> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2757802798
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Personne n'a rien vu. Pourtant, un vendeur africain vient d'être abattu au beau milieu de Campo San Stefano, l'une des plus belles places de Venise. Qui pouvait bien chercher à éliminer ce pauvre bougre ?

Pourquoi le ministère de l'Intérieur fait-il pres... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Pchabannes, le 10 juillet 2010

    Pchabannes
    Une enquête du personnage récurrent de Donna Leon, le commissaire Brunetti. Sa famille est un cliché : Policier, il est charmant et humain ce qui n'est pas le cas de ses collègues et de sa hiérarchie un peu facho, sa femme enseignante fille d'une riche famille qu'il convient de critiquer de loin… Il reste Venise. Comme à l'accoutumée Donna Leon est perturbée par le racisme, la Ligue du Nord et visiblement tout ce qui est classé à droite dans son pays d'adoption. Nous avons ces mêmes italiens rouges comme la sœur de Carla Bruni. Typique ces profils pardonnent à ceux qui pendant les années de plomb ont soutenus les terroristes rouges puisque par définition de gauche implique idéaliste et donc gentil.
    Les amoureux de Venise pourront surement soutenir Donna Leon mais en aucun cas cette romancière ne saurait arriver à la cheville de Dominique Muller avec son Laguna nostra.
    La littérature passe loin derrière les idées toute-faites de Donna Leon, idées pensées et conçues par d'autres qu'elle. Contrairement à son dernier opus Le cantique des innocents, qui manquait particulièrement de travail. Cette enquête plutôt bien construite et donne en fin de compte un roman de plage plutôt agréable.


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par yo, le 01 novembre 2011

    yo
    Le début de cette nouvelle enquête (je ne démarre pas la série par le début) est liée à l'assassinat d'un émigré noir, vendeur à la sauvette de sacs de contrefaçon sur une place de la ville. le meurtre a eu lieu à la tombée de la nuit, alors qu'un groupe de touristes américains regardait la marchandise. Autant dire que personne n'a rien vu de très probant, et que l'enquête s'annonce mal. Mais Brunetti, avec l'aide de quelques collègues qui n'hésitent pas aller au delà de la légalité, tente de faire le jour sur cette affaire, malgré les oppositions politiques des ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur.
    Du côté de l'intrigue, il y a presque deux parties dans le roman. Dans la première, l'équipe patauge un peu dans cette affaire. Il y est question de clandestins noirs, de la volonté de ne pas sortir cette affaire, mais Brunetti a du mal à comprendre en quoi ce meurtre est un danger pour la diplomatie ou la sécurité italienne. D'autant plus que les compagnons de détresse du mort ne sont guère loquaces. Cette première partie, très sociale dans son traitement avec cette affaire des immigrés, est assez intéressante. L'ambiance est lourde, pleine de tensions qui ne demandent qu'à éclater et qui menacent constamment Brunetti et ses collègues.
    Une bonne plongée dans cette Venise glaciale du mois de décembre, où les sorties en bateau sont des supplices tellement le froid est cinglant, et qui cadre bien avec cette intrigue très politique. Donna Leon, américaine installée depuis longtemps à Venise, réussit à mêler habilement le lieu, l'intrigue et l'image atypique de ce commissaire.

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-de-sang-et-d-ebene-donna-..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Fantine, le 21 juin 2010

    Fantine
    Les vu comprà, (vendeurs à la sauvette sans papiers), sont au centre de cette nouvelle enquête du Commissaire. En effet, un des leurs est assassiné dans des conditions plus que mystérieuses.
    Cette fois çi, Brunetti évolue dans un monde à part, vivant dans la peur, et, surtout replié sur lui-même … … Il va de surprises en surprises, malgré l'opposition de ses supérieurs hiérarchiques, avant de découvrir le fin mot de l'histoire.
    Dans cet nouvel opus, l'action se déroule en plein hivers, pendant la période des Fêtes de Fin d'Année. le froid polaire, les fortes pluies ajoutent un petit plus à la noiceur ambiante, et, à un certain sentiment de mal être, au vû des conditions de vie des vu comprà (véritables esclaves des temps modernes… …si on peut parler ainsi).
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    • Livres 3.00/5
    Par mercure, le 31 août 2010

    mercure
    Brunetti se retrouve cette fois-ci confronté à un crime de nature raciste. Un Africain à Venise en plein hiver est assassiné. Pourquoi ces tueurs se sont-ils cahranés sur un vendeur à la sauvette ? Tout le jeu subtil entre l'enquête policière et les tiraillements familiaux permet de comprendre le jeu dangereux de la mainmise sur les richesses convoitées.
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    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 03 décembre 2009

    luocine
    J'ai lu sans déplaisir ce roman policier et j'ai été intéressée par la description de Venise, loin des clichés habituels Venise dans ce roman, est une ville grise, humide et froide.
    Un meurtre d'un vendeur à la sauvette, à Venise permet de comprendre le monde des émigrés africains.
    C'est triste et sûrement proche de la réalité On se surprend à désespérer de notre monde !
    L'écrivaine est américaine, elle n'est pas tendre pour ses compatriotes. J'ai apprécié, également, la façon dont elle parle de l'incohérence de l'adolescente qui dit du meurtre (au grand scandale de sa mère)
    « C'est seulement un vu comprà (un noir) » et qui pourtant n'est pas aussi raciste que le pense sa mère.
    J'ai aimé la description de la nourriture en Italie.
    Et finalement avec tout ça j'ai voulu connaître le dénouement qui est aussi abominable que la réalité de l'Angola.
    Pauvre Afrique !

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par lilarose, le 18 mai 2012

    Elle attendit une ou deux secondes. "Pitoyable, hein? Célèbres parce qu'ils habitent Venise ?"
    Reflexion que s'était souvent faite Brunetti, qui trouvait particulièrement étrange la croyance, de la part des étrangers, qu'un cachet spécial s'attachait à leur adresse, comme si avoir un Palais sur le Grand Canal, relevait le ton de leurs discours ou la qualité de leur esprit, rendait passionnante la vie insipide qu'ils menaient, ou transformait en or pur l'écume de leurs distractions
    Si lui même il y pensait, il se sentait simplement heureux d'être vénitien, et non pas fier. Il n'avait pas choisi son lieu de naissance, pas choisi le dialecte parlé par ses parents ; quelle fierté tirer de ces choses ? Une fois de plus, il trouva bien triste la vanité des désirs humains.
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  • Par luocine, le 03 décembre 2009

    Ils ne pouvaient être qu’américains. Les cheveux blancs tous les deux, ils donnaient l’impression d’avoir échangé leurs vêtements. La femme était habillée d’une chemise écossaise en flanelle et d’épais pantalon de laine, tandis que l’homme avait enfilé un chandail rose à col en V, des pantalons et des chaussures de tennis blanches. Ils avaient apparemment sinon le même coiffeur, du moins la même coupe de cheveux. On avait envie de que ceux de la femme étaient juste un peu moins courts.
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  • Par luocine, le 03 décembre 2009

    Il se demandait si le sentimentalisme de quatre sous de la télévision et du cinéma n’avait pas provoqué, dans cette génération, une sorte de choc insulinique qui étouffait en eux toute possibilité d’éprouver de l’empathie vis-à-vis des peu ragoutantes victimes de la vie réelle.
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  • Par Pchabannes, le 10 juillet 2010

    Un ami iranien avait autrefois expliqué à Brunetti que, dans son pays, tout subordonné qui recevait un ordre de son supérieur l’accueillait d’un mot – quelque chose comme chasham, terme farsi qui signifiait “je le mettrai devant mes yeux”, autrement dit qu’il ne ferait pas autre chose que cet ordre tant qu’il ne serait pas exécuté. Il arrivait à Brunetti de regretter l’absence d’une formule servile similaire dans la langue italienne.
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  • Par luocine, le 03 décembre 2009

    De même, une fois qu’une information était stockée dans un ordinateur, on avait l’impression que rien ne pouvait la supprimer, sinon la destruction matérielle complète du disque dur.
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