> Bernard Kreiss (Traducteur)

ISBN : 2221112938
Éditeur : Robert Laffont (2009)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Le chef-d' oeuvre qui a propulsé Siegfried Lenz au rang des plus grands écrivains allemands contemporains.

Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu copie blanche à une ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 22 mars 2011

    litolff
    Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu copie blanche à une rédaction sur « les joies du devoir » : ce n'est pas qu'il manque d'inspiration, c'est au contraire qu'il a trop à dire... Siggi doit donc effectuer sa punition sur "les joies du devoir" tout seul dans une cellule et va alors peu à peu dévider sa mémoire et ses souvenirs sur les pages du cahier et nous confier sa jeunesse.
    En 1943, à l'embouchure de l'Elbe, dans un hameau non loin de la frontière danoise, le peintre Max Ludwig Nansen reçoit de Berlin, en plein régime nazi, une interdiction de peindre car son art est considéré comme "dégénéré" par le régime. le brigadier de police locale et père de Siggi, Jens Ole Jepsen, également camarade d'enfance du peintre, est chargé non seulement de la lui transmettre mais aussi de veiller à ce que l'intéressé la respecte. Empêcher le peintre de peindre, telle devient sa mission qui va se muer en idée fixe. Mais l'enfant va devenir le complice du peintre, et tenter de préserver certaines toiles et l'histoire de son combat contre son père va donc se dérouler sous nos yeux petits à petits. le fils s'opposera à l'aveuglement imbécile et criminel de son père, passivement d'abord, puis activement. En prenant fait et cause pour le peintre traqué, l'adolescent se fera le défenseur d'un « devoir de désobéissance ».
    Décrire le processus psychologique qui entoure le phénomène de l'obéissance aveugle à l'ordre qui vient d'en haut constitue le propos central de Siegfried Lenz. Car ce dont Jens Ole Jepsen, figure de l'éternel exécutant, s'acquitte par sens du devoir, finit par devenir un " tic ", une " idée fixe ", " une véritable maladie ", au nom d'une " mission " qu'il se complaît d'honorer avec un zèle fanatique - jusqu'au bout, même après, lorsque la guerre finie, elle sera devenue caduque. C'est cet acharnement stupide, inflexible dans sa bonne conscience, que nous raconte Siggi : pourquoi et comment il paie pour la faute de son père, dont ce dernier n'a jamais eu conscience.
    Parallèlement, l'auteur décrit son pays avec un amour que l'on ressent dans son écriture, magnifique d'évocation (et magnifiquement traduite). Enfin, La Leçon d'allemand est un très bel hommage à l'œuvre du peintre Emil Nolde, dont Lenz était l'ami. On retrouve, dans la description des couleurs, des horizons, des vents de cette côte septentrionale, toute l'œuvre de Nolde.
    J'émets cependant quelques réserves à la lecture de ce livre qui m'a parfois paru long, surtout dans la dernière partie.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ankya, le 08 juillet 2009

    Ankya
    J'ai un souci: je ne sais pas par où commencer... je vais essayer de classer mes idées.
    Tout d'abord, l'apparence du livre: si j'avais traîné dans les rayons d'une librairie, je n'aurai pas posé mon attention sur ce livre. Pourquoi ? le titre ne m'attire pas trop, et la couverture encore moins (tant que je ne connais pas l'histoire bien entendu). Lorsque l'on m'a proposé de le lire, je me suis dit : "aller on tente, nous verrons bien". Puis le résumé est tout de même alléchant. Je suis curieuse de nature.
    Maintenant, le déroulement de l'histoire: Nous sommes dans la peau de Siggi, en maison de redressement, qui effectue la rédaction la plus longue de sa vie: celle qui raconte son enfance et le pourquoi du comment il a "atterri" dans ce lieu. le livre va osciller entre le passé (la rédaction de Siggi) et le présent (la cellule, les gardiens, ...).
    Enfin, mon avis à proprement parler: J'ai beaucoup aimé les personnages. Il y a ceux que l'on aime dès le début (Siggi, le peintre, ...), ceux que l'on n'aime pas dès le début (la mère, ...) et ceux pour lesquels nous avons un sentiment évolutif tout au long du livre (le père notamment). Les joies du devoir, le titre de la rédaction de Siggi, nous est illustrée le plus grandement par le père de Siggi. En effet, policier pendant la guerre, il a dû faire respecter l'interdiction de peindre au peintre Max Ludwig Nansen. Après la guerre, il n'a pu se défaire de ce devoir qui est devenu pour lui une idée fixe. le côté dur de cette histoire, d'après moi, reste l'amitié entre le peintre et le policier qui s'est déteriorée jusqu'à devenir de la haine.
    J'ai beaucoup apprécié que, malgrès le fait que cela se déroule durant la guerre, il n'y a pas de scène de combat dans ce livre.
    Il nous permet également de réfléchir à l'impact que peuvent avoir nos comportements sur les plus jeunes, notamment les enfants qui se construisent selon ce qu'ils voient, selon ce que font leurs parents et amis.
    Une question me reste en tête: Siggi a-t-il vraiment eu des hallucinations suite à son enfance ? Ou bien a-t-il le don de seconde vue comme l'a son père ? Ou alors, autre possibilité, son père a-t-il également des hallucinations ?
    Oui je sais ces questions sont "petites" et de moindre importance par rapport à cette grande histoire. Mais elles sont là !
    Malgré son nombre imposant de pages (572), ce livre m'a tenue en haleine du début à la fin. Je suis d'ailleurs à la fois contente et triste de l'avoir terminé. Je me suis attachée au peintre et à Siggi, plus qu'aux autres personnages. Il va me falloir les laisser se reposer à présent, pour pouvoir partir dans de nouvelles aventures livresques :).


    Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2009/04/19/13443511.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par angharad, le 07 février 2012

    angharad
    Grand roman de la prise de parole d'une première génération d'" héritiers " en quête d'une confrontation avec l'implication de leurs aînés dans le national-socialisme, La Leçon d'allemand tire sans doute son succès - retentissant à sa parution en Allemagne en 1968 - de la mise en scène de la rébellion d'un fils qui n'en finit pourtant pas de payer pour le destin coupable de son père.4
    ~~~~
    Extrait de la magnifique critique sur le site "Le Matricule des Anges"

    Lien : http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=10652
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par awaloo, le 28 octobre 2010

    awaloo
    J'ai trouvé ce livre... assommant !
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 05 mars 2011

    C'est vers cette époque-là qu'ils lui avaient défendu de peindre et mon père, c'est-à-dire le poste de police de Rugbüll, était chargé de veiller par tous les temps et en toutes saisons à la stricte observance de cette interdiction ; pour tout dire, il avait mission d'étouffer dans l'oeuf toute tentative picturale, tout témoignage indésirable de la lumière et, en bref, de faire en sorte qu'on ne peigne plus à Bleekenwarf.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par litolff, le 20 mars 2011

    C'est là-bas dans la presqu'île, que j'ai commencé à avoir peur de lui. Et ce n'était pas sa force qui me faisait peur,ce n'était pas non plus sa ruse ni son obstination mais plutôt son inébranlable bonne conscience ; cette peur était plus forte encore que la haine qui soudain m'envahit ; la haine qui me donna envie de me jeter sur lui et de frapper à coups de poing ses jambes et ses hanches.
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  • Par litolff, le 05 mars 2011

    Quand on mangeait chez nous, on mangeait pour de bon et ce pour la bonne et simple raison que -comme le disait mon grand-père- pendant qu'on mange, le temps s'écoule uniformément.
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  • Par litolff, le 22 mars 2011

    on est peintre ou on ne l’est pas. On peint toujours ou ne peint jamais. Peut-on interdire à quelqu’un de rêver ?
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par litolff, le 20 mars 2011

    Chez nous, on boit le café avec quelque chose dedans.
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