunité. A leurs côtés, Jimbo, un informaticien géant et surdoué qui passe son temps à discuter avec un ordinateur hyperpuissant mais assez déjanté (il s'exprime en imitant des stars de cinéma) et à s'amuser avec un train électrique. Qui est vraiment Jimbo ? Un doux rêveur gentil, ou tout le contraire ? Un ange-gardien, ou un démon ? Impossible de savoir avant la chute. Mais chut...
    L'histoire se tient du début à la fin, c'est plein d'humour malgré le fond assez noir.
    Un très bon moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par Endea54, le 18 février 2010

    Imaginez une armoire, un placard, une commode, enfin n'importe quel meuble où l'on range soigneusement des vêtements, du linge de table, des draps. C'est rassurant, banal, familier, ordonné. C'est l'été. On sent l'odeur du thym glissé entre les draps. Il y a dans l'air une tiédeur agréable, parfumée. Et pourtant au coeur de ces draps empilés, un bien dans un tiroir, se trouve un serpent lové, venimeux, mortellement dangereux.
    Il a environ cinq ans et son intelligence anormale est comme ce serpent lové qui attend.
    Qui attend.
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  • Par verobleue, le 31 octobre 2010

    Jimbo, je crois profondément, sincèrement, définitivement, à la cruauté naturelle de l'être humain. Je crois que la sympathie, l'amitié, l'affection, l'amour ne sont que des réactions de défense, qui nous font désespérément rechercher un soutien, une protection contre nous-mêmes et contre les autres.Et je crois que les enfants, parce qu'ils sont plus près de l'état de la nature, sont donc incomparablement plus aptes à la cruauté. D'où le nécessaire dressage que la société, qu'elle soit hottentote ou presbytérienne leur fait subir.
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  • Par verobleue, le 31 octobre 2010

    Il appelait ça la "fièvre sombre de l'adolescence". D'après lui, elle se caractérise par une colère ou le dégoût. Avec deux solutions possibles : ou bien on se tue ou bien on rêve de détruire le monde entier, parce qu'il est complètement pourri et qu'il n'y a vraiment plus rien à en espérer.
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  • Par Endea54, le 18 février 2010

    Malgré ses deux mètres et quatre centimètres, malgré ses vingt-quatre ans, son intelligence fulgurante, il y eut soudain dans ses yeux bleus l'expression d'un très jeune enfant considérant le monde pour la première fois, avec un mélange d'angoisse et de surprise, d'interrogation, de pure et vierge innocence. Durant quelques secondes, il fut un enfant , par son seul regard.
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  • Par colimasson, le 22 juillet 2011

    Pas un instant il ne soupçonna ce qui se cachait derrière le miroir sans tain des grands yeux noirs apeurés de Gil Geronimo Yepes : un cerveau capable de deviner, d’enregistrer et de mettre aussitôt en mémoire des centaines de programmes et des milliers d’instructions. Et, mieux que cela, ayant percé les codes d’accès, capable de concevoir et d’exécuter le branchement qui allait permettre d’établir, à distance, le contact avec la mémoire centrale de l’ordinateur.
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Bande annonce du film d'animation "The Prodigies" qui s'inspire de "La nuit des enfants rois"
Bande annonce du film d'animation "The Prodigies" qui s'inspire de "La nuit des enfants rois" de Bernard Lenteric.








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