> Joël Gayraud (Traducteur)

ISBN : 2911188136
Éditeur : Allia (1998)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
" Les lecteurs rompus au commerce des hommes reconnaîtront la justesse de mes propos ; tous les autres les trouveront excessifs, jusqu'au jour où l'expérience, s'ils ont jamais l'occasion de faire réellement l'expérience de la société humaine, leur ouvrira les yeux à le... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 18 juin 2009

    chartel
    Les grands artistes sont de fins analystes et de subtils observateurs. Giacomo Leopardi en fait partie incontestablement. Dans "Pensées" il affirme, dès les premières lignes de ce recueil aphoristique philosophique, sa vision du monde et des hommes : « Je me suis longtemps refusé à tenir pour vrai ce que je vais dire, car compte tenu de la singularité de ma nature et du fait que l'on tend toujours à juger les autres d'après soi-même, je n'ai jamais été porté à haïr les hommes, mais au contraire à les aimer. C'est l'expérience qui, non sans résistance de ma part, a fini par me convaincre ; mais je suis sûr que les lecteurs rompus au commerce des hommes reconnaîtront la justesse de mes propos ; tous les autres les trouveront excessifs jusqu'au jour où l'expérience de la société humaine leur ouvrira les yeux à leur tour. J'affirme que le monde n'est que l'association des coquins contre les gens de bien, des plus vils contre les plus nobles. » Et comme les coquins et les plus vils sont, de loin, les plus nombreux, ils sont les représentants les mieux accomplis de ce que l'on pourrait nommer la nature humaine. Cette critique des masses imbéciles et incompétentes est aussi une critique de ce que les occidentaux se plaisent à ériger en principes universels, ceux de la démocratie. La voix du plus grand nombre ne sera en effet qu'une voix de coquins, et il n'est pas étonnant de trouver, installés confortablement sur leurs trônes « démocratiques », les plus abjects des hommes, car ils sont les miroirs de leur société. On pourrait reprocher à Leopardi une position élitiste et sectaire, mais quand il parle de noblesse, il ne pense pas à une classe particulière, sorte de caste minoritaire élue qui serait douée de capacités supérieures à celles de la majorité, mais à une capacité propre à certains individus, qu'ils soient issus de l'aristocratie, de la bourgeoisie ou du prolétariat. Pour Leopardi l'imbécillité est une règle, même, et surtout, chez les classes dominantes.
    Mais Leopardi s'attaque avant tout, en misanthrope, au plus grand vice des hommes, celui de l'affectation et des faux-semblants. Il déplore le peu d'estime que l'on porte à la sincérité et à la franchise et défend ceux qui optent pour l'isolement et la vie en solitaire. Tant de bêtise ne poussant pas, il est vrai, à la compassion.
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Citations et extraits

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  • Par gaillard1, le 17 septembre 2010

    Le plaisir le plus solide dans cette vie est le vain plaisir des illusions.
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  • Par chartel, le 18 juin 2009

    Le moyen le plus sûr de cacher aux autres les limites de son savoir est de ne jamais les dépasser.
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  • Par chartel, le 18 juin 2009

    Les hommes qui sont malheureux par naissance, veulent croire qu’ils le sont par accident.
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Video de Giacomo Leopardi

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Giacomo Léopardi : Pensées
Olivier BARROT présente un livre des éditions Allia "Pensées" de Giacomo LEOPARDI.











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